Le blogue immobilier

Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 16 septembre 2014 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (78)

Quel avenir pour les environs du nouveau CHUM?

L'une des "visions" pour le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie (Source: Ville de Montréal)

L'une des "visions" pour le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie. (Source: Ville de Montréal)

Les environs du métro Champ-de-Mars devraient changer radicalement de visage d’ici 2017, si les plans de Denis Coderre vont de l’avant.

Le maire confirmait en juillet que Montréal compte recouvrir un tronçon de 125 mètres de l’autoroute Ville-Marie.

Cette portion est grosso modo située entre le Palais des congrès et le nouveau CHUM, avec l’hôtel de ville et la station Champ-de-mars de part et d’autre.

La Ville mène jusqu’au 8 octobre une consultation publique pour savoir ce que les Montréalais souhaitent voir sur le futur site. On trouve plusieurs “visions” d’architectes sur le site.

“C’est ni plus ni moins la reconstruction d’un quartier à la jonction du centre-ville et du Vieux-Montréal que nous proposons, une formidable occasion de développement dans un secteur stratégique de Montréal”, fait valoir Denis Coderre, qui espère en faire un legs pour les fêtes du 375e.

Montréal travaille fort pour tenter d’effacer les cicatrices –sommes toutes très récentes, ne l’oublions pas– de l’autoroute Ville-Marie.

La construction de l’immeuble de la Caisse de dépôt, au début des années 2000, a permis de recouvrir le tronçon situé au coeur de ce qui est devenu le Quartier international.

La facture de ce projet a été salée, mais les investissements générés depuis dans le quartier dépassent les 2 milliards.

Toutes les options sont sur la table pour le recouvrement du nouveau tronçon. On parle de densification des immeubles, d’une esplanade publique “multifonctions” et d’un parc, entre autres idées.

Le gouvernement du Québec s’est engagé à investir jusqu’à 100 millions dans le projet, mais Denis Coderre estime que la chose pourrait coûter entre 45 et 70 millions.

La Ville profite de l’exercice pour consulter les citoyens au sujet du Square Viger voisin, mal-aimé par plusieurs:

Source: Ville de Montréal.

Source: Ville de Montréal.

Après de multiples tentatives ratées, les terrains et l’ancienne gare situés en face de ce square doivent faire l’objet d’un important redévelopement au fil des prochaines années.

Enfin, voici quelques images d’archives des environs de l’hôtel de ville.

Elles montrent bien comment le secteur a graduellement fait place à des stationnements à ciel ouvert, puis à l’autoroute Ville-Marie, avant de connaître un certain renouveau grâce à l’érection du CHUM.

1928 (Source: Ville de Montréal)

1928 (Source: Ville de Montréal)

1969 (Source: Ville de Montréal)

1969 (Source: Ville de Montréal)

1977 (Source: Ville de Montréal)

1977 (Source: Ville de Montréal)

2014 (Source: Ville de Montréal)

2014 (Source: Ville de Montréal)

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Jeudi 11 septembre 2014 | Mise en ligne à 11h18 | Commenter Commentaires (118)

Référendum et immobilier, version écossaise

Photo AP

Photo AP

On l’a entendu ici en 1995, avant le référendum.

Puis en 2012, et encore en 2014, alors que le Parti québécois menait dans les sondages électoraux.

Eh bien, sans grande surprise, l’Écosse n’échappe pas au phénomène. À une semaine d’un référendum sur l’indépendance nationale, des voix s’élèvent pour avertir d’un effondrement des investissements immobiliers dans le cas d’une victoire du “Oui”.

La firme Barbour ABI estime que 13 milliards de dollars US en projets de construction risquent d’être annulés si les indépendantistes l’emportent.

Le marché résidentiel est aussi au point mort dans l’attente du scrutin, indiquent plusieurs journaux écossais.

Les rares offres d’achat déposées ces jours-ci sont parfois conditionnelles à une victoire du “Non”, ce qui s’était aussi vu à Montréal et en Outaouais à l’époque du référendum.

Un économiste de la firme Nomura, de Londres, recommande quant à lui aux investisseurs de s’inspirer de l’aventure référendaire québécoise de 1995.

Il prévoit une mince victoire du “Non”, et recommande en somme d’acheter dès maintenant des actifs –notamment immobiliers– alors que les prix sont déprimés.

Les investisseurs astucieux feront un beau “coup d’argent” grâce au rebond post-référendaire, prévoit l’économiste Charles St-Arnaud, de Nomura.

Oui ou non? Et à quel prix?

À suivre avec grand intérêt d’ici au référendum du 18 septembre –et au-delà.

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Vendredi 5 septembre 2014 | Mise en ligne à 11h20 | Commenter Commentaires (220)

L’appart le plus “trash” au Québec

Le logement "gagnant" du concours organisé par l'APQ. (Source: APQ)

Le logement "gagnant" du concours organisé par l'APQ. (Source: APQ)

L’Association des Propriétaire du Québec (APQ) a lancé un concours photo pour le moins inusité. Dans la foulée des déménagements du 1er juillet, l’organisme a voulu trouver l’appartement le plus souillé de la province.

Dresser un palmarès du trash, en somme.

Pascal Théorêt, proprio d’un immeuble à revenus, a remporté la palme, lui qui a retrouvé l’un de ses logements recouvert de graffitis.

Ce concours revêt une note “légère”, admet l’APQ. Mais il vise à dénoncer un problème beaucoup plus grave aux yeux des propriétaires: l’interdiction de demander des dépôts de garantie aux locataires qui emménagement dans un nouveau logis.

L’organisme estime que les deux tiers des logements nécessitent plus qu’un simple ménage au départ des locataires. Dans bien des cas, les dommages s’élèvent à plusieurs milliers de dollars.
***
La demande d’un dépôt de sécurité à la signature du bail est pratique courante dans bien des provinces et États, mais elle demeure tabou ici.

Qu’à cela ne tienne, de plus en plus de proprios québécois exigent un dépôt depuis quelques années. Et ils l’obtiennent, conséquence directe de la rareté des logements disponibles.
Mais en agissant ainsi, ils contreviennent à la loi.

L’APQ espère que son concours aidera à “conscientiser” les élus quant à la nécessité de changer les lois québécoises.
“L’absence du dépôt de garantie démontre également un manque de cohérence entre les obligations prévues au Code civil et les mesures qui sont mises à la disposition du propriétaire”, fait valoir l’organisme.

Il est vrai que la réalité des propriétaires n’est pas toujours facile au Québec, loin de là.


Tous avaient dû recourir à des huissiers pour expulser ces locataires, et dans la plupart des cas, ils ont retrouvé leurs logements complètement souillés. Certains ont sombré dans la dépression; d’autres se sont retrouvés au bord de la faillite.

Le propriétaire peut évidemment introduire une demande à la Régie du logement, souligne l’APQ. Malheureusement, les coûts et délais encourus ainsi que la solvabilité du locataire rendent cette procédure inefficace dans plusieurs cas.”

***

Bien évidemment, chaque médaille a son revers.

Les mauvais propriétaires existent, avec leurs taudis loués à prix d’or. Le nombre élevé de plaintes déposées à la Régie du logement en témoigne.

Il reste que les milliers de propriétaires québécois –pour la plupart de simples citoyens qui possèdent un ou deux petits immeubles– réclament depuis des années des changements législatifs.
Les groupes de locataires s’opposent pour leur part à l’instauration d’un dépôt de sécurité.

En terminant, voici quelques photos retenues comme “finalistes” du concours de l’APQ:

Source: APQ
Source: APQ
Source: APQ

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