Les Zappeuses

Archive, mars 2012

Jeudi 29 mars 2012 | Mise en ligne à 16h52 | Commenter Commentaires (6)

Obésité et obsession

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Par Patricia Rainville

Avez-vous vu l’annonce de l’émission à Canal Vie, tirée de l’émission américaine My strange addiction?
N’importe quoi. Une fille qui mange du papier de toilette. Une autre qui est accro à la cendre de cigarette ou au détergent. Bizarre, non?

La question que je me pose, c’est pourquoi ces personnes acceptent-elles de se transformer en bêtes de cirque en direct à la télévision. Encore plus bizarre.
Sont-elles motivées par le fait qu’elles auront accès à une thérapie gratuitement? Mais au prix de leur propre dignité.

Si, par malheur, j’avais une obsession du genre à manger du papier de toilette, je préfèrerais m’endetter pour suivre une thérapie plutôt que de la partager avec le monde entier via la télévision.

Je ne comprends pas d’où vient cet engouement pour le malheur des autres. My strange addiction n’est vraiment pas la première du genre. J’ai déjà vu une émission dans laquelle une femme promenait ses deux toutous en oursons partout où elle allait. Elle les amenait au parc, les installait dans une balançoire ou les faisait glisser. Encore une fois, je ne comprenais pas pourquoi cette personne avait accepté de passer à la télé.
Peut-être que la maison de production leur offre un cachet alléchant, qui sait?

C’est comme ces émissions montrant le parcours de personnes obèses. L’idée de départ était bonne. Peut-être que ces émissions encourageraient les gens à suivre un régime et à faire de l’exercice. Mais là, trop, c’est comme pas assez.

Jusqu’où ira ce phénomène de téléréalité? Est-ce vraiment utile de savoir que Madame X a perdu 60 livres, ou de savoir pourquoi Monsieur Y aime se gratter les oreilles avec des ciseaux?

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Dimanche 25 mars 2012 | Mise en ligne à 18h41 | Commenter Commentaires (9)

Monsieur le Vendeur

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Par Patricia Rainville

Je me suis plongée dans l’univers du film québécois encore une fois cette fin de semaine en louant Monsieur Lazhar et Le Vendeur.
Je dois dire que je m’attendais à un vrai chef d’oeuvre en insérant le dvd de Monsieur Lazhar dans le lecteur.
Ce n’est pas que j’ai été déçue, mais je m’attendais à tellement.
Le film de Philippe Falardeau a littéralement volé la vedette aux derniers galas des Jutra et des Genie. Il était même en nomination à la cérémonie des Oscars. Les critiques ont été unanimes et le public est tombé sous le charme de ce professeur algérien qu’est Bashir Lazhar.

J’ai aimé ça, c’est sûr.
Je suis évidemment tombée en amour avec la petite Sophie Nelisse, si bonne dans son rôle d’Alice, et d’Émilien Néron, tout aussi crédible dans la peau de Simon.
J’ai aimé ça, c’est vrai. Mais je dois dire que je suis restée sur ma faim.
J’aurais aimé en savoir plus. J’aurais aimé connaître le fond de l’histoire. Mais j’aurais surtout aimé savoir ce que deviennent les personnages auxquels je me suis attachée.
Monsieur Lazhar ne m’a pas troublée comme je m’y attendais. C’est justement ça le problème. Je m’attendais à beaucoup trop.
Ça m’apprendra à trop écouter et lire les critiques…

J’ai également visionné Le Vendeur, de Sébastien Pilote. Pour une fois qu’un long métrage est tourné ici et par un gars de chez nous en plus, je n’allais pas passer à côté.
Contrairement à Monsieur Lazhar, les commentaires entendus par mon entourage à propos du Vendeur étaient complètement mitigés. Certains ont adoré, tandis que d’autres l’ont qualifié de somnifère.

Je débute donc mon écoute en ne m’attendant à rien. Même que j’avais un léger préjugé défavorable…
Je dois dire que j’ai été agréablement surprise. Bien qu’un peu lent, Le Vendeur est l’un des bons films que j’ai vus cette année. Le premier long métrage de Sébastien Pilote ne ressemble à rien qu’on ait déjà vu.
La fin n’arrive peut-être pas à 300 milles à l’heure, mais c’est justement ça qui donne au Vendeur toute sa sensiblité, sa crédibilité et sa beauté. Et c’est surtout cette fin qui m’a chamboulée.

