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Archive de la catégorie ‘Canadien de Montréal’

Lundi 11 octobre 2010 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (5)

Le nouveau défi de Simon Gagné

bolts(Photo www.nhl.com)

L’expression de Simon Gagné, après son premier match dans l’uniforme du Lightning de Tampa Bay, une rencontre préparatoire disputée aux champions de la Coupe Stanley le 22 septembre à Winnipeg, ne mentait pas : un énorme poids venait d’être retiré de ses épaules.

Lors de cette victoire 4-2 des hommes de Guy Boucher sur les Blackhawks de Chicago, l’ailier gauche s’est fait un devoir de réussir sa rentrée, récoltant un but et deux mentions d’aide, en plus de recevoir la première étoile de la partie.

«Je me sentais bien. J’avais les jambes un petit peu molles avant la partie et en première, mais plus ça avançait, plus ça allait mieux. En troisième, ça allait bien», a admis après la rencontre le natif de Sainte-Foy qui, il n’y a encore pas si longtemps, pensait terminer sa carrière à Philadelphie, après y avoir passé les 10 premières années de sa carrière.

Mais surtout, Simon Gagné était soulagé. Soulagé parce qu’après trois saisons marquées par des blessures de toutes sortes — commotion cérébrale, abdomen, aine, pied —, le numéro 12 a l’impression qu’il doit, encore une fois, prouver sa valeur. Qui plus est, avec de nouveaux coéquipiers et au sein d’une nouvelle équipe.

«C’est un bon départ. Ça aide individuellement, mentalement, ça enlève un petit peu de pression. Je veux montrer à l’organisation du Lightning, à Steve Yzerman, que je suis encore capable de faire des bonnes choses. Je veux aussi montrer ce que je suis capable de faire à mes nouveaux coéquipiers. C’est ben beau de dire que ça marchait à Philadelphie, mais ça ne veut pas dire que ça va marcher ailleurs…» m’a laissé entendre l’attaquant de 30 ans.

À la dernière année d’un contrat qui le paiera 5,25 M$ cette saison, et à la veille de négocier une prolongation ou de tester le marché des agents libres, Simon Gagné sait qu’il doit connaître une bonne campagne. En parallèle, l’homme loyal, l’employé modèle, doit passer par dessus la déception de ne pas avoir pu terminer sa carrière chez les Flyers. Un objectif qui l’emballait.

Les émotions visiblement à fleur de peau, l’attaquant appréhendait déjà, lors de notre rencontre, le début de la saison qui, après un premier match à Tampa Bay contre les Thrashers samedi — une victoire de 5-3 où il a joué pendant 17:33, dont 5:13 sur l’attaque à cinq, et effectué trois tirs au but —, l’amène à affronter successivement le Canadien mercredi, où famille et amis seront présents, et les anciens coéquipiers des Flyers jeudi, à Philadelphie.

«Le match de Montréal, ça va être spécial. Et le lendemain, on joue à Philadelphie. Ça va faire beaucoup d’émotions dans les deux premiers matchs. J’ai déjà commencé à y penser, à me préparer à ça. Ce ne sera pas facile…»

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Lundi 27 septembre 2010 | Mise en ligne à 16h20 | Commenter Commentaires (3)

Ça se passe entre les poteaux… et les oreilles

carey(Photo, CP)

«Je n’étais pas content après ce but, mais je dois faire quelques-uns de ces arrêts», a déclaré Carey Price aux scribes après la défaite de 6-2 du Canadien devant les Sénateurs, à Ottawa, samedi.

«Pas de farces», avait-on envie de lui répondre, à l’évocation du premier de deux filets de Jason Spezza. Un but marqué d’angle impossible du coin de la patinoire.

Pas nécessaire de le préciser, le cerbère du Tricolore n’a pas besoin d’une autre voix discordante dans le concert de critiques des derniers jours. Surtout pas une voix provenant de Québec. Alors je vais me réfréner.

Mais comme j’étais sur place, dans la capitale fédérale, pour ce match, je vais quand même me permettre quelques observations. D’autant plus que l’attitude un peu désinvolte du 31, après une autre sortie difficile, m’a laissée perplexe.

Contrairement à sa prestation précédente, une défaite de 4-2 aux mains des Bruins, après laquelle il avait disparu du vestiaire, Price avait cette fois décidé de faire face à la musique des médias. Une décision qui l’honore.

Il ne suffit toutefois pas de se présenter devant la horde journalistique pour éteindre les foyers d’incendies. Une fois les micros sous le nez, il faut aussi dire les bonnes affaires. Et depuis la semaine dernière, le gardien de 23 ans semble déterminé à faire le contraire.

Après le «Relaxez!» qui a courroucé certains amateurs, voilà que Price envoie le message qu’arrêter quelques rondelles de plus le satisferait. Vraiment?

D’accord, il n’a pas été appuyé par la défensive de l’équipe contre les Sénateurs, alors que Spacek et Tinordi ont été directement responsables de deux buts. Mais n’empêche. On aurait aimé entendre Price admettre qu’il n’avait pas connu ses deux meilleurs matchs et promettre de rebondir. On aurait voulu entendre qu’il allait se battre encore plus pour arrêter les rondelles. On aurait voulu qu’il affiche la détermination qui lui a permis de briller à sa dernière saison junior, alors qu’il signait 30 victoires pour la première fois de sa carrière.

Parce que c’est cette baisse de combativité, et non l’échange de Jaroslav Halak, qui met présentement les fidèles du Centre Bell sur les nerfs. C’est la perspective d’une saison de misère pour leur cerbère numéro un, désormais leur seul espoir, qui les rend à fleur de peau et impatients. Surtout après s’être approchés à sept victoires d’une Coupe Stanley au printemps…

Comme beaucoup d’autres sorties du gardien, sa dernière était maladroite. Et je ne parle pas de ses performances sur la glace. Celles-là, suffisamment de gens s’y intéressent déjà.

Non, je parlais des autres. Ses sorties devant les médias, des sorties qui pourraient contribuer à expliquer ses performances en dents de scie — voire à rendre le public plus indulgent —, s’il se montrait plus intelligent et habile.

Le problème, c’est que Price semble perdu. Sa confiance a la fragilité d’un château de cartes sur lequel il ne faudrait pas souffler bien fort pour le voir s’effondrer. En le privant d’un stage dans la Ligue américaine, le Canadien n’aura jamais permis au 31 de s’établir sur des bases solides. À la place, il aura été forcé de commettre ses erreurs de jeunesse sous la loupe des médias et des amateurs montréalais. À répétition.

Ce genre de parcours, ça use. Ça fragilise, même. Samedi, j’ai été étonné de l’aspect du jeune homme après la rencontre. Pas d’étincelles dans les yeux, l’air vidé. Et dire que, ce soir-là, il n’avait même pas ses détracteurs du Centre Bell sur le dos…

C’est à se demander s’il arrivera jamais à se rebâtir dans pareil environnement. Nécessairement, il lui faudra y aller une période à la fois. Un arrêt à la fois.

Si je m’appelais Jacques Martin, je lui confierais le filet pour les trois derniers matchs préparatoires, dont celui de samedi contre les Islanders à Québec, histoire de lui donner l’opportunité de trouver des solutions par lui-même.

Parce qu’avant de devenir l’athlète dominant annoncé, Price devra devenir un homme. Et ça, c’est une partie qu’il est le seul à pouvoir disputer. Une partie qui se jouera entre ses oreilles, bien avant de se gagner entre les poteaux.

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Mercredi 2 juin 2010 | Mise en ligne à 14h36 | Commenter Commentaires (2)

Dumont fait son chemin… dans l’ombre de Leblanc

90076-gabriel-dumont-action-lors-dernier

Parmi les 22 joueurs qui participent présentement au camp de développement du Canadien de Montréal — certains ont été repêchés, certains ont été mis sous contrat à titre de joueurs autonomes et d’autres ont été invités —, sept sont des Québécois francophones, dont la majorité se retrouve dans l’ombre du premier choix de l’équipe en 2009, Louis Leblanc.

Du lot, quatre portaient pourtant les couleurs de la fantastique équipe des Voltigeurs de Drummondville qui remportait la Coupe du Président au printemps 2009, après être passés de la dernière position, l’année précédente, à la première position de la LHJMQ, sous la férule de Guy Boucher.

