
On s'affairait toujours à la préparation de la glace du McMahon Stadium hier, malgré un froid de -15oC à Calgary . (PC)
C’était encore hier, en août plus précisément. L’attaquant des Flames de Calgary Alex Tanguay s’entraînait alors avec un groupe de professionnels au Centre sportif de L’Ancienne-Lorette et disait vouloir rebondir au cours de la présente saison.
Pour ce faire, le rapide ailier gauche de 31 ans avait complètement changé son programme estival de conditionnement, mettant davantage l’accent sur la préparation mentale.
Les efforts du résident de Québec auront payé puisqu’après deux saisons décevantes à Montréal et Tampa Bay, il affiche actuellement des statistiques (15 buts et 43 points en 57 matchs) flirtant avec celles de ses meilleures saisons, notamment sa toute première à Calgary (2006-2007), où il avait maintenu une moyenne d’un point par match.
C’est donc un Alex Tanguay relaxe et visiblement satisfait de sa campagne, qui rencontrait les médias québécois, au terme de l’entraînement des Flames, hier après-midi, au Saddledome. À quelques heures de la Classique Héritage, qui opposera sa formation au Canadien dimanche, et alors que son équipe se bat pour une place en séries, l’attaquant était cependant davantage préoccupé par les deux points à l’enjeu que par sa propre fiche.
«Le début de la game va être intéressant. Il ne faudra pas se tirer dans le pied en partant. Il ne faudra pas se laisser endormir par tout ce qui va arriver à côté du match, par l’atmosphère. Il va falloir qu’on joue comme on est capables de le faire. On a un bon gardien, on a de bons défenseurs, qui sont gros et physiques. On joue présentement à notre plein potentiel» a-t-il laissé entendre, attribuant le changement d’atmosphère dans le vestiaire de l’équipe albertaine à la nomination du DG Jay Feaster.
Pour Tanguay, cette deuxième classique tenue en sol canadien, et toutes les activités qui l’entourent, constitueront néanmoins un événement unique dont il entend profiter avec ses proches.
«C’est sûr que ça va être le fun comme expérience. C’est quelque chose que je n’ai pas eu la chance de faire jusqu’à maintenant. Mais demain, ça va être surtout de patiner avec ma petite fille dehors», a laissé entendre le 40, faisant référence à la traditionnelle séance de patinage des joueurs avec les membres de leurs familles.
Pour ce qui est du match de dimanche, ce sont les prévisions météorologiques d’hier — Un glacial après-midi de -10 oC, accompagné de vents importants —, qui retenaient l’attention des joueurs dans les deux vestiaires.
«On espère encore que la température va changer. En ce moment, ce n’est pas en notre faveur. Depuis une semaine, la météo est devenue le sujet de conversation préféré dans la chambre. On n’a pas vraiment reçu une bonne nouvelle aujourd’hui, mais les conditions vont être les mêmes pour les deux équipes», a noté Tanguay.
Dans les coulisses de la Classique Héritage:
• L’homme le plus en demande? Le gérant de l’équipement du Canadien, Pierre Gervais qui, en raison de son inestimable expérience de 2003, doit répondre autant aux questions des joueurs qu’à celles des journalistes…
• Le capitaine des Flames, Jarome Iginla: «Je suis vraiment emballé par l’événement, mais à -10 oC, c’est un petit peu moins emballant. Avec un peu de chance, les prédictions ont encore le temps de changer. Autrement, j’aime beaucoup nos uniformes, mais je ne suis pas vraiment certain des pantalons crème»…
• Coéquipiers chez les Wolverines lors de la «Cold War», un match extérieur qui avait opposé Michigan State University à l’Université du Michigan le 6 octobre 2001 (et n’avait pas fait de maître avec un verdict de 3-3), les attaquants David Moss (Calgary) et Michael Cammalleri (Montréal), de retour au jeu dimanche, seront rivaux lors de la 2e Classique Héritage. «C’est vrai! Je devrai lui faire face cette fois!» a réalisé Cammalleri…
• L’entraîneur des Flames Brent Sutter a comparé les conditions auxquelles feront face les deux équipes à un «match de baseball» commençant sous le soleil et se terminant sous les réflecteurs. Le pilote n’a par ailleurs pas voulu révéler si, à l’instar de son équipe, il adopterait un look rétro pour la rencontre. «Vous vous demandez si je vais porter un habit crème avec des rayures rouges et jaunes?» a-t-il ironisé, avant de conseiller aux journalistes de «s’habiller chaudement»…
• Le défenseur P.K. Subban a raconté que lorsqu’il jouait dehors, enfant, et qu’il se gelait les pieds, son père le réchauffait en le faisant monter dans sa voiture, en lui retirant ses bottes et en lui massant les pieds. «Il ne devrait rien se passer de tout ça dimanche», a cependant rassuré le 76, avec un sourire gêné.