Ça y est, c’est officiel, l’Europe est en récession. Selon une première estimation communiquée aujourd’hui par l’office européen des statistiques Eurostat, la zone euro a connu au troisième trimestre un deuxième repli consécutif de son produit intérieur brut.
L’optimisme des entrepreneurs canadiens en sera-t-il affecté ?
Au baromètre de la confiance, leur humeur risque de passer de l’entrain au léger souci, puis à la préoccupation, avant de régresser au stade de l’inquiétude, lui-même précurseur d’une sombre anxiété.
Il y a à peine une semaine, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a annoncé que la confiance des petites et moyennes entreprises du Canada avait pris du mieux, pour atteindre un sommet depuis avril. L’indice du Baromètre des affaires de la FCEI est passé de 62 en septembre à 65,6 en octobre, une embellie de 3,6 points.
« Cette hausse est la plus importante enregistrée en un mois depuis deux ans », a observé Simon Gaudreault, économiste à la FCEI. Il attribue en partie ces résultats à la reprise économique des États-Unis.
Les entreprises de la fabrication, des services professionnels et de l’information, des arts et des spectacles ont montré une meilleure humeur que la moyenne.
Un entrepreneur sur cinq (19 %) prévoyait embaucher du personnel supplémentaire à temps plein au cours des trois ou quatre prochains mois, contre 12 % qui considéraient plutôt réduire leurs effectifs.
41 % des chefs d’entreprise estimaient que leur situation était bonne, soit trois fois plus que les entrepreneurs d’opinion inverse.
Malheureusement, la contagion du pessimisme est beaucoup plus rapide que celle de l’optimisme.
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