Parmi eux, le centre Dany Massé et l’ailier Philippe Lefebvre ont été mis sous contrat à titre d’agents libres, le défenseur Marc-Antoine Desnoyers a été invité et l’ailier Gabriel Dumont a été repêché (5e ronde, 139e au total en 2009). Ce dernier, un jeune homme originaire de Dégelis, dans le Bas-du-Fleuve, est celui qui a connu la progression la plus fulgurante cette année, signant une campagne du tonnerre chez les Voltigeurs avec une récolte de 51 buts et 93 points en 62 matchs, soit 44 points de plus que la saison précédente.

«Je ne pensais jamais que ça allait arriver, mais avec le retour en santé de Chris DiDomenico et avec Sean (Couturier), qui jouait comme quelqu’un d’un autre calibre complètement. Cinquante et un buts, c’est quelque chose. J’ai atteint des buts que je ne pensais pas atteindre», a admis au Soleil hier, l’ancien 40 des Volts, qui s’est mis en deuxième vitesse en toute fin de saison, marquant 11 buts en huit parties, pour devenir le seul joueur du Circuit Courteau à atteindre le chiffre magique de 50.

Souvent comparé à Maxime Talbot, des Penguins de Pittsburgh, le petit attaquant de 5 pieds 10 pouces et 180 lbs a complété la campagne au troisième rang des compteurs de la LHJMQ, trois points derrière l’ailier gauche Nicolas Deschamps, des Wildcats de Moncton, et son jeune coéquipier Sean Couturier, qui pourrait fort bien dominer la liste des espoirs nord-américains en vue du repêchage de la LNH de 2011.

Sa bonne lancée s’est ensuite poursuivie en séries, où il a cumulé une fiche de 11 buts et 21 points en 14 matchs. Il n’en fallait pas plus pour qu’on lui demande, après l’élimination de Drummondville par Moncton en demi-finale des séries de la LHJMQ, d’aller prêter main forte aux Bulldogs d’Hamilton, eux-mêmes engagés dans une lutte éliminatoire.

«Je suis arrivé avec l’équipe dans la série contre Abbotsford, l’équipe la plus physique dans la ligue avec Toronto. Ç’a été quelque chose d’impressionnant pour moi. Après le premier match, j’ai appelé mon père et je lui ai dit: “Je ne suis pas sûr de pouvoir jouer ici.” Les gars étaient tellement gros et le jeu était tellement rapide! Les gens ne s’imaginent pas comment le hockey professionnel, c’est rapide, quand ils regardent ça à la télé…» a laissé entendre Dumont, qui dit avoir néanmoins continué de jouer son style physique de jeu. «Dans ma tête, je me dis que je mesure 6 pieds 4 pouces et que je pèse 300 lbs!»

Retrouvant à Hamilton quelques coéquipiers, ainsi que l’entraîneur avec qui il a remporté le championnat de la LHJMQ en 2009, Guy Boucher, un autre natif du Témiscouata, Dumont s’est vite senti en terrain de connaissance.

«Je suis arrivé dans un environnement que je connaissais, avec Dany aussi. Le fait de les connaître, ça m’a aidé à m’intégrer. Ç’a été favorable pour moi. Guy m’avait dit: “Arrive ici et travaille fort. Vide-toi à chaque match. Pense pas à ce que tu fais. Apporte de la drive à l’équipe. Et ils vont t’apprécier. C’est ce que j’ai essayé de faire», a résumé celui qui a enfilé deux buts en 11 parties des séries avec Hamilton.

En renouant avec Boucher, Dumont a été en mesure de constater que le jeune entraîneur, actuellement pressenti pour un poste d’entraîneur-chef avec les Blue Jackets de Columbus, n’avait pas changé d’un poil!

«Les gens disaient qu’il ne ferait pas pareil avec les professionnels, qu’il ne pourrait pas faire la même chose avec des gars de 35 ans. Mais c’était exactement la même chose! Alors c’était quelque chose de confortable pour moi.»

De savoir qu’il peut compter sur un allié dans l’organisation n’est sûrement pas pour déplaire à l’attaquant, qui avait dû rater le camp d’entraînement du Canadien en 2009, en raison d’une fracture du pied.

«Je vais toucher du bois pour qu’il n’arrive rien cet été, pour faire une bonne impression et ne pas retourner chez les juniors. J’ai hâte que le mois de septembre arrive! On va avoir les premiers matchs intra-équipe et les premiers matchs hors-concours… Ça va être quelque chose de l’fun pour un petit gars du Bas-du-Fleuve comme moi!»

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