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  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
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    Mardi 8 janvier 2013 | Mise en ligne à 9h24 | Commenter Commentaires (36)

    Hausse “artificielle” en fin d’année à Montréal

    Photo archives La Presse

    Photo archives La Presse

    L’année 2012 s’est conclue avec des hausses de prix dans la plupart des secteurs du Grand Montréal, indique Royal Lepage dans un rapport publié ce matin.

    La valeur de revente moyenne des bungalows a grimpé de 2,2% au quatrième trimestre, celle des maisons standards à deux étages, de 5,3% et celle des condos, de 4,7%, souligne la firme immobilière.

    Or, cette apparente augmentation généralisée cache une toute autre réalité.

    Les premiers acheteurs, qui constituent une grosse partie du marché, ont retraité en masse à partir de juillet en raison des nouvelles règles hypothécaires plus strictes.

    Les deuxièmes et troisièmes acheteurs, de leur côté, ont toutefois continué à acquérir des propriétés plus chères pendant la deuxième moitié de 2012.

    « Ce faisant, les unités supérieures ont pu être vendues, laissant sur le marché un vaste inventaire de maisons plus abordables, ce qui a eu pour effet de contribuer à l’augmentation artificielle du prix moyen des maisons, » explique Dominic St-Pierre, directeur des services immobiliers Royal LePage pour la région du Québec, dans le rapport.

    Cette désaffection massive des jeunes acheteurs –refroidis par la disparition de l’hypothèque étalée sur 30 ans– a contribué à faire grimper l’inventaire de condos sur le marché (+30%).

    Qui plus est, le ralentissement du segment le plus abordable du marché a déjà commencé à faire sentir son impact sur les résidences plus chères du Grand Montréal.

    “Cette baisse d’activité a eu un impact direct sur les acheteurs répétitifs qui doivent eux aussi se départir de leurs propriétés afin d’acheter leur nouvelle maison”, indique Dominic St-Pierre.

    Royal Lepage s’attend malgré tout à une hausse assez marquée du prix moyen à moyen en 2013 à Montréal (+3,8%), assortie d’une baisse des ventes de 2,4%. Plusieurs économistes s’attendent à une stagnation, voire une légère baisse des prix.

    Voici enfin des tableaux préparés par Royal Lepage, qui indiquent la tendance des prix dans différents secteurs de Montréal pour le quatrième trimestre de 2012:

    Maison individuelle de plain-pied

    Marché

    Moyenne

    T4 2012

    Moyenne dernier trimestre

    Moyenne T4 2011

    Différence (%) Maison de plain‑pied

    Beaconsfield

    330 250

    331 000

    307 500

    7,4%

    Dorval

    290 000

    305 000

    290 000

    0,0%

    Pierrefonds

    285 000

    289 000

    288 500

    -1,2%

    Westmount*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Notre-Dame-de-Grâce/Côte-des-Neiges*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Ville-Marie*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Le Plateau Mont-Royal*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Rosemont/La Petite Patrie*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Laval

    279 000

    276 000

    271 000

    3,0%

    Brossard

    256 750

    263 500

    255 000

    0,7%

    Longueuil

    249 000

    247 000

    240 000

    3,8%

    Boucherville

    290 375

    301 000

    286 500

    1,4%

    Montréal

    282 911

    287 500

    276 929

    2,2%

    *Type de propriété non couvert dans le secteur

    Maison standard à deux étages

    Marché

    Moyenne

    T4 2012

    Moyenne dernier trimestre

    Moyenne T4 2011

    Différence (%) Maison à deux étages

    Beaconsfield*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Dorval

    306 500

    316 000

    277 500

    10,5%

    Pierrefonds

    387 750

    397 000

    390 000

    -0,6%

    Westmount*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Notre-Dame-de-Grâce/Côte-des-Neiges

    499 750

    510 000

    470 000

    6,3%

    Ville-Marie*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Le Plateau Mont-Royal*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Rosemont/La Petite Patrie*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Laval

