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  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
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    Mardi 30 octobre 2012 | Mise en ligne à 10h44 | Commenter Commentaires (24)

    Bilan baissier au 3e trimestre

    Photo archives La Presse

    Photo archives La Presse

    Moins d’acheteurs, plus de vendeurs, un marché en perte de vitesse: de nouvelles données confirment le ralentissement généralisé du marché immobilier québécois.

    Le nombre de transactions a reculé de 6% au troisième trimestre, indique la Fédération des chambres immobilières. Il s’agit de la première baisse après quatre trimestres de hausses.

    La copropriété (-10%) et les “plex” (-15%) ont enregistré les replis les plus prononcés.

    Selon la Fédération, ce recul est un contrecoup direct des nouvelles règles hypothécaires adoptées à la mi-juillet par Ottawa.

    À preuve, les ventes ont reculé de 1% en août et de 16% en septembre, alors qu’elles avaient légèrement progressé en juillet (+3%).

    Pendant ce temps, le nombre de propriétés à vendre  a augmenté de 7% dans la province. Une neuvième hausse trimestrielle d’affilée.

    Les prix se sont malgré tout maintenus.

    La valeur médiane des unifamiliales a atteint 217 500$ au troisième trimestre au Québec (+2%), celle des condos, 215 000$ (+3%) et celle des plex, 350 000$ (+9%).

    Et qu’en est-il de Montréal? Le revirement du marché, ici, apparaît plus marqué.

    Le nombre de transactions a fléchi de 7% dans la région métropolitaine, et de 12% dans l’île.

    Les inscriptions, pour leur part, ont augmenté de 8% depuis un an dans le Grand Montréal.

    Le nombre de condos à vendre affiche la hausse la plus inquiétante. Il y en a 20% de plus qu’il y a un an sur le marché, et 27% dans l’île.

    En conséquence, le marché de la copropriété est officiellement devenu équilibré (plutôt qu’à l’avantage du vendeur) au troisième trimestre, une première depuis 2001 dans l’île de Montréal.


    • A Mtl il y a une hausse des condos a vendre de 20%.
      Malgre tout on faisait la file lors de la premiere journee de pre-vente des condos au dessus du centre Bell

    • Excellente nouvelle pour les jeunes couples et familles qui refusent d’aller vivre en banlieue et souhaitent acheter en ville!

    • La baisse des prix sur l’ïle est la meilleure façon d’enrayer le «déclin» du français à Montréal…

    • @Superbuck Petite précision: les prix se sont maintenus sur l’île au troisième trimestre. Dossier à suivre pour les prochains trimestres…
      M. Bergeron

    • @xrayonne, dite vous qu’il y a encore des gens qui pensent faire la passe en matiere de cash avec l’édifice des canadiens, ce qui pourrait bien arrivé, mais dans l’ensemble, les acheteurs qui spécules sont illusions, alors que les autres, doivent également vendre leurs propres propriétés. Ceci dit, la cabane sera pret dans quoi, 3 ans ? encore beaucoup d’eau a couler d’ici ce temps.

      @superbuck: les prix continues de monter car les deuxiemes et troisiemes acheteurs ne sont pas aussi affecté par nouvelles contraintes. mais dans les premiers acheteurs, je peux vous dire que le marché roule au ralenti. les prix reste élevé puisque la masse de maison a prix abordable se vend moins bien

    • “Le nombre de condos à vendre affiche la hausse la plus inquiétante. Il y en a 20% de plus qu’il y a un an sur le marché, et 27% dans l’île”

      Ces chiffres ne tiennent pas compte des propriétés non inscrites (Duproprio, viaproprio, kijiji et autres sites obscurs) et les propriétés neuves offertes par les promoteurs (prévision des mises en chantier estimé à 12000 en début d’année); il y a de quoi être vraiment inquiet si on est vendeur!

      En plus, il y eu la lueur d’imposition du gain en capital d’une résidence principale, un impôt rétroactif sur la vente d’une secondaire…la banque qui annonce une hausse des taux d’intérêt, les règles qui deveinnent plus strictes (25 ans et une vrai mise de fond)…bref, il faut être vraiment fou pour investir dans l’immobilier!

      Logiquement les prix devraient baisser ET NON! ils demeurent aussi élevés!!! Les vendeurs sont sots ou quoi!? Ils ne comprennent rien à rien, veulent-ils encore vendre avec un gain en capital de 10%/ année!? Qu’est-ce qui se passe!?

