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  • Maxime Bergeron

    Maxime Bergeron est journaliste à La Presse depuis 2003. Il se passionne depuis toujours pour les grues et couvre le secteur immobilier pour le cahier Affaires.
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    Vendredi 15 juin 2012 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Commentaires (5)

    Quel atterrissage? (Prise 2)

    Après la SCHL, jeudi, au tour de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) de revoir à la hausse ses prévisions, ce matin.

    Le regroupement d’agents immobiliers, qui prévoyait une stabilisation —ou un atterrissage— du marché en 2012, s’attend maintenant à d’assez forts gains dans l’ensemble du pays.

    L’ACI prédit désormais une augmentation de 3,8% du nombre de reventes cette année, pour un total de 475 800 transactions.

    Le prix moyen, déjà à un sommet historique, devrait encore grimper de 2,2%, à 370 700$. L’ACI annonçait auparavant une baisse de 1,1%.

    Pourquoi ces nouvelles hausses? La réponse repose en deux mots et demi : taux d’intérêt.

    « Cela démontre clairement comment le prolongement des taux d’intérêt bas a fait en sorte que l’accès à la propriété est demeuré abordable et possible », a fait valoir ce matin Wayne Moen, le président de l’ACI.

    La faiblesse persistante des taux d’intérêt a particulièrement stimulé le marché immobilier en Alberta, en Saskatchewan et dans le Grand Toronto ce printemps, indique-t-on.

    Le fameux ralentissement du marché, attendu depuis quelques années déjà, devrait finalement se produire en 2013, croit l’ACI.

    L’organisme s’attend à un recul de 1,1% des ventes l’an prochain. Les prix continueront toutefois de grimper, avec une moyenne de 378 200$ au pays (+2%), indique l’ACI.

    Au Québec, l’ACI prévoit une hausse de 4% du nombre de reventes cette année (80 300 transactions), suivie d’un recul de 0,7% l’an prochain.

    Le prix moyen devrait atteindre 269 400$ cette année dans la province (+3,1%) et 274 800$ l’an prochain (+2%), ajoute-t-on.

    Par ailleurs, l’ACI a indiqué ce matin que les ventes du mois de mai ont fléchi de 3,1% par rapport à avril… mais qu’elles demeurent en hausse de 9% sur un an.

    Le prix moyen a quant à lui baissé de 0,3% sur un an dans l’ensemble du pays (mais il demeure en hausse dans 80% des marchés).

    Autant de signaux jugés rassurants par Robert Kavcic, économiste à la BMO. Il estime que le marché semble s’équilibrer et qu’il s’est “clairement détendu”.


    • Dans tout ce que je lis sur l’existence ou pas d’une bulle et/ou l’éclatement de celle-ci si elle existe, on ne parle que des bas taux d’intérêts et de leur possible remontée pour justifier le dit éclatement…
      Mais moi (qui suis à loyer vraiment pas chère et qui attendait l’éclatement ou la correction pour acheter) je commence à penser que jamais les taux ne remonteront assez pour ça.
      Les dettes publiques sont trop faramineuses pour que les banques centrales permettent une remontée des taux de façon significative…
      Allez endettez-vous sans problème, le veau d’or semble encore bien vivant.
      Et pour les libres de dettes, à loyer, qui vivent la simplicité volontaire mais avec plein d’épargne comme moi, il faut lâchez la bourse et acheter une terre arable au plus sacrant, c’est ce que je cherche présentement.
      JD

    • @jd64. “Dans tout ce que je lis sur l’existence ou pas d’une bulle et/ou l’éclatement de celle-ci si elle existe, on ne parle que des bas taux d’intérêts et de leur possible remontée pour justifier le dit éclatement…”

      Les bas taux expliquent seulement en partie la bulle immobilière actuelle. Je vous suggère de lire les deux textes suivants:

      http://theeconomicanalyst.com/content/charting-growth-canadas-mortgage-monster-what-now-mr-flaherty

      http://www2.macleans.ca/2012/04/23/the-under-the-radar-changes-that-may-soon-deflate-or-pop-the-housing-bubble/

      Impossible que l’expansion de l’endettement des canadiens puissent se poursuivre à ce rythme encore très longtemps.

      La bulle va se dégonfler naturellement.

    • @jd64
      On regarde beaucoup les taux d’intérêts pour savoir si/quand la bulle va éclater, mais ce n’est pas regarder dans la bonne direction. C’est un facteur qui contribue, soit, mais ce n’est pas ce qui va empoisonner le marché. Quelques éléments déclancheur qui seront sans doute responsable de la chute:

      - Une perte de confiance dans le marché (ie: trop de gens se mettent sur les lignes de coté, sentant la soupe chaude). C’est ce qui se produit actuellement en C-B.
      - Les taux d’endettements faramineux;
      - Les boomers qui liquideront leur maisons pour leur retraite (100% de leurs investissements consistent souvent en leur maison uniquement);
      - Ralentissement économique;
      - Un joker qu’on a pas encore vu venir (comme les junk bonds aux USA ont fait éclater la leur).

    • @elisef.

      Le joker est probablement ici:

      “Banks and other lenders are becoming “increasingly liberal” with mortgages and home-equity credit lines that don’t require individuals to prove their income, according to 152 pages of documents obtained by Bloomberg News under freedom of information law from the Office of the Superintendent of Financial Institutions. The mortgages, typically granted to the self-employed and recent immigrants, “have some similarities to non-prime loans in the U.S. retail lending market,” the documents show.”

      http://business.financialpost.com/2012/01/30/canada-facing-subprime-mortgage-risk/

      On nous enterre d’immigrants à chaque année et on leur offre une baraque sans qu’ils aient à prouver le moindre revenu… Cette pratique va certainement frapper le mur tôt ou tard. Mais pour le moment, c’est une autre façon de stimuler artificiellement la demande.

    • @rick

      Oubliez les immigrants, ca sonne quasiment raciste. Je suis un pur laine de 11e génération au Québec, travailleur autonome, et je n’en reviens meme pas comment ma banque a facilement accepté ma simple affirmation quant a mes revenus annuels lors de l’obtention de mon hypothèeque (en 2010). Par d’avis de cotisation, pas de copie de déclaration de revenu, rien. Nada. Essentiellement, ils ont regardé mes actifs, combien je dépense, et on calculé que je ne devais pas trop mentir lorsque je leur ai dit combien je faisais.

      Mon réflexe a été de me dire que cela ressemblait en titi à du subprime, ou Alt-A loan. Et aussi que notre industrie bancaire n’as pas trop de problème a financer les gens qui travaillent au noir (ce n’est pas mon cas!).

      Depuis, je suis persuadé qu’il y a beaucoup de mauvais prêts dans les livres de nos banques. Ma seule réserve est que dans mon cas j’arrivais avec un cash down de 50%, alors ils sont peut-être un peu plus regardant lorsque la mise de fonds est moindre. Je l’espere, pour notre système financier.

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