Les Zappeuses

Archive, juillet 2011

Samedi 30 juillet 2011 | Mise en ligne à 17h12 | Commenter Commentaires (20)

Horribles petites poupées…

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Patricia Rainville

J’ai eu envie d’aller dans le même registre que ma collègue de blogue, Laura Lévesque. Cette dernière nous parlait, dans son dernier billet, d’une téléréalité à saveur polygame. De mon côté, je déteste ce genre d’émissions. Mais je dois avouer que, parfois, je deviens hypnotisée devant tant d’idioties… Et je ne suis plus capable de changer de poste. Un plaisir coupable, dit-on.
Je suis abonné à plusieurs chaînes complètement inutiles sur mon compte de télévision. Gracieuseté de mon copain, un grand consommateur de télé. Certaines de ces chaînes sont assez instructives, intéressantes. D’autres sont complètement abrutissantes. Comme TLC. Un gros cocktail de toutes les téléréalités américaines, plus mauvaises les unes que les autres.
L’une de ces émissions a attiré mon attention, mercredi soir dernier. Toddlers & Tiaras. J’ai avalé de travers mon petit lunch de fin de soirée devant le téléviseur.
Je vous en fais un bref résumé. Des mères de famille poussent leurs filles à devenir des reines de beauté, participant à tous les concours inimaginables. Il faudrait plutôt parler de princesse de beauté, car les petites fillettes n’ont que trois, quatre, cinq, six, sept ou huit ans. Incroyable, mais vrai. L’une des petites participantes que j’ai eu la ‘’chance’’ de voir à l’oeuvre n’avait que trois ans…
Haute comme trois pommes, maquillée comme un clown et grimée comme une starlette, la petite devait faire toutes les prouesses nécessaires pour épater les juges, sous les regards sévères de sa mère. Si elle échoue, la maman rage, dispute sa gamine. Pirouettes, chansons, danses; les mères poussent leurs petites à bout. Celle de trois ans s’est mise à pleurer sur scène, car elle ne voulait plus le faire. Elle ne se rappelait plus des mouvements qu’elle devait exécuter. Elle voulait rentrer chez elle.
Et quoi encore? Une autre petite de quatre ans se fait asperger d’auto-bronzant par sa propre maman. La petite pleure, veut retourner jouer. Sa mère, elle, ignore ses plaintes (légitimes, à mon avis) et continue de l’enduire d’huile dans l’espoir que sa petite soit la plus belle au concours. La plus belle, avec le plus beau teint doré…
Des horribles petites poupées. Des petites filles transformées, déguisées, ridiculisées. Des mères complètement obsédées par le désir de voir leur fillette couronnée. De la projection, fort probablement. Mais on ne fera pas une analyse psychologique de ces mamans sérieusement pathétiques.
L’une des petites participantes, âgée de six ans, montrait fièrement ses dizaines de trophées à la caméra. Certains avaient été remportés lorsqu’elle était encore un bébé. Sa mère était encore plus fière. Évidemment. La petite, de son côté, confiait à la caméra qu’elle aurait bien aimé aller jouer dehors.
Ah oui, j’oubliais. Une gamine de deux ans, qui, supervisée par sa mère, hydrate elle-même sa peau avec une crème. On lui frise les cheveux avec un fer, on lui met de l’ombre à paupières. Sa bouche miniature est luisante de gloss.
Il parait qu’il faut souffrir pour être belle. Je croyais au moins que les petites filles étaient épargnées et avaient encore le droit de s’amuser.

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Eden-Wood

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Mercredi 27 juillet 2011 | Mise en ligne à 12h31 | Commenter Commentaires (6)

Quatre femmes pour un homme

Photo Courtoisie

Photo Courtoisie

Laura Lévesque

J’avais déjà entendu parler de familles polygames. Des situations maritales qui me faisaient sourire, sans plus, pensant que cette époque était révolue. Même que cette pratique est illégale au pays et même aux États-Unis. De toute façon, je ne connais aucune femme prête à partager son mari, et ce, officiellement, avec d’autres épouses.

Mais voilà que cette semaine, je suis tombée sur une télé-réalité qui met en lumière cette pratique hors norme dans une famille mormone de l’Utah, qui a d’ailleurs fait l’objet d’une enquête à la suite de sa diffusion. Produite en 2010 pour la télé américaine, «Sister Wives» est maintenant disponible sur la chaîne québécoise Mlle.

Et je dois dire que je suis encore sous le choc. «Sœurs épouses» raconte le quotidien de Kody et de ses 13 enfants et quatre femmes. En fait trois. Car dans le dernier épisode, la quatrième prépare son mariage avec les autres conjointes de l’homme qu’elle s’apprête à épouser.

Est-ce que c’est moi qui manque d’ouverture d’esprit ou bien c’est réellement malsain cette histoire?

Dès le départ de l’épisode, les femmes qui se qualifient de «sœurs par procuration», se tiraillent déjà sur le temps passé avec leur mari. Un homme séduisant, mais qui perd tout son charme en mettant ses mains sur les cuisses de deux femmes en même temps.

