Café PME

Archive, février 2013

Jeudi 28 février 2013 | Mise en ligne à 12h49 | Commenter Un commentaire

À quoi tient l’optimisme ?

Les PME canadiennes ont le sourire, si tant est qu’elles aient des sentiments.

Est-ce l’approche du printemps ?

En février, l’optimisme des propriétaires de PME du Canada s’est encore accru, consolidant l’embellie de janvier, après la déprime de novembre et décembre.

L’indice du Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a atteint 66,2 sur une échelle de 100, en hausse d’un demi-point sur janvier.

Il mesure la proportion d’entrepreneurs qui s’attendent à de meilleurs résultats au cours des 12 prochains mois.

En période de croissance économique, l’indice se maintient généralement entre 65 et 70. « Pour la première fois depuis longtemps, l’optimisme des propriétaires de PME indique que l’économie canadienne s’améliore et réalise presque son plein potentiel de croissance », affirme Simon Gaudreault, économiste à la FCEI, dans le communiqué de l’organisme. « Les résultats de janvier et de février laissent penser que la croissance est générale, quoique modérée. »

Les propriétaires les plus optimistes se trouvent en Alberta (71,0), en Saskatchewan (69,8) et à Terre-Neuve-et-Labrador (67,0). L’Ontario (65,3) se situe tout juste sous la moyenne nationale. Au septième rang, les PME du Québec montrent un optimisme circonspect, avec un indice de 64,6.

Question : l’économie québécoise se porterait-elle mieux si une loi forçait tous les entrepreneurs à suivre une luminothérapie en hiver ?

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Jeudi 21 février 2013 | Mise en ligne à 18h54 | Commenter Un commentaire

Enjeu: La Pocatière est au centre de l’univers

Le routeur Almond, du fabricant taïwanais Securifi, dont le design est l’œuvre de Parallaxe… de La Pocatière.

Le routeur Almond, du fabricant taïwanais Securifi, dont le design est l’œuvre de Parallaxe… de La Pocatière.

Comment gagner un prix de design en Chine sans sortir de La Pocatière ?

En travaillant à distance avec une entreprise de Taiwan. Le monde était devenu un village global : il est maintenant un grand bureau.

La petite firme de design industriel Parallaxe, de La Pocatière, a remporté en novembre dernier le Succesful Design Award, dans la catégorie Computer & Business, pour le routeur à écran tactile Almond conçu pour la compagnie taïwanaise Securifi.

Le prix, remis à Shanghai, récompensait un produit distribué sur le marché chinois en 2012 et remarquable par son design.

« On est un peu surpris, d’autant plus que les autres produits qui ont été primés sont de Samsung, Philips et Nokia », confie le président de la petite firme de trois personnes, Pierre Patenaude. « C’est très valorisant. »

Surprenant qu’une firme de La Pocatière trouve un client à Taiwan ? Plus étonnant encore : c’est en fait la compagnie de Taiwan qui a déniché un fournisseur à La Pocatière !

La toute jeune entreprise Securifi cherchait une firme pour mettre au point le boîtier de son innovation : un routeur sans fil avec écran tactile dont on pourrait faire le paramétrage directement sur l’appareil plutôt que par l’intermédiaire d’un ordinateur.

Un mouleur de plastique de Taiwan leur a parlé de Parallaxe, avec laquelle il travaillait. Securifi a vérifié sur internet les antécédents de la petite firme de La Pocatière… et lui a accordé le mandat.

Parallaxe a conçu un boîtier sobre, constitué d’un noyau technique enserré en sandwich entre deux plaques carrées, qui s’évasent légèrement à leur base. Il s’agissait de plaire à une clientèle « de téléphone intelligent et de tablette électronique, et non de routeurs traditionnels, et qui était donc habituée à voir des produits avec un certain design. » Un coup de maître : ce premier produit de Securifi est maintenant distribué partout dans le monde.

