Le blogue immobilier

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  • Maxime Bergeron

    Journaliste à La Presse depuis 2003, Maxime Bergeron a fait ses premières armes au Soleil de Québec après des études en journalisme à l’UQAM. Ses reportages l’ont mené des alumineries d’Arvida aux bidonvilles d’Accra, en passant par les gratte-ciels de Dubaï et les manifestations de Moscou. En parallèle à ses dossiers sur une panoplie de sujets économiques, il entretient depuis des années un vif intérêt pour l’immobilier.
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    Archive, novembre 2013

    Mardi 26 novembre 2013 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (239)

    L’endettement des ménages ralentit

    Les Canadiens s’endettent encore beaucoup, mais le rythme d’accumulation des dettes marque (enfin) une tendance marquée vers le bas.

    Dans un rapport diffusé ce matin, la RBC nous apprend que le niveau d’endettement des ménages a grimpé de 3,7% en octobre.

    C’est moins qu’en septembre (3,8%), et surtout beaucoup plus bas qu’en octobre 2012 (5,4%).

    En fait, selon RBC, il s’agit du plus faible taux de croissance de la dette des ménages depuis… juillet 1983.

    Ce ralentissement sera accueilli “comme un signe favorable par les législateurs”, souligne l’économiste Laura Cooper dans son rapport.

    Le graphique ci-dessous présente la tendance des 20 dernières années:

    credit

    Or, même si le rythme d’accumulation des dettes ralentit, les Canadiens sont plus dans le rouge qu’ils ne l’ont jamais été.

    Ils s’endettent toujours davantage… mais à une vitesse moindre.

    Au deuxième trimestre de 2013, le niveau d’endettement des ménages a atteint le ratio record de 163,4% au pays.

    En gros, cela signifie que le Canadien moyen doit 1,63$ pour chaque dollar de revenu disponible.

    Aux États-Unis, où la bulle immobilière a éclaté avec fracas, les ménages ont pris le chemin inverse.

    Les Américains ont amorcé un vaste mouvement de “désendettement”, si bien que leurs finances sont aujourd’hui –du moins sur papier– en bien meilleur état qu’au sommet de la bulle immobilière.

    Le graphique suivant de Statistique Canada montre le moment où les deux courbes se sont inversées:

    stats

    (Le graphique date un peu, si bien que la courbe canadienne a continué à monter, tandis que l’américaine a poursuivi sa descente.)

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    Mercredi 20 novembre 2013 | Mise en ligne à 11h49 | Commenter Commentaires (228)

    La “déconnexion” des prix, en image

    On l’a dit et redit sur ce blogue: la progression du prix des maisons depuis l’an 2000 au Canada demeure à bien des égards irrationnelle.

    Rien dans les “éléments fondamentaux” de l’économie ne justifie une telle explosion des prix. La population du pays n’a pas doublé depuis ce temps, pas plus que le salaire des Canadiens.

    Fitch Ratings a publié un rapport assez intéressant sur le sujet, hier.

    L’agence new-yorkaise estime que les prix de l’immobilier sont surévalués de 21% au Canada, et de 27% au Québec.

    Le Québec affiche d’ailleurs la pire “déconnexion” de toutes les provinces canadiennes, selon Fitch.

    Les deux courbes suivantes illustrent bien le décalage entre la trajectoire normale qu’auraient dû emprunter les prix, et leurs parcours réel des dernières années:

    canadaQCMalgré cette déconnexion –ou irrationalité– évidente des prix, les analystes de Fitch refusent de parler de la présence d’une bulle au Canada.

    «La connotation d’une bulle, c’est qu’elle doit éclater, a avancé Stefan Hilts, analyste chez Fitch, pendant notre entrevue. Et ce n’est pas ce qu’on voit ici. On dit que la croissance a été un peu trop abrupte pendant un peu trop longtemps, mais on ne croit pas que les prix sont au bord du précipice ou qu’il s’agisse d’un scénario catastrophe. »

    Il y a deux semaines, le Nobel d’Économie Robert Shiller avait lui aussi manifesté une grande prudence lorsque je l’ai rencontré.

    Malgré un discours incisif –appuyé de nombreuses statistiques– qui laissait croire à une bulle au Canada, ce grand expert du marché immobilier a refusé de prononcer ce mot controversé en entrevue.

    Il faut dire que l’économiste revenait tout juste du Brésil, où il a provoqué une vive polémique avec ses commentaires sur la présence d’une bulle immobilière en sol brésilien.

    Bref, bulle ou pas, il apparaît de plus en plus évident que le niveau des prix au Canada n’a plus grand lien avec la réalité économique des ménages.

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    Lundi 18 novembre 2013 | Mise en ligne à 15h24 | Commenter Commentaires (124)

    Marceau invite Flaherty à la “prudence”

    Le ministre Nicolas Marceau.

    Le ministre Nicolas Marceau.

    Un nouvel affrontement pourrait se dessiner entre Québec et Ottawa –dans le secteur immobilier, cette fois.

    Le ministre québécois des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, a lancé aujourd’hui une mise en garde à son homologue fédéral Jim Flaherty.

    Devant la flambée des prix dans plusieurs villes canadiennes, M. Flaherty n’exclut pas de resserrer pour la 5e fois les règles entourant les prêts hypothécaires.

    Or, le marché québécois, lui, est déjà en situation d’équilibre.

    « Des resserrements supplémentaires des règles hypothécaires pourraient avoir des conséquences négatives sur ce marché et sur l’économie du Québec », a averti Nicolas Marceau pendant une conférence.

    Le ministre a fait valoir le prix moyen des propriétés avait baissé de 0,2% entre janvier et octobre 2013, par rapport à la même période en 2012.

    « Ces données indiquent que le secteur résidentiel québécois n’a pas besoin de nouvelles mesures visant à le freiner, contrairement à d’autres marchés canadiens qui présentent des signes de surchauffe, comme Toronto et Vancouver», a-t-il souligné.

    « J’invite M. Flaherty à éviter d’intervenir avec des politiques pancanadiennes qui pourraient nuire à certains marchés, incluant le Québec », a-t-il poursuivi.

    Nicolas Marceau a en outre rappelé que les dépenses en construction résidentielle comptent pour 7% du PIB québécois.

    Un ralentissement accru du marché immobilier pourrait donc avoir des conséquences sévères sur l’ensemble de l’économie de la province.

    Que pensez-vous de l’intervention du ministre?

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