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  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
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    Lundi 17 décembre 2012 | Mise en ligne à 10h53 | Commenter Commentaires (6)

    La course vers le ciel de Montréal

    Illustration du Marriott, en construction.

    Illustration du Marriott, en construction.

    Le défilé de grues est loin d’être fini dans le ciel de Montréal.

    De nombreux projets majeurs seront mis en chantier en 2013 et en 2014, si bien qu’on peut s’attendre à voir de la construction pour encore plusieurs années.

    Montréal figure déjà dans le “top 4″ des villes nord-américaines où il se construit le plus d’édifices en hauteur, soulignait ce week-end la collègue Danielle Bonneau dans un vaste dossier.

    Selon un classement de la firme Emporis, Montréal compte présentement 20 tours de plus de 35 mètres (12 à 39 étages) en construction.

    Toronto domine –et de loin– ce classement (147 chantiers), suivi de New York (72) et Vancouver (20).

    Cette forte activité de construction à Montréal, qu’on avait pas vue depuis des décennies, ravit les amateurs d’urbanisme et d’architecture.

    Sur certains sites web et forums, comme MTLURB, ces “trippeux” commentent la moindre avancée des chantiers prévus à Montréal.

    Dans son dossier, Danielle Bonneau dresse une liste de 10 projets de plus de 30 étages (dont certains ne se réaliseront peut-être pas) qui risquent de changer la ligne d’horizon du centre-ville de Montréal.

    Les voici:

    1. L’Avenue

    50 étages, 175 m, 325 appartements en copropriété

    (Avenue des Canadiens-de-Montréal, en face du Centre Bell.)

    2. Tour des Canadiens

    48 étages, 160 m, environ 520 appartements en copropriété

    (Adjacent au Centre Bell.)

    3. Roccabella

    Phase 1: 40 étages, 147 m, 258 appartements en copropriété

    Phase 2: 40 étages, 147 m, 258 appartements en copropriété.

    (1300 boulevard René-Lévesque, intersection de la rue de la Montagne.)

    4. Icône

    Phase 1: 40 étages, 145 m, 360 appartements en copropriété

    Phase 2: 30 étages, 109 m

    (1001, rue de la Montagne, intersection du boulevard René-Lévesque Ouest.)

    5. Le V (jumelé au Marriott Courtyard Montréal centre-ville)

    44 étages, 138 m, 220 appartements locatifs

    (Intersection du boulevard René-Lévesque Ouest et de la rue De Bleury.)

    6. Altoria Aimia

    35 étages, 130 m, 152 appartements en copropriété aux 25 étages supérieurs

    (Rue Viger, au nord du square Victoria.)

    7. Univers

    Quatre tours, dont une de 40 étages, 130 m, environ 350 appartements en copropriété

    (Rue Saint-Jacques, en face de la Tour de la Bourse)

    8. Altitude Montréal

    33 étages, 124 m, 190 appartements en copropriété

    (1195, rue University, intersection de la rue Cathcart)

    9. Tom Condos

    40 étages, 122 m, 327 appartements en copropriété

    (Avenue Union, au nord du boulevard René-Lévesque.)

    10. Le Peterson

    31 étages, 105 m, 250 appartements en copropriété

    (405, rue de la Concorde.)


    • Donc 3 villes Canadiennes dans les 4 premières, et la seule américaine est NY avec son agglomération de presque 20 millions, le coeur financier et diplomatique de la planète…

      De nombreuses villes américaines sont BEAUCOUP plus riches que Montréal et ont des agglomérations plus nombreuses. Allez faire un tour à Miami par exemple et voyez les infrastructures là bas, comparé à ici c’est une autre planète….

      De plus l’économie américaine est en reprise alors que l’économie locale stagne, les ventes de condos implosent dans les trois villes canadiennes citées et l’endettement des ménages Canadien bat des records nord-américain. Après de mois de ventes en baisse (et des mois de déni) même la CREA admet que ça vend moins… Pendant ce temps on construit comme jamais (et il n’y a pas que ces gros projets, il y en a plein d’autre plus petits, du centre à la périphérie éloignée).

