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  • Maxime Bergeron

    Journaliste à La Presse depuis 2003, Maxime Bergeron a fait ses premières armes au Soleil de Québec après des études en journalisme à l’UQAM. Ses reportages l’ont mené des alumineries d’Arvida aux bidonvilles d’Accra, en passant par les gratte-ciels de Dubaï et les manifestations de Moscou. En parallèle à ses dossiers sur une panoplie de sujets économiques, il entretient depuis des années un vif intérêt pour l’immobilier.
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    Archive, juillet 2014

    Mercredi 23 juillet 2014 | Mise en ligne à 15h01 | Commenter Commentaires (338)

    Bulle estivale (ou pas)

    Le sujet revient dans l’actualité avec la régularité d’un métronome: le Canada serait aux prises avec une inquiétante bulle immobilière.

    Ou pas.

    Cette semaine, c’est Douglas Porter, l’économiste en chef de la BMO, qui ajoute son grain de sel au débat.

    Dans son analyse, il souffle le chaud et le froid, pour dire le moins.

    L’économiste cite d’abord une série de statistiques qui donne le tournis:

    – Les prix de l’immobilier ont doublé depuis 11 ans au Canada;

    – La dette hypothécaire combinée des Canadiens atteint maintenant 1230 milliards de dollars, une proportion record de 60% du PIB;

    – Les propriétés coûtent maintenant 53% plus cher au Canada qu’aux États-Unis, en moyenne.

    Source: BMO

    Source: BMO

    Ces seules données pourraient laisser croire que Douglas Porter a rejoint le camps des “pessimistes”, voire des “oiseaux de malheur”, comme ils les appelle.

    Et pourtant, non.

    L’économiste cite trois facteurs qui ont permis au marché canadien de se maintenir jusqu’à maintenant, dont les faibles taux d’intérêt.

    Malgré des prix record, “l’accessibilité” reste ainsi tout près de ses niveaux historiques, rappelle-t-il.

    Source: BMO

    Source: BMO

    Doug Porter fait aussi valoir que les prix surélevés restent l’apanage de deux villes: Vancouver et Toronto.

    Dans ces villes, les ratios prix/salaire médian dépassent tout entendement.

    Source: BMO

    Source: BMO

    Pour justifier sa position tout de même optimiste, Doug Porter effectue aussi un retour dans les années 90.

    Il rappelle que les prix ont baissé de 6,4% entre 1990 et le premier trimestre de 2002 au Canada, alors qu’ils ont grimpé de 5% en moyenne par la suite en tenant compte de l’inflation.

    Cela équivaudrait donc à une hausse annuelle moyenne de 2,1% depuis 1990, “remarquablement similaire à la croissance du PIB réel pendant cette période (2,3%)”.

    Porter émet par ailleurs des doutes quant aux différents organismes et publications (comme The Economist), qui dépeignent le marché canadien comme l’un des plus surévalués au monde.

    L’économiste affirme que Vancouver possède des caractéristiques similaires aux marchés les plus chers de la planète, comme Sydney, Hong Kong et San Francisco…

    Il souligne aussi les similitudes entre les prix de Montréal et Chicago, puis entre ceux de Toronto et New York.

    Source: BMO

    Source: BMO

    Enfin, l’économiste de la BMO souligne la tendance positive des ventes dans la plupart des marchés.

    Les ventes de condos neufs ont bondi de 94% à Toronto le mois dernier, tandis que le marché montréalais a connu son meilleur mois de juin depuis trois ans.

    M. Porter n’entrevoit pas de hausse des taux hypothécaires à court terme, ni de nouvelles mesures gouvernementales pour calmer le marché canadien.

    En somme, une analyse en demi-teintes qui donnera des arguments aux deux camps…

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