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Archive de la catégorie ‘Canadiens’

Mardi 21 juin 2011 | Mise en ligne à 13h27 | Commenter Un commentaire

Desharnais: le boulot ne fait que commencer!

desharnais(Photo AP)

En offrant un contrat de deux ans évalué à 1,7M$ à l’attaquant David Desharnais, un contrat à un volet de surcroît, le Canadien vient en quelque sorte de récompenser les efforts de l’athlète de 24 ans.

Malgré son petit gabarit, ce dernier a su, au cours de la saison 2010-2011, faire sa niche dans une équipe de la LNH déjà mal pourvue sur le plan physique. Un exploit en soit.

Le natif de Laurier-Station et résident à Québec, qui a cumulé une fiche de 8 buts et 22 points en 43 matchs avec le Canadien (10 buts et 45 points avec les Bulldogs d’Hamilton en début de saison), devra maintenant poursuivre dans la même veine s’il entend faire sa place de façon permanente dans le circuit Bettman.

Car comme tous les joueurs de plus petite taille, il aura toujours à se battre contre les préjugés. Son succès sera nécessairement tributaire de performances solides et constantes. C’est injuste, mais c’est comme ça. Et il le sait.

«Je ne peux pas m’entraîner à devenir plus grand, mais je peux travailler sur mon coup de patin et ma vitesse», a laissé entendre celui qui reprenait l’entraînement sur glace aujourd’hui, en compagnie d’autres professionnels de Québec comme Antoine Vermette, Mathieu Garon et Steve Bernier.

La bonne nouvelle, c’est que l’ancien des Saguenéens de Chicoutimi, qui a célébré sa signature de contrat avec quelques bonnes bouteilles de champagne hier, est sur la bonne voie!

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Jeudi 17 mars 2011 | Mise en ligne à 9h17 | Commenter Aucun commentaire

Patrick Roy a tenu promesse

carbocasseau

Les anciens coéquipiers lors de l'annonce du retrait du chandail de Patrick Roy. (Archives, La Presse)

À la veille du deuxième affrontement entre les Remparts de Patrick Roy et les Saguenéens de Guy Carbonneau — à Chicoutimi cette fois-ci —, la machine médiatique s’est tue.

Fini, le brouhaha d’il y a une dizaine de jours, l’attention de la presse montréalaise, finie aussi l’illusion qu’on puisse créer de toutes pièces une rivalité entre deux entraîneurs, aussi célèbres et liés soient-ils.

Les Remparts et les Saguenéens ont repris leurs affaires courantes et ce nouveau duel entre les deux formations, contrairement au précédent, occupera sa juste place dans le calendrier régulier de la LHJMQ.

Il y a toutefois une chose que la folie des derniers jours aura permis de réaliser. D’abord, que les Remparts et les Saguenéens sont deux grandes organisations de la LHJMQ. Deux grandes organisations qui possèdent des histoires riches et ne se résument pas à leurs entraîneurs. Deux organisations qui font aussi énormément pour leurs communautés, leurs partisans et leurs joueurs. Et deux organisations qui ne méritent pas que, chaque fois qu’elles trouvent écho dans la presse nationale, ce soit pour des raisons négatives.

On ne reviendra pas ici sur les incidents de Jonathan et Frédérick Roy, sur les fréquents débordements de l’ancien pilote des Sags Richard Martel ou encore sur le froid existant entre Carbo et Casseau. Ce serait embarquer dans le même jeu.

Et c’est d’ailleurs pourquoi la participation de Roy et Carbonneau à la télédiffusion de L’Antichambre, le soir du match du 9 mars à Québec, était aussi délicate. Il aurait été facile de revenir sur ces sujets qui, dans le grand portrait de la LHJMQ, représentent des gouttes d’eau dans l’océan.

Même que quelques jours avant que la rencontre ne soit disputée, j’avais demandé à Patrick Roy comment sa participation à L’Antichambre allait contribuer à mettre en lumière le travail positif accompli par les deux organisations, sans dévier sur les erreurs du passé. Visiblement agacé par la question, mais particulièrement résolu, il m’avait répondu: «Fais-toi-en pas. On va en parler.»

Et aujourd’hui, je dois admettre que non seulement Roy a tenu promesse, mais il l’a fait de brillante façon. Je ne me souviens pas qu’on ait déjà parlé — et ce, avec autant d’éloquence — du programme d’éducation de la ligue à la télé. Pour en avoir discuté avec certains de mes collègues, plusieurs ont été impressionnés.

Ce soir-là, Patrick Roy bénéficiait d’une tribune rejoignant l’ensemble de la province et il s’en est accaparé de façon extraordinaire pour faire passer son message. Ce faisant, il a pu faire un peu contrepoids à cette presse qui, trop souvent, aime amplifier ses faux pas, sans jamais rapporter ses bons coups.

Je ne dis pas que les journalistes qui suivent les activités quotidiennes des Remparts, dont ceux du Soleil, sont meilleurs. Mais il faut voir le «coach» sauter sur la patinoire chaque matin avec ses «boys», la couette de travers, mais la passion bien allumée, pour savoir que le 33 en donne pas mal plus pour son sport que certains collègues veulent bien lui en donner le crédit…

En ce sens, je ne crois pas éventer de secret d’État en confirmant que l’anecdote du «poulet sur les genoux» est plus vraie que vraie. Et celle des jeunes qui étudient dans l’autobus? Encore vrai. Et puis, combien savent que les Remparts ont fait aménager une salle de classe au Colisée pour tous leurs joueurs qui étudient à distance?