    334 625

    358 500

    320 000

    4,6%

    Brossard

    373 200

    379 000

    357 500

    4,4%

    Longueuil

    335 000

    335 000

    338 250

    -1,0%

    Boucherville

    420 000

    419 000

    370 000

    13,5%

    Montréal

    379 546

    387 786

    360 464

    5,3%

    *Type de propriété non couvert dans le secteur

    Appartement standard en copropriété

    Marché

    Moyenne

    T4 2012

    Moyenne dernier trimestre

    Moyenne T4 2011

    Différence (%) Appartement en copropriété

    Beaconsfield*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Dorval*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Pierrefonds

    208 500

    203 750

    203 000

    2,7%

    Westmount*

    n/d

    n/d

    n/d

    n/d

    Notre-Dame-de-Grâce/Côte-des-Neiges

    266 750

    246 000

    241 250

    10,6%

    Ville-Marie

    325 000

    324 500

    305 000

    6,6%

    Le Plateau Mont-Royal

    320 000

    315 650

    307 750

    4,0%

    Rosemont/La Petite Patrie

    271 200

    270 000

    254 250

    6,7%

    Laval

    195 000

    194 000

    190 000

    2,6%

    Brossard

    189 000

    189 000

    192 500

    -1,8%

    Longueuil

    177 000

    180 000

    168 000

    5,4%

    Boucherville

    210 000

    210 000

    204 000

    2,9%

    Montréal

    240 272

    236 989

    229 528

    4,7%

    *Type de propriété non couvert dans le secteur


    • Quelqu’un sait comment ça Royal LePage nous sort les chiffres de Q4 avant la CIGM?

      « Royal LePage s’attend malgré tout à une hausse assez marquée du prix moyen à moyen en 2013 à Montréal (+3,8%) »: Ya tu vraiment du monde qui accorde la moindre valeur aux prévisions des courtiers???

    • Je savais pas que vous reveniez aujourd’hui et j’ai laissé un post sur ce sujet dans votre entrée précédente. Alors je vais juste recopier ma conclusion ici:

      Peut-être que le party est fini pour les investisseurs (lire spéculateurs), mais de là à dire que monsieur-madame-tout-le-monde devrait s’empêcher d’acheter une propriété cette année, je pense qu’on exagère un peu.

    • @Taxman55 10h17
      Royal est assez gros, je suis sûr que leurs bases de données internes contiennent assez d’échantillons pour générer des statistiques crédibles.

      Ceci-dit, je ne dis pas que ces statistiques sont nécessairement crédibles, puisque la compagnie n’est pas “neutre” dans l’industrie…

    • Les professionnels de l’industrie seront toujours “optimiste”.
      Faudra être patient et surveiller la tendance des prochains mois.
      Si les premiers acheteurs ne reviennent pas sur la marché au printemps, à moment donné ça ne marchera plus.
      Sans être alarmiste je ne conseillerais pas à des proches d’acheter une propriété cette année, surtout pour les condos.
      Je regarde pour louer au printemps et dans mon quartier (Hochelaga), il y a beaucoup de condos neufs ou convertis récemment qui sont maintenant affichés à louer..

    • Il faut aussi souligner le fait que l’achat d’une première maison (premier acheteur) est de plus en plus difficile, indépendamment des nouvelles règles hypothécaires.

      Les taux d’intérêts ont beau être bas, il faut toujours bien être capable de payer le capital. Et puis tout le monde sait que le risque d’une remonté des taux hypothécaires augmente avec le temps. Ce qui serait une bonne chose en nous permettant de diversifier nos placements pas juste dans l’immobilier. À mon avis, les taux vont rester bas quelques années mais pas certain que ça va être le cas dans 10 ans…

    • @Taxman55
      La CIGM sortira exceptionnellement ses chiffres dans le bout du 20 janvier cette année, à l’occasion d’une conférence sur les perspectives immobilières montréalaises.
      @bonserge
      Qui a dit qu’il fallait s’abstenir d’acheter une propriété cette année?

    • Monsieur-madame-tout-le-monde qui ne veut pas perdre 20 % du prix payé pour la propriété d’ici 2-4 ans devrait assurément s’empêcher d’acheter une propriété cette année. C’est maintenant bien connu. On va pas revenir sur ça quand même.

