Les Zappeuses

Dimanche 30 novembre 2014 | Mise en ligne à 20h23 | Commenter Aucun commentaire

Révélation

rectify_5

Par Patricia Rainville

Il y avait longtemps que je n’avais pas vu quelque chose d’aussi beau.
Il y avait longtemps que je n’avais pas écouté quelque chose d’aussi bon.

Depuis deux semaines, la chaîne ArtTV présente la première saison de Rectify, un drame américain créé par Ray McKinnon. Pour être franche, ça ne me disait pas grand-chose lorsqu’ils en ont parlé à C’est juste de la TV. Mais un soir où je n’avais rien à faire, j’ai visionné le premier épisode sur Illico. Et je n’ai pas pu m’arrêter. Jamais. Et depuis que j’ai terminé la deuxième saison, je vis comme un petit deuil.

Rectify, c’est l’histoire de Daniel Holden, un condamné à mort qui patiente dans le couloir depuis 19 ans. Délicieusement campé par l’acteur Aden Young, Daniel a été emprisonné à 18 ans pour le viol et le meurtre de sa petite amie Hannah. Mais voilà que près de 20 ans plus tard, de nouvelles preuves ADN viennent remettre en question cette condamnation. L’innocence de Daniel n’est pas prouvée, mais il reprend le chemin de la liberté terriblement meurtri par toutes ces années passées dans le couloir de la mort.

Non seulement le sujet m’a interpelé immédiatement (j’ai toujours eu un profond dégoût pour les cas d’innocents emprisonnés), la fragilité du personnage principal, qui apprend à vivre dans un monde qu’il ne reconnaît plus, est tout simplement magnifique.
Imaginez redécouvrir la nourriture. Imaginez redécouvrir la lumière du jour. Imaginez redécouvrir l’affection. Imaginez redécouvrir l’amour. Parce que le couloir de la mort, ça ne ressemble pas vraiment à Lietteville d’Unité 9…

Le téléspectateur sera tiraillé entre l’affection qu’il porte au personnage et sa méfiance face à lui, puisqu’on ignore s’il est bel et bien coupable des crimes qui lui sont reprochés.

Rectify est ma révélation des dernières années. Une série qui dévoile les secrets et les travers d’une famille comme on ne l’avait pas vu depuis Six pieds sous terre.
Une série émouvante, touchante et énormément bouleversante.

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

Samedi 14 juin 2014 | Mise en ligne à 11h53 | Commenter Commentaires (2)

Mes 3 coups de coeur

orange-is-the-new-black

Par Patricia Rainville

On en entend parler de plus en plus sur les médias sociaux. Orange is the new black, une série créée par Netflix, vient tout juste de diffuser sa deuxième saison. Une incursion dans le monde carcéral féminin, colorée, éclatée et délicieusement comique.

J’ai longuement hésité avant de me lancer dans l’écoute de cette série américaine. Je me sentais comblée avec mon Unité 9. J’ai finalement flanché, voulant voir ce que les Américains avaient à raconter sur les prisons pour femmes. Un gros coup de coeur. Vous trouvez lent le rythme d’Unité 9? Eh bien tournez-vous vers nos voisins du Sud, qui n’ont pas l’habitude de branler dans le manche lorsqu’on parle de télévision.

Tout d’abord, oubliez Prison Break. Vous ne ferez pas la connaissance de détenues tueuses en série. Et vous ne verrez pas d’évasion spectaculaire, ni avec un plan de prison tatoué sur le corps, ni en hélicoptère. Mais vous suivrez le quotidien de femmes hautes en couleur au passé trouble, essayant de trouver réconfort et raison de vivre entre les quatre murs de leur nouvelle résidence.

Un vrai bonbon de série comme je les aime. Des personnages attachants, d’autres beaucoup moins, des histoires crédibles et un brin de vulgarité; vous tomberez sous le charme si les côtés sombres de la nature humaine ne vous font pas peur.

Mon autre coup de coeur de l’année revient à Game of thrones, qui diffusera le dernier épisode de sa quatrième saison cette semaine.
Une gros wow, autant sur le contenu que le contenant. Esthétiquement magnifique, la série nous transporte dans un monde qui n’existe pas, mais dans lequel on plonge sans se poser de questions.
Si vous n’avez pas encore succombés, je vous envie. Vous avez 40 épisodes qui vous attendent, bande de chanceux.