Il a sans doute fallu de nombreux voyages en Asie pour mettre le produit au point ? « On ne s’est jamais rencontrés », répond Pierre Patenaude. Tout s’est fait par voie électronique : transmission de fichiers numériques, conférence sur Skype, envoi de prototypes par colis express…

Parallaxe a été fondée en 2004 à La Pocatière. Pierre Patenaude y habitait, après avoir travaillé pour un centre de transfert technologique de l’endroit.

Le petit bureau de trois employés s’est rapidement fait une réputation et une clientèle dans les appareils électroniques et médicaux.

Une bonne partie de son chiffre d’affaires est réalisé au Québec, mais grâce au bouche à oreille des sous-traitants asiatiques, l’entreprise compte des clients au Canada, aux États-Unis, en France, en Angleterre, en Inde, en Australie… où Pierre Patenaude ne se rend à peu près jamais.

« Il y a un périmètre psychologique au delà duquel on ne se déplace plus », dit-il.

Même Montréal mérite rarement un déplacement. Son rayon d’action maximale est d’environ 250 km.

Mais la virtualité a ses limites. Dans sa quête de croissance, le plus grand défi de Parallaxe consiste à trouver des designers qui accepteraient de s’installer à La Pocatière. « Il y a une pénurie de main-d’œuvre spécialisée, surtout en design », constate Pierre Patenaude.

Encore une fois, c’est peut-être sur la scène internationale que se trouve la solution. « Un de mes clients est installé un peu plus à l’est et il est allé chercher quatre ingénieurs et techniciens en France, décrit-il. La solution est d’aller recruter à l’étranger. »

Si tu ne viens pas à La Pocatière, La Pocatière viendra à toi (Paul Féval, Le bossu).

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Mercredi 20 février 2013 | Mise en ligne à 16h06 | Commenter Commentaires (29)

Pour le développement économique féminin

Développement économique féminin ? Non, rien à voir avec l’équité en emploi.

C’est le nom du nouveau site internet destiné aux femmes entrepreneures, lancé le 19 février par le Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ). Voir ici.

Le 10 avril 2012, le Réseau avait fait savoir qu’il avait été Dchoisi par Condition féminine Canada comme « organisation devant veiller à la promotion et à l’encouragement des entreprises à propriété féminine au Québec ».

La création de ce site Web est une des concrétisations de cette mission – et du budget qui l’accompagnait.

C’est aussi l’occasion de fondre un nouveau sigle : EPF, pour entreprise à propriété féminine. À ne pas confondre avec European Powerlifting Federation (EPF), Eclipse Process Framework (EPF) ou European Patients’ Forum (EPF).

Le programme Développement économique féminin (DEF, à ne pas confondre avec Diesel Exhaust Fluid) veut favoriser la croissance des EPF en facilitant leurs liens d’affaires avec les grandes organisations.

Il comporte plusieurs phases, parmi lesquelles l’identification des EPF du Québec et leur accréditation auprès de WEConnect Canada, qui gère la principale norme de certification internationale des entreprises à propriété féminine. Cette accréditation donnera accès aux occasions d’affaires avec diverses organisations gouvernementales et entreprises nationales et internationales, avec lesquelles le RFAQ doit faciliter le maillage.

Sur le site Développement économique féminin, les femmes entrepreneures pourront trouver l’information sur ce programme et le calendrier de ses activités.

Selon l’Enquête sur la population active de Statistique Canada, le Québec comptait en 2012 quelque 58 200 femmes « propriétaires actives d’une entreprise constituée en société, d’une exploitation agricole ou d’un bureau professionnel », dont 31 900 avaient des employés.

Ces 58 200 femmes représentent le quart des 232 400 propriétaires de ce type recensés au Québec.

Selon une autre source, 27,2 % des 118 600 PME québécoises (1 à 499 employés) étaient détenues au moins à 50 % par une femme en 2011 (Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011).

Selon vous, quelle serait la priorité, s’il devait n’en avoir qu’une : faciliter les contrats des grandes organisations avec les entreprises détenues par des femmes (donc favoriser leur succès et leur survie, et accroître ainsi leur nombre relatif), ou encourager les femmes à créer des entreprises ?

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