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  • Maxime Bergeron

    Journaliste à La Presse depuis 2003, Maxime Bergeron a fait ses premières armes au Soleil de Québec après des études en journalisme à l’UQAM. Ses reportages l’ont mené des alumineries d’Arvida aux bidonvilles d’Accra, en passant par les gratte-ciels de Dubaï et les manifestations de Moscou. En parallèle à ses dossiers sur une panoplie de sujets économiques, il entretient depuis des années un vif intérêt pour l’immobilier.
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    Archive, février 2013

    Mercredi 27 février 2013 | Mise en ligne à 11h55 | Commenter Commentaires (73)

    La SCHL dans l’embarras (AJOUT)

    La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est dans l’embarras.

    Selon le Financial Post, l’organisme fédéral demande depuis plusieurs mois aux courtiers du pays de ne plus divulguer si une propriété est une reprise de finance.

    Cette requête pour le moins inusitée a fait sourciller la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), qui représente plus de 14 000 courtiers.

    Selon les règlements québécois, un courtier est obligé de divulguer à l’acheteur lorsqu’une maison est une saisie bancaire. Une exigence morale pour l’agent immobilier, et un important outil de négociation.

    Et voilà que la SCHL demande de camoufler cette information!

    Dans une note récente envoyée à tous ses membres, la FCIQ expose cette nouvelle politique surprenante de la SCHL.

    La FCIQ souligne que celle-ci “va à l’encontre des règles déontologiques qui stipulent que les courtiers immobiliers ont l’obligation de publier des renseignements véridiques et vérifiés sur une propriété”.

    Une question cruciale se pose: pourquoi la SCHL demande-t-elle aux associations de courtiers de tout le pays de cacher une information aussi importante?

    L’organisme cherche d’abord à protéger ses arrières, croient plusieurs observateurs.

    La SCHL, comme plusieurs le savent, est un important assureur de prêts hypothécaires. La valeur de tous ses prêts assurés frôle les 600 milliards de dollars.

    Or, les maisons reprises par les banques se vendent souvent beaucoup moins cher que les résidences traditionnelles. On peut encore le constater avec les millions de foreclosures aux États-Unis, offertes pour une bouchée de pain.

    Si le marché immobilier canadien devait chuter de façon marquée –avec le tsunami de reprises bancaires que cela suppose–, les pertes pourraient se calculer en milliards pour la SCHL. Et éventuellement pour les contribuables.

    D’où l’intérêt de la SCHL à vouloir camoufler l’existence-même des reprises de finance au Canada, croient plusieurs.

    Voir ici le texte du Financial Post, auquel la SCHL n’a pas réagi.

    Votre interprétation?

    AJOUT:

    La SCHL a réagi dans une lettre envoyée au rédacteur en chef du National Post, qui nous a aussi été envoyée cet après-midi.

    “Il n’existe aucune disposition qui exige du vendeur de divulguer dans une inscription la raison pour laquelle la propriété est mise en vente”, écrit Mark McInnis, vice-président, souscription, lignes de conduite et administration de l’assurance

    ” La SCHL n’a pas donné instructions à ses agents d’enfreindre une quelconque règle de droit ou norme éthique”, poursuit-il.

    L’organisme reconnaît néanmoins que dans le but “d’obtenir le meilleur prix possible et de réduire au minimum les pertes, la SCHL demande aux courtiers de ne pas indiquer dans l’inscription de la propriété qu’il s’agit d’une saisie”.

    L’information voulant que la SCHL soit le vendeur est toutefois indiquée aux acheteurs éventuels “qui envisagent de faire une offre sur la propriété”, affirme M. McInnis.

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    Lundi 25 février 2013 | Mise en ligne à 9h29 | Commenter Commentaires (126)

    Trop chères, les maisons ?

    Le débat sur “l’abordabilité” des propriétés est loin d’être clos au Canada.

    Le mois dernier, la firme Demographia a suscité bien des discussions avec sa dernière étude annuelle, qui qualifie de “sérieusement inabordable” le marché immobilier canadien.

    Pour qu’un marché soit considéré comme “abordable”, le prix médian des propriétés doit équivaloir à moins de trois fois le revenu brut médian des ménages.

    Quand le multiple se situe entre 3,1 et 4, le marché est considéré comme «modérément inabordable»; entre 4,1 et  5, «sérieusement inabordable»; et à plus de 5,1, «sévèrement inabordable», selon les barèmes utilisés par Demographia.

    Montréal se classe dans la pire catégorie avec un ratio de 5,2, alors que la moyenne des grandes villes canadiennes s’établit à 4,7.

    Or, selon la BMO, Demographia a écarté un facteur de taille de taille de l’équation: les taux hypothécaires.