      Et la cerise sur le sunday, la présente commision étale au grand jour les chanceux aux grateux “GAGNANT A la VIllE”… qui va vouloir venir payer des taxes à Montréal sachant cela!? Dites-moi, qui?

      Misère…on déménage à Laval ou Mascouche, c’est tellement mieux!

      TAM

    • @simthibo.

      En accord avec votre commentaire sauf sur ce passage:

      “…les deuxiemes et troisiemes acheteurs ne sont pas aussi affecté par nouvelles contraintes.”

      Les 2e et 3e acheteurs sont ou seront tôt ou tard affectés car pour devenir 2e acheteur, le particulier ou ménage en question doit initialement trouver preneur pour son condo. Par conséquent, si les condos ne se vendent plus parce que trop peu de premiers acheteurs se qualifient actuellement, les segments des maisons de ville, semi-détachés, unifamiliales et plexs finiront par tourner au ralenti aussi et les prix diminueront.

      Dans mon quartier sur l’île, je commence à voir passablement d’affiches indiquant la mention “prix réduit” sur des propriétés annoncées depuis plusieurs mois et il ne s’agit pas de condos. Et ce n’est que le début, attendez 2013 et 2014…

    • “Les prix se maintiennent” …

      Je mets en doute moi aussi que les prix se maintiennent. Je crois qu’ils ont déjà commencés à baisser, comme à Vancouver. La raison est le phénomène dont parle Simthibo plus haut : Le prix moyen des maisons semble se maintenir sur papier parceque, de un, il se vend moins de maisons au total, de deux, la classe la plus touchée achète encore moins alors que les plus aisés continuent de surfer donc, de trois, il se vend plus de maison “chères” pour moins “d’abordables”. Le prix moyen donnera donc l’illusion de se maintenir. Mais c’est faux.

      Tout baisse mais il y a moins de maisons “abordables” dans le calcul du prix de vente moyen.

      (je ne sais pas si j’explique bien. plusieurs observateurs ont décrit ce phénomène depuis 2006 aux USA. l’industrie immobilière n’en a jamais soufflé un mot pourtant)

    • Snooze, je ne pense pas que vous devriez aller jusqu’à remettre des statistiques en question pour faire valoir votre point de vue…. Cela pourrait vous peindre dans le coin des “porteurs de chapeau en tinfoil” la prochaine fois que vous ferez valoir un argument valable et cela serait dommage.

      Vérifiez plutôt les prix médian, pour voir si votre théorie tient la route ou non.

    • Snooze, j’oubliais, les statistiques sont disponibles selon les secteurs, alors vérifiez les secteurs moins favorisés (genre Laval, lol) pour voir si le phénomène que vous décrivez existe vraiment.

    • @guygadbois.

      Le phénomène dont snooze parle existe vraiment:

      “Dans l’île de Montréal, le prix médian des copropriétés a même explosé de 11% en septembre, indique la Chambre immobilière.

      Ce fort rebond des prix cache toutefois une réalité moins jojo qu’il n’y paraît à première vue.

      Les nouvelles règles hypothécaires imposées en juillet par Ottawa, dont l’abolition de l’amortissement sur 30 ans, ont écarté bien des premiers acheteurs du marché immobilier.

      En conséquent, les ventes de condos de moins de 300 000$ ont passablement fléchi, tandis qu’elles sont demeurées stables dans les gammes de prix plus élevées, indique Paul Cardinal, directeur, Analyse du marché, de la Fédération des chambres immobilières du Québec.

      La forte hausse du prix médian n’est donc pas le fruit d’une demande délirante en septembre. Un simple réajustement statistique, plutôt.”

      http://blogues.lapresse.ca/lapresseaffaires/immobilier/2012/10/09/

    • @guygadbois

      Je pense que vous ne comprennez pas du tout le principe que j’explique (très mal). Je parle précisément du prix médian. Et je ne parle pas de “secteur défavorisé” mais de “fouchette de prix moins représentée dans le calcul” masquant une baisse des prix.

      Et ce n’est pas “ma théorie”. C’est un phénomène souvent expliqué par plusieurs économistes comme étant un trou dans le fromage. Surprenant que la plupart des gens, même les plus informés sur l’économie et l’immobilier, l’ignore.

