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  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
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    Mardi 12 février 2013 | Mise en ligne à 11h49 | Commenter Commentaires (14)

    Protection du patrimoine: en fait-on trop, ou pas assez?

    La maison xxx

    Le centre Raymond-Préfontaine (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

    Un nouvel édifice patrimonial montréalais disparaîtra sous le pic des démolisseurs.

    Le centre Raymond-Préfontaine, situé dans le quartier Rosemont, sera rasé moins d’un mois après avoir été acquis par le promoteur immobilier Rachel-Julien, écrit ce matin le collègue Karim Benessaeih.

    La firme s’était engagée à conserver la partie centrale de cet ancien hôpital érigé en 1886, mais le bâtiment a finalement été jugé trop dangereux.

    L’arrondissement a donné un ordre de démolition hier. Cela pavera la voie au projet de 253 condos que Rachel-Julien compte ériger sur ces terrains.

    Alors que la construction de condos est en pleine effervescence depuis quelques années à Montréal, plusieurs édifices patrimoniaux ont été menacés de destruction, ou le sont toujours.

    Dans Griffintown, le Horse Palace est passé à deux doigts de disparaître, avant d’être sauvé par la mobilisation citoyenne.

    Dans le Red Light, une partie des immeubles a été détruite à l’automne, au grand dam de l’organisme Héritage Montréal.

    Un peu plus à l’ouest du centre-ville, à l’Îlot Overdale, le sort de la Maison Sir Louis-Hyppolite-Lafontaine apparaît un peu plus assuré.

    Les cas du genre sont nombreux dans la métropole.

    Et ils amènent, à chaque fois, de vifs débats sur la valeur architecturale réelle de tel ou tel immeuble.

    Le Horse Palace, par exemple, est jugé inintéressant par bien des Montréalais, mais il a tout de même été sauvé.

    D’autres immeubles autrement plus prestigieux ont disparu.

    Selon vous, en fait-on trop, ou pas assez, pour sauver les immeubles patrimoniaux montréalais?

    AJOUT:

    Voici une vidéo réalisée aujourd’hui par La Presse sur la démolition du centre Préfontaine: http://www.lapresse.ca/videos/actualites/201302/12/46-1-un-edifice-patrimonial-demoli-dans-rosemont.php/3ae7d5fcbb7c4af08bb65fdd98890728


    • Qui paie pour l’entretien de ces immeubles que la population veut sauvegarder? La Ville? Le gouvernmenent du Québec?

      Moi je proposerais de créer une liste de tous les gens qui s’opposent à la destruction des immeubles patrimoniaux et de leur envoyer la facture d’entretien. Après tout, le gouvernement est dans le rouge et pas a peu près.

    • Question très intéressante.

      Je trouve que nous n’en faisons pas assez. Pour la protection du patrimoine nous pourrions en faire plus mais je suis conscient qu’il y a des limitations. Il n’y a qu’à voir ce qui arrive aux églises qui se recyclent souvent mal en d’autre chose.

      Je trouve surtout que nous n’en faisons pas assez pour ce qui se construit. Je me souviens du concours du bâtiment architectural le plus laid. Je trouve que le choix des gens était nettement meilleur que n’importe quel costco… Vous voulez voir des horreurs? Allez sur le boul. Taschereau, Charest ouest, de la Rive-Sud, etc.

    • Une simple question: Que va-t-on voir dans une ville en tant que touriste ?

      Des condos ? des tours à bureaux ?

      Montréal a la chance d’avoir, comme Québec, une architecture unique qui rappelle ses origines tant françaises que britaniques. Une architecture industrielle aussi; qu’on pense aux quartiers comme Griffintown ou le Mile End ou le rivitaliser comme plusieurs villes font..

      Veux-t-on laisser aller tout çà ? Pourq

    • **Erreur dans le précédent commentaire.

      Une simple question: Que va-t-on voir dans une ville en tant que touriste ?

      Des condos ? des tours à bureaux ?

      Montréal a la chance d’avoir, comme Québec, une architecture unique qui rappelle ses origines tant françaises que britaniques. Une architecture industrielle aussi; qu’on pense aux quartiers comme Griffintown ou le Mile End ou le rivitaliser comme plusieurs villes font..

      Veux-t-on laisser aller tout çà ? Pourquoi est-ce toujours du côté préservation à faire la preuve ?

    • @ baghdadbob

      Vous avez parfaitement raison! On pourrait aussi refiler la facture d’hôpital aux malades et non à ceux, comme moi, en bonne santé!

      De même avec les utilisateurs du futur pont Champlain…
      Idem pour l’assurance-chômage…

      Vous avez tellement raison. Effaçons nos racines. “Tabula rasa” au nom du progrès et de la modernité. Allez “ouste”, rasez moi ce quartier de ville pour qu’un promoteur puisse y construire de jolis petits condo$, tout frais, tout proprets, tout identiques…

    • je pense qu’une sérieuse étude devrait être envisagé. Si l’on rasait le vieux montreal ce seraient d’importantes retombées économiques pour la ville années après années. on peut coller une valeur économique à ces édifices. la même chose devrait être faite pour les édifices patrimoniaux ailleurs a montreal en Considérant leur potentiel future (dans les années 60 la rue St Jacques/James n’était pas protégé. nous devons prendre conscience que Montréal est la ville ou le Canada a démarré son ère moderne alors nous jouons un rôle exceptionnel dans l’histoire canadienne et québécoise. nous sommes aussi le seul exemple a grande échelle d’une expérience de cohabitation bi-culturelle en amerique du nord. si nous rasons tout, alors pourquoi les touristes viendrons-t-ils?

