Beaucoup de choses ont été dites et écrites –en particulier sur ce blogue– sur la trajectoire qu’emprunteront les prix de l’immobilier.
Plongeront-ils de 50% comme l’avancent les plus pessimistes? Continueront-ils leur croissance comme l’affirment certains promoteurs? Stagneront-ils?
Bien malin –ou chanceux– celui qui remportera le jeu des prévisions.
Il reste que les prix ne peuvent certainement pas poursuivre leur tendance vertigineuse de la dernière décennie.
Les graphiques suivants, préparés par la Fédération des chambres immobilières (FCIQ), montrent l’évolution du prix des condos et des unifamiliales dans le Grand Montréal.
(La courbe bleue représente le niveau réel des prix et les bâtonnets gris, la variation en pourcentage.)


Il est clair qu’un “rattrapage” des prix s’est s’effectué, au point où certains études qualifient maintenant Montréal de ville “sévèrement inabordable”.
Le graphique suivant montre la tendance du prix des unifamiliales sur 30 ans:

Cette semaine, le Mouvement Desjardins (tout comme la FCIQ, sans surprise) a écarté la thèse d’une déprime prolongée des prix à Montréal, comme dans la période 1992-1996.
“Pour arriver à ça, il faudrait revenir à la même situation que dans années 90, avec un fort surplus de maisons à vendre, des taux d’intérêt très élevés et une situation de l’emploi défavorable”, a fait valoir l’économiste Hélène Bégin.
Il reste que le segment de la copropriété –devenu très important à Montréal– se dirige tout droit vers un marché d’acheteurs. Les prix se négocieront de façon de plus en plus serrée.
L’avenir nous dira si le prix des condos restera en territoire positif, mais ce dernier graphique montre l’état actuel du marché:

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