    • Touché, Rick

      Snnnoze, ce que je veux dire c’est que si vous pensez que le marché. des premiers acheteurs est en train de s’effondrer, la meilleure place ou aller valider cette théorie c’est dans un marché de premiers acheteurs, donc plus Blainville que Westmount

    • Je vous invite à lire ceci: http://www.ledevoir.com/art-de-vivre/habitation/361630/une-ville-revee-pour-le-constructeur-de-condominiums

      Ceux qui pensent que les prix vont baisser, oubliez-ca. Dans le neuf, ce n’est pas possible. Les prix de terrain sont ce qu’ils sont, les banques n’autorisent pas le promoteur à baisser ses prix et demandent 60% de préventes. S’il se passe quelque chose dans le neuf, c’est que certains projets ne verront tout simplement jamais le jour. Dans la revente, on ne peut pas empêcher un acheteur de rêver mais personne ne vend à perte ces temps-ci. Certains sont greedy et restent sur le marché longtemps, ceux avec des prix réalistes se vendent.

      Les partisans du scénario catastrophe sont surement des opportunistes qui veulent acheter à rabais…avec 40 000 nouveaux arrivants par années à Montreal, un stock locatif désuet et loué à 96% et les problèmes de circulation grandissants, le marché du condo est solide et continuera à prendre de l’ampleur. Les régles de la schl sont venues tempérer le marché et c’est tant mieux. Tout ce qui se livre dans les 24 prochains mois en neuf à montreal est vendu à 80%. Si tu veux un condo récent ces jours-ci, il n’y en a pas des masses sur le marché. Ceux qui achètent maintenant, ce sont pour des possessions 2014-2015!

      Amen.

    • @sub-prime
      Ah, tiens, on dirait dirait des paroles d’agents d’immeubles …

    • @lancerkm.

      “Ah, tiens, on dirait dirait des paroles d’agents d’immeubles …”

      Je seconde! Je crois que M. sub-prime a oublié que les prix vont en fonction de la capacité de payer des gens, ces derniers devant se QUALIFIER à une hypothèque… Également, il a surement oublié de lire les nombreux articles traitant sur la surconstruction à Montréal ainsi que les nombreux articles traitant de l’augmentation très rapide de l’offre de condos à vendre à Montréal depuis 1 an…

      En passant M. sub-prime, c’est à partir de demain que l’utilisation de la mise de fonds minimale de 5% provenant des “cash-back mortgages”deviendra illigale, étiez-vous au courant?? Terminé l’argent facile aux “cassés” incapable d’économiser 1000$… Désormais, ils devront apprendre à épargner!

    • @lancerkm
      Non, d’un financier. Le centre-ville de Montréal est un marché en soit. Je ne parle pas d’acheter un condo à Brossard au Quartier Dix30 ou à Repentigny. Le marché s’affaiblit dnas les régions limitrophes en premier et c’est normal. Il y aura toujours un marché pour les actifs bien localisé. Avec les enjeux de circulation et la croissance naturelle de la population de l’ile, un quartier comme Griffintown ne peut qu’en bénéficier à moyen terme. Combinez ca au fait que les ménages nouvellement créés sont majoritairement composé d’une seule personne, demandez-vous pas pourquoi les petits condos de 600 pi.ca. se vendent si bien. Vous pouvez ne pas être d’accord j’en convient, mais le manque d’espace et d’habitation de qualité au centre-ville n’est pas près de disparaitre.

    • @Rick:
      “Également, il a surement oublié de lire les nombreux articles traitant sur la surconstruction à Montréal ainsi que les nombreux articles traitant de l’augmentation très rapide de l’offre de condos à vendre à Montréal depuis 1 an… ”

      Moi ce que je dis c’est d’arrêter de ne lire que les articles qui font peur. À en écouter certains, le marché aurait du tomber il y a 10 ans. La surconstruction, elle est vraie lorsqu’elle se réalise. Présentement, la réalité c’est que les logements construits sont vendus et la grande majorité de ceux en construction le sont aussi. Le secteur du centre bell sera problématique si un promoteur décide d’en démarrer la construction sans avoir suffisamment de préventes. Prenez le Roc Fleuri sur Maisonneuve, ces penthouses ne sont pas tous vendus depuis quelques années et les prix ne baissent pas. Le promoteurs ne sont pas dans la business de perdre de l’argent vous savez. Le profit qu’ils font sont dans les dernières unités, la décision de baisser le prix est la dernière en vue, croyez-moi.

    • @sub-prime

      Je salue votre courage de continuer votre argumentaire appris en 1999-2000.

      Seulement, je n`ai pas besoin d’arguments pour dire que vous avez tord. Ni “d’articles qui font peur”. Les prix ont déjà commencé à baisser. Si je vous sors les chiffres, vous allez réduire votre argument à 1 ou 2 secteurs à Montreal où les prix devraient rester stables. Mais dans ces secteurs, les prix sont déjà très élevés et vos “40 000 nouveaux arrivants” n’iront jamais là. Ni les jeunes couples premiers acheteurs.

