“Du jamais vu hors d’une période de crise.”
L’économiste Marc Pinsonneault est catégorique dans son analyse de l’Indice de prix des maisons Teranet-Banque Nationale de janvier.
L’indice a baissé pour un cinquième mois consécutif (-0,3% à l’échelle nationale), apprend-on ce matin.
Cela ne s’était pas vu depuis novembre 2009, en plein coeur de la crise financière.
Le graphique suivant donne un aperçu de l’évolution de cet indice depuis une douzaine d’années:

Malgré sa baisse des derniers mois, l’indice Teranet affiche une hausse de 2,7% sur un an, son gain le plus faible depuis novembre 2009.
Par ailleurs, la baisse cumulée depuis cinq mois totalise 1,6%, souligne Marc Pinsonneault.
L’économiste de la Banque Nationale s’attend à un repli total des prix d’environ 5% en 2013.
David Madani, économiste chez Capital Economics à Toronto, se montre beaucoup plus pessimiste.
Il maintient sa prévision –formulée depuis au moins 18 mois, convenons-en– que les prix reculeront de 25% à long terme.
On peut trouver le communiqué et la méthodologie de l’indice Teranet ici.

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MeMFisc.
20 février 2013
11h28
L’Indice de Prix de Maison Teranet Banque Nationale dont la méthodologie est basée sur des ventes répétées et non des prix moyens, vient de publier les résultats du mois de janvier 2013.
Canada +2.67%, Vancouver –2.54%, Calgary +4.29%, Montréal +2.60%, Québec +5.99%, Toronto +5.31%.
http://www.housepriceindex.ca/default.aspx?langue=FR
vince8520
20 février 2013
12h17
Il y a quelques mois les économistes “mainstream” prédisait une augmentation plus raisonnable des prix. Puis c’est devenu une stagnation. Maintenant on s’accorde pour une baisse de 5%. Au rythme ou vont les choses on va être à une baisse de 25% plutôt que prévu. Et les taux d’intérêts sont encore à des niveau extrêmement bas !!!!
ppoitras79
20 février 2013
13h34
Selon moi,
La baisse sera de 10-15% sur 5 ans soit 20-25% en terme réel. Pas un crash mais assez pour faire mal aux gens qui ont acheté dans les 2 dernières années
elvince
20 février 2013
14h01
On fait un pool pour le fun tout le monde? Mes guess (le tout en terme réel, après 4 ans):
Vancouver: -50%
Toronto: -40%
Montréal: -40%
Québec: -35%
thedynny
20 février 2013
14h07
@ MeMFisc.
Votre compréhension semble erronée. Les résultats que vous publiez ne sont pas les résultats comparatifs de chaque mois, mais plutôt la variation annuelle d’un mois donné versus l’an précédent.
C’est indiqué ainsi: % de variation a/a 2,60 %
La vraie variation est de -0.29%.
Il faut faire attention dans la façon d’interpréter ces données. De Janvier 2012 à Janvier 2013, dans une vue d’ensemble, l’immobilier a augmenté. Mais depuis Juillet, c’est en constante baisse et ce rapport le démontre clairement.
Il ne faut pas oublier qu’un investissement, en immobilier ou en bourse, le passé n’est pas garant du futur. Présentement, nous sommes sur la pente descendante.
daffy_duck75
20 février 2013
14h23
@ ppoitras79:
Vous devriez étendre votre période à 4-5 ans pour englober ceux qui ont acheté sans mise de fonds ou à l’aide d’un amortissement allant de 30 à 40 ans.
Pour ce qui est de faire “mal”, il est important de garder à l’esprit que cette affirmation est relative puisque ceux qui n’auront pas à vendre à moyen terme vont simplement voir la valeur de leur propriété (et de leurs actifs) baisser en fonction des particularités du secteur où ils habitent. Il va de soi que cela affectera leur capacité d’emprunt surtout s’ils ont mis tous leurs avoirs dans leur propriété. Pour ce qui est du reste, l’inflation devrait faire le travail à long terme à condition d’être patient et de ne pas s’attendre à une profit substantiel au moment de la vente.
Cela dit, les gens qui ont acheté des condos et, à la limite des petites maisons de villes, risquent de la trouver beaucoup moins drôle lorsqu’ils voudront ou devront vendre puisque la chute dans ces segements risquent d’être beaucoup plus abrupte, compte tenu du fait que les projets des dernières années portaient essentiellement sur ces deux types d’habitation afin d’attirer les nouveaux et, dans la majorité des cas, les premiers acheteurs considérant les prix actuels. L’objectif étant d’attendre quelques années afin que la propriété prenne de la valeur pour monter dans l’échelle immobilière.
Cette tendance très récente compte tenu qu’elle se déroule sur un très court laps de temps est fort probablement entrain de se briser, faisant ainsi en sorte que ces mêmes propriétaires risquent de se trouver “Gros Jean comme devant” avec leur condo ou maison de ville.
Auparavant, les premiers acheteurs commençaient avec un jumelé. Maintenant, c’est un condo.
De l’autre côté du spectrum immobilier, les jumelés et maisons unifamiliale se font assez rares. Il a donc fort à parier que les chutes de prix dans ces deux secteurs seront beaucoup moins prononcées.
@ MeFisc:
Je partage votre avis sur la fiabilité de l’indice Teranet. Contrairement à ce que certains affirment ici, bien malin qui pourra prévoir avec exactitude l’ampleur de la baisse de prix à venir au Canada.
ppoitras79
20 février 2013
14h43
Bon point thedynny
La baisse à Montréal a commencé en août selon l’indice teranet… à ce moment l’indice était à 150.39 vs 147.8 actuellement soit une baisse de 1.75%.
Dans les faits la baisse en plus importante. L’indice teranet tente d’exclure les rénovations de ces calculs mais ne réussit pas dans la majorité des cas.
Je vous explique. Tu achète un condo 500,000$ en 2010, tu mets 50,000$ de réno et tu le revend 550000$ en 2013. L’indice teranet montera que l’augmentation a été de 10% depuis 2010. Comme vous le constaté l’augmentation a été de 0% en tenant compte des rénos. Il y a donc un biais à la hausse dans l’indice.
Par contre pour les cas de rénovations majeurs l’indice exclu les propriétés.
Sur le terrain, la baisse est de 5-7 % dans les quartiers rosemont et plateau. Je suis une bonne quantité de propriétés depuios 2010 et je vous assure que la baisse est de cet ordre.
claudius58
20 février 2013
14h44
Aucune surprise avec le phénomène de baisse. Tout marché, quel qu’il soit subit des corrections, et avec la hausse de prix dans le domaine de l’immobilier qui frole le 100% depuis le début de l’an 2000, c’est seulement normal.
Avec la hausse des revenus qui stagnent ( au mieux 1 % au dessus de l’inflation), la hausse des taxes et impots de tous azimuts ( qui eux dépassent de beaucoup le taux de l’inflation), le très haut niveau d’endettement et vieillissement de la population, une correction à la baisse des prix de l’immobilier en général entre 25% à 40%, dépendant des régions et du style d’habitation au cours des 5 prochaines années ne me surprendrait pas du tout.
Aucun problème pour ceux qui ont acheté selon leurs moyens, et peuvent supporter une certaine hausse des taux d’intérets, pendant le temps de la correction. Le problème qui accentuera la chute de prix, viendra d’acheteurs devant payer une hypothèque trop élevée pour leurs revenus, qui incluant: le chauffage, l’électricité, les taxes scolaires et municipales représentent plus de 40% de leurs revenus nets ( après impots et déductions),sans compter leurs dettes personnelles, qui seront pris à la gorge, et devront vendre à perte, ou remettre les clés.
Malheureusement il y en a des dizaines de milliers, sinon plus, dans cette situation au Québec et au Canada.
Claude Poirier
Claude Poirier
guygadbois
20 février 2013
14h47
@elvince
Toute catégorie d’habitations confondues? Trop dûr.
Mon guess: condos centre ville Montréal – 45%
Maison unifamiliale 2 étages Ile de Montréal – 25%
Votre cash dans votre compte de banque – 10%
Votre cash à la bourse: – 35%
arnolde
20 février 2013
16h22
Il y a beaucoup de monde qui exagère. Il n’y aura pas de diminution dramatique tant que les fondamentaux seront bons, soit chômage et taux d’intérêt.
La baisse qu’on voit correspond aux premiers signes des changements sur les règlements hypothécaires, donc une baisse des premiers acheteurs qui vient diminuer le roulement.
Je pense cependant qu’il y aura une morosité sur le marché pendant encore longtemps, soit au moins 10 ans, en raison de nombre de boomers qui tenteront de vendre leur vieille maison pour soit aller dans plus petit, soit aller en maison de retraite.
N’oublions pas que même si notre propriété perd de la valeur, le marché en général en perd. Et que ceci affecte seulement ceux qui entrent ou sortent. Par exemple, je suis à ma première propriété qui vaut environ 225 000$, mais je voudrais acheter dans environ un an une propriété de plus ou moins 400 000$. Même si je perd 10-20% dans un scénario cauchemardesque, il y a de fortes chances que la propriété de 400 000$ que je projetais d’acheter ait diminué du même montant dans le même secteur. Au change, c’est plus avantageux pour moi (perdre 20-45k mais acheter 40-80k moins cher). Donc à un certain degré, je souhaite que le marché plante fortement, mais je ne vois pas ça arriver, car les fondamentaux sont bons et le monde va simplement patienter.
guygadbois
20 février 2013
16h53
@arnolde
Vous avez bien raison, le seul marché ou il peut y avoir une panique au Québec c’est dans les condos neufs, en raison de l’augmentation “stupide” de l’offre au cours des dernieres années (et courante).
bonserge
20 février 2013
17h14
arnolde
Effectivement, une fois qu’on est entré dans le marché, on est généralement à la fois vendeur et acheteur. Donc ce qui est une mauvaise nouvelle d’un côté peut en être une bonne de l’autre.
Je continue de croire que les gens qui achètent selon leurs moyens n’ont pas à paniquer devant les perspectives négatives du marché.
Mais l’époque où on pouvait acheter un condo, rester dedans 2 ans et le revendre en quelques semaines tout en touchant un profit semble révolue. Faudra que les gens achètent plus intelligemment.
Rick85
20 février 2013
18h41
@M. Gadbois (14h47).
Ma foi, vous êtes pratiquement rendu plus pessimiste que je le suis moi-même!
De mon côté, je guess toujours sur une baisse moyenne des prix de 15% à 25% pour la région de Montréal étalée sur 3 à 5 ans, incluant toute catégorie d’habitations confondues.
Évidemment, le secteur du condo risque d’écoper durement sur l’ensemble du territoire de la région de Montréal (c’est déjà commencé pour plusieurs secteurs). L’offre est beaucoup trop importante pour ce segment de marché…
guygadbois
20 février 2013
19h35
Rick, la question portait sur une baisse en terme réels. Vous répondez en termes nominaux.
Mon estimation de l’inflation étant de 2,5% an, réduisez mes chiffres de 10% pour traduire en termes nominaux. En termes nominaux, je suis donc a 15% pour la partie du marché que je considere la plus sécuritaire, et a 35% pour le micro-marché des nouveaux condos au centre-ville. Je me trouve meme optimiste pour ce micro marché, car 500 $ / 750 $ le p2, c’est facile de voir cela baisse de 40%-50%.
poudingchomeur
20 février 2013
19h35
@guygadbois @elvince
dans 4 ans un mixte de vos prédictions et je rajoute;
dans 10 ans refonte majeure dans le secteur publique, adieu pension pour employés et services au citoyens coupés à la hache
dans 10-15 ans, t’as besoin d’un pontage parce que t’as mangé trop de McDo, to bad, on aura pu les moyens pour ça
dans 10-15 ans, les REER seront chose du passé
Terlingua
20 février 2013
23h05
Une tour de plus au centre ville?
http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/immobilier/tidan-projette-une-nouvelle-tour-de-condos-au-centre-ville-de-montreal/554501
Pour les prévisions, je prévois une baisse des prix de l’immo (-30%-40% réel) et de l’activité économique sur une durée de 5 ans environs et quand s’amorcera la reprise au Canada commencera une crise aux USA (immobilière + dette). Vive l’optimisme
michel17
20 février 2013
23h53
Un krach intervient après presque toutes les bulles speculatives, les prix de 2002 en moins de 5 ans.
snooze
21 février 2013
01h13
Salut les opiniâtres …
Personnellement, je ne suis pas assis sur le bout de ma chaise. On a encore le temps de penser à autre chose. Le printemps n’est pas encore arrivé et il y aura une embellie suivit d’un concert d’acclamations de la part de l’industrie, confettis, crécelles “le marché est stabilisé” et tout et tout.
C’est après que le vrais processus va se mettre en branle. Rien pour paniquer. Juste une longue pente descendante. Assez longue pour qu’on fasse notre deuil et qu’on passe à autre chose. Les prix de 2002 ? Quand même pas. Mais quelque chose dans la continuité des ratios des 100 dernières années en occident.
L’humilité, plus que le portefeuille, de plusieurs proprio-spéculateurs-investsseurs des dernières années risque d’en prendre un coup. Ceux qui croyaient que leur calculatrice est plus forte que le gros bon sens. Ce qui est bien, c’est que le gros bon sens est une valeur connue. Sans calculatrice. Et elle est vraie depuis 100 ans en occident.
pbrasseur
21 février 2013
07h44
Pour ma part j’imagine facilement une baisse réelle de 20 à 25% en 5 ans. C’est une moyenne nationale, ce sera moins pire à certains endroit et catastrophique à d’autres.
Après quoi la deuxième vague va commencer avec l’arrivée massive des boomers à la retraite et la réalisation qu’ils manquent sévèrement de revenus.
-alexandre-
21 février 2013
08h31
@arnolde
Les fondamentaux sont bons?
C’est tout le contraire!
i- le taux de chômage: malgré un taux de chômage faible, les Québécois sont plus endettés que jamais. Leurs lignes de crédit sont étirées (au maximum?). Avec des conditions d’emplois idéales (pour un Québécois), on ne s’en sort pas, alors comment?
ii- taux d’intérêt: une façon de stimuler l’économie et l’immobilier est de faire baisser les taux d’intérêt en période d’instabilité. Avec un taux directeur à 1%, quelle marge de manoeuvre voyez-vous?
iii- faible croissance de la population et babyboomers dans la soixantaine.
Il n y aura pas forcément un crash immobilier au Québec – mais il y aura un changement.
Soit les Québécois coupent dans leurs dépenses de consommation, soit leur surendettement va finir par le faire pour eux avec des conséquences plus drastiques.
-alexandre-
21 février 2013
08h44
Une des données intéressantes qui nous manque pour analyser une véritable baisse serait le volume proportionnel des flips.
Si on parle de stabilisation des prix, à toute fin pratique, ces investisseurs vont commencer à disparaître parce que le risque va augmenter et plusieurs vont se brûler les doigts (voir le corps au complet).
C’est la frange d’investisseurs qui amènent toujours de la volatilité dans un marché donné.
S’ils sont assez nombreux et font baisser les volumes de vente davantage créant des stocks de plusieurs mois, ça risque de mal aller.
cecileb
21 février 2013
09h25
Il ne faut pas sous-estimer le rôle des spéculateurs dans les marchés immobiliers haussiers ou baissiers. En fait, je dirais que les spéculateurs-connaissants ont déjà retiré leurs billes du marché immobilier. Malheureusement les spéculateurs-moutons, les messieurs et madames tout-le-monde qui croyaient aller chercher un profit rapide, et bien eux se brûleront les ailes. Et ce sera leur retrait et leur panique qui pourraient avoir un impact négatif sur le marché immobilier.
Cela ressemble tellement à la bulle boursière techno – j’avais plusieurs amis qui étaient “millionnaires sur papier” et qui ne le sont pas restés longtemps. Je trouve scandaleux que les promoteurs de projets de condos fassent miroiter des rendements astronomiques sur ces condos en développement – s’ils étaient des courtiers en valeur immobilière, ils n’auraient pas le droit de promettre des rendements aussi mirobolants. Les promoteurs immobiliers ne doivent-ils pas avoir un code de déontologie?
Ont-ils droit de dire n’importe quoi? Et ils mettent toutes leurs promesses sur papier (projections de rendement avec hypothèses totalement farfelues) – allo poursuites, si le tout tourne au vinaigre!
jeffside
21 février 2013
12h47
@tous
Bonjour! Merci pour vos commentaires .J’aimerais avoir votre avis svp. Pour un premier acheteur, vous suggéreriez quoi: acheter un première maison dans la perspective qu’elle sera l’unique achat pour un bon bout de temps? c’Est-à-dire prévoir un nombre de chambre ou une passibilité d’extension nécessaire en fonction d’un nombre d’enfants prévu/convenu + terrain acceptable pour jeux/jardins? La question est drôlement posée j’en conviens. Mais je suis plutôt préoccupé par le fait de contracter une hypoth`que à perspective négative sur le moyen terme VS obtenir davantage de sécurité en contractant une hypothèque plus élevée mais sur le long terme.
Merci!
Jean-François Côté
morrisgynette
21 février 2013
14h26
La pire chose en immobilier est de ne pas embarquer MAINTENANT, a un niveau que vos moyens vous le permettent MAINTENANT. Après habiter votre résidence et profiter de votre investissement. Tôt ou tard cet investissement vous sera profitable et vous n’avez qu’a attendre le bon moment pour le vendre. Toutefois si vous voulez spéculer plutôt que habiter dites-vous que les billets de loterie ne sont pas tous gagnant mais que les gagnants ons TOUS
acheter au moins un billet de loterie.
daffy_duck75
21 février 2013
14h27
M. Côté,
Comme on le dit si bien, des conseils ça ne se donne pas. Or, puisque vous poser une question intéressante, voici quelques pistes de réflexion pour alimenter votre prise de décision.
D’abord, les commentaires que vous pouvez lire ici sont bien intéressants pour évaluer les aspects macro-économique du marché immobilier, plus particulièrement dans la région de Montréal, puisque la plupart des intervenants semblent venir de là.
Il va de soi que les perspectives du marché à moyen terme sont plutôt négatives. Cela dit, ne vous laissez pas influencer par les prévisions à la baisse émises par certains participants qui mentionnent allègrement une chute de prix généralisée de 15 à 25 % et parfois jusqu’à 40 % ou 50 % uniquement en appliquant la situation des condos de Montréal à l’ensemble de la province! Ce ne sera évidemment pas le cas surtout si vous habitez à l’extérieur de la grande région de Montréal, de Québec et de Gatineau.
Si vous êtes en mesure de retarder votre achat d’un an et ou deux, cela pourrait être prudent. Si vous désirez tout de même procéder maintenant pour des raisons qui sont probablement très légitimes, je vous suggère ce qui suit:
- Rencontrer d’abord un conseiller financier pour établir votre capacité d’emprunt hypothécaire en fonction de votre mise de fonds disponible et de vos autres actifs, dresser un budget de vos dépenses mensuelles anticipées, déterminer le prix de la maison que vous pouvez acquérir en fonction du ratio prix/revenu (2,5 fois), des deux indices d’endettement ainsi que des coûts associés l’achat d’une propriété, et, enfin, établir des scénarios de paiement en fonction d’une perte d’emploi ou d’une hausse des taux d’intérêt;
- Déterminer le type de propriété que vous pouvez acheter dans le secteur recherché en fonction de vos besoins à LONG TERME et des discussions avec votre conseiller financier;
- Établir un montant maximum que vous voudrez consacrer pour des renovations à faire sur une maison de seconde main ou des améliorations à une maison neuve;
- Bien étudier votre marché pendant quelques mois en consultant les sites Centris et Du Proprio afin de voir comme les prix évoluent en fonction du type et du nombreux de propriétés disponibles; et
- Faire affaire avec un tiers comme un agent d’immeuble ou une personne digne de confiance pour vous guider lorsque vous êtes prêt à passer à l’acte.
