
Le Projet L'Avenue. (Image fournie par Broccolini)
Les projets immobiliers prévus autour du Centre Bell ont donné lieu à toutes sortes de rumeurs au cours de la dernière année.
La Tour des Canadiens, par exemple, s’est affichée à une quarantaine d’étages, avant d’augmenter les plans à 62, de redescendre à 48, pour ensuite rajouter deux étages.
Le projets serait vendu entre 90% et 100%, mais les promoteurs se font mystérieux et refusent de dévoiler un nombre exact. Ils demeurent aussi flous sur la date du début des travaux.
La Tour L’Avenue, prévue juste à côté, soulève aussi plusieurs spéculations sur les forums dédiés à l’architecture.
Cette tour de 50 étages du promoteur Broccolini prévoit un volet commercial d’une quinzaine d’étages, qui doit inclure un hôtel et des bureaux.
Or, aucune entente n’a encore été signée avec un exploitant hôtelier. En conséquence, de fortes rumeurs veulent que le projet soit amputé de 8 étages.
“Ce n’est pas vrai, mais pas du tout”, a insisté Michael Broccolini, gestionnaire immobilier, joint au téléphone vendredi.
Le jeune homme de 24 ans –son cousin Anthony Broccolini, en charge du projet, a 30 ans– reconnaît qu’aucune entente n’a été signée pour l’hôtel, mais il affirme que des discussions sont en cours.
Le groupe caresse même l’idée d’ajouter des étages au gratte-ciel, histoire de faire un pied de nez à la Tour des Canadiens voisine.
Les ventes de condos atteignent aujourd’hui 60%, et le promoteur attendre possiblement d’avoir prévendu 80% des unités avant de lancer les travaux, a indiqué M. Broccolini. Tout dépendra de comment se porte le volet commercial.
Il soutient néanmoins que les ventes vont “très, très bien”.
Broccolini a vendu un étage au complet la semaine dernière –le 47e–, pour environ 4 millions de dollars. Le 48e a aussi trouvé preneur.
Les acheteurs de ces deux unités d’environ 5000 pieds carrés seraient des gens d’affaires montréalais.

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










manwiththegoldengun
4 février 2013
12h01
Espèrons que le projet du promoteur Broccolini sera construit tel quel car de tous les projets de construction annoncés dernièrement à Montréal, ce dernier est de loin le plus intéressant. Une architecture bien plus audacieuse que la Tour des Canadiens.Le centre-ville de Montréal a besoin de tours de 50 étages et plus pour améliorer le skyline de la ville.
michel17
4 février 2013
12h37
L’Effet de levier et sous-capitalisation… Canary Wharf prise 2
pbrasseur
4 février 2013
13h35
Le moins qu’on puisse dire est que tout ça sent l’improvisation à plein nez
Et ça c’est la version positive…
guygadbois
4 février 2013
15h24
En psassant, pour ceux qui coirent que je suis un optimiste délirant, j’ai convaincu un ami d’annuler sa promesse d’achat d’un condo à l’Avenue.
snooze
4 février 2013
22h37
@guygadbois
“optimiste délirant” ? Absolument pas. Je vous ai toujours trouvé très rationnel dans votre schémas de pensée. Des optimistes délirants, il y en a eu tout un spécimen hier.
Moi, je l’aime bien, le “nouveau guygadbois”, qui dit qu’il a été chanceux d’investir au moment où il a eu l’opportunité de le faire sans pouvoir prédire la folie collective qui allait suivre et qui est lucide sur la suite des choses. Vous avez eu à la fois du flair et de la chance. J’ai l’impression que votre plus grande crainte serait de voir la valeur de votre immobilier baisser et que votre ligne “il n’y aura pas de baisse dans mon secteur” est votre ligne de front finale. Mais je crois que vous avez raison pas mal sur ce point également. Les secteurs cossus à Montréal ne subiront pas (ou si peu) la reconfiguration de l’ecosystème “prix de l’immobilier/capacité d’endettement réduite” des premiers acheteurs moyens. Tout simplement pareceque votre secteur n’est pas dans le gyron de la classe moyenne au départ.
Moi, vous aurez remarqué, ce sont les problèmes collectifs de, précisément, la classe moyenne qui m’intéressent. + ou – 75% des gens qui lisent ce blogue. Et le prix des maisons (besoin essentiel) est devenu un gros, très gros problème.
Rick85
5 février 2013
07h42
@snooze.
J’approuve entièrement votre commentaire.
Être né 15 à 20 ans plus tôt et avoir eu le même niveau de connaissance qu’aujourd’hui, j’aurais procédé de la même façon que Guy en 1995. Mais le fait est que nous ne sommes plus en 1995 mais bien en 2013 et il faut s’ajuster à la réalité d’aujourd’hui!
