
Jean-Philippe Le Guellec
(Photo AFP)
Après avoir attendu quatre ans pour ces Jeux de Vancouver, il est difficile de croire qu’on en est à la mi-parcours. Et déjà, en quelques jours de compétition, les habituelles surprises et déceptions se sont manifestées.
Il y a bien sûr eu ces victoires brillantes, inspirantes, d’Alexandre Bilodeau (bosses) et Christine Nesbitt (1000m, longue piste), ce triomphe sans conteste, de Maëlle Ricker (snowboard cross), et cette conquête inattendue de Jon Montgomery (skeleton). Il y a aussi eu ces deuxièmes et troisième places méritoires, celles de la pétillante Marianne St-Gelais, qui a ravi le cœur des Vancouvérois avec sa personnalité, de Mike Robertson (snowboard cross), de Jennifer Heil (bosses) et de Kristina Groves (3000m, longue piste), dont l’évidente satisfaction valait de l’or.
À l’autre bout du spectre, il y a eu la douleur des contre-performances, qui semble amplifiée chez nos athlètes à l’occasion de ces jeux à la maison. L’incapacité de tous les Cowboys canadiens à dompter les montages de Whistler et de Patrick Chan à présenter des programmes sans faute demeurent difficiles à prendre. Les déconfitures de favorites comme Melissa Hollingsworth (skeleton), Kalyna Roberge (500m, courte piste) et Dominique Maltais (snowboard cross) ont quant à elles de quoi arracher le cœur.
Et puis, il y aura eu les performances de ces athlètes dont le succès ne se définit pas exclusivement par la conquête d’un podium. Je pense tout de suite à Jean-Philippe Le Guellec, qui connaît des jeux exceptionnels, où il aligne non seulement ses plus belles performances en carrière, mais est en train de marquer l’histoire du biathlon canadien, en obtenant les meilleurs résultats de l’histoire chez les hommes.
Jusqu’à maintenant, le Val-Bélairois a obtenu une sixième place au sprint de 10 km, une 11e place à la poursuite individuelle de 12 km, et ce, malgré une bévue d’un préposé au départ qui l’a privé d’un top 5, ainsi qu’une au 13e rang du 20 km individuel. Des performances remarquables qui lui ont mérité une place dans l’épreuve très sélecte du 15 km au départ groupé, à laquelle une trentaine d’athlètes seulement participent.
«Depuis deux ans, je me démarque. L’objectif ultime, c’est d’aller sur le podium, et je suis dans le bon chemin. Ça démontre aux autres pays que je ne suis pas juste un Canadien qui est ici pour la galère. Je suis là pour performer et je suis sérieux», a fait savoir l’athlète de 24 ans au collègue Carl Tardif.
Jean-Philippe Le Guellec est en mission. Sa concentration est au maximum et les performances sont au rendez-vous. Sa constance est belle à voir. Vraiment, il est difficile de demander mieux… Et ce n’est pas fini! Ni pour Jean-Philippe, ni pour l’équipe de courte piste d’ailleurs. Des médailles sont toujours à la portée de cette belle bande de Québécois.
Et que dire de nos hockeyeurs? Le tournoi olympique masculin se révèle jusqu’à maintenant à la hauteur des attentes, c’est-à-dire très relevé. À sa première expérience, le natif de Québec Patrice Bergeron arrivera-t-il à faire une différence pour Équipe Canada? Ça reste à voir. Chez les femmes, la jeune Beauceronne Marie-Philip Poulin, elle, n’a pas tardé à faire sa marque, ayant inscrit 3 buts et une passe en trois matchs.
La suite s’annonce donc passionnante, ce qui laisse présager une autre grosse semaine devant le téléviseur. Par chance, ma place est déjà réservée devant le cinéma maison de l’ami Pierre!
Tant qu’à voir de grandes performances… aussi bien le faire en grand!
Lire les commentaires (5) | Commenter cet article




