Le blogue immobilier

Archive, janvier 2013

Jeudi 31 janvier 2013 | Mise en ligne à 9h24 | Commenter Commentaires (5)

De la mauvaise réputation des immeubles

commune-good

Le 1000, de la Commune (Photo La Presse)

Plusieurs courtiers immobiliers ont dû avaler leur café de travers ce matin.

Plus précisément, ceux qui tentent de vendre un appartement au 1000, de la Commune, dans le Vieux-Montréal.

Les collègues Vincent Larouche et Daniel Renaud dressent aujourd’hui le portrait dévastateur de cet immeuble prestigieux, qui serait aussi une véritable “forteresse” pour les membres du crime organisé.

Une vingtaine de motards et de mafieux parmi les plus influents de la métropole vivent ou ont déjà vécu dans le complexe sous haute sécurité, révèle leur enquête.

Si la majorité des résidents n’ont rien à voir avec le crime organisé, il reste que la réputation de l’immeuble sera, et sans doute pour longtemps, entachée par ces liens douteux avec la pègre.

Et en immobilier, la réputation d’un projet fait foi de tout.

Lorsqu’un complexe important est frappé par des problèmes –pas nécessairement de l’ampleur de ceux du 1000, de la Commune–, une véritable omerta s’installe souvent entre les copropriétaires et le monde extérieur.

Dans un reportage récent sur les vices de construction d’une immeuble à condos d’Outremont, un résident m’indiquait avoir subi de fortes pressions des administrateurs –aussi copropriétaires– pour garder sous silence les problèmes du complexe.

En alertant les médias, il risquait d’entacher la réputation du projet et de dévaluer pour longtemps la valeur de ses appartements, lui a-t-on fait savoir.

Une série d’immeubles “à problèmes” de ce genre existent à Montréal, mais il faut vraiment tirer les vers du nez de tous les intervenants –courtiers, promoteurs, copropriétaires– pour avoir des détails.

Souvent, les poursuites intentées par l’une ou l’autre des parties sont beaucoup plus révélatrices, grâce aux documents de cour très détaillés.

Pour ce qui est du 1000, de la Commune, beaucoup de “damage control” sera nécessaire au cours des prochains mois et des prochaines années…

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Mardi 29 janvier 2013 | Mise en ligne à 11h24 | Commenter Commentaires (16)

Quand Fitch et Moody’s s’inquiètent

Après Standard & Poors en décembre, au tour de Fitch et de Moody’s de s’inquiéter des effets d’une débandade immobilière sur les grandes banques canadiennes.

Les deux agences de notation y sont allées d’une mise en garde hier.

“Le principal risque national à la stabilité des banques canadiennes est le niveau record d’endettement des ménages et le risque d’une surévaluation du marché immobilier”, écrit Fitch dans son rapport.

L’agence souligne que le prix moyen des propriétés s’est apprécié de 116% au Canada entre 2001 et 2012.

Pendant ce temps, le ratio d’endettement moyen a grimpé de 108,3% à 166,7% du revenu disponible des ménages.

Malgré ses inquiétudes, Fitch rappelle qu’une déconfiture du marché immobilier –et une augmentation des prêts en souffrance– serait en partie contrebalancée par la SCHL.

En effet, une forte proportion des prêts hypothécaires sont assurés par la Société canadienne d’hypothèques et de logements.

C’est donc la SCHL –et ultimement, les contribuables– qui devraient ramasser la facture si une partie des prêts se retrouvaient en défaut.

(Le total des contrats d’assurance de la SCHL en vigueur atteignait 576 milliards de dollars au 30 septembre.)

Fitch maintient malgré tout la cote des six plus grandes banques du pays, avec des perspectives stables.

Moody’s, pour sa part, a abaissé d’un cran la cote accolée aux titres de dette à long terme de cinq grandes banques canadiennes, incluant le Mouvement Desjardins.

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Lundi 28 janvier 2013 | Mise en ligne à 11h47 | Commenter Aucun commentaire

Le pari londonien d’Ivanhoé Cambridge

Le Woolgate Exchange, à Londres (photo fournie par Ivanhoé Cambridge)

Le Woolgate Exchange, à Londres (photo fournie par Ivanhoé Cambridge)

Ivanhoé Cambridge a clairement un gros faible pour Londres.

La filiale immobilière de la Caisse de dépôt vient d’allonger des centaines de millions de dollars pour acquérir un immeuble à bureaux prestigieux avec un partenaire.

Le complexe de 351 000 pieds carrés –appelé Woolgate Exchange– est situé au coeur de la City de Londres, à côté de la Banque d’Angleterre.

Ivanhoé et son partenaire TPG Real Estate ont profité de la déconvenue financière du propriétaire irlandais de l’immeuble, D2 Private, pour faire cette acquisition.

Cette société avait acquis le complexe pour 325 millions de livres sterling (514 millions CAN) en 2006, mais elle s’est montrée incapable de rembourser la balance de son prêt mezzanine.

Ivanhoé et TPG ont réussi à mettre la main sur le bâtiment pour beaucoup moins, soit 265 millions de livres (400 millions CAN).

Cette transaction porte à plus de 600 millions CAN les investissements réalisés à Londres par Ivanhoé depuis un an.

En décembre, le groupe québécois a notamment dépensé 100 millions pour acquérir 47 logements et quelques commerces.

Les actifs européens d’Ivanhoé Cambridge dépassent maintenant les 6 milliards, sur des actifs totaux de 30 milliards.

La société immobilière multiplie les acquisitions et transactions dans une série de marchés ciblées aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud en particulier.

Plusieurs transactions majeures seront finalisées au cours des prochains mois, confiaient récemment des sources internes.

La publication des résultats financiers de la Caisse de dépôt, dans quelques semaines, donnera par ailleurs un éclairage plus précis sur les rendements récents d’Ivanhoé Cambridge.

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