Le blogue immobilier

Archive de la catégorie ‘Général’

Lundi 18 août 2014 | Mise en ligne à 14h49 | Commenter Commentaires (175)

“Fidéliser” les familles à Montréal… avec 6000$

Photo Archives La Presse

Photo Archives La Presse

Nouveau rebondissement dans le ballet des subventions offertes aux acheteurs de propriétés à Montréal.

Après l’annulation-surprise du programme le mois dernier, l’administration du maire Denis Coderre a annoncé lundi matin le retour d’aides financières… amputées de moitié.

Les subventions pour l’achat d’une première propriété, qui pouvaient atteindre 12 000$, seront ainsi plafonnées aux environs de 6000$.

La Ville attribue cette baisse au retrait du gouvernement provincial, qui finançait auparavant 50% des coûts.

Nous avons choisi de relancer notre propre programme, sur nos propres bases”, a affirmé le maire Coderre.

Et qui peut se qualifier pour une subvention? Les critères en vigueur dans l’ancien programme sont pour le moins restrictifs.

Le prix maximal d’un logement neuf “pour une famille” –qui compte au moins trois chambres à coucher– a été fixé à 360 000$, taxes comprises.

Une denrée rarissime, dans bien des quartiers montréalais.

Le nouveau programme, doté d’un budget de 11,5 millions de dollars, sera soumis au conseil municipal au cours des prochaines semaines.

Ces millions serviront à financer les rénovations majeures, les rénovations “à la carte”, la stabilisation des fondations ainsi que l’achat d’une première propriété. Autant de moyens de “fidéliser” les familles à Montréal, selon Denis Coderre.

Le maire promet néanmoins de continuer à “faire pression” sur Québec en vue d’obtenir un retour de l’aide financière provinciale.

D’ici là, l’administration municipale devra continuer à ramer fort pour tenter de freiner l’exode des Montréalais vers la banlieue.

Près de 47 000 résidents du 514 ont quitté l’île vers le 450 l’an dernier, alors que seulement 30 000 ont pris la décision inverse…

Lire les commentaires (175)  |  Commenter cet article






Lundi 4 août 2014 | Mise en ligne à 13h51 | Commenter Commentaires (412)

Le pep disparu

Nouveau trimestre, nouvelles statistiques couci-couça pour le marché immobilier québécois.

Pour le troisième trimestre d’affilée, les ventes ont affiché un recul à l’échelle provinciale, rapporte la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Source: FCIQ

Source: FCIQ

Pire: c’est la septième fois en huit trimestres que le nombre de transactions diminue.

En d’autres mots, le marché québécois ramollit sans cesse depuis deux ans, alors qu’il s’est redressé de façon assez solide dans plusieurs autres provinces.

Voici en détails la situation au deuxième trimestre, par catégorie de propriétés (pardonnez la petitesse des caractères):

Source: FCIQ

Source: FCIQ

Le rapport de la FCIQ, qu’on retrouve ici, permet de constater les dynamiques hautement contrastées entre les différentes régions de la province.

Je parlais la semaine dernière du marché montréalais, dont les ventes atteignent ces jours-ci un creux de 10 ans.

En vrac, quelques autres données frappantes:

GRANBY:

Le prix médian des condos a reculé de 18% au deuxième trimestre, effaçant du coup les gains totaux de 14% réalisés depuis cinq ans.

TREMBLANT:

Les unifamiliales, tout comme les condos, ont vu leur prix médian bondir de 11%, à 221 500$ et 239 000$ respectivement. (Eh oui, les copropriétés y valent plus cher que les maisons.) Notons qu’il y a l’équivalent de 50 mois d’inventaire de maisons à vendre à Tremblant!

SAINT-SAUVEUR:

Le prix médian des maisons unifamiliales a là aussi bondi de 11% pendant le trimestre, à 250 000$.

VILLE DE QUÉBEC:

Après des années de constructions effrénée, le marché stagne. Le prix médian des maisons unifamiliales n’a pas bougé d’un iota, à 252 250$, tandis que celui des condos a reculé de 1%, à 200 000$.

SEPT-ÎLES:

Les ventes de maisons ont explosé de 39% dans cette région minière, alors que le prix médian a grimpé de 13%. Il s’établit maintenant à 220 000$.

THETFORD MINES:

La valeur de revente des maisons a grimpé de 11%, pour s’établir à tout juste 100 000$.

Lire les commentaires (412)  |  Commenter cet article






Mercredi 23 juillet 2014 | Mise en ligne à 15h01 | Commenter Commentaires (338)

Bulle estivale (ou pas)

Le sujet revient dans l’actualité avec la régularité d’un métronome: le Canada serait aux prises avec une inquiétante bulle immobilière.

Ou pas.

Cette semaine, c’est Douglas Porter, l’économiste en chef de la BMO, qui ajoute son grain de sel au débat.

Dans son analyse, il souffle le chaud et le froid, pour dire le moins.

L’économiste cite d’abord une série de statistiques qui donne le tournis:

– Les prix de l’immobilier ont doublé depuis 11 ans au Canada;

– La dette hypothécaire combinée des Canadiens atteint maintenant 1230 milliards de dollars, une proportion record de 60% du PIB;

– Les propriétés coûtent maintenant 53% plus cher au Canada qu’aux États-Unis, en moyenne.

Source: BMO

Source: BMO

Ces seules données pourraient laisser croire que Douglas Porter a rejoint le camps des “pessimistes”, voire des “oiseaux de malheur”, comme ils les appelle.

Et pourtant, non.

L’économiste cite trois facteurs qui ont permis au marché canadien de se maintenir jusqu’à maintenant, dont les faibles taux d’intérêt.

Malgré des prix record, “l’accessibilité” reste ainsi tout près de ses niveaux historiques, rappelle-t-il.

Source: BMO

Source: BMO

Doug Porter fait aussi valoir que les prix surélevés restent l’apanage de deux villes: Vancouver et Toronto.

Dans ces villes, les ratios prix/salaire médian dépassent tout entendement.

Source: BMO

Source: BMO

Pour justifier sa position tout de même optimiste, Doug Porter effectue aussi un retour dans les années 90.

Il rappelle que les prix ont baissé de 6,4% entre 1990 et le premier trimestre de 2002 au Canada, alors qu’ils ont grimpé de 5% en moyenne par la suite en tenant compte de l’inflation.

Cela équivaudrait donc à une hausse annuelle moyenne de 2,1% depuis 1990, “remarquablement similaire à la croissance du PIB réel pendant cette période (2,3%)”.

Porter émet par ailleurs des doutes quant aux différents organismes et publications (comme The Economist), qui dépeignent le marché canadien comme l’un des plus surévalués au monde.

L’économiste affirme que Vancouver possède des caractéristiques similaires aux marchés les plus chers de la planète, comme Sydney, Hong Kong et San Francisco…

Il souligne aussi les similitudes entre les prix de Montréal et Chicago, puis entre ceux de Toronto et New York.

Source: BMO

Source: BMO

Enfin, l’économiste de la BMO souligne la tendance positive des ventes dans la plupart des marchés.

Les ventes de condos neufs ont bondi de 94% à Toronto le mois dernier, tandis que le marché montréalais a connu son meilleur mois de juin depuis trois ans.

M. Porter n’entrevoit pas de hausse des taux hypothécaires à court terme, ni de nouvelles mesures gouvernementales pour calmer le marché canadien.

En somme, une analyse en demi-teintes qui donnera des arguments aux deux camps…

Lire les commentaires (338)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    août 2014
    D L Ma Me J V S
    « juil    
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Archives

  • publicité