Un dernier coup de coeur et non le moindre, Sherlock. J’ai toujours aimé les adaptations des romans de Sir Arthur Conan Doyle, mais cette série britannique, qui en est à sa troisième saison, surpasse toutes les autres.
Entre Benedict Cumberbatch et Robert Downey Jr, mon coeur n’a pas balancé longtemps. Cumberbatch nous livre un Sherlock Holmes branché, drôle et affreusement sexy.
Même les ”Holmésiens” de ce monde ont approuvé. Et, comble de bonheur, une quatrième saison s’en vient.
À écouter, tous les épisodes sont sur Tou.tv

Sur ce, bon été!

Suivez-moi sur Twitter @MlleRainville

Lire les commentaires (2)  |  Commenter cet article

 

Samedi 5 avril 2014 | Mise en ligne à 11h16 | Commenter Commentaires (4)

Au-delà des apparences

Par Patricia Rainville

Petite, je n’avais qu’une seule idole. Mitsou.
Je me vois encore en train de l’imiter, un presse-ail en guise de micro à la main, ”jouquée” sur la table du salon à me dandiner sur les airs de Bye bye mon cowboy.

Ce que je la trouvais belle, Mitsou.

Je rêvais de faire comme elle, de lui ressembler. Évidemment, du haut de mes six ou sept ans, je n’avais strictement rien en commun avec elle. Mais Mitsou était mon idéal de beauté. Ce n’était ni mes Barbie ni les mannequins. C’était cette chanteuse de 5 pieds 3 pouces aux courbes voluptueuses.

J’ai 27 ans aujourd’hui. Et même si je n’imite plus Mitsou devant mon miroir, je continue d’admirer cette femme.
Cette semaine, mon idole de jeunesse a d’ailleurs signé un blogue fort intéressant sur un sujet d’autant plus intéressant. L’apparence physique chez les femmes.

Alors qu’enfant je considérais Mitsou comme la femme idéale, elle, elle se trouvait grosse.
Régimes par-dessus régimes, séances d’exercice intenses et liposuccion, Mitsou a tout fait pour se débarrasser de ce qui était rond chez elle.

Elle explique à quel point la pression sociale est forte face à une femme qui a des seins, des joues, des fesses, des cuisses et un ventre. Durant de nombreuses années, la voluptueuse blonde n’a pas accepté le corps qu’elle voyait dans le miroir. Et, au même moment, la petite fille de sept ans que j’étais ne rêvait que d’une chose : être comme elle plus tard.

Pendant qu’elle s’évanouissait sur le plancher de sa salle de bain tellement elle suivait des régimes sévères, moi, je découpais sa photo dans les magasines.

Ironique, non?

Si mon rêve de ressembler à Mitsou plus tard ne s’est pas réalisé, j’ai tout de même un point commun avec elle. J’ai appris à accepter mon corps, même si, trop souvent, mes poignées d’amour me dépriment. Même si on me qualifie de pulpeuse ou de bâtie. Même si je ne pèse pas 130 livres. Et même si je ne me permettrais jamais des gilets bédaine.

Malheureusement, savoir s’accepter vient avec l’âge et la maturité.

À 16 ans, avec mes 5 pieds 8 pouces, je pesais 120 livres et il m’arrivait de me trouver grosse. Je n’en faisais pas une obsession, mais, comme plusieurs filles, je me comparais aux autres. Parce que j’avais plus de hanches que ma meilleure amie. Parce que j’avais des épaules plus larges que la majorité des filles de mon âge.

Contrairement à beaucoup trop d’adolescentes, je n’ai toutefois jamais souffert de trouble alimentaire, ni suivi de régimes.
Et c’est un peu grâce à Mitsou. Parce que jusqu’à cette semaine, jamais je n’aurais pensé qu’une femme comme elle puisse ne pas aimer ce qu’elle voyait dans le miroir.

Elle avait pourtant l’air si sûre d’elle. Comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences…

Lisez le blogue de Mitsou sur le www.mitsou.com

Suivez-moi sur Twitter @MlleRainville

Lire les commentaires (4)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Catégories



  • publicité





  •  

    décembre 2014
    D L Ma Me J V S
    « nov    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Archives

  • publicité