Le blogue immobilier

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 2 septembre 2015 | Mise en ligne à 11h18 | Commenter Commentaires (14)

La maison à 1 million

Le marché des propriétés de plus de 1 million de dollars se porte bien au Canada.

Selon une étude Re/Max, 380 résidences de plus de 1 million ont changé de main pendant les sept premiers mois de 2015 à Montréal.

C’est 24% de plus qu’à la même période l’an dernier.

Pendant la même période, 7249 propriétés de plus de 1 million ont été vendues à Toronto (+55% sur un an), 2649 à Vancouver (+40%) et 517 à Calgary (-28%).

Comme quoi le marché millionnaire de Montréal, même s’il est en augmentation, reste microscopique par rapport à celui des autres grandes métropoles canadiennes.

Que peut-on acheter avec 1 million dans les quatre plus grandes villes du pays?

À Montréal:

Maison de 3053 pieds carrés, 4 chambres à coucher, située à Outremont. Prix demandé: 999 999$.

Maison de 3053 pieds carrés, 4 chambres à coucher, située à Outremont. Prix demandé: 999 999$.

À Toronto:

Maison semi-détachée située dans le quartier central de Cabbagetown. Deux chambres à coucher, 1700 pied carrés. Prix demandé: 998 500$.

Maison semi-détachée située dans le quartier central de Cabbagetown. Deux chambres à coucher, 1700 pied carrés. Prix demandé: 998 500$.

À Vancouver:

Copropriété dans le secteur central Coal Harbor. Trois chambres à coucher, 1254 pieds carrés. Prix demandé: 998 000$.

Copropriété dans le secteur central de Coal Harbor. Trois chambres à coucher, 1254 pieds carrés. Prix demandé: 998 000$.

À Calgary:

Maison presque neuve située près du centre-ville. Trois chambres à coucher, 3000 pieds carrés. Prix réduit à 979 000$.

Maison presque neuve située près du centre-ville. Trois chambres à coucher, 3000 pieds carrés. Prix réduit à 979 000$.

Notons que les propriétés sélectionnées dans le cadre de cet exercice sont toutes situées dans des quartiers centraux.

En agrandissant la zone de recherche jusqu’en banlieue éloignée, on trouve par exemple ceci:

À Blainville, sur la Rive Nord. Maison de plus de 5000 pieds carrés, 4 chambres à coucher. Prix demandé: 1,1 million.

À Blainville, sur la Rive Nord. Maison de plus de 5000 pieds carrés, 4 chambres à coucher. Prix demandé: 1,1 million.

Dans son étude, Re/Max souligne que la forte demande d’acheteurs étrangers –surtout chinois– stimule la demande, surtout à Vancouver et Toronto, et à Montréal dans une moindre mesure.

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Mardi 25 août 2015 | Mise en ligne à 11h51 | Commenter Commentaires (69)

Après l’atterrissage, le Québec en mode «ajustement»

Si le marché immobilier québécois a réussi son “atterrissage en douceur”, la période d’ajustement, elle, est loin d’être terminée, selon le Mouvement Desjardins.

Surabondance de condos neufs, construction locative trop frénétique, timidité des acheteurs: l’économiste principale Hélène Bégin passe en revue tous les paramètres –bons et moins bons– du marché actuel dans une étude publiée mardi.

Du côté des éléments positifs, la revente devrait enregistrer cette année sa première hausse en cinq ans au Québec.

Le nombre de transactions devrait ainsi progresser de 5%, après avoir connu l’an dernier son plus bas niveau en une décennie. Desjardins s’attend à 74 200 reventes cette année.

“Le bassin de propriétés à vendre demeure toutefois important par rapport au nombre d’acheteurs”, note Hélène Bégin.

À Saguenay, par exemple, on retrouve un ratio de 22 vendeurs pour un seul acheteur de copropriété!

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L’excédent de propriétés à vendre continuera à peser sur la croissance des prix, qui devrait être limitée à 1,5% cette année au Québec, selon Desjardins.

Cette faible progression est à des années-lumières de la “surchauffe” observée à Vancouver (+9,9%) et Toronto (+10,2%).

“Les inquiétudes sont donc moindres pour le marché de la province et les risques d’une correction des prix s’avèrent plutôt faibles”, souligne l’économiste de Desjardins.

***

Malgré ce regain de la revente, des zones d’inquiétude persistent.

La quantité de condos neufs invendus demeure trop élevée à Montréal et Québec.

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Le nombre de copropriétés mises en chantier a beau avoir reculé de 40% depuis le début de l’année, “l’accalmie doit se poursuivre”, avertit Desjardins.

Les promoteurs ont depuis transféré leur enthousiasme vers le secteur locatif, qui connaît un boom depuis le début de 2015.

Or, les constructeurs “ne pourront maintenir le rythme”, souligne Hélène Bégin.

L’économiste rappelle que l’offre locative est maintenant excédentaire dans toutes les grandes villes du Québec.

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Desjardins dresse un constat similaire pour le segment des résidences pour personnes âgées, qui connaît lui aussi un boom de construction.

Le taux d’inoccupation moyen se situe à 7,3%, et la véritable ruée devrait seulement commencer dans cinq ans, lorsque les premiers baby-boomers atteindront l’âge de 75 ans.

Hélène Bégin résume ainsi la tendance attendue du marché immobilier québécois:

“Même si l’emploi fait bien depuis le début de l’année et que les taux hypothécaires ont diminué, le secteur résidentiel n’est pas mûr pour une nouvelle phase d’expansion. La période d’ajustement devra ainsi se poursuivre encore un certain temps dans plusieurs marchés.”

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Mercredi 12 août 2015 | Mise en ligne à 11h20 | Commenter Commentaires (316)

Condos: la (vraie) fin du boom à Montréal

Difficile à croire quand on regarde les nombreuses grues dans le ciel de Montréal, mais le nombre de mises en chantier de condos a chuté en flèche depuis le début de 2015.

La quantité de nouvelles copropriétés entamées par les constructeurs a fléchi de presque 50% entre janvier et juillet, nous apprenait la SCHL mardi.

En fait, pour la première fois depuis 1992, il s’est construit plus de logements locatifs que de condos dans la métropole cette année.

Capture d’écran 2015-08-12 à 11.00.09

Comment expliquer ce recul majeur des mises en chantier de condos, alors que le centre-ville et Griffintown ressemblent à de vastes sites de construction à ciel ouvert?

La réponse se trouve en partie dans la façon de calculer de la SCHL, qui comptabilise les nouvelles unités au lancement des travaux.

Autour du Centre Bell, par exemple, toutes les mises en chantier ont été calculées en 2013 ou 2014, même si c’est aujourd’hui que les travaux battent leur plein sur une demi-douzaines de gratte-ciel.

Qu’importent les statistiques, il apparait peu probable de revoir autant de grands projets lancés simultanément.

La demande des acheteurs existe, mais elle est loin d’être aussi frénétique que par les années passées.

À preuve, certains projets ont été annulés ou mis sur la glace au cours des derniers trimestres.

Le lancement prochain des ventes de la Tour des Canadiens 2 constituera sans aucun doute un test intéressant pour le marché montréalais.

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