(Photothèque Le Soleil)
Une partisane des Whalers en pleurs, lors du dernier match de la formation, en 1997.
De retour de Hartford, où je suis allée constater les démarches entreprises en vue de ramener une équipe de la LNH, j’ai pu faire quelques observations.
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D’abord, le groupe mené par l’homme d’affaires Howard Baldwin Sr., appuyé par le maire Pedro Segarra et le Chambre de commerce, s’y prend d’une toute autre manière que Pierre Karl Péladeau et Régis Lebeaume pour atteindre son objectif.
Adoptant le modèle de Winnipeg, le groupe de Hartford part du principe qu’il faille d’abord faire ses preuve dans la Ligue américaine de hockey, et bâtir un modèle économique solide, avant de regagner la confiance des dirigeants de la LNH.
Parallèlement, il cherche à rentabiliser le XL Center, l’ancien Civic Center, qui, à 40 ans, nécessitera des rénovations évaluées à 90M$ US. Pas aussi vieux que le Colisée, le XL Center est, de l’avis de tous les intervenants rencontrés, un édifice n’ayant pas atteint la fin de sa vie. Il faudra néanmoins améliorer les quartiers des joueurs, ajouter des loges corporatives, ainsi qu’agrandir et multiplier les concessions et les salles de toilette. À Québec, on n’a pas ce «luxe». Désuet, le Colisée doit être remplacé.
En même temps, on peut se demander si Hartford ne se tire pas dans le pied, en favorisant la rénovation d’un vieil amphithéâtre… Un choix, est-ce nécessaire de le préciser, qui va à l’encontre de la tendance empruntée par le Circuit Bettman depuis une vingtaine d’années.
Mais à cela, les gens d’Hartford ont une réponse qui, force est d’admettre, suit une certaine logique.
«Est-ce que le Baseball majeur et l’organisation des Red Sox penseraient à quitter le Fenway Park? Fenway Park a une centaine d’années! Et malgré tout, les finances du Fenway Park sont organisées de telle façon que les Red Sox sont l’une des franchises les plus riches de tout le sport professionnel. Et comment ils ont fait ça? Ils ont été intelligents. Ils ont pris le contrôle d’une bonne partie de l’immobilier qui entoure le stade», a soutenu le promoteur Howard Baldwin, lorsque je l’ai rencontré dans ses bureaux de la rue Trumbull, qui imagine le même genre de développement, avec des restaurants, des boutiques de souvenirs et des pro shops, autour du XL Center.
Cette position se défend. Et seul le temps dira quelle approche, entre celle patiente et économe d’Hartford, et celle impatiente et coûteuse de Québec, permettra la première à sa ville de retrouver sa place dans la LNH.
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(Photo AP)
(Photos: Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)


