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  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
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    Jeudi 15 novembre 2012 | Mise en ligne à 10h36 | Commenter Commentaires (7)

    Un marché canadien à 10 vitesses

    Les données publiées ce matin par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) démontrent plus que jamais les vastes disparités du marché immobilier canadien.

    Sur un an, le nombre de transactions a reculé de 0,8% à l’échelle nationale.

    Voici la tendance des ventes, pour les principales villes, entre octobre 2011 et octobre 2012:

    -16,5% à Vancouver

    -9,8% à Toronto

    -6,7% à Montréal

    +26,3% à Calgary

    +9,3% à Saskatoon

    -0,8% à Québec

    0% à Ottawa

    “Les marchés de l’Alberta et de la Saskatchewan reprennent de la vigueur, alors que certains des marchés canadiens généralement plus actifs sont en perte de vitesse”, a souligné dans le rapport Wayne Moen, le président de l’ACI.

    Un commentaire qui trouve écho chez Sonya Gulati, économiste principale à la Banque TD.

    “On dit souvent qu’il n’y pas réellement un marché national au Canada; ceci est particulièrement vrai à la lumière des différentiations régionales présentes au Canada”, a-t-elle observé.

    Le prix moyen a grimpé d’un maigre 0,02% depuis un an au Canada –l’équivalent de 80$– pour atteindre 361 516$ en octobre.

    Encore là, les disparités demeurent énormes entre les différentes régions du pays:

    Source: ACI

    Source: ACI

    En somme, il semble que le marché se soit quelque peu stabilisé en octobre, après les fortes chutes de ventes –est dans certains cas de prix– observées en août et septembre.

    Ce vif recul du marché a suivi les nouvelles règles hypothécaires mises en place par Ottawa en juillet, dont la disparition de l’amortissement sur 30 ans.

    AJOUT:

    La baisse réelle des ventes observée en octobre est pire que celle avancée par l’ACI, selon l’économiste Robert Kavcic, de la BMO.

    Il souligne que le mois d’octobre 2012 a bénéficié de deux jours ouvrables de plus qu’en 2011, tandis que septembre en a eu deux de moins.

    En ajustant les statistiques selon ces nouveaux paramètres, la baisse réelle atteint plutôt 8,1% en octobre, et non 0,8%, avance M. Kavcic.

    “C’est une représentation plus réaliste du marché qui a ralenti depuis l’introduction des nouvelles règles”, a-t-il souligné.


    • J’imagine que ça varie beaucoup entre chaque quartier au sein d’une meme ville

    • Je suis désolé mais étant donné les fondamentaux (encore hier on apprenait que les dettes à la consommation atteignent un record) la “stabilisation” de ce marché est une simple utopie, au mieux un mirage et toute pause dans la débâcle un “sucker’s rally”

      Puis certain que le cartel trouvera toujours moyens de présenter les chiffres sous un angle le moins négatif possible, ou encore d’utiliser des index “normalisés” pour cacher les vraies données sur les prix.

    • Augmentation des ventes à Calgary.

      Augmentation des ventes à Saskatoon.

      Ce sont les 2 endroits où le salaire moyen a augmenté le plus entre 2000 et 2012.

      Alberta : +18%
      Sask : +15%

      Quebec : +0.2%

      Bref, le prix des maisons s’ajuste au revenu disponible et aux perspectives d’emploi. Vous saviez qu’un gars à Calgary gagne en moyenne près de 20 000$ de plus par année qu’un montrealais pour la même job et que le coût des maisons est pourtant comparable ? Les ventes de maisons augmente à Calgary ? Pas surprenant. Il y a encore de la place à spéculer. Pour l’instant.

      Ce même gars à Calgary va avoir la plus grosse augmentation de salaire en 2013 :

      http://www.calgaryherald.com/business/Alberta+employees+highest+increases+2013/7116091/story.html

      Tandis que le Montrealais va bientôt vivre dans la province la plus pauvre au Canada :

      http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/story/2012/02/07/montreal-quebec-income-gap.html

      (lisez au moins le 2ième lien ci-haut, svp)

      Ce qu’on observe présentement c’est l’économie réelle sans la distortion du crédit.

    • C’est pour ça que le seul endroit où il pourrait y avoir un “soft landing” c’est à Calgary parceque les gens y sont encore en mesure de payer les maisons à ce prix à même leurs revenus réels sans signer une hypothèque insensée sans mise de fond. Et même là, ça va se corser rapidement.

      Pour les autres …

    • @snooze les gens sont aussi riches que les taux d’intérêts seront bas. Quand les taux remonteront on verra qui se baigne nu quand la marée est haute.

    • @jonathangregoire En effet, il est difficile d’avoir une vue claire sur les tendances immobilières de sa ville, voire son quartier, en ne regardant que les statistiques globales que l’on nous communique régulièrement. La formidable base de données qu’est ‘MLS’ permet aux courtiers immobiliers professionnels avec un profil ‘finances’ de vous offrir des analyses taillées sur mesure.

    • Faites attention à quoi on se compare aussi. Le yr over yr est basé sur des années de transactions records en nombre, avoir une baisse par rapport à 2011 c’est plus que normal, surtout avec le resserement des règles de la schl. J’aimerais voir avec une année dite normale et non par rapport au peak. je suis certain que les niveaux de transactions sont encore plus élevés que la moyenne historique.

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