
Corruption, droits de scolarité, garderies à 7$, Plan Nord… Le buffet d’enjeux de la présente campagne électorale québécoise est déjà bien garni.
Qu’à cela ne tienne: l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) exhorte ce matin les chefs de parti de donner à l’habitation “la place qui lui revient” dans la présente campagne.
L’organisme déplore le manque de vision d’ensemble de Québec en ce qui a trait aux questions immobilières.
Chaque dossier est traité “à la pièce” et ne s’appuie sur aucune politique claire de l’État. Qui plus est, aucun ministère n’a le mandat d’assurer la “vitalité” de ce secteur, dénonce l’APCHQ.
“Il faut que l’habitation ait sa juste place dans l’agenda des priorités du prochain gouvernement et que ce dernier invite rapidement les partenaires du milieu à contribuer à la définition d’une politique nationale de l’habitation”, dit Jean-Paul Fillion, responsable des relations gouvernementales.
L’APCHQ y va d’une série de demandes plus ou moins précises, notament sur les incitatifs à la rénovation domiciliaire.
“Peu de mesures encouragent les ménages à rénover leur maison, ou les propriétaires d’immeubles locatifs à rénover leur propriété, sauf à l’occasion de programmes trop ciblés oui qui n’ont pas d’effet structurant”, déplore l’organisme.
Le manque de programmes de subventions liés à la rénovation encourage le sous-investissement, selon l’APCHQ, et surtout, le travail au noir.
L’association rappelle que l’habitation compte pour 8,3% du PIB québécois et emploie des dizaines de milliers de personnes.
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