Le blogue immobilier

Le blogue immobilier - Auteur
  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
  • Lire la suite »

    Partage

    Jeudi 31 janvier 2013 | Mise en ligne à 9h24 | Commenter Commentaires (5)

    De la mauvaise réputation des immeubles

    commune-good

    Le 1000, de la Commune (Photo La Presse)

    Plusieurs courtiers immobiliers ont dû avaler leur café de travers ce matin.

    Plus précisément, ceux qui tentent de vendre un appartement au 1000, de la Commune, dans le Vieux-Montréal.

    Les collègues Vincent Larouche et Daniel Renaud dressent aujourd’hui le portrait dévastateur de cet immeuble prestigieux, qui serait aussi une véritable “forteresse” pour les membres du crime organisé.

    Une vingtaine de motards et de mafieux parmi les plus influents de la métropole vivent ou ont déjà vécu dans le complexe sous haute sécurité, révèle leur enquête.

    Si la majorité des résidents n’ont rien à voir avec le crime organisé, il reste que la réputation de l’immeuble sera, et sans doute pour longtemps, entachée par ces liens douteux avec la pègre.

    Et en immobilier, la réputation d’un projet fait foi de tout.

    Lorsqu’un complexe important est frappé par des problèmes –pas nécessairement de l’ampleur de ceux du 1000, de la Commune–, une véritable omerta s’installe souvent entre les copropriétaires et le monde extérieur.

    Dans un reportage récent sur les vices de construction d’une immeuble à condos d’Outremont, un résident m’indiquait avoir subi de fortes pressions des administrateurs –aussi copropriétaires– pour garder sous silence les problèmes du complexe.

    En alertant les médias, il risquait d’entacher la réputation du projet et de dévaluer pour longtemps la valeur de ses appartements, lui a-t-on fait savoir.

    Une série d’immeubles “à problèmes” de ce genre existent à Montréal, mais il faut vraiment tirer les vers du nez de tous les intervenants –courtiers, promoteurs, copropriétaires– pour avoir des détails.

    Souvent, les poursuites intentées par l’une ou l’autre des parties sont beaucoup plus révélatrices, grâce aux documents de cour très détaillés.

    Pour ce qui est du 1000, de la Commune, beaucoup de “damage control” sera nécessaire au cours des prochains mois et des prochaines années…


    • En ce qui concerne les vices de construction, en principe, on est supposé écrire tous les problèmes qu’on a eu dans un immeuble dans la déclaration du vendeur. Cependant, le vendeur est tenu de répondre seulement au “meilleur de sa connaissance”.

      Alors j’imagine qu’il y a comme une zone grise…

      Le détail des problèmes n’apparaît pas forcément à la lecture des états financiers d’une copropriété. On peut se douter qu’il y a quelque chose de louche si le fond de prévoyance est à un niveau trop bas mais encore là, ça pourrait tout simplement signifier que les frais de condos ne sont pas assez élevés. Faut que l’acheteur fasse ses propres calculs…

      Je viens de vendre mon condo et l’acheteur m’a demander les états financiers, mais pour ce qui est de la liste des problèmes qui sont survenus, il doit se fier à ce que j’ai écrit dans la déclaration du vendeur “au meilleur de ma connaissance”.

      Pour être honnête, nous avons fait faire une inspection des parties communes 3 ans après la construction. Bien que les inspecteurs n’aient rien trouvé de majeur, il reste que l’inspection à produit un rapport de plus de 50 pages. Ça fait peur un peu quand on voit un rapport si volumineux…

      Alors comme personne ne m’a rien demandé à ce sujet, j’avoue ne pas avoir fait mention de cette inspection sauf verbalement à mon courtier qui n’a finalement pas insisté pour en obtenir une copie.

    • Pour avoir été copropriétaire à deux reprises tout en ayant été membre du conseil d’administration aux deux endroits, force est de reconnaître que ce type d’habitation est d’abord et avant tout une véritable mine d’or autant pour les promoteurs que les municipalités.

      En ce qui concerne les copropriétaires, eux-mêmes, ils se procurent plus souvent qu’autrement une véritable «boîte à surprises», car à moins d’être excessivement informés et vigilants, ils se retrouvent beaucoup plus souvent qu’autrement, faute de protection légale, face à un gouffre financier ou autre, à moins de réussir à s’en sortir à temps …

      Qui a intérêt à clamer sur tous les toits qu’il s’est fait flouer???

    • Le Baromètre FCIQ du marché résidentiel du 4e trimestre 2012 vient de sortir:

      http://www.fciq.ca/pdf/bar/bar_2012q4_mtl.pdf

    • Afin de vérifier la réputation d’un immeuble, je suggère toujours à mes clients de consulter le rôle foncier :

      http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=3077,3528875&_dad=portal&_schema=PORTAL

    • @bonserge. Étant moi-même courtier immobilier, je ne crois pas qu’il faut soupçonner nécessairement des problèmes majeurs parce que le rapport d’inspection à plus de 50 pages ( c’est la moyenne pour un bon rapport d’inspection).

      Par contre où je vois un problème c’est dans votre déclaration du vendeur à l’ article D12.1 ‘ À votre connaissance, y a-t-il ou y a-t-il déjà eu un ou des rapports d’inspection sur l’immeuble? ‘

      Vous et surtout votre courtier immobilier auriez dû indiquer OUI et par le fait même déclarer l’existence d’un tel rapport.

      En terminant aussi bien votre courtier immobilier que vous même êtes responsable de la validité de l’information que vous retrouvez sur ce formulaire.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    avril 2014
    D L Ma Me J V S
    « mar   mai »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité