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  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
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    Mardi 26 juin 2012 | Mise en ligne à 10h57 | Commenter Commentaires (12)

    États-Unis: embellie dans 19 des 20 plus grandes villes

    Le marché de San Francisco affiche la plus forte hausse aux États-Unis. (Photo Reuters)

    Le marché de San Francisco affiche la plus forte hausse aux États-Unis. (Photo Reuters)

    Voilà une situation qu’on n’avait pas observée depuis longtemps. Le prix des maisons a grimpé dans 19 des 20 plus grandes villes américaines, apprend-on ce matin.

    Selon l’indice S&P/Case-Schiller, publié chaque mois, la valeur moyenne a progressé de 1,3% entre mars et avril*.

    San Francisco, qui profite de l’essor de la Silicon Valley, a affiché le gain mensuel le plus élevé, à 3,4%.

    Washington fait aussi bonne figure (+2,8%), tout comme Phoenix (+2,5%) et Atlanta (+2,3%).

    “Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu des gains aussi généralisés”, a observé David Blitzer, président du comité de l’indice chez Standard & Poor’s.

    Ce rebond sur un mois vient briser un long cycle baissier. Toutefois, en observant les variations sur un an, on constate que les prix demeurent en recul dans plusieurs grandes villes.

    Atlanta affiche le pire score avec des prix moyens 17% plus bas qu’il y a un an. Suivent Las Vegas (-5,8%), Chicago (-5,6%) et New York (-3,8%).

    En moyenne, le prix moyen des maisons demeure 34% inférieur au sommet enregistré à l’été 2006.

    L’indice des 20 plus grandes villes se trouve aujourd’hui à 135,20 points, ce qui correspond au niveau des prix de 2003.

    Quatre villes affichent même des prix inférieurs à ceux de l’an 2000: Detroit, Cleveland, Atlanta et Las Vegas.

    Le rapport complet de S&P/Case-Schiller est disponible à partir de cette page.

    * L’indice est toujours comptabilisé avec un certain délai, ce qui explique que les données d’avril soient publiées aujourd’hui.


    • Très bonne nouvelle qui tent à confirmer que le marché immobilier américain a sans doute touché le fond et amorce tranquillement sa reprise.

      C’est d’autant plus positif quand on sait que l’économie US (quelle formidable machine!) arrive à progresser depuis une couple d’années sans l’immobilier. Quand l’immobilier reprendra ne serait-ce que juste assez pour accomoder la croissance démographique l’économie US devrait s’en porter encore mieux.

      Par contre ça pourrait devenir difficile pour le Canada, une économie US qui performe ça veut dire des taux d’intérêt plus élevés ce qui dans le contexte du marché immobilier et de l’endettement au Canada pourrait provoquer une catastrophe économie et financière, pas étonnant de voir nos fédéraux si pressés d’agir sur la SCHL et l’accès au crédit.

    • Oui, oui, ça va mieux!

      Ce n’est pas conjoncturel ni un «peak» artificiel, non, non!

      Tout ça se évoluant dans un pays qui, au 8 septembre 2011, avait une dette publique totale atteignait 14 712 milliards de dollars, soit plus de 100 % du PIB…

      Tout ça se déroulant dans un pays ayant subi une décote en avril 2011 par l’agence de cotation financière Standard & Poor’s, lui attribuant une note de «perspective négative»…

      Et enfin, tout ça dans un pays dont la dette totale, publique (pourvoir fédéral, subfédéral et autres entités publiques) et privée (entreprises + particuliers), représente environ 419% du PIB, soit des taux largement supérieurs à d’autres économies occidentales, par exemple 150% à 250% pour les différents pays de la zone euro.

      Pas d’argent à faire en vendant des lunettes roses sur Bay Street et Wall Street.

      Tout l’monde en a déjà!

    • Une embellie aux Etats-Unis est probable, concidérant la déconfiture de 35% qu’ils ont pris. Mais les prix de l’immobilier aux USA dans les mois ou années à venir ne seront plus boostés par un crédit déchainé et des lenders hystériques et se fera sur fond de crise financière européenne avec la frilosité que ça implique et dont on ne peut encore rien prédire en ce moment.

      Donc une reprise lente des transactions collée sur les stats de réduction du chômage et de la “real economy”. Parfait.

      Je dis ça pcq plusieurs propriétaires canadiens s’imaginent que le prix des bungalows beiges en clapboard aux Etats-Unis va remonter à 400 000$ comme au Canada en quelques mois et que ça va neutraliser la chute ici.

      Non. C’est pas ça qui va arriver.

      Les bungalows beiges et les condos Ikea en carton vont s’ajuster.

    • @ralbol

      Pas sûr que votre comparaison avec l’Europe tienne:

      http://www.economist.com/blogs/newsbook/2010/08/government_and_private_debt_after_crisis

      Même si leur situation n’est pas brillante en ce moment les USA sont en bien meilleure posture que l’Europe pour une raison par dessus toutes les autres: les perspectives de croissance y sont meilleures.