Dans ce contexte, comme vous visez un achat à long terme et si votre budget le permet, vous devriez envisager d’acheter une maison plus grande, c’est-à-dire un jumelé ou une maison unifamiliale. Il va de soit que votre mise de fonds devra être plus importante surtout si vous considérez mettre 20 % et que votre hypotheèque sera plus elevée. Or, même s’il y a une chute des prix, ces deux types de propriétés perdront probablement moins de valeur à moyen terme que les petites maisons de ville et, surtout, des condos. Ces types de propriétés sont en effet plus rares sur le marché et aussi moins en demande pour les premiers acheteurs compte tenu de leur prix plus élevés. Et, en plus, vous ne serez pas emprisonner dans un petit espace comme bien des propriétaires de condos qui ne pourront plus grimper dans l’échelle immobilière.
Toutefois, si vous pouvez encore attendre une année ou deux, le temps de voir où les choses iront dans votre marché cible, vous courrez la chance de pouvoir avoir un plus grand choix de propriétés neuves et de seconde qui répondront à vos besoins et à un prix peut-être plus raisonnable, diminuant ainsi le montant de votre hypothèque.
Je vous souhaite bonne chance dans votre projet en espérant qu’il se concrétise. Vous semblez sur la bonne voie en planifiant de vivre dans une maison à long terme, en considérant qu’il s’agit avant tout d’un toit et non d’un placement en bourse que vous pourrez “flippé” dans un an ou deux avec un généreux profit.
guygadbois
21 février 2013
15h50
Daffy
Oui, nous nous prononcons pour la plupart plus sur Montréal que le ROQ (surtout moi), mais croyez-moi, je suis beaucoup plus pessimiste pour le ROQ que pour Montréal. Par définition, les banlieues montréalaises sont des marchés de premiers acheteurs, et ce sont les propriétés de ce marché qui sont beaucoup plus à risques que les autres (a l’exception du marché du condo au centre ville, ou c’est l’aspect spéculation qui le rend risqué). Autrement dit, une baisse de 15% de l’unifamilale a Mtl veut probablement dire une baisse de 25% de l’unifamiliale à Laval.
Ceux qui vont tomber, ce sont ceux qui se sont étirés pour acheter une maison a 200-300K en périphérie, parce qu’ils voulaient absolument du gazon et ne pouvaient pas se le payer en ville. Des que ces gens la vont pogner une bad luck (qui peut etre aussi simple qu’un changement de lieux de travail) ils sont “fait comme des rats”.
Montréal et Québec (Gatineau, je ne connnait pas du tout) auront toujours une valeur. Ste-Julie, not so sure.
Jeff: outre la petite nuance ci-dessus, je suis d’accord à 100% avec lui. Si vous voulez absolument acheter tout de suite, alors oui, il faut planifier a plus long terme, i.e. essayer de s’arranger pour que si tout se passe comme prévu (venue des enfants, augmentations salariales, etc…) vous ne serez pas forcé de déménager dans les 5-10 prochaines années. Vous ne pouvez pas vous permettree de planifier en fonction d’une revente quasi-obligatoire dans 3 ans, ce serait désastreux.
daffy_duck75
21 février 2013
16h32
@ guygadbois:
Croyez-moi, je partage votre point de vue concernant Montréal, Laval ou Ste-Julie lorsque je mentionne dans mon commentaire “la grande région de Montréal”. Ce ne sont pas des secteurs qu’on peut qualifier de bien établis ou de naturel comme c’est le cas des plus vieux secteurs de Brossard, Longueuil, de Laval ou de l’île de Montréal. J’aurais peut-être dû recourir à la grande région métropolitaine.
Pour ce qui est de Gatineau, le chiffre qui court présentement là-bas serait à l’effet d’une baisse de 10 à 15 % sur une période de 3 ans, compte tenu des coupures dans la fonction publique, tant au niveau des employés permanents et contractuels que des sous-traitants, et des répercussions négatives dans les autres secteurs économiques comme les services, le commerce au détails et la construction résidentielle. Rien de bien réjouissant à ce qu’on dit, d’autant plus que la région n’a pas échappée à la sur-construction de condos. Eh oui! Les condos. On ne s’en sort pas…
leguet
21 février 2013
17h20
”Après quoi la deuxième vague va commencer avec l’arrivée massive des boomers à la retraite et la réalisation qu’ils manquent sévèrement de revenus.”
Pbrasseur
Euh …….les boomers en général sont en bien meilleure posture financière que leurs prédécesseurs. Ils sont beaucoup plus fortunés que leurs parents et à tous les niveaux(revenus, regime de pension et patrimoine). Voir l’étude exaustive très bien documenté sur le sujet ci-bas.
”Les analyses intergénérationnelles sur le revenu, le patrimoine et l’adhésion
aux programmes de pensions conduisent toutes à la même conclusion.
Dans l’ensemble, les baby-boomers québécois, nés entre 1946 et 1966,
qui prendront leur retraite dans les années à venir, sont dans une meilleure situation financière que leurs parents au même âge de travailler.”
http://www.erudit.org/revue/cqd/2010/v39/n1/045055ar.pdf
Ceux qui pourraient manqués de revenus sont ceux qui n’ont pas de fonds de pension et très peu de REER. Ces gens dans la plupart des cas vivent à loyer d’ailleurs. S’il ya des propriétaires dans ces boomers plus démunis ils choisiront probablement de repousser leurs retraite ce qui ne sera pas un problème puisqu’on manquera de travailleurs. De même il y a plein de boomers qui prennent une retraite hative(parce qu’il y ont droit) et retourne sur le marché du travail parce qu’on leurs offrent des ponts d’or et qu’ils se voient mal arrêter de travailler dans la cinquantaine.
Votre scénario est peu plausibe Mr Brasseur
guygadbois
21 février 2013
18h23
leguet
Vous dire a quel point M. Brasseur est trop pessimiste est un euphémisme. En fait, pour mon bien personnel et egoiste, je souhaite presqu’il ait raison. J’ai calculé que je pourrais alors m’engager une dizaine d’esclaves-boomers pas chers pas chers pour s’occuper de la maison (j’ai tenu compte de l’obsolescence et de la perte de productivité de mes futurs esclaves dans l’estimation de mes besoins).
Rick85
21 février 2013
18h26
@jeffside et morrisgynette.
Si vous êtes premier acheteur et si vous croyez comme nous que les prix de l’immobilier baisseront sur 3 à 5 ans (Montréal), alors pourquoi acheter maintenant même si c’est pour du long terme?!
Lorsque les prix de l’immobilier sont en descente, le coût d’opportunité dégagé en faveur de la location est très important et peut représenter des dizaines de milliers de $$$ d’économie sur 3 à 5 ans (peut-être même dans les 6 chiffres):
http://www.nytimes.com/interactive/business/buy-rent-calculator.html
Pendant cette même période de 3 à 5 ans, vous pourrez accumuler une mise de fonds importante par les économies dégagées par la location. Donc, mise de fonds beaucoup plus élevé et vous paierez un prix plus bas dans 3 à 5 ans. Il s’agit d’un double avantage financier.
Et le timing?? Mon opinion est que tant qu’il y aura autant d’offre de résidences sur le marché, vous devriez louer… Mon opinion est également que ce niveau élevé d’offre continuera à augmenter au cours des prochaines années.
À vous de voir, beaucoup d’argent est en jeu au cours de 3 à 5 prochaines années pour le premier acheteur…
Rick85
21 février 2013
18h28
@leguet.
Au contraire, le scénario de pbrasseur est très plausible:
http://www.theglobeandmail.com/globe-investor/why-housing-prices-arent-coming-back/article6929120/
daffy_duck75
21 février 2013
19h31
@ leguet:
Vous avez bien raison concernant les boomers. De plus, n’oublions pas une chose concernant eux. Peu importe leur situation financière, ils ont le poids du nombre. Et ça veut dire quelque chose pour les gouvernements qui auront à adapter leurs politiques sociales et économiques en fonction de leur vieillissement. Pensez simplement à la possibilité de fractionner un revenu entre deux personnes âgées. Le gouvernement conservateur n’a pas fait ça uniquement pour gagner des votes à court terme, d’autant plus qu’il souhaite étendre cette politique aux couples âgés de moins de 65 ans, dont plusieurs sont des boomers. Et ce, même si cela va être assez coûteux pour le trésor public. Ce même gouvernement a aussi augmenté l’âge de façon très très progressive de 65 ans à 67 ans de façon à ne pas créer de choc.
Depuis qu’ils sont venus au monde, les boomers ont toujours pesé lourd dans les décisions politiques des gouvernements au fur et à mesure qu’ils franchissaient les différentes étapes de leur vie. Il n’y pas de raison pour que cela soit différent dans un contexte de vieillissement.
@ Rick85:
Votre commentaire est intéressant concernant l’évaluation nécessaire du fameux coût de renoncement lorsqu’on décide d’acheter une maison.
Le livre d’Éric Brassard intitulé “Un chez soi à son coût” est d’ailleurs un incontournable à cet égard qui devrait être consulté par tout bon premier acheteur.
Pour ceux que ça intéresse, les calculatrices ci-dessous de l’Agence de la consommation financière du Canada peuvent aussi être intéressantes et utiles pour déterminer de façon sommaire votre capacité d’emprunt en fonction des quelques données de base:
http://www.fcac-acfc.gc.ca/fra/ressources/OutilCalculat/hypothecaire/index-fra.asp
Concernant le fait de savoir s’il est mieux d’acheter ou de louer une propriété, la calculatrice de l’Autorité des marchés financiers est aussi un bon outil d’évaluation à long terme, soit la durée anticipée de votre hypothèque, en fonction de votre situation financière personnelle ainsi que des coûts envisagés pour une nouvelle propriété:
http://www.lautorite.qc.ca/files/pdf/consommateurs/IEF_RvB_FR_061110/ief_RentVsBuy_fr.html
leguet
21 février 2013
19h38
@rick85
Le scénario d’une correction qui pourrait durer quelques années tout le monde est d’accord(y a qu’au niveau de l’ampleur qu’on diffère). Par contre Mr Brasseur voit une 2 ième vague suite à une vente massive d’habitations par les boomers c’est cela qui est peu probable. Les boomers ne vendront pas, où vendront le plus tardivement possible, où à la limite vendront éventuellement une maison pour en acheter une autre(ex;condo en ville, ou maison dans les Laurentides). La population est veillissante mais les gens vivent plus vieux, ça compense. Le Québec n’est pas le Japon ou l’Italie, malgré le niveau de fécondité bas la population progresse d’année en année entre autres avec les nouveaux arrivants. On dit que le Québec manquera cruellement de travailleurs dans quelques années alors croyez moi on continuera d’en importer. Ceci dit je suis d’accord avec l’article que 2015 marquera un plateau. Y a effectivement une cause démographique au fait que l’immo a autant augmenté de prix(sans compter les taux d’intérêts ridiculement bas) : de 1975 à 1990 y a eu l’effet boomers et de 2000 à 2015 ce sont les enfants des boomers qui ont envahi le marché. Perso je m’attends à une correction(pas drastique sauf exceptions) puis une stabilisation. N’oubliez pas que comme dans n’importe lequel marché l’offre va vite s’ajuster à la demande ce qui devrait stabiliser les prix. Perso étant à Montréal dans un quartier en demande òu on ne construis pas des immeubles style cage à poules à tous les coins de rue, je dors sur mes 2 oreilles avec mon investissement !
guygadbois
21 février 2013
20h13
Rick
Encore une fois, 3 a 5 ans, c’est 5 a 8 de l’espérance de vie de bien du monde du 30 ans… Une éternité, autrement dit.
Et si vous aviez tort, et que la bourse perdait plus que le marché immobilier au cours des 5 prochaines années? Hon…. Bonjour le rez-de-chaussé de duplex, à vie…
guygadbois
21 février 2013
20h19
@leguet
Encore une fois, Brasseur a raison, les boomers seront obligés de rester sur le marché du travail jusqu’a 99 ans, et je les emploierai volontiers a 10 $ de l’heure pour tondre mon gazon, donc il n’y en a pas de probleme, si on suit son raisonnemment, en y appliquant mon entrepreneurship.
guygadbois
21 février 2013
20h47
Pour ppoitras, Garth (le vrai), Rick et tous les autres amoureux de la bourse, un commentaire (d’un quidam comme nous) que je trouve particulièerement savoureux (outre la petite coquille). Et si ceux qui batissent leur capital pour acheter dans le futur s’appretaient, a, perdre leur capital?