    • Je crois qu’on en fait jamais assez pour préserver le patrimoine.

      Mais dans ce cas-ci, je crois vraiment que le promoteur a tout fait pour préserver l’endroit. Il était la figure centrale de son projet, les travaux avaient débutés, je crois qu’ils font preuve de bonne foi dans ce cas-ci.

      Là où il faut se poser la question c’est: pourquoi ce bâtiment n’avait pas été mieux entretenu dans les dernières décénnies? On aurait beau juger les promoteurs de ne pas mieux respecter notre héritage patrimonial, mais qui permet qu’ils tombent ainsi en décrépitude, au-delà de ce qui peut être fait pour les préserver? Des anciens proprios? La ville?

      Quiconque possède ce genre de bâtiment ici, maintenant, devrais être tenu de maintenir le bâtiment à un niveau minimal de salubrité et assurer la sécurité de la structure. Si ils en sont incapables, on vous saisit votre propriété, point. Y’a des responsabilitées à prendre, et il serait temps que la ville, les gouvernements et les propriétaires prennent les siennes. Je suis certaine que certains seraient très heureux d’acheter ces bâtiments pour des peanuts, les retaper et en faire ce qu’ils le désirent (tant qu’il y a respect du bâtiment évidemment, c’est le but de l’exercise).

    • Le sort de ces immeubles patrimoniaux abandonnés est fascinant. Tellement que j’ai coréalisé une série de web documentaires sur le sujet.
      http://video.tv5.ca/erosion-un-regard-sur-l-abandon/hopital-st-julien

      Heureusement nous avons pu capter la beauté et l’histoire de l’Hôpital psychiatrique St-Julien avant sa destruction dans l’indifférence presque totale. On voulait à l’origine faire un épisode sur le centre Raymond-Préfontaine. On voulait capter son dernier souffle. Dommage qu’il soit trop tard.

    • Pas assez mais le gouvernement ne peut pas tout faire. Un des problèmes c’est qu’on laisse traîner les dossiers en longueur, on laisse les immeubles à l’abandon pendant des années…

      Qui veut le sauver ? Il faut mobiliser des fonds, proposer des projets et pas que ce soit à chaque fois l’état qui casque à 100%.

      Il y a là-dedans un peu de ” Put your money where is your mouth” pour les choses que l’état ne peut pas assumer. Il faut pareil une règlementation qui aide à préserver mais… On sat que les gens profitent de la bureaucratie pour empirer les choses…

      Sauvons ce qui en vaut la peine et soyons mieux informés et on verra si cela sera mieux.

    • @bagdhadbon

      Personne ne paie pendant un bout, les propriétaires attendent que l’immeuble passe en étant squatté par des itinérants ou des animaux…

      Alors,un moment donné, tout part.

      C’est le terrain dans la têe du promoteur qui vaut de l’argent pour ses projets d’immeuble à condos ou autre.

    • Mon commentaire n’est pas directement en lien avec la question, mais je trouve que le projet du promoteur Rachel-Julien devient vraiment moins intéressant avec la disparition de cet édifice. Si je ne me trompe pas, il devait y avoir une vocation communautaire. Le projet devient fade; j’aurais regretté d’avoir acheté là.

    • Pas assez! Nous voici devant un cas classique. Un promoteur démolit un édifice patrimonial sous un prétexte quelconque. C’est l’ingénieur engagé par le promoteur qui affirme que l’édifice est dangereux et la Ville gobe ça sans envoyer sa propre expertise (même si on sait maintenant qu’on ne peut faire confiance à un ingénieur de la Ville non plus). Et hop! Le promoteur a maintenant le champ libre pour faire ce qu’il veut (ce qu’il a toujours eu l’intention de faire d’ailleurs).

    • @nininou
      Votre opinion pourrait être valable dans plus d’une situation, mais dans ce cas-ci c’est faux. L’édifice était au coeur même du projet et si vous relisez, il n’y a pas “d’arnaque”; plusieurs rapports en sont venus à la même conclusion. Si vous voulez vous choquez contre quelqu’un, choquez-vous contre la ville qui possédait l’édifice et n’en faisait rien depuis des lunes. C’est de leur faute si il n’était plus récupérable! J’en ai assez de voir des municipalités ainsi garder des bâtiments de valeur mais ne pas s’en occuper; vendez-les donc à des gens qui eux respecteront cet héritage!

      @lecteur_curieux
      D’accord avec vous. Le gouvernement n’a pas les moyens de s’occuper de tous ces bâtiments. On conserve les plus importants, et les autres on les laisse aller à rabais sous conditions formelle de respecter et d’entretenir l’édifice historique. C’est pourtant pas si compliqué…

    • Pourquoi l’État devrait il s’occuper de ces bâtiments?

      Dans la plupart des pays, c’est l’État qui définit les règles – avec les inventaires de sites à protéger au niveau régional ou municipal. Et aux propriétaires de les respecter.

      J’ai habité longtemps – en Europe – dans une ville dont les maisons avaient presque toutes au moins deux cents ans, une grande partie du centre historique datait du Moyen-âge. La réglementation était simple : interdiction de modifier une façade sans autorisation, tout aménagement devait être effectuée en respectant des procédures bien définies. Une rénovation était bien sur plus dispendieuse qu’une démolition et construction à neuf. Mais pour l’ensemble architectural, ca vaut cet effort.
      Et ceux qui souhaitent vire dans un espace et environnement moderne s’établiront ailleurs. Les investisseurs connaissent les règles.

      Pour le Québec, compte tenu de l’espace disponible et le nombre quand-même plutot limité de sites à protéger, ce ne devrait pas être trop difficile.
      Et d’autant plus important.

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