Les “optimistes délirants” ont très souvent des intérêts personnels à servir, je ne crois pas que ce soit le cas de Guy…
Je continue à affirmer que le mieux à faire est de louer pour les 3 à 5 prochaines années.
snooze
5 février 2013
08h37
Bon matin Rick
Pour le “niveau de connaissance” en 1995, probablement que la plupart des gens percevaient encore l’immobilier comme un achat relativement “safe” (”achat”, pas investissement pour profit à court terme). Il y avait eu un creux au début de la décennie 90 mais tout de même, sur le long terme, ça pouvait aller. Je pense pas que personne aurait pu prévoir une augmentation de 150%-200% en dix ans, que personne n’a vu venir les américains post bulle dot com avec des taux aussi bas et leur politique de home ownership program avec la mise de fond payée par l’Etat. Le feu a prit et les gens sont devenus fous (certains le sont restés), ont perdu tout sens commun de la valeur des choses (ça s’appelle une bulle) et la “maison plan de retraite” était brusquement née (pour le public général) sans même que la stupéfiante évidence de l’immoralité de même penser à demander aux jeunes de 30 ans qui allaient suivres de s’endetter pour le reste de leur vie active sur des hypothèques monstrueuses pour des splitlevels en clapboard allait inévitablement nous pèter dans la face ne soit même évoquée.
Personne ne souhaite la chute financière de personne (en tout cas pas moi), juste quelque chose de plus équilibré. Question de faire autre chose de ma vie que juste “payer une maison”.
snooze
5 février 2013
08h49
Il y avait déjà des “flippers” prolifiques dans les années 80 qui acheraient des maisons, les retapaient rapido et les revendaient. Je me souvient très bien d’une info-pub américaine d’un gars bedonnant asiatique avec des pitounes sur un yatch qui disait d’acheter son livre sur “comment devenir milionnaire avec le real estate”. Ca commencait mais jamais comme à partir de 2002 quand les gouvernements ont décidés de fueler l’économie entière avec ça.
Méchant bordel de ramener tout le monde sur terre après.
guygadbois
5 février 2013
10h13
@snooze
Je ne me rappelle pas avoir jamais prétendu autre chose qu’avoir té extremement chanceux, mais ok!
EN quelque part, le marché immobilier est comme une vague: quand cela monte, tout monte, quand cela baisse, tout baisse… Donc, Je pense que tous les marchés vont baisser, certains (condos au centre ville) plus que d’autres (Westmount) masi tout va baisser, parce que le gars qui vend sa 2e maison dans le West Island pour venir s’établir dans mon coin va avoir moins d’argnet à y investir, et ceci va affecter la valeur.
Par contre, location location location est vrai. Une maison dans mon coin va toujours valoir quelque chose, parce qu’il n’y a plus de terrains vagues (il y en avait un sur Laird, provenant de la subdivision en 2 d’un lot de 20 000 p2, qui a été vendu a peu près 1M, et sur lequel est en train de se constuire une maison dont les fondations ressemblent à celles d’une école….. Donc oui, il y aura baisse, mais moins qu’ailleurs, et à long terme, cette baisse ne sera qu’un blip sur le radar.
snooze
5 février 2013
10h29
Ah ah ah !! J’ai retrouvé un clip du gars “become a milionnaire” des années 80 … Hilarant …
http://www.youtube.com/watch?v=K853GykeGH0
Dans mes souvenirs, il avait une bédaine. Faut croire que mon attention était ailleurs …
Tout de même très drôle de voir les énormes clichés utilisés (et qui marchent encores …)
: )
maxbergeron
5 février 2013
10h36
@Snooze
Vous m’avez fait rire solidement avec ce “blast from the past”.
Rick85
5 février 2013
10h42
@snooze.
Ce qui me renverse, c’est à quel point nous sommes entrés à l’intérieur d’une culture axée sur l’endettement excessif. Des propriétés à des prix insensés, des automobiles financées sur 8 ans, des meubles à payer sur 5 ans, etc., etc. Pas grave, c’est le marché et c’est comme ça! Voyez le résultat encore ce matin:
http://www.theglobeandmail.com/globe-investor/personal-finance/household-finances/canadians-back-to-borrowing-as-average-consumer-debt-hits-new-high/article8182111/
Encore hier, on nous montrait un taux d’épargne médiocre au Québec et cela dure depuis plusieurs années déjà.
Et malgré ce qui précède, il y a encore des gens qui, pour servir leurs intérêts personnels, souhaiteraient encore plus d’endettement hypothécaire, question de pouvoir apporter les liquidités nécessaires pour soutenir le marché immobilier aux prix actuels.
Nous sommes à un niveau critique concernant l’endettement des ménages canadiens et tout excès supplémentaire risque d’avoir de graves conséquences sur l’économie à long terme. Les gens critiquant les récents changements hypothécaires de 2012 en ont-ils seulement conscience?
snooze
5 février 2013
11h35
@guygadbois
“Je ne me rappelle pas avoir jamais prétendu autre chose qu’avoir été chanceux”
Honnêtement, certainement une part de présomption dans ma tête. Mea culpa. La dynamique d’affrontement bears-bulls sur les blogues parfois hautement émotifs sur l’immobiliers depuis quelques années déjà conditionne ma perception première des choses. Ca c’est certain que ça été le cas.
Et j’y vais forts en superlatifs aussi, parfois. Je vais essayer d’être plus raisonnable.