      Vous allez manquer de poissons, monsieurs.

      Ou bien vous pouvez continuer à vous les revendre entre-vous, comme c’est le cas depuis un bout de temps.

      “Les prix ne baisseront jamais” … wow … vous arrivez de Vancouver ou quoi ?

    • Les prix ont commencés à baisser? Je voudrais bien voir ça. Les prix de Montreal n’ont rien à voir avec les prix de Vancouver où les investisseurs asiatiques ont litérallement envahis le marché depuis 10 ans. Pour ce qui est des nouveaux arrivants, je ne dis pas que ce sont eux qui achètent les condos, par contre, ca pousse tout le monde par en haut. Le phénomène de densification est mondial. Je ne dis pas que l’offre actuel ne créera pas d’inventaire, par contre le marché montréalais a prouvé au cours des dernières années sa capacité à absorber ce volume. Le nombre de construction de nouvelles habitations n’a pas augmenté dans les dernières années mais on a clairement vu un shift de la maison unifamiliale au condo. Tendance lourde, surtout avec les problèmes de circulation à venir à Montreal. P-e suis-je le seul à le penser, mais il ne faut pas être alarmiste, le marché est loin d’être hors d’équilibre.

    • @sub-prime.

      “…par contre le marché montréalais a prouvé au cours des dernières années sa capacité à absorber ce volume.”

      Votre analyse de la situation présente est complètement biaisée car elle ne tient pas compte des nouvelles réalités. Ce texte de Garth Turner, basé sur des FAITS RÉELS ACTUELS, en dit long sur la suite des choses à Toronto:

      http://www.greaterfool.ca/2012/11/01/fearless/

      Et ce sera la même chose à Montréal car les revenus gagnés par les ménages à Montréal sont beaucoup moindre qu’à Toronto.

      Le marché immobilier depuis 2006 était artificiellement soutenu par le surendettement des ménages. Cette ère est terminée considérant la nouvelle règlementation et fera disparaître une part importante de la demande artificielle passée.

      Bonne chance à ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face!

    • @sub-prime

      Non, vous n’êtes pas le seul à le penser. Malheureusement. Et regardez où on s’est retrouvé.

      Le seul reproche que je fais aux proprios dans le marché en tant que spéculateurs est qu’ils font énormément de “cherry picking” dans leur logique : Plus d’immigrants = Rareté immobilière. Prix des terrains = Prix immobiliers élevés, etc. Mais oublient complètement la base : 70% des gens sont propriétaires. Le salaire moyen annuel au Quebec est 34 000$. Il y a seulement 140 000 contribuables dans toute la province qui gagne 130 000$ annuellement. Et ils sont déjà propriétaires. La base. Vous allez les vendres à qui vos condos ? Vous allez vous les vendre entre-vous, les flippers. Parcequ’il y a un autre problème de “cherry picking” dans leur logique : Les babyboomers devront vendre leur maison d’abord pour acheter un condo à Montréal. La “tendance lourde” dont vous parlez est du wishful thinking. Les boomers ne vendront pas le prix qu’ils croient qu’ils auront. Ils n’auront pas les moyens d’acheter ces condos sur l’ile. Ca leur prend d’abord un acheteur pour leur split-level en clapboard payé 50 000$. Ils en espèrent plus de 200 000$ (lol). C’est fini ça. Ces maisons là sont assises sur le marché depuis des mois et la vague de vente des boomers n’est même pas encore commencée. Ils resteront dans leurs maisons bien plus longtemps que certains flippers voudraient bien le croire.

      La base : 70% propriétaires. Salaire moyen 34 000$. Endettement 163%. Et plus de crédit facile.

    • En passant, des faux acheteurs secrets dans le marché des condos à Toronto ont révélés la semaine denière que des représentants de banques étaient présents sur les lieux pour prêter la moitié de la mise de fond nécessaire aux acheteurs potentiels en principe qualifiés pour une pleine hypothèque 25 ans, 5% sans prêt.

      C’est probablement illégal. Les groupes ne savent plus quoi faire pour tenter de maintenir leurs ventes.

      Vous dites que “baisser les prix est la dernière option en vue”. Vous avez raison.

      Et c’est là qu’on est rendu.

    • @sub-prime

      A lire, paru ce matin ici-même :

      http://affaires.lapresse.ca/finances-personnelles/sur-le-radar/201211/02/01-4589814-limmobilier-sur-la-corde-raide.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS1

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