    Dans une nouvelle étude, BMO affirme que l’abordabilité ne constitue pas un problème pour les familles qui cherchent à acheter une unifamiliale dans les trois quarts des marchés du pays, même lorsque les taux “se normaliseront”.

    “A l’échelle du pays, les versements hypothécaires sur une maison à prix moyen représentent un pourcentage raisonnable du revenu d’un ménage, soit 28 %, mais 23 % pour ceux qui habitent à l’extérieur de Vancouver et de Toronto,” a fait valoir Sal Guatieri, économiste principal, BMO Marchés des capitaux.

    Les cas de Toronto, Victoria et Vancouver sont à part, reconnaît toutefois l’économiste.

    “Une famille type qui voudrait acheter une maison unifamiliale à Vancouver devrait affecter les quatre cinquièmes de son revenu à ses versements hypothécaires, ce qui explique pourquoi cette famille ne peut que rêver d’acheter une maison individuelle dans cette ville.

    “À Toronto, c’est pas moins de 43 % du revenu médian qu’il faut consacrer au remboursement d’un prêt hypothécaire pour une maison unifamiliale moyenne, alors qu’il en fallait 40 % il y a huit ans.”

    Les deux tableaux suivants (en anglais) présentent l’interprétation de l’abordabilité de la BMO:

    pourcent

    liste maisons

    Que pensez-vous de ce dossier?

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    Vendredi 22 février 2013 | Mise en ligne à 10h56 | Commenter Commentaires (183)

    La SCHL prévoit une remontée en 2014

    La SCHL n’adhère pas à la thèse d’une baisse prolongée du marché immobilier canadien. L’organisme fédéral prévoit une remontée des ventes dès l’année prochaine.

    Dans un rapport diffusé ce matin, la Société canadienne d’hypothèques et de logements dit s’attendre à une progression de 4,5% de la revente en 2014.

    Le nombre de transactions passerait ainsi de 451 100 cette année à 472 300 l’an prochain. Les prix devraient quant à eux grimper de 1% et de 2,7% pour chacune des deux années, pour s’établir à 377 300$ l’an prochain.

    Mathieu Laberge, économiste en chef adjoint à la SCHL, croit par ailleurs que les mises en chantier connaîtront la même trajectoire haussière dès la fin de 2013.

    « La croissance de l’économie et de l’emploi continuera de soutenir le marché canadien de l’habitation, a-t-il dit dans un communiqué. En 2014, l’effet de l’amélioration de la conjoncture économique pourrait être en partie atténué par le léger repli du nombre d’accédants à la propriété et l’éventuelle hausse, faible et graduelle, des taux d’intérêt hypothécaires. »

    Après avoir atteint le niveau très élevé de 214 827 l’an dernier au Canada, les mises en chantier reculeront à 190 300 cette année pour ensuite remonter à 194 100 l’an prochain, estime la SCHL.

    Au Québec, l’organisme prévoit une légère reprise du marché de la revente en 2014 après le ralentissement observé cette année. Le nombre de transactions devrait ainsi grimper de 4,4% l’an prochain, avance-t-on.

    Le prix moyen des propriétés devrait par ailleurs avancer de 1,3% cette année et de 1,9% l’an prochain au Québec, pour s’établir à 275 100$ à la fin de 2014, croit la SCHL.

    Et qu’en est-il des mises en chantier? Elles poursuivront leur baisse entamée en 2011 au Québec.

    «La détente du marché de la revente et l’offre abondante se traduiront par un repli de la demande de logements neufs,» selon Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL pour le Québec.

    Il s’attend à 42 300 mises en chantier en 2013 dans la province (-10,7%), et 42 200 l’an prochain.

    Ces prévisions optimistes de la SCHL contrastent avec celles de plusieurs économistes, qui jugent que le marché canadien s’apprête à traverser une sévère correction.

    David Madani, de Capital Economics, a par exemple réitéré cette semaine sa prévision d’une baisse de prix moyenne de 25% au pays. D’autres sont plus modérés et entrevoient des reculs de 5% à 10%.

    Les constructeurs ont par ailleurs mis les freins de façon brutale à Toronto, qui connait une frénésie du condo depuis quelques années. Les mises en chantier de copropriétés ont plongé de 74% le mois dernier dans la plus grade ville du pays.

    À Montréal, les annonces de nouveaux projets sont encore nombreuses, signe d’un enthousiasme prolongé –et parfois surprenant– des promoteurs.

    Un méga-projet de 900 condos a ainsi été annoncé à l’îlôt Overdale la semaine dernière, et une autre tour de 39 étages a été proposée cette semaine à l’angle des rues Guy et René-Lévesque.

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