    • @snooxe

      “Non. C’est pas ça qui va arriver.”

      Tout à fait d’accord, en fait c’est l’inverse qui risque d’arriver, une économie US qui se remet en marche, notamment avec un marché immobilier plus sain avec un accès au crédit réaliste ne fera qu’accentuer les déséquilibres au Canada…

    • Oups, snooze, désolé d’avoir magané votre pseudo!

    • @ pbrasseur

      - «Pas sûr que votre comparaison avec l’Europe tienne:»

      Oui, vos chiffres datent de 2010.

      - «…les perspectives de croissance y sont meilleures.»

      Sais pas si vous avez remarqué, mais l’économie mondiale est sur les freins.
      PIB de la Chine en régression de 1% par année et PIB de l’Allemagne en régression de 0.25% par année, entre autres, et les régressions s’accélèrent.

      LE PIB des USA est lui aussi en régression d’approx. 1% par année, et la régression va en s’accélérant.

      D’où elle va venir cette «croissance»?

      Taux de chômage annuel réel en hausse, baisse de la consommation, augmentation du coût et diminution de la disponibilité des matières premières, etc.

      Lunettes roses.

    • ralbol

      “Oui, vos chiffres datent de 2010.”

      Oui mais post crise et depuis 2010 la situation s’améliore aux USA alors qu’elle se détériore en Europe (vous devriez suivre plus les nouvelles), même que la dette US a récemment commencé à diminuer face au PIB (qui n’est pas en régression). De plus la situation démographique aux USA est bien plus favorable qu’en Europe. La croissance va venir des entreprises américaines et du gaz naturel (les USA seront pratiquement auto-suffisant en hydrocarbures dans dix ans).

      Les défis sont très grands c’est vrai et concernent surtout la Social Security et Medicare, mais pariez contre les É-U et vous allez perdre (même avec un illettré économique comme président…)

    • @ pbrasseur

      - «Oui mais post crise et depuis 2010 la situation s’améliore aux USA alors qu’elle se détériore en Europe (vous devriez suivre plus les nouvelles)…»

      Rien dans les petites améliorations récentes n’indique de tendance forte.

      Toutes les améliorations semblent ponctuelles, conjoncturelles et somme toute, temporaires.

      Fondamentalement, le problème reste toujours la croissance.

      D’où peut-elle venir?

      Le secteur manufacturier continue sa migration vers l’asie, faisant monter le taux de chômage, le marché américain de la consommation est saturé (tout l’monde qui peut l’avoir, a déjà son micro-ondes, sa TV LCD, son lecteur BluRay, etc…), la disponibilité des matières premières a commencé sa chute, l’automation continue d’éliminer plus d’emplois qu’elle n’en crée, etc…

      Même une autosuffisance temporaire en hydrocarbures, ça sert à quoi quand tu ne manufactures plus?

      Avec des cartes comme ça, tu ne paries tout simplement pas.

      Tu cesses de jouer.

    • @ pbrasseur

      Tiens, de nouveaux chiffres sur la croissance économique US viennent de sortir, ce matin…

      http://affaires.lapresse.ca/economie/macro-economie/201206/28/01-4539048-la-croissance-economique-confirmee-a-19-aux-etats-unis.php

      «Le gouvernement américain a annoncé jeudi que le PIB des États-Unis avait progressé de 1,9% au premier trimestre…
      … traduit par un net ralentissement de l’économie américaine dans la mesure où le taux de croissance officiel du pays s’était élevé à 3,0% sur les trois derniers mois de 2011.»

      Toujous si certain que miser contre les É.-U., c’est une garantie de perte..?

    • ralbol

      1.9 c’est quand même beaucoup mieux que 0.6 au Québec… Et ça c’est avec l’immobilier encore très faible aux É-U alors que ce même secteur occupe une part disproportionnée (et insoutenable) ici.

      http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/general/faible-croissance-du-pib-au-quebec/546005

      Je pense que vous allez être surpris…

      http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/economy/economy-lab/us-housing-market-poised-for-new-boom-economist/article4374679/

    • @ pbrasseur

      J’adore ça!

      Des prévisions d’analystes qui n’ont jamais vu venir 2008, qui n’ont jamais vu venir le crash immobilier, mais qui soudainement voient venir un boom…

      Et toujours, la croissance économique des USA RECULE présentement de 1% par année, le taux de chômage augmente, le secteur manufacturier régresse, etc., et SOUDAINEMENT les américains appauvris, dans des conditions de crédit resserrées, vont se mettre à acheter des maisons.

      Dans un marché où la montée des eaux est à écraser complètement le marché immobilier en zones côtières et innondables (voir la Caroline du Nord qui veut légiférer pour empêcher la diviulgation des prévisions sur la montée des eaux sur son territoire…).

      Tout ça dans un marché qui s’apprête à subir les contre-coups de l’efouerrement de la zone Euro.

      Allez, quelqu’un, engagez-moi comme analyste…

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