Le blogue immobilier

Archive, septembre 2012

Jeudi 27 septembre 2012 | Mise en ligne à 9h28 | Commenter Commentaires (24)

Pression sociale sur les locataires?

L’achat d’une maison demeure pour bien des Québécois un objectif incontournable, tout à fait légitime.

Mais pour certains, qui auraient pourtant les moyens d’acheter, l’accession à la propriété n’a aucun intérêt.

Aussi bien demeurer locataire et réinvestir une partie de l’argent économisé dans d’autres véhicules que l’immobilier, disent-ils en somme. Et s’épargner du même coup le casse-tête des taxes et des rénos.

C’est ce que fait valoir Amélie Bouchard, une biologiste montréalaise, dans cet article publié ce matin.

La jeune femme habite depuis 10 ans un logement de trois chambres à Villeray, qu’elle paie 525$ par mois (un loyer nettement en-dessous de la valeur du marché, convenons-en). Elle réinvestit une partie de ses économies sur les marchés financiers, et bénéficie d’un mode de vie flexible qui lui permet de voyager.

Mme Bouchard admet ressentir une forte pression sociale de la part d’amis et collègues, qui lui disent qu’elle “jette son argent par les fenêtres” en demeurant locataire.

Qui dit vrai?

Plusieurs outils permettent de comparer les bénéfices de l’achat et de la location, dont cette calculette de l’Autorité des marchés financiers. Une outil qui a certaines lacunes, selon des experts en finances personnelles, mais qui donne quand même une bonne idée globale.

Et vous, croyez-vous que cette pression sociale existe bel et bien? Y a-t-il selon vous des avantages à demeurer locataire même si on aurait les moyens d’acheter?

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Mercredi 26 septembre 2012 | Mise en ligne à 10h46 | Commenter Commentaires (28)

“L’effet PQ” (édition condos – AJOUT)

Le projet Roccabella.

Le projet Roccabella.

Il y a quelques semaines, à l’aube de l’élection québécoise, des courtiers immobiliers ont souligné l’existence d’un “effet PQ” dans le marché haut de gamme de Montréal.

Plusieurs acheteurs fortunés ont repoussé leurs décisions d’achat après le scrutin du 4 septembre, par crainte d’un gouvernement péquiste majoritaire, avaient alors indiqué des sources très crédibles dans l’industrie.

Pauline Marois a finalement hérité d’un mandat minoritaire, ce qui n’empêche pas sa victoire de se faire sentir. Du moins, selon un promoteur de condos neufs du centre-ville.

Le promoteur du Roccabella –un complexe de deux tours prévu en face du Centre Bell– a soutenu la semaine dernière que les ventes avaient ralenti dans les semaines précédant l’élection, puis encore après le scrutin du 4 septembre.

L’élection du PQ –et les événements violents qui ont marqué le discours de Pauline Marois au Métropolis– ont  “sans l’ombre d’un doute” joué un rôle, affirme Serge Labelle, vice-président de MC Finance.

Un autre facteur de taille pourrait aussi expliquer ce ralentissement, reconnaît toutefois l’homme d’affaires.

Deux immeubles à condos de 48 et 50 étages –la Tour des Canadiens et l’Avenue–, situés à quelques dizaines de mètres du Roccabella, commenceront officiellement leurs ventes d’ici deux semaines.

Beaucoup d’acheteurs potentiels se seraient “mis sur le côté” en attendant de voir ce que la concurrence aura à offrir, dit Serge Labelle.

Malgré cela, le promoteur se dit satisfait des ventes réalisées depuis le printemps. Environ 85 condos, sur les 250 de la première tour, ont été prévendus à ce jour.

MC Finance s’attend à commencer les travaux d’excavation dès cet automne, ce qui en ferait le premier projet à amorcer sa construction autour du Centre Bell.

AJOUT:

Les réactions à ce billet sont nombreuses, ce qui est la raison d’être de ce blogue. Je vous en remercie.

Toutefois, prenez note que les commentaires diffamatoires ou haineux ne seront pas publiés.

Notez aussi que je ne fais pas miennes pas les prétentions du promoteur du Roccabella. J’estimais que ses explications –qu’on y adhère ou pas– donneraient lieu à un débat intéressant sur ce blogue.

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Lundi 24 septembre 2012 | Mise en ligne à 10h46 | Commenter Commentaires (9)

La fois où le Vieux-Montréal a failli disparaître

Illustration tirée de The Gazette

Illustration tirée de The Gazette

Le Vieux-Montréal est sans contredit l’une des attractions touristiques les plus populaires de la métropole –et l’un des quartiers les plus chic où habiter.

La valeur patrimoniale accordée à ce secteur est toutefois récente.

En fait, le “Vieux” tel qu’on le connaît aujourd’hui a failli disparaître au début des années 1960.

Le quotidien The Gazette racontait ce week-end l’histoire passionnante d’un couple d’urbanistes considérés comme les sauveurs du Vieux-Montréal.

Blanche Lemco van Ginkel et son mari Daniel van Ginkel sont arrivés à Montréal en 1957, alors que le culte de l’autoroute était à son apogée.

À l’époque, les autorités municipales avaient échafaudé un plan pour transformer la rue de la Commune en autoroute reliée au pont Jacques-Cartier, comme le montre l’illustration ci-dessus.

Cette nouvelle route et ses rampes d’accès auraient détruit une bonne partie du Vieux-Montréal. Plusieurs ouvrages historiques, comme le Marché Bonsecours, auraient été rasés.

La ville aurait en outre été coupée de son accès au fleuve.

Grâce à un rapport dévastateur préparé par les van Ginkel en 1960 –et “coulé” dans les médias–, les plans du nouvel autoroute ont été mis au rancart.

L’autoroute Ville-Marie, en tranchée, a essentiellement remplacé la proposition initiale. Le Vieux-Montréal a ensuite été déclaré quartier historique en 1964, le protégeant de tels projets futurs.

Le dossier complet de la Gazette se trouve ici.

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