Les Zappeuses

Samedi 14 juin 2014 | Mise en ligne à 11h53 | Commenter Aucun commentaire

Mes 3 coups de coeur

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Par Patricia Rainville

On en entend parler de plus en plus sur les médias sociaux. Orange is the new black, une série créée par Netflix, vient tout juste de diffuser sa deuxième saison. Une incursion dans le monde carcéral féminin, colorée, éclatée et délicieusement comique.

J’ai longuement hésité avant de me lancer dans l’écoute de cette série américaine. Je me sentais comblée avec mon Unité 9. J’ai finalement flanché, voulant voir ce que les Américains avaient à raconter sur les prisons pour femmes. Un gros coup de coeur. Vous trouvez lent le rythme d’Unité 9? Eh bien tournez-vous vers nos voisins du Sud, qui n’ont pas l’habitude de branler dans le manche lorsqu’on parle de télévision.

Tout d’abord, oubliez Prison Break. Vous ne ferez pas la connaissance de détenues tueuses en série. Et vous ne verrez pas d’évasion spectaculaire, ni avec un plan de prison tatoué sur le corps, ni en hélicoptère. Mais vous suivrez le quotidien de femmes hautes en couleur au passé trouble, essayant de trouver réconfort et raison de vivre entre les quatre murs de leur nouvelle résidence.

Un vrai bonbon de série comme je les aime. Des personnages attachants, d’autres beaucoup moins, des histoires crédibles et un brin de vulgarité; vous tomberez sous le charme si les côtés sombres de la nature humaine ne vous font pas peur.

Mon autre coup de coeur de l’année revient à Game of thrones, qui diffusera le dernier épisode de sa quatrième saison cette semaine.
Une gros wow, autant sur le contenu que le contenant. Esthétiquement magnifique, la série nous transporte dans un monde qui n’existe pas, mais dans lequel on plonge sans se poser de questions.
Si vous n’avez pas encore succombés, je vous envie. Vous avez 40 épisodes qui vous attendent, bande de chanceux.

Un dernier coup de coeur et non le moindre, Sherlock. J’ai toujours aimé les adaptations des romans de Sir Arthur Conan Doyle, mais cette série britannique, qui en est à sa troisième saison, surpasse toutes les autres.
Entre Benedict Cumberbatch et Robert Downey Jr, mon coeur n’a pas balancé longtemps. Cumberbatch nous livre un Sherlock Holmes branché, drôle et affreusement sexy.
Même les ”Holmésiens” de ce monde ont approuvé. Et, comble de bonheur, une quatrième saison s’en vient.
À écouter, tous les épisodes sont sur Tou.tv

Sur ce, bon été!

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Samedi 5 avril 2014 | Mise en ligne à 11h16 | Commenter Commentaires (3)

Au-delà des apparences

Par Patricia Rainville

Petite, je n’avais qu’une seule idole. Mitsou.
Je me vois encore en train de l’imiter, un presse-ail en guise de micro à la main, ”jouquée” sur la table du salon à me dandiner sur les airs de Bye bye mon cowboy.

Ce que je la trouvais belle, Mitsou.

Je rêvais de faire comme elle, de lui ressembler. Évidemment, du haut de mes six ou sept ans, je n’avais strictement rien en commun avec elle. Mais Mitsou était mon idéal de beauté. Ce n’était ni mes Barbie ni les mannequins. C’était cette chanteuse de 5 pieds 3 pouces aux courbes voluptueuses.

J’ai 27 ans aujourd’hui. Et même si je n’imite plus Mitsou devant mon miroir, je continue d’admirer cette femme.
Cette semaine, mon idole de jeunesse a d’ailleurs signé un blogue fort intéressant sur un sujet d’autant plus intéressant. L’apparence physique chez les femmes.

Alors qu’enfant je considérais Mitsou comme la femme idéale, elle, elle se trouvait grosse.
Régimes par-dessus régimes, séances d’exercice intenses et liposuccion, Mitsou a tout fait pour se débarrasser de ce qui était rond chez elle.

Elle explique à quel point la pression sociale est forte face à une femme qui a des seins, des joues, des fesses, des cuisses et un ventre. Durant de nombreuses années, la voluptueuse blonde n’a pas accepté le corps qu’elle voyait dans le miroir. Et, au même moment, la petite fille de sept ans que j’étais ne rêvait que d’une chose : être comme elle plus tard.

Pendant qu’elle s’évanouissait sur le plancher de sa salle de bain tellement elle suivait des régimes sévères, moi, je découpais sa photo dans les magasines.

Ironique, non?

