Le collègue Joël-Denis Bellavance nous apprend ce matin sur lapresse.ca qu’une analyse réalisée pour le gouvernement Harper conclut que les entreprises de juridiction fédérale n’ont pas besoin d’autres mesures pour faire une plus grande place au français.
À l’inverse, dans son avis sur la redynamisation de la politique linguistique du Québec déposé il y a deux jours, le Conseil supérieur de la langue française recommande de serrer la vis.
Il propose « que les entreprises qui emploient de 25 à 49 personnes soient soumises à une démarche de francisation obligatoire, sous la responsabilité de l’Office québécois de la langue française, selon une formule allégée et souple ».
En mars 1993, il y a exactement 20 ans, le même Conseil avait rendu un avis opposé : il avait recommandé de ne pas recourir à des mesures astreignantes pour la francisation dans les entreprises comptant moins de 50 employés.
Autres temps, autres mesures.
On ne connaît pas encore quelles seraient les règles assouplies qui s’appliqueraient aux petites entreprises. Pour leur part, les entreprises de 50 employés et plus « doivent s’inscrire auprès de l’Office québécois de la langue française et procéder à une analyse de leur situation linguistique, informe le Secrétariat à la politique linguistique. Lorsque l’utilisation du français n’est pas généralisée à tous les niveaux de l’entreprise, celle-ci doit appliquer un programme de francisation visant à faire en sorte que le français soit utilisé comme langue de travail et comme langue de communication interne. »
Votre entreprise est-elle concernée par les recommandations du Conseil ?
Allez-vous prendre langue avec l’Office de la langue française ?

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rachel_eric
7 mars 2013
12h45
Ça prend plus d’études économiques qui démontrent la valeur ajoutée du bilinguisme pour les entreprises.
syl20_65
7 mars 2013
13h00
harper et sa gang de réformistes sont les derniers à avoir de la crédibilité lorsqu’ils parlent du français. Maman fédérale n’a que faire du fait français du Québec.
De plus, c’est le droit de TOUS les Québécois francophone de pouvoir travailler dans leur langue qui est la langue officicelle de la province. On voit que le Québec est toujours sous l’emprise colonialiste canadian.
Mais bon, on trouvera toujours des larbins french canadian pour défendre et présenter l’autre joue aux ”anti-droits” des francophones. Misère…
Sylvain Pelletier
pbrasseur
8 mars 2013
10h34
“une démarche de francisation obligatoire, sous la responsabilité de l’Office québécois de la langue française”
En d’autres mots plus de paperasse et plus de tracasseries administrative pour les entreprises du Québec (déjà champion dans le domaine).
Y’a pas à dire pour ce qui est de notre appauvrissement on connait la recette…
mlektra
8 mars 2013
12h49
@rachel_eric
Moi je vais voir si garder mon grand-père en vie consitue une valeur ajoutée à la société. Si on en arrive à une conclusion négative, hop on le débranche! Bein quoi? Ya que les chiffres qui comptent, le reste on s’en fout!