      Par ailleurs, si vous êtes dans le 1 % de la population qui peut se permettre de perdre plusieurs dizaines de milliers de dollars et qui est totalement enivré par des comptoirs de granite, des armoires en thermoplastique, des planchers en bois d’ivory de 5″ et des back-splash en vitrocéramique, alors je vous en pris, allez-y, achetez achetez.

    • C’est plutôt le pdg de la banque Royale qui a l’air fou ce matin.

    • maxbergeron

      Oups! Mes excuses si j’ai l’air de vous mettre des mots dans la bouche. Je faisais références à des conversations que j’ai eu précédemment avec d’autres commentateurs ici sur votre blogue.

    • “Monsieur-madame-tout-le-monde qui ne veut pas perdre 20 % du prix payé pour la propriété d’ici 2-4 ans devrait assurément s’empêcher d’acheter une propriété cette année.”

      De un, 20% je trouve ça extrêmement pessimiste. Mais bon, je n’ai pas de boule de cristal alors on verra bien ce que l’avenir nous réserve… pour le moment, je ne base pas mon raisonnement sur une prémisse aussi pessimiste que la votre.

      De deux, les gens qui ne visent pas le profit à court terme (2 à 4 ans, c’est du court terme), ne doivent pas s’empêcher de dormir pour des fluctuations de marché du moment qu’ils sont confortables avec les payements au moment de l’achat.

      Après, 20% de perte de valeur c’est le crash, the end of the world as we know it… si vous croyez que c’est ce que l’avenir nous réserve, alors effectivement vous devriez rester locataires.

    • Je pense que tout le monde s’entends qu’acheter pour du court terme en 2013 ce n’est pas la meilleure chose à faire.
      Beaucoup de premiers acheteurs à Montréal de mon age (début trentaine) achète des petits condos dans l’objectif de le revendre avec un bon profit quelques années plus tard pour pouvoir acheter plus gros.
      Faire cela en 2013 me semble passablement risqué!!

    • @ bonserge

      Je peux vous dire ce que j’en pense car je suis un premier acheteur en attente. Pire, j’en suis un qui a une bonne mise de fond de disponible.

      Si je décide d’attendre, c’est pour deux raisons.
      1) Disons qu’il y a une baisse “optimiste” de 5%. Sur une maison de 300 000$, cela fait 15 000$. Ce n’est pas rien.
      2) Si, je décide d’acheter maintenant mais, pour une raison ou pour une autre, je veux vendre dans quelques années et que le marché a effectivement baissé, cela ne m’empêchera pas de vendre mais je vais perdre.

      Certes, ce qui va réellement arriver, on ne le sait pas vraiment mais je crois que c’est en train de se jouer en ce moment. Personellement, je penche plus pour une stagnation ou peut-être une légère baisse. Mais il y a tellement de facteurs qui entrent en ligne de compte (valeur d’achat, tendance du marché, démographie, taux d’intérêts, psychologie, vigueur de l’économie, règles et politiques, etc.) que ça prend un spécialiste capable de tout analyser. Quelqu’un d’indépendant, qui a une tête sur les épaules et un sens critique, très peu de gens ont ce profil…

    • « De deux, les gens qui ne visent pas le profit à court terme (2 à 4 ans, c’est du court terme), ne doivent pas s’empêcher de dormir pour des fluctuations de marché du moment qu’ils sont confortables avec les payements au moment de l’achat. »

      ben justement, ça ne suffit pas d’être « confortable avec les payements au moment de l’achat »:

      De un, parce qu’ils vont augmenter bientôt avec les taux d’intérêt.

      De deux, parce ça sert à quoi de faire des payements quand tu les payes dans le vide (et non en te bâtissant de l’équité) parce ta propriété a perdu 20% de sa valeur.

