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  • Maxime Bergeron

    Journaliste à La Presse depuis 2003, Maxime Bergeron a fait ses premières armes au Soleil de Québec après des études en journalisme à l’UQAM. Ses reportages l’ont mené des alumineries d’Arvida aux bidonvilles d’Accra, en passant par les gratte-ciels de Dubaï et les manifestations de Moscou. En parallèle à ses dossiers sur une panoplie de sujets économiques, il entretient depuis des années un vif intérêt pour l’immobilier.
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    Archive, mai 2014

    Lundi 26 mai 2014 | Mise en ligne à 11h50 | Commenter Commentaires (206)

    Offre et demande 101

    Des grues, des grues, et encore des grues. Les abords du Centre Bell, au centre-ville de Montréal, bourdonnent ces jours-ci d’une activité immobilière sans précédent, avec plus de 1500 condos en construction dans une série de gratte-ciel imposants.

    Ce boom transparaît dans les statistiques. Tous ces projets ont contribué à faire grimper de 33% les mises en chantier dans la métropole pendant le premier trimestre de 2014, selon la plus récente étude de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

    Un bond surprenant, alors que le marché tourne au ralenti.

    Or, le regain sera de courte durée. Cette hausse est le résultat « des ventes accumulées au cours des dernières années, période durant laquelle la demande était plus vigoureuse, plutôt que d’une croissance de la demande de copropriétés neuves en 2014 », explique la SCHL.

    chantiers

    En excluant les grandes tours en construction au centre-ville, la SCHL estime que le marché du condo neuf continuera de se contracter en 2014 et 2015. La raison repose en deux mots bien simples : « offre » et « demande ».

    Avec 12 763 copropriétés en construction en mars, l’offre demeure élevée dans la métropole. Le nombre d’unités terminées, mais non-vendues, poursuit également sa hausse.

    Selon la SCHL, on trouvait ainsi 2118 condos neufs invendus à la fin mars, soit le plus haut niveau enregistré depuis 2007.

    « Compte tenu de l’offre élevée (copropriétés neuves et existantes) et de la demande moins soutenue qu’il y a quelques années, le nombre de copropriétés achevées et non écoulées est appelé à augmenter de façon progressive en 2014 et 2015; il pourrait se rapprocher du sommet atteint en 2006 (soit un peu plus de 3000 unités) », souligne la SCHL.

    invendus

    À l’autre bout du spectre, les acheteurs sont moins nombreux, souligne la SCHL.

    « La demande est limitée par le faible nombre de jeunes ménages. En 2011, la moitié des acheteurs de copropriétés avaient moins de 35 ans. L’accession à la propriété des jeunes acheteurs est également restreinte par la croissance des prix des dernières années et par le resserrement des règles hypothécaires. »

    >> Prix médian des copropriétés / Hausse depuis 5 ans
    Région métropolitaine : 225 000$ (+21%)
    Île de Montréal : 258 160$ (+22%)
    Laval : 214 000$ (+27%)
    Rive-Nord : 173 000$ (+21%)
    Rive-Sud : 193 000 (+16%)
    (Source : FCIQ, données au 1er trimestre 2014)

    Le « solde migratoire » de Montréal s’est aussi détérioré l’an dernier, affaiblissant du même coup la demande d’habitations. Ainsi, rapporte la SCHL, le solde interprovincial est descendu à 30 446, soit son plus faible niveau des cinq dernières années (33 000 en moyenne).

    La métropole demeure toutefois un important pôle d’immigration internationale, avec 46 000 nouveaux arrivants l’an dernier. Mais comme 90% d’entre eux se tournent vers la location d’un appartement, cet afflux permet surtout de soutenir le marché locatif, note la SCHL.

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    Mercredi 21 mai 2014 | Mise en ligne à 15h36 | Commenter Commentaires (93)

    La menace chinoise

    Une ville flambant neuve en construction, à Tianjin, en Chine. (Photo Ninon Pednault, LA PRESSE)

    Une ville flambant neuve en construction, à Tianjin, en Chine. (Photo Ninon Pednault, LA PRESSE)

    Les signaux d’alarme continuent de s’accumuler en Chine.

    Alors que l’Empire du Milieu enregistre depuis quelques semaines ses premiers défauts de paiement, l’agence de notation Moody’s s’inquiète du secteur immobilier chinois.

    La firme vient de faire passer les perspectives des promoteurs chinois de “stables” à “négatives”.

    Moody’s justifie son choix par le ralentissement des ventes de maisons, et la hausse prévue des inventaires au cours des 12 prochains mois.