Il était temps que Roy envoie un signal positif de ce que la LHJMQ et ses Remparts font pour les jeunes qui se retrouvent dans leurs rangs.

Si le tourbillon médiatique qui a entouré le match du 9 mars aura servi à quelque chose, ça aura au moins été à ça…

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Vendredi 18 février 2011 | Mise en ligne à 21h00 | Commenter Aucun commentaire

Flames: Tanguay tient promesse

mcmahon

On s'affairait toujours à la préparation de la glace du McMahon Stadium hier, malgré un froid de -15oC à Calgary . (PC)

C’était encore hier, en août plus précisément. L’attaquant des Flames de Calgary Alex Tanguay s’entraînait alors avec un groupe de professionnels au Centre sportif de L’Ancienne-Lorette et disait vouloir rebondir au cours de la présente saison.

Pour ce faire, le rapide ailier gauche de 31 ans avait complètement changé son programme estival de conditionnement, mettant davantage l’accent sur la préparation mentale.

Les efforts du résident de Québec auront payé puisqu’après deux saisons décevantes à Montréal et Tampa Bay, il affiche actuellement des statistiques (15 buts et 43 points en 57 matchs) flirtant avec celles de ses meilleures saisons, notamment sa toute première à Calgary (2006-2007), où il avait maintenu une moyenne d’un point par match.

C’est donc un Alex Tanguay relaxe et visiblement satisfait de sa campagne, qui rencontrait les médias québécois, au terme de l’entraînement des Flames, hier après-midi, au Saddledome. À quelques heures de la Classique Héritage, qui opposera sa formation au Canadien dimanche, et alors que son équipe se bat pour une place en séries, l’attaquant était cependant davantage préoccupé par les deux points à l’enjeu que par sa propre fiche.

«Le début de la game va être intéressant. Il ne faudra pas se tirer dans le pied en partant. Il ne faudra pas se laisser endormir par tout ce qui va arriver à côté du match, par l’atmosphère. Il va falloir qu’on joue comme on est capables de le faire. On a un bon gardien, on a de bons défenseurs, qui sont gros et physiques. On joue présentement à notre plein potentiel» a-t-il laissé entendre, attribuant le changement d’atmosphère dans le vestiaire de l’équipe albertaine à la nomination du DG Jay Feaster.

Pour Tanguay, cette deuxième classique tenue en sol canadien, et toutes les activités qui l’entourent, constitueront néanmoins un événement unique dont il entend profiter avec ses proches.

«C’est sûr que ça va être le fun comme expérience. C’est quelque chose que je n’ai pas eu la chance de faire jusqu’à maintenant. Mais demain, ça va être surtout de patiner avec ma petite fille dehors», a laissé entendre le 40, faisant référence à la traditionnelle séance de patinage des joueurs avec les membres de leurs familles.

Pour ce qui est du match de dimanche, ce sont les prévisions météorologiques d’hier — Un glacial après-midi de -10 oC, accompagné de vents importants —, qui retenaient l’attention des joueurs dans les deux vestiaires.

«On espère encore que la température va changer. En ce moment, ce n’est pas en notre faveur. Depuis une semaine, la météo est devenue le sujet de conversation préféré dans la chambre. On n’a pas vraiment reçu une bonne nouvelle aujourd’hui, mais les conditions vont être les mêmes pour les deux équipes», a noté Tanguay.

Dans les coulisses de la Classique Héritage:

• L’homme le plus en demande? Le gérant de l’équipement du Canadien, Pierre Gervais qui, en raison de son inestimable expérience de 2003, doit répondre autant aux questions des joueurs qu’à celles des journalistes…

• Le capitaine des Flames, Jarome Iginla: «Je suis vraiment emballé par l’événement, mais à -10 oC, c’est un petit peu moins emballant. Avec un peu de chance, les prédictions ont encore le temps de changer. Autrement, j’aime beaucoup nos uniformes, mais je ne suis pas vraiment certain des pantalons crème»…

• Coéquipiers chez les Wolverines lors de la «Cold War», un match extérieur qui avait opposé Michigan State University à l’Université du Michigan le 6 octobre 2001 (et n’avait pas fait de maître avec un verdict de 3-3), les attaquants David Moss (Calgary) et Michael Cammalleri (Montréal), de retour au jeu dimanche, seront rivaux lors de la 2e Classique Héritage. «C’est vrai! Je devrai lui faire face cette fois!» a réalisé Cammalleri…

• L’entraîneur des Flames Brent Sutter a comparé les conditions auxquelles feront face les deux équipes à un «match de baseball» commençant sous le soleil et se terminant sous les réflecteurs. Le pilote n’a par ailleurs pas voulu révéler si, à l’instar de son équipe, il adopterait un look rétro pour la rencontre. «Vous vous demandez  si je vais porter un habit crème avec des rayures rouges et jaunes?» a-t-il ironisé, avant de conseiller aux journalistes de «s’habiller chaudement»…

• Le défenseur P.K. Subban a raconté que lorsqu’il jouait dehors, enfant, et qu’il se gelait les pieds, son père le réchauffait en le faisant monter dans sa voiture, en lui retirant ses bottes et en lui massant les pieds. «Il ne devrait rien se passer de tout ça dimanche», a cependant rassuré le 76, avec un sourire gêné.

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