Si mon rêve de ressembler à Mitsou plus tard ne s’est pas réalisé, j’ai tout de même un point commun avec elle. J’ai appris à accepter mon corps, même si, trop souvent, mes poignées d’amour me dépriment. Même si on me qualifie de pulpeuse ou de bâtie. Même si je ne pèse pas 130 livres. Et même si je ne me permettrais jamais des gilets bédaine.

Malheureusement, savoir s’accepter vient avec l’âge et la maturité.

À 16 ans, avec mes 5 pieds 8 pouces, je pesais 120 livres et il m’arrivait de me trouver grosse. Je n’en faisais pas une obsession, mais, comme plusieurs filles, je me comparais aux autres. Parce que j’avais plus de hanches que ma meilleure amie. Parce que j’avais des épaules plus larges que la majorité des filles de mon âge.

Contrairement à beaucoup trop d’adolescentes, je n’ai toutefois jamais souffert de trouble alimentaire, ni suivi de régimes.
Et c’est un peu grâce à Mitsou. Parce que jusqu’à cette semaine, jamais je n’aurais pensé qu’une femme comme elle puisse ne pas aimer ce qu’elle voyait dans le miroir.

Elle avait pourtant l’air si sûre d’elle. Comme quoi il ne faut jamais se fier aux apparences…

Lisez le blogue de Mitsou sur le www.mitsou.com

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Mercredi 2 avril 2014 | Mise en ligne à 11h34 | Commenter Commentaires (5)

Ma révélation d’Unité 9

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Par Patricia Rainville

Comme plus d’un million de téléspectateurs, j’étais rivée à mon écran, mardi soir, pour la finale d’Unité 9. Pour ceux qui comptent écouter le dernier épisode de la saison plus tard, ne lisez pas ceci.

Plusieurs se sont plaints au cours des dernières semaines, disant qu’il ne se passait pas grand-chose avec ces détenues de Lietteville. Je ne suis pas d’accord. Pour la simple et bonne raison que j’adore la psychologie des personnages. Et je me doute bien que ça brasse un peu moins dans les prisons pour femmes que dans celles pour hommes. Pas besoin de gros drames pour qu’une série soit bonne.

Voilà qui est dit.

Mais pour ceux qui voulaient de l’action, il y en avait dans cette finale de saison. Élise qui commet un vol de banque complètement raté et qui se fait tirer dessus. Marie qui se fait poignarder par on ne sait trop qui. Jessica qui est de plus en plus victime de l’IPL Nancy. Suzanne qui est rejetée par ses fils. Du drame, il y en avait hier.

Élise est-elle morte? Je l’ignore, mais c’est probablement l’intrigue qui m’a le plus déçue cette saison. Je pensais que le personnage d’Élise était intelligent. J’ai eu tort. Braquer une banque en 2014 en plein après-midi et pas préparé pour deux cents relève du suicide. C’est peut-être ce qu’elle voulait, qui sait.

Si j’ai suivi avec intérêt les histoires de Lietteville, c’est celle du psy qui m’intéresse le plus. Que lui est-il arrivé par le passé pour qu’il se sente si mal face à la sexualité? Pourquoi s’est-il autant braqué lorsque Jeanne lui a parlé d’attacher quelqu’un à un lit? Aurait-il été victime d’agression sexuelle dans un autre pénitentier?
Rappelons qu’il est de retour d’un congé maladie. Il n’aime pas particulièment les aumôniers et pleure en méditant.
Selon vous, lors de ce dernier épisode, a-t-il été victime d’une crise cardiaque ou d’une crise de panique? Je pencherais pour la deuxième option.

Si j’aime beaucoup le personnage de Luc Guérin en psy, mon coup de coeur de la saison d’Unité 9 revient à un personnage qui est arrivé trop tard à mon goût. C’est celui d’Henriette, campé merveilleusement bien par Danielle Proulx. Une détenue pour le moins dégoutante, on va se le dire.

Un bonbon de rôle pour cette actrice qu’on a l’habitude de voir en mère de famille (pensons simplement à CRAZY ou à Aveux) ou en gentil chien dans Cornemuse. Un fabuleux contre-emploi.

J’adorais déjà Danielle Proulx. Voilà que je l’aime encore plus. Et parions qu’elle a eu un malin plaisir à donner vie à cette détenue puante, criarde et pour le moins mal élevée.

Je termine en levant mon chapeau à Mélanie Pilon (l’IPL Mélissa) et Ève Landry (Jeanne) pour la scène de la douche d’il y a quelques semaines. Même si je doute fort que cette histoire d’amour puisse aboutir positivement, cette scène érotique était fort bien jouée, tournée et réalisée.

Maintenant, il ne reste qu’à attendre l’automne pour voir la suite.

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