Le blogue immobilier

Le blogue immobilier - Auteur
  • Maxime Bergeron

    Journaliste à La Presse depuis 2003, Maxime Bergeron a fait ses premières armes au Soleil de Québec après des études en journalisme à l’UQAM. Ses reportages l’ont mené des alumineries d’Arvida aux bidonvilles d’Accra, en passant par les gratte-ciels de Dubaï et les manifestations de Moscou. En parallèle à ses dossiers sur une panoplie de sujets économiques, il entretient depuis des années un vif intérêt pour l’immobilier.
  • Lire la suite »

    Archive, octobre 2015

    Lundi 26 octobre 2015 | Mise en ligne à 10h37 | Commenter Commentaires (54)

    Le marché canadien « effroyablement surévalué »

    Photo tirée du site Canequity

    Photo tirée du site Canequity

    On l’a souvent entendu ces dernières années: le marché immobilier canadien serait l’un des plus surévalués de la planète, aux côtés de ceux de Hong Kong et de l’Australie.

    Les craintes sont loin de s’apaiser: deux économistes internationaux ont lancé de nouveaux avertissements au cours des derniers jours.

    La prestigieuse publication britannique The Economist a lancé le bal en dressant des parallèles entre le Canada et les États-Unis.

    Si le pays de Justin Trudeau a réussi à éviter le gros de la crise immobilière de 2008, il pourrait en subir certains effets à retardement. « Il y a maintenant lieu de se demander si le Canada, plutôt que de se tenir à l’écart des réjouissances, est juste arrivé en retard », ironise The Economist.

    Encouragés par des taux d’intérêt au plancher, les Canadiens se sont mis à emprunter massivement au cours des dernières années, surtout pour acheter des propriétés.

    La dette moyenne des ménages atteint aujourd’hui 165 % de leur revenu disponible, un sommet historique.

    Capture d’écran 2015-10-26 à 09.50.59

    Les faibles taux d’intérêt ont contribué à une explosion du prix des propriétés, qui apparaissent maintenant « effroyablement surévaluées », selon The Economist. Cette surévaluation peut être analysée en vertu de deux paramètres différents :

    + 34 %

    Surévaluation par rapport au revenu disponible des Canadiens

    + 89 %

    Surévaluation par rapport aux loyers moyens

    Ces données placent le Canada dans le peloton de tête des marchés les plus surévalués de la planète.

    Le Canada occupe ainsi la première place ex aequo avec Hong Kong pour ce qui est de la surévaluation par rapport aux loyers (+ 89 %), et il arrive en troisième place derrière la Belgique (+ 46 %) et l’Australie (+ 43 %) en ce qui a trait au revenu disponible.

    L’économiste Paul Matsiras, de la firme Moody’s Analytics, s’inquiète pour sa part de la surévaluation des prix à Vancouver et à Toronto. Dans un rapport la semaine dernière, il rappelle que ces deux villes deviennent de plus en plus « inabordables ».

    « Les risques reposent moins sur la hausse rapide des prix en tant que telle, mais plutôt sur le fait que, par rapport aux revenus, les propriétés à Vancouver et à Toronto deviennent de plus en plus inabordables à l’achat et à la location », souligne-t-il.

    Paul Matsiras s’inquiète lui aussi du fardeau de la dette chez les Canadiens, qui a grimpé plus vite que leurs revenus depuis 2011. Cette situation posera un risque sur la consommation lorsque les taux d’intérêt augmenteront.

    « Une étude récente signale que près d’un Canadien sur six ne pourrait absorber une hausse de 500 $ dans leurs paiements hypothécaires mensuels à la suite d’une hausse des taux d’intérêt », rappelle-t-il.

    Quoi qu’il en soit, une majorité d’économistes persistent à croire que le marché immobilier canadien ne présente pas un risque d’effondrement imminent.

    The Economist souligne qu’à peine 5 % des hypothèques contractées au Canada sont considérées comme « à risque » (subprime), nettement moins qu’aux États-Unis lorsque la crise a frappé.

    Le marché de Montréal, qui n’est pas mentionné dans les deux études, est par ailleurs considéré comme moins surévalué que ceux de Toronto et de Vancouver par les économistes.

    En septembre, l’indice MLS du prix des propriétés s’élevait à 722 300 $ à Vancouver (+ 13,9 % sur un an), à 567 000 $ à Toronto (+ 10,5 %) et à 302 800 $ à Montréal (+ 1,6 %).

    Lire les commentaires (54)  |  Commenter cet article






    Mercredi 14 octobre 2015 | Mise en ligne à 11h43 | Commenter Commentaires (138)

    Cinquième trimestre de rebond au Québec

    Après un long « atterrissage en douceur », comme se plaisent à l’appeler les économistes, le marché immobilier québécois aurait-il amorcé un redécollage?

    Il semble bien que oui, si l’on se fie aux données publiées mercredi matin par la Fédération des chambres immobilières du Québec.

    Selon la FCIQ, les ventes résidentielles ont enregistré un cinquième trimestre de hausse consécutif entre juillet et septembre.

    Le nombre de transactions a augmenté de 2% à l’échelle provinciale, pour totaliser 15 991.

    qc

    Certaines petites villes ont enregistré des augmentations nettement plus marquées.

    C’est le cas de Val-d’Or (+38%), Saint-Jean-sur-Richelieu (+35%), Saint-Lin-Laurentides (+20%) et Saint-Sauveur (+20%).

    À l’opposé, quatre des six plus grandes villes de la province ont vu leurs ventes reculer au troisième trimestre.

    Le marché de Montréal –de loin le plus important de la province– a toutefois sauvé la donne. Le nombre de transactions y a progressé de 5% depuis un an.

    mtl

    Il s’agit là aussi du cinquième trimestre de hausse d’affilée, « la plus longue séquence du genre depuis 2006 » à Montréal, selon la Chambre immobilière.

    « Actuellement, seul le segment de la copropriété montre un léger surplus d’offre (marché à l’avantage des acheteurs). Dans les autres segments, le marché est relativement équilibré », fait valoir Sylvain Girard, vice-président du conseil d’administration de la Chambre immobilière du Grand Montréal.

    Une autre étude publiée mercredi par Royal LePage fait aussi état d’une hausse modérée du marché montréalais au troisième trimestre.

    Source: Royal LePage

    Source: Royal LePage

    La firme immobilière mentionne que le segment du luxe a affiché une performance nettement plus vigoureuse que le marché traditionnel au cours des trois derniers mois dans la métropole.

    Les ventes de maisons de plus de 1 million de dollars ont ainsi bondi de 26%, tandis que celles de condos de plus 500 000% ont progressé de 30%.

    Lire les commentaires (138)  |  Commenter cet article






    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • publicité

  • Calendrier

    octobre 2015
    D L Ma Me J V S
    « sept   nov »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives