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  • Maxime Bergeron

    Journaliste à La Presse depuis 2003, Maxime Bergeron a fait ses premières armes au Soleil de Québec après des études en journalisme à l’UQAM. Ses reportages l’ont mené des alumineries d’Arvida aux bidonvilles d’Accra, en passant par les gratte-ciels de Dubaï et les manifestations de Moscou. En parallèle à ses dossiers sur une panoplie de sujets économiques, il entretient depuis des années un vif intérêt pour l’immobilier.
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    Archive de la catégorie ‘Général’

    Plusieurs attendaient un coup de frein brutal au Québec, après l’imposition de nouvelles règles hypothécaires par Ottawa l’automne dernier.

    La douche froide semble avoir été évitée. Le marché immobilier de la province a à peine sursauté, avant de se ressaisir dès le début de 2017, selon une étude publiée jeudi par Desjardins.

    mesures gouvernement

    Dans leur rapport, les économistes de Desjardins ont comparé le resserrement des conditions d’emprunt de l’automne dernier à celui de 2008.

    À l’époque, Ottawa avait réduit de 40 à 35 ans la période maximale d’amortissement des prêts hypothécaires, et fait passer de zéro à 5% la mise de fonds minimale.

    Le coup de barre de 2008 coïncidait avec une récession provoquée par la crise immobilière américaine, rappelle Desjardins. L’économie québécoise tournait alors au ralenti.

    À l’opposé, le marché de l’emploi du Québec affichait son taux de chômage le plus bas depuis 40 ans (6,5%) lorsqu’Ottawa a imposé ses nouvelles règles hypothécaires à l’automne 2016.

    “Cela a solidifié le marché de l’habitation qui a résisté aux contraintes des nouvelles règles hypothécaires”, soulignent les économistes de Desjardins.

    emploi

    En fait, le marché immobilier québécois a fait preuve d’une telle robustesse au cours des six derniers mois que Desjardins a légèrement revu à la hausse ses prévisions pour 2017.

    “La prudence qui s’imposait l’automne dernier, avant l’entrée en vigueur des mesures plus restrictives pour les emprunts hypothécaires, a fait place à un certain optimisme”, souligne le rapport.

    activité modérée

    Le rapport de Desjardins confirme une baisse globale du nombre de propriétés à vendre au Québec  (malgré la hausse marquée du nombre de pancartes “À vendre“ ces derniers mois à Montréal).

    Le nombre de condos neufs invendus, qui avait frôlé le point de saturation il y a quelques trimestres, a particulièrement diminué.

    invendus

    Malgré cette embellie dans le marché de la copropriété, l’offre reste abondante dans toutes les grandes villes du Québec, note Desjardins.

    Le segment des maisons unifamiliales se révèle beaucoup plus serré et avantage même les vendeurs dans quelques villes.

    surplus condos

    Les nouvelles règles hypothécaires imposées par le ministre fédéral des Finances en octobre dernier visent à freiner la croissance de l’endettement des ménages, qui atteint un sommet de tous les temps au Canada.

    La modification s’applique aux acheteurs qui ont moins de 20% de mise de fonds, au moment de calculer la valeur maximale du prêt qui peut leur être accordé.

    Les calculs sont maintenant effectués en fonction du taux affiché par la Banque du Canada –plutôt que celui des banques–, ce qui peut réduire de plusieurs dizaines de milliers de dollars le montant prêté aux ménages.

    Desjardins estime que le regain des ventes observé depuis le début de 2017 au Québec devrait se poursuivre et entraîner “par ricochet” une légère hausse de la construction neuve.

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    Lundi 6 mars 2017 | Mise en ligne à 11h09 | Commenter Commentaires (159)

    Déluge de pancartes “À vendre” à Montréal

    Photo Archives La Presse

    Photo Archives La Presse

    L’embellie du marché immobilier montréalais tirerait-elle à sa fin?

    Les ventes de maisons augmentent, tout comme les prix, mais le nombre de pancartes “À vendre” a lui aussi connu une hausse vertigineuse depuis deux mois.

    Selon des données publiées lundi par la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM), on dénombrait 30 187 inscriptions en vigueur –soit le nombre de propriétés à vendre– dans la région métropolitaine le mois dernier.

    La CIGM souligne –avec raison– qu’il s’agit d’une baisse considérable de 13% par rapport à février 2016.

    Or, cela représente aussi un rebond marqué par rapport au creux de décembre dernier, alors qu’on retrouvait 25 672 propriétés offertes dans la région métropolitaine.

    La hausse s’élève à 18% en deux mois à peine.

    ***

    Pourquoi un tel déluge de pancartes “À vendre” à Montréal?

    Paul Cardinal, directeur de l’analyse de marché à la CIGM, estime que la hausse marquée depuis le début de 2017 reflète essentiellement un effet “saisonnier”.