    Les inquiétudes de Moody’s sont justifiées.

    Lors d’un récent reportage en Chine avec la collègue caméraman Ninon Pednault, nous avons visité une série de “villes fantômes”.

    Ces cités, construites grâce à des emprunts de plusieurs milliards de dollars, sont parfois plantées au milieu de nulle part, comme Ordos, en Mongolie intérieure.

    Or, c’est seulement depuis quelques mois, alors que plusieurs projets arrivent à échéance en même temps, qu’on constate que la demande n’était pas au rendez-vous.

    En mars dernier, un premier promoteur immobilier chinois, Zhejiang Xingrun Real Estate, a ainsi annoncé être au bord de la faillite.

    Une série d’autres promoteurs risque de connaître un sort similaire, selon les prévisions de Moody’s.

    Et pourquoi s’intéresser au sort du marché immobilier chinois dans ce blogue?

    Même si le gouvernement chinois a d’imposantes réserves de devises étrangères pour renflouer les entreprises en difficulté, celles-ci ne sont pas infinies. Une déroute financière en Chine pourrait avoir un effet de cascade partout dans le monde.

    Comme le Canada exporte massivement ses ressources naturelles vers la Chine –qui servent depuis des années à alimenter un impressionnant boom immobilier–, on peut s’attendre à des conséquences fâcheuses jusqu’ici.

    Bref, la situation chinoise sera à surveiller de très près en 2014.

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    Lundi 12 mai 2014 | Mise en ligne à 9h31 | Commenter Commentaires (515)

    Avril tranquille

    Photo Bloomberg

    Photo Bloomberg

    Plus de pancartes « à vendre », moins d’acheteurs. Ainsi se résume le marché immobilier ce printemps à Montréal.

    Le nombre de transactions effectuées par des courtiers a reculé de 9 % le mois dernier par rapport à avril 2013, indiquent les plus récentes statistiques de la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM).

    Au total, 4184 propriétés ont changé de main, la pire performance depuis au moins cinq ans pour un mois d’avril. En parallèle, le nombre de résidences à vendre – les fameuses « inscriptions », dans le jargon des courtiers – a poursuivi sa hausse… pour le 44e mois d’affilée !

    Il y a aujourd’hui 35 904 propriétés à vendre par les courtiers dans le Grand Montréal, contre:

    – 33 099 en avril 2013;

    – 28 632 en avril 2012;

    – 25 996 en avril 2011;

    – 22 241 en avril 2010.

    « Étant donné l’augmentation du nombre d’inscriptions et la baisse des ventes depuis quelques mois, les acheteurs regagnent du pouvoir de négociation, en particulier s’ils magasinent une copropriété, dont les conditions de marché sont clairement à l’avantage des acheteurs dans la majorité des secteurs », a fait valoir Patrick Juanéda, président du conseil d’administration de la CIGM.

    Toutes les catégories de propriétés ont vu leurs ventes fléchir en avril, souligne la CIGM. Le repli a affecté tous les secteurs géographiques de la région métropolitaine, soit l’île de Montréal, Laval, la couronne nord, la Rive-Sud et Vaudreuil-Soulanges.

    Les prix médians se sont maintenus de justesse presque partout. Mais pas dans l’île de Montréal, où se fait environ la moitié des transactions.

    La valeur de revente y a reculé de 1% pour les unifamiliales, 2% pour les “plex” et 3% pour les condos, rapporte la CIGM.

    Sans grande surprise, la valeur combinée des ventes, en dollars, affiche un recul significatif en avril. Les transactions réalisées par des courtiers ont ainsi totalisé 1,329 milliard dans la région métropolitaine, une baisse de 8 % par rapport à l’an dernier.

    C’est 300 millions de moins qu’en avril 2012, alors que le marché montréalais était survolté.

    Et qu’en est-il des délais de vente ? Ils ont poursuivi leur tendance à la hausse dans le Grand Montréal, avec une moyenne de 91 jours pour l’unifamiliale (+9 jours), 113 jours pour la copropriété (+15 jours). Seuls les « plex » se vendent plus vite que l’an dernier, avec une moyenne de 78 jours (-9 jours).

    Notons enfin que les statistiques de la CIGM excluent toutes les ventes réalisées sans intermédiaire, ainsi que les transactions de condos neufs faites directement par les promoteurs.

    Le nombre réel de propriétés à vendre sur le marché est donc significativement plus élevé que ce qu’indiquent ces chiffres, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur les prix.

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