      Tout ça va mal finir.

    • Arrêtez ça M. Bergeron, vous allez faire de la peine à nos pisse-vinaigre auto-dénigreurs. ;)

      Jean Émard

    • @pbbrasseur , moi ce qui me frappe c’est le nombre de condo “a louer” , c’est pas une antithese plutot comique ? , mai sbon si ca permet de serieusement densifier montreal , ca sera peut etre pas une mauvaise chose , en attendant je continue de transformer mon duplex en unifamilial .
      cw qui me fait surtout rigoler c’est que ces gros gestionaires de parc immobilier qui pensaient vendre vite et qui sont pris a louer vont mechament dechanter quand ils vont voir le nombre de delinquants de loyer et eux vont pouvoir faire des pression autrement plus forte que l’asso des proprio et la regie va devoir changer son fusil d’epaule , le 5000 $ qu’on me doit la regie en a rien a fouttre , mais quand ca sera une couple de millions sur des parc enormes proprietes de personnes bien plugge politiquement , le batt va sortir

      tom bombal

    • Montréal c’est de la petite bière. Allez à Toronto si vous voulez voir une VRAI course vers le ciel. Nos chantiers d’aujourd’hui ne dépassent pas ceux des années 60. Nos tours de 50 ans sont encore parmi les plus hautes. On est trop occupé ici à faire fuire l’économie et se contenter de presque rien. Il n’y a que pour les Québécois hors-Montréal pour qui Montréal est une “grande” ville. Pour ceux qui viennent d’ailleurs, Montréal c’est de la petite bière. Notre “Métropole Québécoise” fait pitié. On s’ennuit des jours ou Montréal était LA “Métropole Canadienne”.
      “Course vers le ciel” avec des tours de 105 m? Je suis mort de rire. Notre centre ville est à peine plus imposant que celui de Mississauga. Rammenons les sièges sociaux que nous avions pré-référendums et on reparlera.
      G. Gomez

    • @gab77
      C’est certain qu’on peut qualifier de “petite bière” l’activité actuelle à Montréal. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: Toronto domine largement. Autant en nombre de chantiers qu’en hauteur des nouveaux gratte-ciel.
      Mais entre une activité nulle, comme ce fut le cas pendant plus d’une décennie à Montréal, et une pléthore de projets, comme c’est le cas actuellement, il y a un océan de différence. On peut être nostalgique de l’avant-1976, mais cela n’enlève rien au réel rebond actuel de la construction.
      Par ailleurs, les règles municipales interdisent la construction de tours plus hautes que le 1000, de la Gauchetière, pour ne pas obstruer les vues sur la montagne. Qu’on approuve ou pas, c’est un frein à la hauteur.
      Merci de votre commentaire.
      M. Bergeron

    • @maxbergeron
      Merci pour votre réplique. J’adment que mon commentaire était un tantinet auto-dénigrant. Si l’on veut voir le verre à moitié plein on peut se réjouir quelque peu de la stagnation économique de Montréal au cours des dernières décennies pour une bonne raison: beaucoup d’édifices ont eu le temps de devenir “patrimoine et protégés”. Si Montréal aurait suivi sa croissance au rythme effréné d’antant (à l’époque ou l’on rasait sans remors plusieurs quadrilatères pour un planétarium et des stationnements), nous aurions subis d’autres lourdes pertes. Toronto est une horreur de ce point de vue. C’est une ville trop uniforme et stérile. À Montréal les couches d’architectures se succèdent et varient entre-elles. Il y a de la texture, du caractère et c’est beau. Néanmoins, des projets de gratte-ciels visionnaires et d’une qualité esthétique remarquable comme le Westmount Square, la PVM ou la tour de la bourse se font toujours attendre…
      Bonne journée,
      G. Gomez

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