Le blogue immobilier

Archive, novembre 2012

Vendredi 30 novembre 2012 | Mise en ligne à 9h15 | Commenter Commentaires (7)

Les dangers des mauvais “flips”

Photo Bloomberg

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Cuisine rénovée, salle de bains refaite de A à Z, planchers neufs…

La transformation d’anciens logements en copropriétés indivises est devenue un véritable phénomène dans l’île de Montréal ces dernières années.

Ces unités, qu’on retrouve dans le Plateau, à Rosemont et dans plusieurs autres quartiers centraux, se vendent aujourd’hui presque aussi cher qu’un “vrai” condo.

L’argent attirant l’argent, plusieurs entrepreneurs plus ou moins consciencieux se sont lancés dans la reconversion à la chaîne d’anciens logements.

Ils revendent ces copropriétés indivises à de jeunes acheteurs qui se laissent séduire par des unités supposément “100% rénovées”.

Si certaines rénovations sont effectuées dans les règles de l’art, d’autres s’avèrent tout simplement catastrophiques.

L’émission La Facture racontait cette semaine l’histoire d’un entrepreneur négligent, qui se contente grosso modo de “maquiller” d’anciens apparts montréalais pour ensuite les revendre à fort prix.

Dans les cas énumérés, les problèmes se sont manifestés dès le premier hiver: infiltrations d’eau et d’air, tuyaux gelés, etc.

Des lacunes urgentes à corriger, et qui coûtent parfois plusieurs dizaines de milliers de dollars aux acheteurs. Des acheteurs qui ne savent souvent pas vers qui se tourner pour entamer des recours contre le vendeur…

Avez-vous déjà vécu ou été témoin une histoire de mauvais “flip” immobilier?

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Jeudi 29 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h15 | Commenter Commentaires (16)

SCHL: les prêts assurés atteignent 576 milliards

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est sous la loupe depuis plusieurs trimestres.

L’organisme fédéral est le plus important acteur au pays dans l’assurance des prêts hypothécaires, obligatoire pour tous les acheteurs qui allongent moins de 20% de comptant.

Or, la valeur des prêts assurés par la SCHL a explosé ces dernières années, au même rythme que la valeur des maisons.

Il y a trois ans, Ottawa a même du augmenter de 450 à 600 milliards de dollars le plafond de prêts pouvant être assurés, sans quoi la SCHL n’aurait pu poursuivre ses activités.

Dans ses résultats du troisième trimestre publiés ce matin, la SCHL confirme qu’elle se rapproche dangereusement de ce plafond de 600 milliards.

Le total des contrats d’assurance en vigueur s’est élevé à 575,8 milliards au 30 septembre, une hausse de 2% par rapport à la fin de l’année 2011.

Le montant est cependant à peu près stable par rapport au deuxième trimestre, puisque le le marché immobilier a ralenti ces derniers mois au Canada.

Pierre Serré, chef de la gestion des risques à la SCHL, ne prévoit pas atteindre la limite de 600 milliards.

La SCHL prévoit une relative stabilité du montant de 576 milliards, a dit M. Serré lorsque nous l’avons questionné ce matin pendant un appel conférence.

L’organisme s’est par ailleurs réjoui de la baisse du nombre de prêts en souffrance depuis plus de 90 jours dans son portefeuille.

Le taux de mauvaises créances s’est établi à 0,34% au troisième trimestre, comparativement à 0,41% à la fin de 2011, comme l’indique le graphique suivant:

(Graphique fourni par la SCHL)

(Graphique fourni par la SCHL)

AJOUT:

En après-midi, jeudi, un porte-parole de la SCHL a tenu à apporter la nuance suivante:

“Bien que nous anticipons de la stabilité au sein de notre montant d’assurance en vigueur, nous nous attendons toutefois à ce que les remboursements sur les prêts assurés par la SCHL se poursuivent à un rythme d’environ 60 à 65 milliards par année. Ces remboursements contrebalancent alors les hausses d’assurance encourues de la SCHL.”

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Mardi 27 novembre 2012 | Mise en ligne à 13h27 | Commenter Commentaires (26)

Condos neufs : quel rendement espérer?

question-mark

Les condos neufs se vendent encore à un assez bon rythme à Montréal, malgré les inquiétudes de plusieurs économistes.

Dans ce contexte, je me suis intéressé la semaine dernière à un projet en particulier —le Peterson— qui vante dans une publicité son « grand potentiel d’appréciation ».

Pendant une soirée organisée au bureau des ventes, jeudi, une représentante a souligné que la valeur des unités devrait croître d’au moins 3% par année d’ici la livraison du projet en 2015, selon elle.

Ces rendements qu’on fait miroiter aux acheteurs potentiels ont laissé plusieurs économistes sceptiques.

Hélène Bégin, de Desjardins, a par exemple dit s’attendre à une possible baisse de prix de 5% des condos au centre-ville de Montréal d’ici 6 à 18 mois. « Pas de quoi crier au loup », mais un risque réel, selon elle.

« Le gros de l’appréciation est passé », a résumé Mme Bégin.

Le promoteur, Benvenuto, dit quant à lui ne promettre aucun rendement précis aux acheteurs.  

Mais « je peux vous dire que selon mon expérience, dans les projets qui ont du succès, les gens qui achètent au prix de préconstruction s’en tirent très très bien », a indiqué le président du groupe, Mitchell Abraham.

Le prix moyen des condos au Peterson, en plein Quartier des spectacles, est de 500$ le pied carré avant les taxes et le stationnement. Cela se compare à plusieurs projets du centre-ville.

Selon vous, quel rendement peut-on espérer en achetant un condo sur plan à Montréal en cette fin de 2012?

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