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  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
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    Vendredi 6 juillet 2012 | Mise en ligne à 9h21 | Commenter Commentaires (18)

    Laval (et les banlieues) mènent le bal

    Une rue de Laval (Archives La Presse)

    Une rue de Laval (Archives La Presse)

    Serait-ce la revanche de la banlieue?

    Les régions situées autour de Montréal affichent depuis trois mois un marché immobilier plus dynamique que celui de l’île, nous apprend ce matin la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM).

    Et c’est Laval qui a mené la marche en juin, avec des transactions en hausse de 12%  par rapport à juin 2011.

    C’est aussi dans l’Île Jésus que le prix médian des maisons unifamiliales a le plus progressé en juin (+3%), pour atteindre 289 000$.

    Dans l’ensemble de la région métropolitaine, toutefois, le marché a affiché une toute légère progression le mois dernier.

    Quelque 3496 transactions ont été conclues en juin, un gain annuel de 1%.

    Cette timide hausse provient uniquement du secteur de l’unifamiliale, puisque les ventes de condos et de “plex” ont reculé.

    Après plusieurs mois de hausses, le nombre de copropriétés vendues a baissé de 5% en juin. Idem pour les immeubles de 2 à 5 logements.

    Quoi qu’il en soit, les prix continuent en général à pointer vers le haut.

    Dans la région métropolitaine, la valeur de revente médiane des unifamiliales a atteint 280 000$ (+2%), celle des condos, 232 500$ (+4%), tandis que celle des “plex” est demeurée stable à 410 000$.

    Dans l’île, le prix médian des maisons s’est élevé à 379 000$ en juin (+2%), celui des copropriétés, à 272 000$ (+3%) et celui des “plex”, à 435 000$ (+2%).

    Seuls les condos de la Rive-Sud ont vu leur valeur reculer légèrement (-1%), à 188 000$, rapporte la CIGM dans son rapport mensuel.

    Par ailleurs, le phénomène de la surenchère demeure bien présent dans l’île de Montréal, même si on loin du frénétique printemps 2010.

    Le nombre de propriétés vendues plus de 5000$ au-delà du prix demandé a grimpé de 17% cette année.


    • Dernier soubresaut avec la bulle. C’est déjà commencé à Vancouver et Toronto, et non ce ne sera pas différent ici. Juste pas au même endroit dans le cycle.

    • @j-f-b.

      Effectivement, ce ne sera pas différent. L’urgence de vendre est commencé à Toronto et Vancouver. Montréal suivra sous peu, surtout du côté des condos où il y a encore de la surconstruction et beaucoup de spéculation.

      Voici un extrait d’un très bon témoignage d’un agent immobilier honnête:

      “Sill this is probably just beginning of the decline in some of the country’s major real estate market, says author and real estate perma-bear Garth Turner.

      “I think it might be over. March, April would have been the time to cash out in Vancouver and probably Toronto as well,” said Mr. Turner.”

      http://business.financialpost.com/2012/07/05/tepid-numbers-spur-call-to-cash-out-of-housing-market/

    • Nous sommes au même endroit dans le cycle à Montréal qu’à Toronto et Vancouver. Vancouver est peut-être un peu plus avancé par contre, il partent de pas mal plus haut.

      Dans les trois villes, les ventes des condos diminues, les prix montent encore un peu. Les prix vont suivre bientôt. Quand les gens vont perdre confiance dans ce marché ou tout le monde est devenue des petits génies de la finance.

      Montréal n’est pas différent de Toronto, le Canada n’est pas différent des USA.

      Notre bulle est en train de se dégonfler, on en a pour 10 ans de marasme dans ce secteur. Mais dépechez-vous, les agents immobilier nous disent qu’il faut acheter maintenant…

    • Il reste des milieux naturels à raser dans ces coins là? Eh bien, je suis surpris.

    • il ne faut pas comparer Montreal a Vancouver et Toronto. Ici les gens n’achete pas des condos simplement pour spéculer comme le fonds a toronto mais surtout Vancouver, ou pres d’un condo sur 2 serait inabiter paraitrait t’il !!

