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  • Maxime Bergeron

    Journaliste à La Presse depuis 2003, Maxime Bergeron a fait ses premières armes au Soleil de Québec après des études en journalisme à l’UQAM. Ses reportages l’ont mené des alumineries d’Arvida aux bidonvilles d’Accra, en passant par les gratte-ciels de Dubaï et les manifestations de Moscou. En parallèle à ses dossiers sur une panoplie de sujets économiques, il entretient depuis des années un vif intérêt pour l’immobilier.
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    Archive de la catégorie ‘Général’

    Mercredi 3 août 2016 | Mise en ligne à 11h22 | Commenter Commentaires (296)

    La question à 1 milliard

    Photo archives Le Soleil

    Photo archives Le Soleil

    Un milliard de dollars.

    C’est la somme approximative des commissions empochées par les 14 000 courtiers immobiliers du Québec au cours de la dernière année*.

    Un montant considérable, qui correspond à la commission standard de 5% facturée par les courtiers sur des ventes totales de 20 milliards l’an dernier dans la province.

    Cette somme est bien sûr inégalement répartie.

    Plusieurs courtiers roulent en voiture de luxe et affichent leur mode de vie ostentatoire sur les réseaux sociaux; d’autres peinent à effectuer une seule transaction dans leur année et doivent cumuler plusieurs emplois.

    Mais là n’est pas la question qui nous intéresse aujourd’hui.

    L’enjeu de la vente sans courtier –symbolisé par le site DuProprio– est revenu à l’ordre du jour au Québec, alors qu’une version révisée de la Loi sur le courtage immobilier sera présentée d’ici quelques mois.

    Au coeur de la refonte de la loi: une définition plus précise de la notion de “courtage”.

    Dans sa première entrevue depuis son entrée en poste il y a trois mois, la nouvelle présidente de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), Nadine Lindsay, insiste pour que la nouvelle loi ratisse plus large.

    Et englobe des actes posés par les “entreprises d’assistance” comme DuProprio.

    L’OACIQ a tenté à plusieurs reprises de prouver que DuProprio effectuait des actes de courtage “illégal” devant les tribunaux, sans trop de succès. L’organisme espère que la nouvelle législation viendra corriger la situation.

    DuProprio accuse de son côté l’OACIQ de vouloir protéger le “monopole” des courtiers. L’entreprise souligne au passage l’apparence de conflit d’intérêts dans lequel se place l’organisme, dont l’unique mission est de protéger le public, en vertu de la loi.

    Dix des 13 membres du conseil d’administration de l’OACIQ –incluant son président– sont des courtiers, une dominance que souhaite aussi briser le ministre des Finances du Québec avec sa nouvelle loi.

    Bref, des changements importants sont à prévoir au cours des prochains mois, et les partisans des deux camps promettent de se faire entendre d’ici là pour faire valoir leurs arguments.

    * Il est impossible de connaître le taux précis des commissions moyennes des courtiers. La Fédération des chambres immobilières du Québec, qui représente leurs intérêts, dit ne pas avoir accès à ce genre d’information. Le taux de 5%, bien que négociable, représente toutefois une norme dans l’industrie.

    *** Veuillez noter que ce blogue fera relâche jusqu’à la fin août. C’est le moment des vacances. Je vous souhaite un excellent été et vous remercie pour votre intérêt soutenu envers ce blogue.

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    Mardi 26 juillet 2016 | Mise en ligne à 13h47 | Commenter Commentaires (24)

    Taxe de 15%: pas demain la veille à Montréal

    Le gouvernement de Colombie-Britannique a créé la surprise ce lundi en annonçant une nouvelle taxe de 15% destinée aux étrangers qui achèteront un bien immobilier à Vancouver.

    Cette décision, que plusieurs espéraient sans oser y croire, vise à freiner l’ascension stratosphérique des prix. Lesquels, rappelons-le, ont grimpé de 32% depuis un an.

    Source: Association canadienne de l'immeuble

    Source: Association canadienne de l'immeuble

    Les acheteurs doivent maintenant débourser 918 000$ en moyenne pour acquérir une propriété dans la région métropolitaine de Vancouver.

    Pour ce qui est des maisons à deux étages, il est devenu bien difficile de trouver quoi que ce soit en bas de 2 millions de dollars.