“Investors are getting nervous? Is that because the DOW is making love to its all time high while the GDP is negative? What could possible go wrong?”
leguet
21 février 2013
20h58
@guygadbois
Ah ! Ah ! Belle grandeur âme de proposer des emplois même modestes à tous ces boomers qui seront probablement relégués au soupes populaires pour se nourrir !
Rick85
21 février 2013
22h06
@M. Gadbois (20h47).
“Et si vous aviez tort, et que la bourse perdait plus que le marché immobilier au cours des 5 prochaines années?”
Il y a des jours où vous dites vraiment n’importe quoi pour défendre votre cher marché immobilier qui n’a plus aucun sens! Je vous mets au défit de trouver un commentaire sur ce blogue où j’ai affirmé que je suis investi majoritairement en bourse?
Vous avez une mémoire de combien de jours exactement?? Voici en détail ma stratégie, la mémoire vous reviendra peut-être (ainsi que vos propres affirmations):
http://blogues.lapresse.ca/lapresseaffaires/immobilier/2013/02/08/condos-le-prix-baisse-de-4-a-montreal/
Et pourquoi vous acharner autant sur le marché boursier?? Comme M. Carney disait un peu plus tôt cette semaine:
“La vraie richesse se construit grâce à l’innovation et au dur labeur. Pas grâce à une inflation magique de la valeur des actifs.”
Ce n’est pas avec des investissements passifs (ex: immobilier) que l’on bâtit une société forte, vous devriez pourtant le savoir… Le Canada a beaucoup trop misé sur la consommation, l’endettement des gens et l’investissement passif au cours des 10-15 dernières années. Et maintenant que nos bulles financières sont soufflées au max., la croissance va venir d’où au Québec et au Canada??
Je suis très très à l’aise avec ma stratégie de 3 à 5 ans…
GarthTurner
22 février 2013
00h22
@guygadbois: “Pour ppoitras, Garth (le vrai), Rick et tous les autres amoureux de la bourse, un commentaire (d’un quidam comme nous) que je trouve particulièerement savoureux (outre la petite coquille). Et si ceux qui batissent leur capital pour acheter dans le futur s’appretaient, a, perdre leur capital?”
J’investis a la bourse depuis 1995. j’ai eu la chance d’y avoir ete initie tres tot. Je suis passe a travers tous les crash boursiers que tu connais sans perdre ma chemise en restant diversifie et discipline. Je ne trade pas j’investis (pas plus de 2 transactions par mois et achete toujours les jours ou ca baisse) et toujours avec un horizon moyen de 5 ans, donc les fluctuations journalieres m’importent peu.
L’arrivee des ETFs rend encore plus facile la diversification. Avec les ETFs tu detiens des dizaines et parfois des centaines de compagnies dans un meme produit. Donc il n’ira jamais a zero (un scenario a la Nortel est impossible, sauf si n asteroide frappe la terre). Je n’achete que des ETFs qui paient des dividendes au mois et mon dividende est automatiquement reinvesti pour acheter de nouvelles actions. Ainsi quand ca baisse mes dividendes re-investis acquierent plus d’unites. multipliant mes gains. Je dors toujours paisiblement. Par contre je me sentirai abuse si je mettais mon argent dans un CPG a 2% pour que la banque utilise cet argent pour aller en tirer 3x plus a la bourse.
Il y a 3 ans au lieu d’acheter une maison, on a investi dans un petite affaire comme celle-ci:
http://www.quebeccommerce.com/buy/view_business.cfm?bpi=10887
Tu peux voir que ca coute pas trop cher compare a une maison moyenne et ca peu rapporter gros si bien situe et bien gere (ca se gere bien malgre ma job a temps plein), et si tu investis dans un systeme de surveillance video (accessible via mon Iphone) pour limiter les vols. Depuis quelques mois cette petite affaire a produit un bebe. Avec en prime le fait que je passes aux frais de la compagnie tous mes frais d’auto (achat,assurances carburant, immaticulation), de telephone, 30% de mon loyer (mon sous sol est le siege de la boite).
Comme vous voyez, il n’y a pas que l’immobilier, il n’y a pas que la bourse, il y plein d’autres trucs pour faire du cash-flow. Je m’interesse a l’immobilier dans le but de diversifier; mais aux prix actuels, je paierai pas.
Desole pas d’accents sur mon clavier.
guygadbois
22 février 2013
08h31
Bien joué pour le dep Garth. Je ne pense pas que vous recevez beaucoup de clients a la maison, donc réclamer le 30% est agressif, mais j’ai vu pire.
Rick, comme il est maintenant établi que vos économies ne vous rapporteront rien au cours des 5 prochaines années, vous faites vraiment le pari d’une baisse de marché qui en vaut la peine. C’est un choix comme un autre. Ben oui c’est en travaillant qu’on fait de l’argent (dixit Carney) j’ai 38 ans et encore de la passion pour ma job, et de plus faut que je les paie les 81 000 $ que cela me coute en paiements hypothécaires et taxes municipales par année, et j’aime autant le faire en ayant du fun qu’en entamant mon capital!
Rick85
22 février 2013
09h07
@M. Gadbois.
“Rick, comme il est maintenant établi que vos économies ne vous rapporteront rien au cours des 5 prochaines années”
Je crois que vous n’avez toujours rien compris à ma stratégie! Je m’en fou complètement même si je fais du 0% sur 5 ans. Ce qui est important, ce sont les sommes dégagées en faveur de location sur cette période de 5 ans, additionné aux futures baisses de prix sur cette même période. Je fais de l’argent à chaque jour en louant…
Et comme nous l’avons démontré il y a quelques semaines, Montréal est sans aucun doute l’un des meilleurs endroits au monde présentement pour dégager un avantage financier important par la location. Comprenez-vous bien ce que signifie ce graphique ?:
http://cdn.theatlantic.com/static/mt/assets/business/HousingPrices.png
Répondez-moi franchement? Considérant vos prévisions dans votre commentaire (20 février, 14h47), feriez-vous le même pari que vous avez fait en 1995?
C’est quoi le but d’acheter si l’on sait dès le départ que l’on perdra de l’argent?!
morrisgynette
22 février 2013
10h10
pour Rick85
J’ai acheté ma premiere maison il y a 20 ans et je l’habite toujours . J’ai payé au prix du marché du moment. Mon frère Paul a attendu et attend toujours le meilleur moment,le meilleur deal; il est encore à loyer en 2013 et il attend toujours le meilleur deal. Personne ne connait l’avenir en immobilier comme en autre chose.
guygadbois
22 février 2013
10h37
Rick
Je n’ai pas fait un pari en 1995; j’ai décidé de m’acheter une qualité de vie, que j’ai améliorée par la suite. La, je suis pas mal au top de la qualité de vie, au Québec, pour quelqu’un qui a une famille et qui travaille au centre ville. Aucun pari la-dedans, juste la vita bella.