    Il souligne que les inscriptions suivent un schéma qui se répète d’année en année, avec un sommet en mars et un creux en décembre. Il insiste qu’on ne doit pas comparer d’un mois à l’autre, mais plutôt sur une base annuelle.

    “Un certain effet saisonnier est généralement présent dans la plupart des marchés immobiliers canadiens (notamment en raison de la météo), mais le phénomène est plus prononcé au Québec, ajoute Paul Cardinal. Il en est ainsi, puisque la grande majorité des baux locatifs se terminant au 1er juillet, le printemps constitue une forte période de magasinage pour les premiers acheteurs.”

    Quoi qu’il en soit, cette hausse marquée des inscriptions survient tout juste après le resserrement des règles hypothécaires par le gouvernement fédéral, l’automne dernier.

    Ces changements ont obligé les banques à effectuer une “simulation de crise” avant d’octroyer des prêts, ce qui a réduit la somme maximale allouée à des milliers d’acheteurs.

    Les jeunes ménages, aux capacités financières souvent limitées, sont les plus touchés par cette mesure.

    Les données publiées lundi par la CIGM laissent justement entrevoir une forme de scission du marché, entre acheteurs plus jeunes et plus expérimentés.

    Ainsi, le nombre de transactions de plus de 500 000$ a bondi de 19% le mois dernier dans le Grand Montréal, tandis qu’il a reculé de 6% pour les propriétés de moins de 300 000$.

    Dans l’ensemble, tant les ventes que les prix ont progressé en février dans la métropole.

    Le condo a fait particulièrement bonne figure:

    Capture d’écran 2017-03-06 à 09.47.28

    Il pourrait s’écouler plusieurs mois avant que l’augmentation du nombre d’inscriptions se fasse sentir –ou pas– dans les statistiques.

    Mais si la tendance haussière devait se poursuivre, l’incontournable loi de l’offre et de la demande finira tôt ou tard par s’appliquer.

    NOTE: Vous remarquerez que ce blogue est alimenté mois fréquemment ces derniers temps. Je suis affecté au bureau parlementaire de La Presse à Ottawa pour quelques mois, ce qui ne m’empêche pas de garder un oeil sur Montréal. Merci pour vos échanges toujours vifs.

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    Mardi 24 janvier 2017 | Mise en ligne à 11h39 | Commenter Commentaires (154)

    Montréal, au-delà de l’autoflagellation

    Photo Olivier Pontbriand, La Presse

    Photo Olivier Pontbriand, La Presse

    Embouteillages systématiques, gouvernance kafkaïenne, pannes récurrentes dans le métro, piètre performance du Canadien…

    Les raisons pour râler contre la métropole sont nombreuses.

    Et les Montréalais, comme l’ensemble des Québécois, ne se privent jamais de lancer une ou deux pierres à la plus grande ville de la province.

    Malgré son abondance de maux bien réels, et souvent enrageants, Montréal affiche un essor qui commence à faire jaser.

    Le très sérieux site d’information financière Bloomberg a consacré un long reportage à Montréal, le “leader surprise” de l’emploi au Canada.

    Dans ce dossier publié la semaine dernière, Bloomberg souligne que le Québec a créé 85 400 emplois à temps plein l’an dernier (pour la plupart à Montréal), soit davantage que toutes les autres provinces réunies.

    Capture d’écran 2017-01-24 à 11.14.48

    Les entreprises techno, comme Ubisoft ou Breather, comptent pour une bonne partie de la création d’emplois.

    La croissance de cette industrie permet de compenser en partie pour les licenciements effectués dans le secteur manufacturiers, par exemple chez Bombardier, qui a annoncé 1500 suppressions d’emplois.

    Qui plus est, les obligations émises par le Québec ont été les plus performantes au pays l’an dernier. L’assainissement des finances publiques québécoises est de plus en plus remarqué sur Bay Street, note le reportage.

    Autre point positif pour Montréal: le prix des propriétés y reste nettement plus abordable que dans le reste du pays. Il s’élevait en moyenne à 312 700$ le mois dernier, contre 694 900$ à Toronto et 897 600$ à Vancouver, souligne Bloomberg.

    ***

    Les prévisions pour 2017 sont assez optimistes en matière de création d’emplois à Montréal, ce qui devrait soutenir le marché immobilier local.

    Malgré un ralentissement lié aux nouvelles règles hypothécaires fédérales, la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) s’attend à ce que les ventes baissent moins à Montréal que dans le reste du Québec (-5% contre -7%).

    Les prix devraient même augmenter tout légèrement dans la métropole (+1%), alors qu’ils stagneront dans le reste de la province, prévoit la FCIQ.

    Bref, même si la tendance à l’autoflagellation est souvent forte, il faut dans ce cas-ci donner à Montréal ce qui revient à Montréal.

    ***

    NOTE: Je ne pourrai alimenter le blogue pour quelques temps en raison d’un reportage à l’étranger. Je vous invite, comme d’habitude, à poursuivre vos échanges sur cette plateforme.

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