    • Le pire est à venir…D’ici 10 à 15 ans, tous les baby-boomers “empty-nesters” vont vouloir vendre leurs maisons car elles seront devenus trop grandes ou trop chères à entretenir. Vu que la génération suivante est 2X moins nombreuse, il y aura une surabondance de maisons sur le marché et personne pour les acheter, les prix vont chuter…Le party achève!

    • @simthibo.

      À Montréal, il y a également beaucoup de “flippeux” et, en même temps, beaucoup moins d’immigrants fortunés qui viennent y résider VS Toronto ou Vancouver.

      Concernant les “flippeux”, voici un extrait d’un gars de terrain:

      “Si je suis d’accord pour dire que, jusqu’à maintenant, le marché des logements en copropriété au Québec, en général (15 969 unités mises en chantier en 2011) et Montréalais en particulier (56% de l’ensemble des constructions en 2011 étaient des condos) ont réussi à absorber tous ces condos, je maintiens que la spéculation est fort active à l’intérieur de ce créneau du marché.”

      http://www.lesaffaires.com/blogues/martin-provencher/les-condos-une-nouvelle-mode-ou-un-besoin/542015

      De mon côté, je place Montréal et Toronto sur un pied d’égalité si l’on considère tout (nombre de nouveaux arrivants, salaires, etc.). La correction des prix des condos devraient être assez semblables en %.

    • Rick85: Garth Turner n’est pas agent immobilier, mais il est très u fait des mouvements et bien connectés aux agents. Son blogue est une mine d’or en passant (greaterfool.ca)

    • @beachboy.

      Oui vous avez raison! Je me suis mal exprimé.

      Dans l’article en question, je parlais plutôt du témoignage d’un agent immobilier honnête qui ne croit plus dutout au marché immobilier actuel et futur (Keith Roy of MacDonald Realty). Il n’y croit tellement plus qu’il a vendu sa dernière résidence et pense louer pendant un certain temps. Venant d’un agent immobilier, avouez que c’est assez exceptionnel!!:

      “It’s his second home after first buying a condominium. He doesn’t know what’s next but he’s prepared to rent if he has to. “I’m going to wait it out until the fall and see what’s out there,” says Mr. Roy.”

      http://business.financialpost.com/2012/07/05/tepid-numbers-spur-call-to-cash-out-of-housing-market/

      Un court article à lire du début à la fin, vous ne serez pas déçu!

      La fin de cette folie approche réellement.

    • La comète Halley ne repasse qu’en 2061; ce n’est pas encore le temps de tout vendre pour embarquer dessus pour le plus merveilleux des voyages cosmics. Si des freaks dissent qu’il faut tout vendre et louer, c’est leur problème. Il n’y a pas de bulle, il y a juste un marché d’offre et de demande. En 2003, en plein crise du logement, je me suis lancé dans l’aventure d’acheter un condo et j’ai acheté en offrant 6k$ de plus que le prix demandé: les propriétés se vendaient en question de jours; en 2008 j’ai achété un plex 75K$ en dessous du prix demandé.

    • @ Menoplz

      “Il n’y a pas de bulle, il y a juste un marché d’offre et de demande.”

      Hahaha. Justement, d’où viendront la demande des 5 prochaines années pour vos bungalows en carton à 350 000$ alors que le marché des premiers acheteurs est saturé, que les salaires n’augmentent pas, que les taux sont ridiculement bas, que la démographie tend vers plus d’offre et moins de demande et qu’il est tellement plus intelligent de louer ? C’est quoi la suite selon vous, ça monte encore par magie?

      In A Strong Wind Even Turkeys Can Fly !

    • Pensez vous que le prix des terrains va baisser près du mont tremblant ou vous croyez qu’ils sont présentement vendus à leur juste valeur marchande? C’est ça que je veux mais je suis surpris des prix.

    • “Cette timide hausse provient uniquement du secteur de l’unifamiliale, puisque les ventes de condos et de “plex” ont reculé.”

      Cette nuance est importante. À Laval, comme bien des endroits, il ne se construit presque plus de maisons unifamiliales neuves. À l’exception de nouveaux quartiers comme Champfleury, inaccessible pour les premiers acheteurs. Comme de plus en plus de familles quittent Montréal pour s’établir en banlieue, la compétition est forte pour mettre la maison sur une maison unifamiliale existante abordable et en bon état.

