Le blogue immobilier

Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 9 février 2016 | Mise en ligne à 14h41 | Commenter Commentaires (69)

Scandale immobilier en Colombie-Britannique

Photo Archives La Presse

Photo Archives La Presse

Avec un prix moyen de 775 000$ (et 1,2 million pour les bungalows), le marché immobilier de Vancouver atteint aujourd’hui des sommets inédits.

Au-delà de ces prix gonflés aux stéroïdes, une véritable controverse balaie l’industrie immobilière de la Colombie-Britannique depuis quelques jours.

Au terme d’une enquête exhaustive, le Globe and Mail a révélé samedi l’existence d’un controversé système de “cession de contrats”, qui permet à des courtiers immobiliers de s’enrichir de façon considérable au détriment des vendeurs.

Le Globe donne l’exemple d’une maison vendue récemment par la famille Rapaport, dans le West Side de Vancouver.

La famille a accepté de vendre sa propriété à un investisseur étranger pour 5,2 millions.

Toutefois, en cours de route, sans trop comprendre pourquoi, les Rapaport ont réalisé que c’était en réalité le courtier de cet investisseur qui allait acquérir la maison.

Pourquoi? En vertu d’une “clause de cession” incluse dans le contrat de vente, l’acheteur original a pu transférer ses droits au courtier.

Trois mois plus tard, le même courtier (et nouveau propriétaire) revendait la maison des Rapapaport pour 6,2 millions.

Le Globe and Mail illustre le stratagème ainsi (pardonnez l’anglais):

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Source des illustrations: Globe and Mail)

Source des illustrations: Globe and Mail

Cette manoeuvre controversée, mais légale, permet aux courtiers d’empocher plusieurs commissions avant même que la première transaction soit finalisée.

Le stratagème permet aussi aux investisseurs étrangers –surtout chinois– de réaliser un profit rapide sans payer de taxes au Canada, puisque la revente est en fait une “cession” qui se fait dans l’ombre du système traditionnel.

En plus d’enrichir les spéculateurs, ces transactions contribuent à jeter de l’huile sur le marché immobilier déjà survolté de la Colombie-Britannique.

L’affaire est si sérieuse que le gouvernement provincial a annoncé lundi le lancement d’une enquête sur les pratiques douteuses de l’industrie immobilière.

Le gouvernement nommera un comité indépendant pour se pencher sur ce “problème urgent”.

Et qu’en est-il au Québec? Des plaintes ont-elles déjà été reçues par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec?

Selon une porte-parole de l’OACIQ, le phénomène est marginal au Québec. Aucune plainte n’a été reçue à cet effet, souligne-t-elle.

Chose certaine, le marché immobilier montréalais est loin d’être aussi propice que celui de Vancouver à l’émergence de telles pratiques, avec une offre abondante et une présence plus faible des investisseurs étrangers.

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Mercredi 3 février 2016 | Mise en ligne à 10h37 | Commenter Commentaires (76)

Les Québécois aiment les grosses… mises de fonds

À combien s’élève la mise de fonds moyenne des Québécois qui achètent une propriété?

À 29%, révèle une étude inédite publiée cette semaine par l’Institut de la Statistique du Québec (ISQ).

Cette donnée va à l’encontre de la croyance populaire, selon laquelle les acheteurs cherchent systématiquement à injecter le moins de comptant possible à l’achat.

Plus en détails:

Capture d’écran 2016-02-03 à 10.12.03

Le chercheur de l’ISQ, Marc-André Gauthier, a réalisé son étude en décortiquant les résultats d’une enquête pointue de Statistique Canada.

Plusieurs de ses constatations sont inédites.

Par exemple, il a ainsi que 11,8% des acheteurs ont fait une mise de fonds de moins de 5%, même s’il s’agit là du minimum requis pour bénéficier d’un prêt assuré par la SCHL.

« Comment expliquer une telle situation? Si l’on ne peut écarter totalement l’hypothèse d’une erreur de déclaration, on peut soupçonner un biais d’interprétation chez les familles ayant fait une mise de fonds non traditionnelle », comme un don ou un emprunt, souligne le chercheur.

Le rapport nous apprend également que le solde hypothécaire initial atteignait en moyenne 130 000$ au Québec en 2012.

Parmi les autres éléments intéressants, l’ISQ révèle qu’une famille québécoise sur deux parvient à payer son hypothèque en moins de 20 ans.

Et comme j’en parlais dans cet article mardi, on apprend aussi qu’au moins 25% des ménages du Québec ont refinancé leur maison et doivent aujourd’hui davantage que le solde initial de leur hypothèque.

Selon Sylvie Rousson, courtière depuis 18 ans chez Multi-Prêts, le phénomène du refinancement est en forte croissance, en particulier chez les baby-boomers.

De plus en plus d’entre eux viennent la voir pour refinancer en partie leur maison, histoire de se dégager des liquidités à un taux d’intérêt très bas.

Le « stigma » longtemps associé au fait de réhypothéquer sa maison est en train de disparaître, selon Mme Rousson.

Elle décrit plutôt le phénomène –du moins dans ce cas– comme une « saine planification de l’endettement ».

L’étude complète de l’ISQ se trouve ici. Le volet sur les hypothèques comment à la page 11.

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Mardi 26 janvier 2016 | Mise en ligne à 12h15 | Commenter Commentaires (20)

Les déboires du club Mount Stephen

Image fournie par Tidan

La vision du projet, telle que présentée par le promoteur. (Image fournie par Tidan)

La conversion du club Mount Stephen en hôtel de 12 étages est marquée par de sérieux problèmes.

D’importantes fissures sont apparues dans la façade de pierre du somptueux bâtiment de la rue Drummond, construit entre 1880 et 1883, rapporte le quotidien The Gazette mardi.

Les dommages structurels sont si sérieux que la façade devra être “déconstruite”, le temps d’effectuer les réparations, avant d’être reconstruite à l’identique.

Ls fissures sont très apparentes à l'oeil nu. (Photo courtoisie de The Gazette)

Ls fissures sont très apparentes à l'oeil nu. (Photo courtoisie de The Gazette)

Des poutres de soutènement ont été installées pour sécuriser la structure et éviter tout risque d’effondrement.

Photo courtoise de The Gazette

(Photo courtoisie de The Gazette)

En plus de ces sérieux problèmes structurels, le projet de conversion du Mount Stephen Club en hôtel de 80 chambres est aussi frappé par une poursuite judiciaire, rapporte The Gazette.

Le ministère de la Culture et des Communications poursuit les propriétaires du bâtiment, Jack Sofer de Westmount et Meir Yuval de Hampstead, ainsi que leur société à numéros, pour avoir altéré illégalement cet édifice classé au patrimoine québécois.

Ils auraient notamment démoli trois cheminées et recouvert certaines pierres extérieures avec des panneaux de ciment, peut-on lire.

En plus de son classement au patrimoine québécois, le club de la rue Drummond est considéré comme un monument historique du Canada.

Le somptueux manoir a été construit pour le baron George Stephen, président de la Banque de Montréal et président-fondateur du Canadien Pacifique.

Le bâtiment a ensuite servi de club privé entre 1926 et 2011, avant de faire l’objet d’un plan de conversion en 2012 par le promoteur Tidan.

Les déboires de ce chantier ont été critiqués vertement par l’organisme Héritage Montréal.

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