    Plusieurs estiment maintenant que l’Ontario pourraient adopter une politique similaire, afin de freiner la croissance marquée des prix à Toronto.

    Ils ont grimpé de presque 13% pendant la dernière année, dont 8% au cours des trois derniers mois.

    ***

    Une telle mesure devrait-elle aussi être adoptée à Montréal?

    Certainement pas à court terme, ont fait valoir les économistes à qui j’ai parlé depuis le début de la semaine (plus de détails mercredi dans La Presse+).

    D’une part, le nombre d’investisseurs étrangers semble moins élevé que ce à quoi on aurait pu s’attendre dans la métropole, révèlent des données récentes de la SCHL.

    D’autre part, le marché recommence tout juste à montrer une certaine vigueur, après un passage à vide de trois ans.

    L’indice des prix des propriétés MLS a progressé de seulement 1,9% depuis un an à Montréal… soit 16 fois moins qu’à Vancouver.

    La valeur moyenne tourne autour de 310 000$ dans la métropole.

    Source: Association canadienne de l'immeuble

    Source: Association canadienne de l'immeuble

    Le marché montréalais ne souffre par ailleurs d’aucune pénurie de propriétés à vendre ou de logements à louer, comme c’est le cas à Vancouver. Cette relative abondance contribue à restreindre la croissance des prix.

    Quoi qu’il en soit, Montréal pourrait devenir tout à coup plus séduisante pour les investisseurs étrangers si d’autres villes canadiennes imitent Vancouver. Et voir ses prix repartir à la hausse.

    Dans un tel cas, le gouvernement québécois devrait lui aussi étudier l’idée d’imposer une taxe, croit Doug Porter, économiste à la BMO.

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    Mardi 12 juillet 2016 | Mise en ligne à 15h53 | Commenter Commentaires (242)

    Augmenter la mise de fonds à 10%, une bonne idée?

    Alors que l’explosion des prix se poursuit à Vancouver et Toronto, plusieurs économistes ont plaidé récemment pour faire passer de 5% à 10% la mise de fonds minimale pour acheter une propriété.

    Cette suggestion inquiète au plus haut point la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

    “Une telle mesure affecterait durement l’accession à la propriété”, résume Paul Cardinal, économiste à la FCIQ.

    Le vieux routier de l’immobilier rappelle que le taux de propriétaires s’élève à seulement 61% au Québec, contre plus de 70% dans les autres provinces.

    Le marché québécois commence tout juste à se rétablir, après des années au neutre.

    Selon Paul Cardinal, la flambée récente des prix ne peut être attribuée aux premiers acheteurs, qui seraient toutefois les premiers pénalisés par le rehaussement de la mise de fonds minimale.

    “Ce ne sont certes pas eux qui stimulent la demande pour des maisons détachées dont les prix dépassent 1 000 000 $ (à Vancouver et Toronto), avance l’économiste. D’ailleurs, l’assurance prêt hypothécaire n’est déjà plus disponible depuis 2012 pour les propriétés dont le prix d’achat surpasse ce seuil.”

    La FCIQ pointe plutôt les acheteurs spéculatifs, les investisseurs étrangers et l’offre insuffisante à Vancouver et Toronto pour expliquer la hausse marquée des prix.

    Capture d’écran 2016-07-12 à 15.25.27

    La FCIQ peut se rassurer –du moins un peu– avec les déclarations faites par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, le 23 juin dernier.

    Celui-ci a annoncé la mise sur pied d’un groupe de travail qui se penchera sur des mesures locales afin de freiner la hausse des prix à Toronto et Vancouver.

    Déjà, ce mardi, une première mesure a été annoncé à Vancouver, qui souhaite imposer une taxe spéciale sur les maisons vacantes.

    Le problème est endémique dans cette ville, où nombre d’investisseurs chinois préfèrent garder leurs maisons vides pendant des mois ou des années plutôt que de les louer. Cela contribue à accentuer la sévère pénurie de logements qui sévit à Vancouver.

    La mesure est jugée trop timide par certains, mais il s’agit néanmoins d’un premier pas.

    D’ici à ce que d’autres gestes soient posés (ou pas), on peut s’attendre à ce que la FCIQ et d’autres groupes, comme Altus, continuent à militer pour éviter un rehaussement pancanadien de la mise de fonds à 10%.

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