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  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
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    Lundi 27 août 2012 | Mise en ligne à 11h15 | Commenter Commentaires (5)

    Les prix montent… l’accessibilité aussi

    Même si le prix des propriétés poursuit sur sa lancée, “l’accessibilité” s’est globalement améliorée au Québec au deuxième trimestre.

    La proportion du revenu médian avant impôt qu’un ménage doit consacrer à ses versements hypothécaires, aux taxes foncières et aux services publics a reculé dans deux types de résidences sur trois, selon RBC.

    Ainsi, cette mesure a baissé de 0,7% pour les bungalows (à 34% du revenu médian) et de 0,5% pour les condos (à 27,3%). Elle a cependant augmenté de de 0,2% pour les maisons à deux étages, pour atteindre 42,7%.

    Le graphique suivant indique la tendance des 25 dernières années:

    Graphique fourni par RBC

    Graphique fourni par RBC

    Selon Robert Hogue, premier économiste chez RBC, les niveaux d’accessibilité demeurent “près de leurs moyennes historiques”.

    La faiblesse des taux d’intérêt permet à la mesure d’accessibilité RBC de rester relativement basse et soutient la demande des acheteurs, qui demeure robuste.

    En fait, le Québec vient d’afficher le troisième plus haut total jamais enregistré pour un deuxième trimestre au chapitre de la revente, avec un bond de 8,6% sur un an, indique RBC.

    Pour ceux qui ont le temps –et une vision suffisamment aiguisée–, voici le portrait détaillé des prix et de la mesure d’accessibilité RBC au deuxième trimestre:

    Graphique fourni par RBC

    Graphique fourni par RBC


    • Maisça ne durera pas longtemps ! Flaherty est en train de fermer le robinet. Un peu d’histoire … ON se rappelle, il n’y a pas si longtemps de cela, on pouvait avoir une hypothèque assurée (SCHL) sans comptant pour un amortissement de 40 ans. ON a ramené le comptant à 5 % et l’amortissement est passé successivement à 35, 30 et maintenant 25 ans. Selon Canadian business, Flaherty s’apprêterait à enlever le droit “d’assurer” des prêts à la SCHL qui atteindrait bientôt pour 600 milliards de prêt assuré (sur un total de 1100 milliards d’hypothèques au Canada). De plus, il aurait aussi deux autres “possibilités” dans ses “cartons” : augmenter le comptant demandé par SCHL de 5 à 10% et ramener à 65 % le “financement” des marges de crédit hypothécaires de plus en plus populaires. Sans compter le refinancement qui est passé de 90 à 85 et dernièrement à 80 % afin d’éviter que les propriétaires se servent de leur maison comme d’un guichet automatique. Alors pour ce qui est de l’accessibilité, je crois que cela deviendra de plus en plus difficile et non de plus en plus facile !

    • De leur site web :

      “RBC Capital Markets’ Real Estate Group Inc. is the largest dedicated real estate corporate finance group in Canada”

      Dernièrement, RBC a été la seule banque à projeter “un marché équilibré” alors que toutes les autres banques annoncent “une lègère correction”.

      RBC est la plus exposée, et de loin, en cas de correction substancielle (d’ailleur déjà entammée).

    • @dencour.

      Très bon commentaire. Sauf que les hypothèque octroyée sans comptant durent depuis 2006 au Canada et le “comptant réel” de 5% n’a jamais été exigé depuis! Les institutions financières canadiennes ont contourné cette règle depuis plusieurs années par la pratique des “cashback mortgages”. Mais ce petit jeu hypocrite, contournant les règles déjà très laxistes de la SCHL sera terminé dès la fin du mois d’octobre 2012…

      Par ailleurs, ce sont justement ces bonnes pratiques bancaires instaurées par le BSIF et qui entreront en vigueur à partir du 1er novembre 2012 qui risquent de faire mal à notre marché immobilier artificiel:

      “Second, mortgages will be harder to get. The bank cop has decreed that borrowers must qualify not at the cheapo VRM rate, but “the greater of the contractual mortgage rate or the five-year benchmark rate published by the Bank of Canada.” That’s closing in on 5.5%.

      Also skewering the first-time buyers who fuel the move-up market is the end of cash-back mortgages. Our ‘prudent’ banks have shamelessly been giving borrowers a kickback equal to the 5% downpayment required to get CMHC insurance. No more. Actual money is required, so you can imagine what this will do to demand for condos.

      Finally, liar loans are officially gone. Those shifty self-employed people and unreliable commissioned salesmen will have to prove their income to get financing. Most banks have already canned their ‘self-recognition’ loans, but this erects a nice cenotaph.

      On their own – shorter mortgages, high rates, tougher borrowing, less credit – the changes all make sense after a decade of bubbly excess leading to gasbag prices families can no longer afford. But the cumulative effect is explosive. This is, without a doubt, the beginning of a new phase. Developers, lenders and realtors know it in their bones, and their bank accounts. The future is troubled.”

      http://www.greaterfool.ca/2012/08/12/the-specker/

      Les petits spéculateurs à condo devraient sérieusement penser à sortir de ce marché artificiel avant qu’il soit trop tard, surtout considérant la surconstruction actuelle à Montréal!!

    • l’accessibilité s’améliore?

      Pendant encore combien de temps on va être obligé d’entendre cette propagande

      Voici ce que dit le journaliste économique Pierre Duhamel sur son blog de l’Actualité au sujet de l’économie du Québec:

      “L’économie du Québec a fait du surplace en avril et a glissé de 0,4 % en mai. Si la tendance de ce dernier mois se maintenait sur une base annuelle, on parlerait d’un recul de 4,8 %, une véritable plongée aux enfers digne des pires pays européens.”

      Bref on est entrain de couler parce que l’économie du Québec ne produit pas grand chose et roule essentiellement sur la demande intérieure (privée et publique) qui fonctionne à crédit. Or apparemment ça ne suffit même plus.

      Mais à part tout va trrrrrès bien et on pourra continuer éternellement à nous enrichir en vous vendant entre nous des maison hors de prix en empruntant toujours davantage…

    • Je ne dois pas vivre dans le même monde. Remarquez, je ne m’y connais pas en immobilier, mes calculs sont très simples. Dites-moi qu’est-ce que j’ai raté :
      Dans les années 80, mes parents achetaient un bungalow 1952 à 37 000 $, mon père touchait 15 000 $ par année, ma mère rien. Bref, la valeur de la maison était 2,5 fois plus élevée que le salaire du couple.

      Aujourd’hui, j’achète une maison jumelée 1967 (comme un bungalow, mais avec un mur mitoyen) à 215 000 $ avec ma conjointe. Elle et moi faisons 66 000 $ à deux et nous sommes tous les deux diplômés universitaires. La valeur de la maison est donc 3,25 fois plus élevée que notre salaire. En plus, il faut payer quelques milliers de dollars à la SCHL parce que nous n’avons pas 20 % de mise de fond à donner. Ce qui fait qu’on doit payer la maison sur 30 ans, autrement on ne pourrait pas se le permettre. Et puis il serait impensable de se payer une maison si un seul de nous deux toucherait un salaire.

      Je ne sais pas si mon cas est particulier ou non, mais expliquez-moi comment l’accessibilité s’est améliorée, je ne comprends pas!

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