      De trois, ce ne sont pas des « fluctuations » du marché; quand les prix vont baisser (tout indique que c’est maintenant), ils ne vont pas remonter avant très longtemps (20 ans?) à cause de la démographie du Québec (i.e. essentiellement, qde moins en moins de

    • @bonserge: « De deux, les gens qui ne visent pas le profit à court terme (2 à 4 ans, c’est du court terme), ne doivent pas s’empêcher de dormir pour des fluctuations de marché du moment qu’ils sont confortables avec les payements au moment de l’achat. »

      Ben justement, ça ne suffit pas d’être « confortable avec les payements au moment de l’achat »:

      De un, parce qu’ils vont augmenter bientôt avec les taux d’intérêt.

      De deux, parce ça sert à quoi de faire des payements quand tu les payes dans le vide (et non en te bâtissant de l’équité) parce ta propriété a perdu 20% de sa valeur.

      De trois, ce ne sont pas des « fluctuations » du marché; quand les prix vont baisser (tout indique que c’est maintenant), ils ne vont pas remonter avant très longtemps (20 ans?), à cause de la démographie au Québec (i.e. les boomers, qui étaient dans leurs années « d’accumulation de biens » ont favorisé l’escalade des prix. Pour les 20 prochaines années, il y aura de moins en moins de monde avec les moyens de payer ces prix).

      Faut s’y faire, c’est terriblement désavantageux financièrement d’acheter maintenant.

    • Terlingua

      On peut s’entendre là-dessus… si vous achetez en sachant que vous allez revendre dans 3 ans, vous risquez d’être perdant au change.

      Encore qu’il faut considérer que chacun accorde un prix à la qualité de vie. À Montréal, plusieurs se résignent à acheter des condos principalement pour fuir les maudits appartements en carton plus que pour la perspective de profit à court terme.

      Une alternative: louer un condo. Parait qu’il y en a de plus en plus en location.

    • A mon avis la variable la plus importante à surveiller en ce moment est la demande. Or celle ci est en chute libre presque partout au Canada, incluant à Montréal.

      Bien sûr à court terme l’offre pourrait s’ajuster, ce qui pourrait donner à l’économie une sensation d’équilibre, mais il est impossible que ça dure sans dommages car l’offre est devenue structurelle, à commencer par une immense industrie qui comprends plusieurs secteurs et qui donne du travail et des revenus à beaucoup de monde. Ralentir l’offre ça veut dire moins de transactions, moins de constructions, moins de consommation (65% de l’économie) bref moins travailleurs et moins de $$$ provenant du crédit injectés dans l’économie. En d’autres mots ralentir l’offre immobilière dans l’économie Canadienne d’aujourd’hui ça veut dire à terme diminuer la demande et accentuer la débâcle immobilière, un cercle vicieux. Continuer avec une offre trop grande ça veut dire aggraver le déséquilibre qui pousse les prix à la baisse. Dans tous les cas le marché est foutu!

      Donc en dehors d’une reprise de la demande le marché immobilier est cuit, c’est aussi simple que ça. Or la demande est saturée par des prix prohibitifs et un endettement trop élevé, la seule planche de salut serait une hausse des revenus et une économie avec une croissance soutenue, aussi bien dire une utopie dans le contexte actuel.

      Le pire est qu’une fois que la correction des déséquilibres structurels sera faite et que les prix auront déclinés ça sera au tour de l’immense génération vieillissante des boomers de quitter le marché…

      En attendant comptons sur les banques et les courtiers pour continuer à nous mentir à tour de bras!

      Bonne année à tous!!!

    • Taxman55

      Comme je vous disais, je suis pour le moment incapable de partir d’une prémisse aussi pessimiste que la votre alors nous ne nous entendrons pas. Si je voyais l’avenir de l’immobilier aussi sombrement que vous, alors là oui, je serais du même avis.

    • Bonserge
      “Encore qu’il faut considérer que chacun accorde un prix à la qualité de vie. À Montréal, plusieurs se résignent à acheter des condos principalement pour fuir les maudits appartements en carton plus que pour la perspective de profit à court terme.

      Une alternative: louer un condo. Parait qu’il y en a de plus en plus en location.”

      Exactement un résumé de ma situation, en recherche d’un condo ou haut de duplex/triplex à louer!

      Oui il y a beaucoup de condos à louer notamment dans mon coin, HOMA (nouvelles constructions ou juste àa cot de chez nous un 8plex converti cet été en condos ou il reste des invendus).

    • bonserge

      Je ne vois pas en quoi espérer que subsistent des prix prohibitifs alimentés par des milliers de ménages qui compromettent leur vie financière en s’endettant par dessus la tête constitue une vision optimiste des choses.

      Les seuls gagnants là dedans sont ceux qui comme les courtiers s’enrichissent avec l’argent des dettes contractées pas la classe moyenne, et encore ils feraient mieux d’épargner leur gains parce que quand la musique va arrêter il y en a pas mal qui vont devoir retourner à l’école!

      A mon avis une vraie vision optimiste implique un retour à des prix normaux qui permettent aux familles de se loger confortablement à des prix raisonnables, des prix qui leur laissent la chance d’épargner et qui laissent le capital dans l’économie aller vers des secteurs plus productifs. Évidemment ça passe par une correction possiblement douloureuse, mais franchement on l’a bien cherché…

    • Bonjour messieurs. Content de vous retrouver.

      C’est avec beaucoup d’intérêt que j’embarque en 2013 concernant l’immobilier. Comme plusieurs l’ont dit, le printemps 2013 risque d’être une case de calendrier avec beaucoup de crayon highlighter dessus. D’ici quelques mois, le marché immobilier va avoir terminé son striptease d’euphémismes (flat market, market is catching its breath, collective hesitation, wait-and-see approach, …) et les lumières vont finalement s’allumer. @Bonserge, je dirais donc que c’est présentement le “last-call” avant que tout le monde enlève son masque.

      Depuis des années que ça tourne autour du pot. Mais là, c’est vrais. Si les ventes ne reprennent pas au printemps (Vancouver, Toronto, Montreal sont toutes en forte baisse des ventes) on ne pourra plus parler de hoquet passager mais d’une tendance lourde. Les arguments, d’un coté comme de l’autre, deviendront inutiles.

      Egalement à surveiller en 2013, le lobby de l’immobilier qui voudra renverser les nouvelles règles hypothèquaires. Ils mettent toute la gomme présentement et se serviront de la peur des actuels propriétaires pour chauffer le ministre des finances. Le “doom and gloom” vient de changer de camps. C’est eux maintenant qui annonceront l’apocalypse (it will ruin the economy, kill jobs, …).

      Bref, 2013 va être une année très importante.

      Bonne année, messieurs dames …

    • Quelques points.

      Le Québec a la plus petite proportion de propriétaires au pays. C’est là un bassin de premiers acheteurs potentiels important.

      (source: http://www12.statcan.ca/census-recensement/2006/as-sa/97-554/index-eng.cfm?CFID=82026&CFTOKEN=55212077 )

      En 2006, le Quebec avait aussi le plus faible taux de propriétaires dont les coûts de logemement dépassaient 30 % du revenu (incluant les condos). Les statistiques du dernier recensement ne sont malheureusement pas disponibles. Évidemment, les choses auront beaucoup changé en 5 ans. Ceci dit, les indicateurs les plus récents montrent que les paiements associés aux hypothèques restent sous contrôle. ( par exemple http://www.rbc.com/economics/market/pdf/hhfinances.pdf )

      Montreal avait aussi le plus bas taux de propriétaires de condo par rapport à l’ensemble des propriétaires immobiliers au Canada. Ce sont des facteurs qui jouent en faveur du marché Québécois.

      On a peu de “sub-prime” et le taux de formation des ménages suit de près la construction de logement. (source: http://research.cibcwm.com/economic_public/download/cw-20121030.pdf )

      Même son de cloche du côté de l’indice RBC (qui a ses limites, mais néanmoins intéressant):http://www.rbc.com/economics/market/pdf/house.pdf

      Ceci dit, je suis d’accord avec plusieurs commentateurs (pbrasseur, par exemple) qui mettent en relief la vulnérabilité du marché de l’emploi par rapport à un ralentissement de l’activité immobilière, avec un risque de rétroaction négative important. Aussi, l’inventaire de condos est très élevé à Montréal depuis un an. Une baisse de prix pour écouler ce surplus sera probablement nécessaire.

    • Le chiffre le plus important à retenir: +30%.

      Une augmentation de 30% du stock de “listings” de condos représente un débalancement très important de l’offre et de la demande pour le marché de Montréal, surtout si l’on considère en plus la surconstruction actuelle et celle effectuée en 2012. À moins que je ne me trompe, je crois que ce débalancement est encore pire à Montréal qu’à Toronto et Vancouver présentement. La demande est nettement insuffisante pour soutenir ce marché au prix actuels.

      Je ne sais pas s’il existe encore des illuminés qui croient qu’ils se mettront riches par l’achat actuel de ce type de propriété mais ceux-ci feraient bien de se réveiller rapidement avant d’encaisser toute une dégelée…

    • Oui, les boomers vont quitter le marché, et une bonne partie d’entre enux vont mourir en léguant des milliards de dollars (dont une bonne partie en assurance vie) à la génération suivante. Si vous ne pensez pas que ceci va créer de l’inflation dans le domaine immobilier, bonne chance. Il s’agit de la première génération au Québec à mourir avec des actifs substantiels, ce qui constitue en soi un game changer.

    • Beaucoup de commentaires intéressants, comme d’habitude.

    • @guygadbois

      Bonjour cher monsieurs.

      Un petit extrait éclairant :

      “Selon la CIBC, beaucoup de Canadiens dans la cinquantaine n’ont pas atteint leurs objectifs d’épargne en vue de la retraite, près de la moitié (45%) ont épargné moins de 100 000 $ au cours de leur vie en prévision de la retraite.” (article datant de septembre 2012)

      La plupart des retraités sont plutôt serrés, n’ont l’intention de diminuer leur rythme de vie une fois retraités (voyages, dépenses, …) et ont tout foutu dans l’espoir de vendre la maison comme coussin.

    • @guygadbois.

      Croyez-vous que la baisse tu taux de natalité entre 1980 et 2005 amènera plein de nouveaux acheteurs comme par magie dans les années à venir?! À l’exception de quelques années, le taux de « natalité / population totale » enregistré était en diminution à partir de l’année 1980 et jusqu’en 2005 :

      http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/naisn_deces/naissance/401.htm

      La démographie jouera contre le marché immobilier et pour longtemps:

      http://www.theglobeandmail.com/globe-investor/why-housing-prices-arent-coming-back/article6929120/

    • @snooze

      Bonsoir chère madame,

      Désolé, j’ai tendance a généraliser, et surtout de me foutre un peu de ce qui va arriver au marché immobilier des 2e couronne et al. En fait, ce qu’il faut constater, c’est que l’écart se creuse constamment entre les riches et les pauvres. Le phenomene dont je vous parle aura pour effet, a toute fin pratique, de mettre fin a la classe moyenne, en en tirant un petit nombre vers la catégorie riche, et un plus grand nombre (ceux dont les parents sont dans la situation que vous décrivez, soit 45% de canadiens, ce qui n’est pas loin du pourcentage de locataires par ailleurs…) vers le bas (économiquement parlant, ce qui n’est pas tout ce qui compte dans la vie), et il sera de plus en plus difficile de grimper l’échelle de la richesse.

      Ces retraités ont grosso modo 100% d’équité dans leur maison. Connait pas grand monde qui a acheté sa maison il y a plus de 30 ans, et qui n’a pas encore fini de la payer. Sauf Thomas Mulcair (pouin pouin pouin). S’ils sont intelligents et ont acheté sur l’Ile, je suis un peu inquiet pour eux (moins de 100 000 $ de côté pour la retraite, ouch), mais oubliez la catastrophe. S’ils ont acheté à St-Colomban, tough luck.

    • @Rick

      Non, ce que je crois c’est qu’il y a plein de petits grecs, italiens, portugais, espagnols, etc.. qui vont réaliser bientot que leur économie est kaput pour leur espérance de vie et qui se feront un plaisir, si cela nous tente bien sur, d’immigrer ici et de travailler pour pas trop cher de l’heure.