Comme m’a dit Sébastien Pilote au cours d’une entrevue, Monsieur Lazhar est un film beaucoup plus grand public que le sien. C’est bien vrai. Mais ne vous laissez pas intimider par le terme de ”film d’auteur”.
Louez les deux et, surtout, osez le cinéma québécois.

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Mardi 20 mars 2012 | Mise en ligne à 13h17 | Commenter Commentaires (4)

Le carosse devenu citrouille

Say Yes to the Dress (Photo Internet)

Say Yes to the Dress (Photo Internet)

Laura Lévesque

Divan capitonné, vin mousseux, ambiance relaxante, déco chic. Je m’attendais à ça en magasinant la robe de mariée de ma cousine.
J’ai probablement écouté trop d’épisodes de Say Yes to the Dress, La bosse des noces et Brides of Beverly Hills. Parce que mon expérience avait plutôt les airs d’une quête du Graal.

J’avais pourtant tellement hâte à cette journée « shopping ». Presque plus que le jour même du mariage. Bon, j’exagère un peu.

Emballées, moi et la bande de copines on met le cap vers Montréal, dans une des plus grandes boutiques du genre. J’entends déjà les gens se demander pourquoi on n’a pas magasiné ici: je suis la seule à demeurer dans la région. Bon, c’est dit.

À peine débarquée du véhicule, je me voyais déguster un verre de mousseux dans un sofa, avec une musique classique d’arrière-fond, pendant que ma cousine défilerait dans les plus belles toilettes de mariage. Tout ça en compagnie d’une conseillère sympathique qui a de la classe.

Ouf! En entrant dans l’immense magasin, mon rêve venait de s’éteindre. Une marre de chaussures trônait sur un tapis. « Il faut laisser vos chaussures ici », exige la conseillère. Je comprends qu’ils ne veulent pas salir leur plancher, mais quand même, avouez que ce n’est pas chic. En plus, personne ne nous offre de pantoufles. Et je dois dire que j’avais peur de laisser mes chaussures toutes seules sans surveillance.

« Ne vous inquiétez pas, les miennes aussi sont là. Il n’y a pas de danger de vol », rassure la dame pointant ces petites bottes enfouies sous des dizaines de Sorel.

Les bas trempés par le tapis mouillé, on monte à l’étage vers la section mariage. C’était le chaos. Des dizaines de mères, belles-mères et des demoiselles d’honneur se trouvaient coincées sur des petites chaises. « Il n’y a plus de place. Et les rendez-vous ne servent à rien, car il n’y a pas de limite de temps », répond la conseillère à qui nous venions de donner nos noms. On a pris le soin de réserver notre place il y a deux mois et ça ne donne rien?

Bouillonnantes, on déniche une place sur un banc (une doit toutefois s’asseoir sur le sol). Pour une boutique qui vend des robes à 5000 $, c’est pas mal ‘‘cheap’’. C’est comme acheter une voiture à 50 000 $ dans une vente de garage.

La quête de la robe débute enfin. Une quête quasi impossible. C’est bizarre, mais plus on recherche quelque chose de simple plus c’est compliqué à trouver. Du moins, en matière de mariage.

« La tendance cette année, c’est le bling-bling et le bouffant », lance notre conseillère tellement mal habillée qu’à sa place je n’aurais jamais osé parler de tendance.

Entassées sur le podium, les futures mariées ressemblaient à d’énormes gâteaux. Les yeux mouillés par les larmes, les mesdames criaient « c’est elle » (en parlant de la robe). C’était affreux. Sur une dizaine de femmes, peut-être deux étaient élégantes. Mais comme on dit, les goûts, ça ne se discute pas.

Ma cousine sort finalement de la salle avec une magnifique robe sur le dos. Splendide. Le prix convenait (sans les retouches). Elle décide toutefois de dormir là-dessus.

En quittant les lieux, la conseillère court vers nous. « Si vous la prenez aujourd’hui, elle vous coûtera ça », insiste-t-elle, en pointant un montant inscrit sur une feuille.

Le prix venait de baisser de 200 $. Je n’en revenais pas. Je ne pensais même pas que ça se négociait le prix d’une robe. Je me sentais plus dans un souk que dans une charmante boutique de mariage. On ne s’en est cependant pas plaint.

Ma cousine passe donc à la caisse. Mais au moment où je commençais à apprécier les conseillères et le service, la gérante de la boutique lance candidement. « Une fille s’est fait voler ses bottes. »

Je le savais que ça allait arriver.

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