Aujourd’hui, si j’avais un ou deux enfants, une bonne job, ben oui j’envisagerais dans un quartier ou mon couple n’aurait pas besoin d’une seconde voiture, et ou je pourrais envoyer mon enfant dans une top école publique pendant 6 ou 13 ans…
L’alternative m’apporterait quoi? 800 $ de plus dans mes poches par mois? Que je place a zéro pourcent, en attendant dans mon 4 1/2 la baisse de marché bénie des dieux?
morrisgynette
22 février 2013
10h46
pour Rick
“Si vous êtes premier acheteur et si vous croyez comme nous que les prix de l’immobilier baisseront sur 3 à 5 ans (Montréal), alors pourquoi acheter maintenant même si c’est pour du long terme?!”
RÉPONSE: Comment pouvez-vous être sûr que le prix de l’immobilier baisseront sur 3 à 5 ans?
que les taux d’intérêt ne monteront pas d’ici 3 à 5 ans. Ce qui est sûr c’est que vivre dans un logement de 3 à 5 ans est moins agréable que de vivre dans sa propre résidence. Ce qui est sûr c’est que la courbe du prix de l’immobilier monte toujours à long terme mais qu’il y a toujours des creux de temps en temps; aucune importance que la valeur de votre résidence diminue momentanement si elle n’est pas à vendre. La pire des décisions est de ne pas prendre de décision.
Rick85
22 février 2013
10h49
@morrisgynette.
Il y a quelquechose que vous ne comprenez pas dans ma stratégie sur 3 à 5 ans??
Il y a quelquechose que vous ne comprenez pas sur le fait qu’il est carrément stupide d’acheter un condo identique à celui que l’on pourrait louer présentement? Comprenez-vous ce que représente un cout d’opportunité? Est-ce que vous vous lancez toujours les yeux fermés lorsqu’il s’agit spécifiquement d’immobilier? Sans faire de calculs, à n’importe quel prix?
Il y a quelquechose que vous ne comprenez pas sur l’offre de résidences à vendre qui explose présentement à Montréal?? D’après vous, toute cette offre va amener des prix encore plus haut?!
Le passé n’est jamais garant du futur. Se fier au passé coutera très cher aux premiers acheteurs actuels. Mais ne vous en faites pas, des poissons, il y en aura toujours un peu sur le marché!
Rick85
22 février 2013
10h59
@M. Gadbois.
“L’alternative m’apporterait quoi? 800 $ de plus dans mes poches par mois? Que je place a zéro pourcent, en attendant dans mon 4 1/2 la baisse de marché bénie des dieux?”
1000$ par mois sur 5 ans représente 60 000$. Considérant ensuite vos prédictions dans votre commentaire (20 février, 14h47), nous sommes facilement rendu dans les 6 chiffres d’économie en seulement 5 ans. Rien de banal là-dedans, ça peut faire une méchante différence pour la majorité des gens de la classe moyenne!!
Et je dois encore une fois rafraichir votre mémoire…: Je loue un grand 6 1/2 (incluant sous-sol), cour arrière, garage chauffé, près de 2 parcs, bien situé côté transport en commun, électricité inclus pour moins de 1000$ par mois.
J’attends toujours que vous me trouviez un logement à vendre équivalent et que vous me sortiez les prix… Et vous achèteriez quand même dans ma position?! Merci du conseil mais je n’ai pas de poignée dans le dos!!!
guygadbois
22 février 2013
11h42
Désolé Rick mes chiffres étaient off, pour moi 1 200 p2 ce ne peut etre qu’une 4 1/2, je ne peux meme pas concevoir 3-4 chambres qui fittent dans 1 200 (ayant moi-meme deja habité dans un condo de 1 250 p2 dont la 2e chambre etait petite). J’imagine que le 1 200 p2 ne comprend pas le sous-sol, et donc que votre superficie est plus élevée.
morrisgynette
22 février 2013
11h57
pour Rick85
Attendre le meileur deal au meilleur moment? Jamais vous ne trouverez le meilleur deal avec certitude au meilleur moment. Même si vous trouvez un deal à un certain moment comment être sûr que demain il n’y aura pas un meilleur deal. Etes-vous de ceux qui attendre attende toujours un “plus” meilleur deal. Et sont toujours à logement toute leur vie. Qui est le poisson?
MeMFisc.
22 février 2013
12h07
Il semble avoir un consensus quasi unanime que le marché immobilier sera baissier.
Conséquemment, avez vous shorter des titres immobilier?
Rick85
22 février 2013
12h32
@guygadbois.
“Désolé Rick mes chiffres étaient off, pour moi 1 200 p2 ce ne peut etre qu’une 4 1/2″
Pourriez-vous me trouver quelques annonces sur le net de 4 1/2 à Montréal dont la superficie excède 1 200 p2?! J’ai bien hâte de voir les prix…
Sans être méchant, vous êtes complètement déconnecté de la réalité…
Rick85
22 février 2013
12h44
@morrisgynette.
“Attendre le meileur deal au meilleur moment?”
Pas ce que j’ai dit. Mais il existe certes de bon moment pour acheter et de bons moments pour louer. Et le moment actuel est excellent pour louer! Relisez ma stratégie pour vous en convaincre… Je répète ma question: Comprenez-vous en quoi consiste un cout d’opportunité?? Comprenez-vous ce que signifie ce graphique??:
http://cdn.theatlantic.com/static/mt/assets/business/HousingPrices.png
Je n’ai aucun problème à porter le châpeau du “poisson” présentement si cela m’apporte 100 000 $ de valeur nette supplémentaire dans 5 ans comparé à quelqu’un qui achète aujourd’hui. Vous évaluerai qui sera le “poisson” dans 5 ans!
Les seuls présentement qui peuvent conseiller le premier acheteur de se lancer les yeux fermés dans l’immobilier sont??!! Je vous laisse deviner…
cavapeter
22 février 2013
12h53
Rick, je viens vous appuyer…
Moi et Rick sommes sensiblement dans la même situation…celle d’un premier acheteur. Cela fait un an que j’analyse le marché dans la région où je voudrais acheter, et après m’être informé (principalement sur ce blogue), je n’ai aucunement l’intention d’acheter avant que la correction ait officiellement débutée.