      Ne vous inquiétez pas trop de la démographie québécoise, ont peut importer des gens à la tonne si on en a besoin ,et si on est intelligent.

    • @bonserge

      Malheureusement, 20%, quand le marché a augmenté de plus de 100% depuis les 10 dernières années, ce n’est pas une catastrophe ni la fin du monde, mais une correction modérée, dont la probabilité de réalisation est loin d’être une utopie. A mon sens, on parlera d’un crash dans la zone 33% et plus.

    • Faut pas oublier que les boomers, surtout au Québec, sont la génération qui ont bénéficié des meilleurs fonds de pension. En général, ils vont bien s’en tirer.

      Après, “objectifs de retraite” je trouve que la notion est un peu vague. C’est sûr que si votre objectif est d’acheter un condo en Floride avec vu sur la plage et passer la moitié de l’année à voyager autour du monde, ça va prendre plus qu’une pension de fonctionnaire ou de col bleu pour y arriver.

      Moi mon objectif c’est de n’être un poids financier pour personne. Le reste ce sera du bonus…

    • @guygadbois.

      “Ne vous inquiétez pas trop de la démographie québécoise, ont peut importer des gens à la tonne si on en a besoin ,et si on est intelligent.”

      Non, ce n’est pas la solution! Il n’y a pas que l’immobilier à considérer… Importer trop de gens trop vite a un coût réel à plusieurs niveaux.

      Et toute façon, vous en voyez beaucoup présentement s’en venir à Montréal? Ces pays sont Ils sont pourtant dans le pétrin depuis plusieurs années.

    • guygadbois

      Une baisse subite de 20% c’est assez pour mettre des dizaines de milliers de jeunes propriétaires “underwater” à un moment où les taux d’intérêts ne peuvent qu’aller en augmentant. C’est du moins ce qu’avance Garth Turner que je soupçonne par ailleurs d’avoir beaucoup d’adeptes sur ce blog. Quel impact ça aurait sur l’économie en général? Ça je n’en suis pas trop certain…

      Mais je suis d’accord que pour ceux qui ont profité (intelligemment) des hausses des 10 dernières années, une baisse même de 20% n’est rien de vraiment dramatique.

    • M. Bergeron,

      Merci pour votre dossier dans la presse sur la vente (et la location) des condos – un article espéré depuis longtemps.
      Beau travail!

    • Je suis un troisième acheteur, je crois fermement que nous vivons une bulle immmobilère à Montréal. Rien ne m’oblige, et rien n’oblige qui que ce soit à acheter dans un tel contexte, il y a présentement suffisament de logement vacants pour s’y terrer en attendant le retour de prix raisonnables, à mon humble avis une baisse de 25 à 40 % serait justifiée pour rejoindre la capacité de payer des ménages. Acheteurs, soyons solidaire, boycottons ce marché surévalué jusqu’à l’éclatement de la bulle.

    • En effet article intéressant sur les condos à louer, ça semble corroborer ce que j’ai remarqué dans les annonces. Je regarde présentement dans Hochelaga et il y en a de plus en plus. Par contre ce que je me demande, c’est qui qui va louer un 3 1/2 1000$ voire 1500$ dans ce quartier, OK c’est neuf mais on a beau avoir essayé de faire de “Homa” un nouveau plateau, c’est pas la même clientèle je pense.. Hâte de voir si ça va ce louer à ces prix là..

    • Selon l’indice Teranet, le marché montréalais a connu une hausse de prix 3.31% en 2012.

      L’Indice de Prix de Maison Teranet est le meilleur indice canadien car il est estimé à partir des prix des maisons observés à travers le temps. Une propriété doit avoir transigé au moins deux fois pour être considérée dans le calcul. Une telle paire permet de mesurer l’augmentation ou la diminution de la valeur de la propriété durant la période entre les deux transactions.

      http://www.housepriceindex.ca/default.aspx?langue=FR

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