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Laura Lévesque
Tout le monde est humain. Même Margaret Thatcher.
C’est un côté plus sensible, plus vulnérable de l’ancienne première ministre britannique qu’on découvre dans The Iron Lady (La Dame de fer). Connue pour sa dureté et son légendaire flegme, Thatcher avait elle aussi quelques angoisses et peurs.
Un portrait contesté autant par les proches de l’ancienne dirigeante du parti conservateur que ses détracteurs. Ceux qui l’admirent prétendent que Thatcher n’était pas aussi émotive que celle jouée par Meryl Streep. Les autres reprochent à ce film d’être trop clément envers l’ex-politicienne.
J’adore les films biographiques et la politique. Mais ce film m’a un peu déçue. Certaines parcelles de l’histoire semblent avoir été mises de côté ou du moins traitées en coup de vent.
Évidemment, impossible de raconter toute la vie politique de cette dame à la fois adulée et contestée. Mais la réalisatrice aurait pu se concentrer sur une époque précise plutôt que de relater le parcours de la jeune politicienne jusqu’à l’octogénaire qui s’enfonce dans la démence. La guerre des Malouines et le naufrage du Belgrano méritaient plus de temps. Même chose pour les attentats terroristes de l’IRA et j’en passe.
Mort annoncée
Malheureusement, la réalisatrice tenait à montrer la démence de la baronne, dont le mari est mort au début des années 2000. Et en visionnant le film, on a l’impression que Thatcher est déjà décédée.
Contrairement à la réalisatrice, j’aurais attendu la mort de l’ex-politicienne avant de sortir le film. Souffrant de problèmes de mémoires et de démence, Margaret Thatcher sort aujourd’hui moins de chez elle. Elle était d’ailleurs absente au mariage de Kate et William.
Autre malaise, en Grande-Bretagne on parle déjà de ses funérailles. Un débat est en cours à savoir si les obsèques nationales seront payées par le secteur privé. Ce que Thatcher souhaite sans doute.
Prochain
Quand j’écoute ce genre de film, je me demande toujours quel prochain politicien sera la vedette d’un film. Sans l’ombre d’un doute, Obama fera l’objet d’un long métrage à la fin de son mandat, comme la plupart des présidents américains.
Mais si vous pouviez choisir un politicien canadien ou québécois, qui prendriez-vous?