1er scénario ; Disons que j’achète aujourd’hui une petite maison pour 200 000$, avec une mise de fond de 50 000$. Prenons l’hypothèse que d’ici quelques années il y a correction de 25%. Ma mise de fond a fondue comme neige au soleil, cette mise de fond dont j’étais fier d’avoir travaillé dur, car je ne gagne qu’un salaire moyen. Ce scénario me dégoute. En plus comme je veux acheter sur la rive-sud de Montréal, la correction devrait etre plus importante qu’à Montréal selon guygadbois. Ça doit pas être drôle en Gaspésie et dans le grand nord, l’épicentre de la bulle doit se trouver là bas. Ha oui et ça devrait beaucoup plus baisser dans les campagnes de la Colombie-Britanique qu’à Vancouver. Ouais c’est logique.
2e scénario ; J’attends que le marché ait baissé entre 15 et 25% avant d’acheter. Déjà j’économise plusieurs dizaines de milliers de dollars à l’achat. Je pourrai également prendre une hypothèque moins longue, disons 20 ans plutot que 25. J’économiserai des milliers de dollars en intérêts. De plus j’aurai une plus grande mise de fond car je réussis à économiser présentement.
Tout ce que j’essaie de dire ici, c’est que le spectre d’une baisse du marché est très inquiétante pour les premiers acheteurs. Je lis beaucoup de gens ici qui disent qu’ils se foutent que le marché baisse car ils sont bien chez eux etc. Je penserais comme vous si je serais déja propriétaire et que mon habitation aurait déja pris de la valeur avec les années. Mais en ce moment, ça me semble très risqué d’entrer dans ce marché, car cette décision en est une très importante du côté financier, surtout lorsque l’argent ne nous sort pas par les oreilles.
leguet
22 février 2013
13h14
@rick85
Si on se mets à étaler des cas particuliers, on n’en finira pas. Perso, j’ai fait aussi le calcul du coût d’opportunité, juste pour le fun car ça ne m’intéresse pas du tout de vendre dans l’optique de ré-acheter lors d’une possible baisse. Y aussi plus que le simple aspect financier dans une telle décision(ben trop de troubles pour celui qui est déjà proprio). Anyway, au montant que ça me coûte(tous compris) pour habiter mon condo vs vendre et trouver un appt semblable dans le même secteur(super rare en passant) la location me reviendrait plus cher. Donc même en tenant compte de l’aspect financier seulement et même au prix d’aujourd’hui ça demeure plus rentable pour moi de ne pas vendre. Toutefois j’admets que si je n’étais pas propiétaire aujourd’hui, je favoriserais la location si possible pour un certain laps de temps car je considère aussi que nous sommes au top du cycle.
cavapeter
22 février 2013
13h35
@leguet “Toutefois j’admets que si je n’étais pas propiétaire aujourd’hui, je favoriserais la location si possible pour un certain laps de temps car je considère aussi que nous sommes au top du cycle.“
Bien dit! J’ai comme l’impression que ce sera le désertement des premiers acheteurs qui sera un des déclencheurs de l’éclatement de la bulle.
Rick85
22 février 2013
13h36
@leguet.
“Toutefois j’admets que si je n’étais pas propiétaire aujourd’hui, je favoriserais la location si possible pour un certain laps de temps car je considère aussi que nous sommes au top du cycle.”
Bien d’accord avec l’ensemble de votre dernier commentaire. Mon analyse (stratégie) s’adresse essentiellement au premier acheteur actuel. Elle ne s’adresse pas à celui ou celle ayant acheté dans les années 90 ou début 2000…
morrisgynette
22 février 2013
13h57
pour Rick85
Contrairement à ce que vous laisser entendre je ne travaille pas comme vendeur immobilier ou agent immeuble; je suis à la retraite. A vous lire je comprend que vous voyez vos estimations du future comme des vérités absolues, vous devez être très jeune en immobilier.
elvince
23 février 2013
09h46
@Rick: Tu ne devrais pas compter de plus ou de moins value sur l’immeuble. Tu ne peux pas dire cette hausse ou cette baisse. Je sais que tous les calculateurs online en demandent une, mais dans ce cas, tu devrais la mettre égale à l’inflation et laisser la calculatrice calculer pour 9999 ans. Car dans la vraie vie, il n’y a aucune raison pour que le prix de l’immobilier ne rejoigne pas le coût de l’immobilier. Et toutes ces calculatrices faussent un peu la réalité.
Quand aux argements de gadbois, il faut les prendre (comme tous les commentaires de blogs) à leur valeur propre, sans se soucier de qui les donne. Que le gars soit milionaire ou qu’il vive dans une boite en carton en dessous d’un viaduc ne change absolument rien à ce qu’il dit. Dans la vie, tu as raison parce que tu développes un raisonnement logique à partir de faits véridique, pas parce que tu es riche ou que tu as beaucoup d’amis qui t’approuvent.
Et comme sa stratégie semble effectivement de rejouer les mêmes chiffres à la loterie parce qu’il a gagné une fois avec ces chiffres-là (come on, existe-t-il même une seule personne qui a perdu avec l’immobilier acheté à la fin des 90? Faut pas être un génie pour être riche si t’as acheté dans ces années-là…), je ne m’en ferais pas trop avec ça.
Pour ce qui est de l’immobilier, beaucoup trop de gens voient leur maison comme un investissement. Entre une famille qui dit “on a acheté cette maison parce qu’il y a une école proche et un beu terrain” et une autre qui dit “On a acheté cette maison parce que c’Est un bon placement”, j’aimerais beaucoup mieux être un enfant de la première famille. Idem pour la location. Le fait que très peu de maisons unifamiliales soient disponibles à la location au Québec (une situation presque unique en Amérique du Nord) rend la vision un peu floue en ce qui concerne les comparaisons buy/rent.
Personnellement, je suis propriétaire et je sais que je vais “perdre” dans les prochaines années, mais j’aime bien l’endroit où je suis situé, et je déteste déménager. Je serais bien heureux de pouvoir “hedger” la valeur de mon habitation, mais ça ne se fait pas facilement. Tu ne peux pas vendre un condo à découvert. Si tu pouvais, la bulle immobilière de Vancouver exploserait en 3 jours.
Quant aux rendements projetés de la bourse, GG a de toutes évidences une connaissance très limitée de la chose. Je suis plutot d’accord avec lui que les indices sont à un maximum (ou tout près), mais la bourse n’est pas un bloc monolithique. Les titres se comportent différemment les uns des autres, pas mal plus que le marché immobilier en tout cas. Et même dans un marché baissier, il y a des instruments permettant quand même de faire des profits. Personnellement, j’utilise une stratégie de hedging qui me rapporte bon-an mal-an entre 10 et 12%, peu importe les fluctuations.