
Photo archives La Presse
Le prix des maisons a explosé au pays ces dernières années, c’est connu.
Or, les Canadiens qui misent trop sur la valeur nette de leur propriété pour financer leur retraite devraient redoubler de prudence, avertit ce matin la BMO dans une nouvelle étude.
« Même s’il est vrai que dans le passé, les Canadiens ont bénéficié d’un marché de l’habitation stable et de valeurs immobilières croissantes, rien ne garantit que cette tendance va se maintenir », indique Marlena Pospiech, Stratège, Institut Info-retraite BMO.
Selon le sondage mené par la banque, 41% des répondants à un sondage considèrent la valeur nette accumulée sur leur propriété comme une source de financement complémentaire de leur retraite.
Cette vision des choses pourrait toutefois les desservir.
Plusieurs travailleurs à l’aube de la retraite ont négligé de diversifier leurs autres placements, plaçant tous leurs œufs –ou presque– dans le panier de l’immobilier. Une attitude qui les rend d’autant plus vulnérables à une baisse des prix, déplore la BMO.
« Les analyses de la valeur nette ainsi gonflées risquent d’en inciter plusieurs à se fier sur la valeur de leur maison pour financer leur retraite, négligeant de se pencher sur leurs lacunes en matière d’épargne, leurs intentions à l’égard de la maison et leur endettement personnel », souligne le rapport.
Le tiers des babyboomers qui ont l’intention de vendre leur maison, oui qui l’ont déjà fait, ont posé ce geste dans le but de compléter leur revenu de retraite, ajoute l’étude.
Ceux qui ont vendu leur maison pour aller dans un logement plus petit rencontrent souvent « quelques difficultés » d’adaptation, note la BMO.
La banque recommande enfin aux propriétaires de tout faire en leur pouvoir pour se débarrasser de leur hypothèque avant d’atteindre l’âge de la retraite.
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