«Tu n’auras qu’une nuit sur quatre avec lui», prévient une conjointe à la future mariée. Même qu’à un moment, le mari confie ouvertement qu’il a aidé sa future épouse a choisir sa robe. Une annonce qui a fait rugir les autres, fâchées de ne pas avoir eu la même attention. «Tu t’en fichais pour notre mariage.» «Je me sens trahie.»

Les épouses ne sont plus si «sœurs» que ça. L’esprit d’équipe que veulent laisser paraître les quatre amoureuses de Kody n’est qu’illusion. La rivalité est trop forte. Qui ne serait pas jalouse de voir son mari embrasser une femme le matin, une seconde le midi et une troisième le soir.

Évidemment, cette situation fait rêver bien des hommes. C’est souvent eux qui défendent cette pratique. En posant la question à plusieurs de mes collègues masculins, la polygamie est une idée géniale en théorie. Mais un cauchemar en pratique. «Ça serait beaucoup trop de travail. Les femmes se chicanent tout le temps», me dit un photographe. «Dans un autre modèle social, peut-être, mais je ne pense pas que ça pourrait fonctionner ici», me répond un autre journaliste.

Du côté des femmes, je pensais recevoir une réponse négative à la polygamie. Étrangement, certaines de mes collègues sont réellement en faveur de cette pratique. À la seule condition qu’elles soient celles qui possèdent tout plein d’époux.

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Dimanche 24 juillet 2011 | Mise en ligne à 17h04 | Commenter Commentaires (11)

Avada Kedavra

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Patricia Rainville

C’est avec excitation, accompagnée d’un brin de nostalgie, que je suis allée voir le dernier volet de la saga d’Harry Potter. J’ai lu tous les livres, plus d’une fois pour certains tomes. J’ai visionné tous les films. Certains m’ont charmée, d’autres m’ont moins plu. Malgré cela, je dois avouer que je me suis attachée aux personnages de cette remarquable série.
Petite, je rêvais d’être une sorcière. Parfois, j’y pense encore. C’est ce qui m’a d’ailleurs plu dans la série de J.K. Rowling. Harry Potter a permis à des millions d’enfants, mais aussi à des adultes, de s’évader dans un univers magique, sans pour autant être bien différent du nôtre. Je l’avoue. Je suis triste que la série se soit achevée après une decénnie d’aventures.
Comme plusieurs, j’avais été un peu déçue de la première partie des Reliques de la Mort, sortie en salle à l’automne dernier. Mais je comprenais. Diviser un livre pour en faire deux films, c’est certain que l’action se déroulerait davantage dans la seconde partie. Plusieurs points avaient été amputés. Mais, cette fois, je n’ai pas été déçue. Bien au contraire. Le huitième et dernier film de la série est sans doute le meilleur. Pas de longueur, ni d’oubli flagrant par rapport au livre. Que de l’action. Et un peu d’émotion. J’ai même versé une larme. Une toute petite! Je savais la fin, donc je n’ai pas été surprise. J’enviais d’ailleurs ceux assis dans la salle qui n’avaient pas lu le livre. Qui suivaient l’intrigue sans vraiment savoir où elle les mènerait.
N’ayez crainte, je ne vous vendrai pas le punch. Mais j’appréhendais un peu la dernière scène. Une dernière scène qui m’a finalement beaucoup charmée, me réconciliant avec le fait qu’il n’y aurait plus de suite aux aventures du petit sorcier devenu grand sous nos yeux.
Comme dans les films précédents, mon coup de coeur va encore et toujours au méchant. J’ignore pourquoi. Quoi qu’il en soit, j’ai toujours eu un béguin pour Voldemort, délicieusement campé par Ralph Fiennes, méconnaissable et complètement transformé dans ce rôle de mage noir. La puissance du personnage et la justesse du jeu de l’acteur m’impressionnent. Les filles aiment souvent les mauvais garçons. C’est d’ailleurs le cas pour moi.
J’ai été toutefois déçue par quelques points, que je ne peux divulguer, car je vous dévoilerais des moments clés de l’histoire. Une chose que je peux dire, c’est que j’aurais aimé voir une évolution du jeu de Daniel Radcliffe au même titre que ses deux acolytes, Rupert Grint et Emma Watson. Mais non, le jeune acteur n’avait peut-être pas ce qu’il faut pour jouer tout compte fait. Il devrait voler la vedette, chose qu’il ne fait pas. Les émotions ont de la difficulté à passer. On se rappelle de lui dans le premier volet. Il était attachant malgré son jeu maladroit. Huit films et dix ans plus tard, il semble encore maladroit. La différence, c’est qu’on ne peut plus s’attendrir devant un petit garçon de 11 ans…
Heureusement, les grands du monde cinématographique tels que Alan Rickman (dans le rôle de l’énigmatique professeur Rogue), Maggie Smith (professeur McGonagall), Helena Boham Carter (Bellatrix Lestrange), pour ne nommer que ceux-là, nous prouvent que la saga d’Harry Potter mérite qu’on lui lève notre chapeau.

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