    • @respectable

      Ce n’est que mon honnête opinion, mais le marché des maisons secondaires et des terrains commence à sentir la bulle dégonfler au Québec. C’est les premiers signes d’ailleurs sur le territoire il me semble. Quiconque s’est promené un peu dans les Laurentides/Lanaudière ces temps-ci aurait facilement remarqué à quel point il y en a de la maison à vendre! Dans plusieurs villages, on peut voir pas loin d’une maison sur cinq à vendre. Des gens qui travaillent proche de l’industrie dans ces régions m’ont dit comment tout le monde se met à vendre, et que les prix commencent déjà à baisser sur les plus grosses maisons.

      Qu’est-ce que les gens sacrifient quand ils doivent se serrer la ceinture? La maison secondaire! Alors si vous êtes un peu patient, vous aurez l’embarras du choix à bon prix avant longtemps.

    • @elisef.

      “Qu’est-ce que les gens sacrifient quand ils doivent se serrer la ceinture? La maison secondaire!”

      Vous apportez un bon point. Il n’y a pas si longtemps, lorsque l’on pouvait faire du “leverage” jusqu’à la hauteur de 90% ou 95% de la valeur de la résidence principale, certains sites de loisirs/vacances se sont énormément développés car il était très très facile d’aller chercher la mise de fonds initiale pour ce genre de projet. C’était d’autant plus facile d’atteindre de 5% à 10% d’équité considérant que le prix des propriétés avaient beaucoup augmenté.

      Mais à présent, les perspectives sont toutes autres. À 80% selon les nouvelles règles, il faut un minimum de 20% d’équité avant de pouvoir refinancer le premier dollar. Également, plusieurs spécialistes croient que les prix des propriétés baisseront au cours des prochaines années, ce qui fera en sorte que ce 20% d’équité sera encore beaucoup difficile à atteindre.

      Dans un tel contexte, on peut se demander d’où proviendra le financement qui alimentait si facilement la demande et les prix pour ces sites de vacances / loisirs??

      Je dis donc comme vous: la demande doit être faible présentement et elle sera encore beaucoup plus faible d’ici quelques mois seulement. Plusieurs sentent donc la soupe chaude et tentent de vendre avant qu’il ne soit trop tard, ce qui créera inévitablement une suroffre et fera tomber les prix.

      Pour l’acheteur, il suffit donc de rester sur les lignes de côtés pendant quelques années et d’accumuler un maximum de liquidités.

    • @Menopolz : en 2003, celui qui voulait être mon conseiller financier m’a dit de tout vendre car la bulle immobilière était pour se dégonfler. J’ai eu le même conseil année après année de diverses personnes. Depuis j’ai pratiquement remboursé tout le capital de mon duplex loué et de mon cottage, pendant que la valeur des deux a doublée en 9 ans.

      Même si ça devait planter de 40 % l’an prochain, je suis encore gagnant. Tant pis pour les Cassandres.

    • @j-f-b.

      Très bonne intervention! Oui, louer est beaucoup plus avantageux présentement.

      Mais à mon avis, vous perdez votre temps car la plupart des “vendus de l’immobilier” ne comprennent pas et/ou ne veulent pas comprendre ce que représente le calcul d’un coût d’opportunité:

      http://www.nytimes.com/interactive/business/buy-rent-calculator.html

      C’est comme une secte, à quoi bon essayer de raisonner le sectaire lorsque sa vision et son esprit sont complètement obstrués?? Il est évident que plusieurs ne comprennent pas les raisons qui expliquent la hausse des prix des dernières années. Mais pire encore, plusieurs en immobilier considèrent que le passé est garant du futur, ce qui constitue la plus grave erreur en investissement.

      Donc: Effet d’enchaînement non financièrement logique et basé sur de fausses prémisses, le tout étant créé par une forte pression sociale. C’est exactement ça une bulle!

    • Avant de dégonfler la valeur des maisons, je baissera la commission des agents qui est toujours trop importante.

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