Le blogue immobilier

Archive, juin 2012

Vendredi 22 juin 2012 | Mise en ligne à 10h21 | Commenter Commentaires (13)

Nouvelles règles de Flaherty: vos réactions

Le mininstre des Finances Jim Flaherty. (Photo PC)

Le ministre des Finances Jim Flaherty. (Photo PC)

Jim Flaherty, le ministre fédéral des Finances, a finalement resserré les règles entourant le financement hypothécaire, jeudi.

Exit les prêts étalés sur 30 ans, ainsi que le refinancement à 85% de la valeur des propriétés.

Désormais, la durée maximale des hypothèques sera de 25 ans, et le refinancement sera limité à 80% de la valeur de la propriété.

Ces nouvelles mesures écarteront des milliers d’acheteurs d’un marché immobilier survolté. Selon certains économistes, elles équivalent à une hausse de 1% des taux d’intérêt.

Comme c’est souvent le cas dans le secteur très émotif –et très lucratif– de l’immobilier, la palette de réactions a été variée à la suite des annonces de M. Flaherty.

Des économistes estiment que ces mesures arrivent trop tard, alors que le taux d’endettement des ménages canadiens a déjà atteint un niveau historique.

D’autres, comme les fabricants québécois de maisons neuves, jugent plutôt que ce resserrement nuira à l’accessibilité.

Jim Flaherty, lui, estime que cette révision des critères affectera “moins de 5%” des nouveaux acheteurs.

Comment jugez vous les mesures édictées hier? Et quels impacts peut-on prévoir?

(Note: une version précédente de ce billet indiquait que le refinancement maximal passait de 90% à 85% de la valeur d’une propriété; il s’agit en réalité de 80%.)

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Exemple d'une oeuvre intégrée à un immeuble de Toronto. Photo tirée du site de la Ville.

Exemple d'une oeuvre intégrée à un immeuble de Toronto. Photo tirée du site de la Ville.

Le boom immobilier actuel promet de changer considérablement le visage de Montréal d’ici les prochaines années.

Avec l’ajout de deux mégahôpitaux, d’un nouveau pont, de dizaines de tours à condos, entre autres projets, les investissements se comptent en milliards.

Selon certains élus municipaux, le moment ne pourrait être mieux choisi pour adopter un règlement visant l’intégration d’oeuvres d’art public à tous les nouveaux projets d’une certaine ampleur.

Louise Harel, la chef de l’Opposition officielle et dirigeante de Vision Montréal, déposera ce lundi soir une motion en ce sens au Conseil municipal.

Le parti de Mme Harel propose de s’inspirer de villes comme Toronto, Seattle, Chicago, Calgary et Vancouver, où l’art public est partie prenante des nouveaux projets.

À Toronto, par exemple, un minimum de 1% du coût brut des projets municipaux doit être investi dans des oeuvres publiques.

Même chose à Calgary, où la valeur minimale des projets soumis au règlement a été fixée à 1 million de dollars. Au moins 32 oeuvres publiques auraient déjà été financées par cette voie, selon Vision Montréal.

L’opposition officielle montréalaise suggère que 1% du coût de construction des projets publics ET privés (ce qui comprend les immeubles résidentiels et les tours à bureaux) soient investis dans l’art public.

La motion déposée ce soir vise à déterminer le montant minimal des projets qui seraient soumis à cette règle du 1%.

Selon les élus de Vision Montréal, la métropole affiche une véritable “retard” dans l’intégration de l’art à son architecture. Et cela, même si elle est officiellement considérée comme une ville de design.

***

Notez que ce blogue sera alimenté moins fréquemment cette semaine; je suis en reportage à l’étranger.

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Vendredi 15 juin 2012 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Commentaires (5)

Quel atterrissage? (Prise 2)

Après la SCHL, jeudi, au tour de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) de revoir à la hausse ses prévisions, ce matin.

Le regroupement d’agents immobiliers, qui prévoyait une stabilisation —ou un atterrissage— du marché en 2012, s’attend maintenant à d’assez forts gains dans l’ensemble du pays.

L’ACI prédit désormais une augmentation de 3,8% du nombre de reventes cette année, pour un total de 475 800 transactions.

Le prix moyen, déjà à un sommet historique, devrait encore grimper de 2,2%, à 370 700$. L’ACI annonçait auparavant une baisse de 1,1%.

Pourquoi ces nouvelles hausses? La réponse repose en deux mots et demi : taux d’intérêt.

« Cela démontre clairement comment le prolongement des taux d’intérêt bas a fait en sorte que l’accès à la propriété est demeuré abordable et possible », a fait valoir ce matin Wayne Moen, le président de l’ACI.

La faiblesse persistante des taux d’intérêt a particulièrement stimulé le marché immobilier en Alberta, en Saskatchewan et dans le Grand Toronto ce printemps, indique-t-on.

Le fameux ralentissement du marché, attendu depuis quelques années déjà, devrait finalement se produire en 2013, croit l’ACI.

L’organisme s’attend à un recul de 1,1% des ventes l’an prochain. Les prix continueront toutefois de grimper, avec une moyenne de 378 200$ au pays (+2%), indique l’ACI.

Au Québec, l’ACI prévoit une hausse de 4% du nombre de reventes cette année (80 300 transactions), suivie d’un recul de 0,7% l’an prochain.

Le prix moyen devrait atteindre 269 400$ cette année dans la province (+3,1%) et 274 800$ l’an prochain (+2%), ajoute-t-on.

Par ailleurs, l’ACI a indiqué ce matin que les ventes du mois de mai ont fléchi de 3,1% par rapport à avril… mais qu’elles demeurent en hausse de 9% sur un an.

Le prix moyen a quant à lui baissé de 0,3% sur un an dans l’ensemble du pays (mais il demeure en hausse dans 80% des marchés).

Autant de signaux jugés rassurants par Robert Kavcic, économiste à la BMO. Il estime que le marché semble s’équilibrer et qu’il s’est “clairement détendu”.

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