Le blogue immobilier

Le blogue immobilier - Auteur
  • Maxime Bergeron

    Journaliste à La Presse depuis 2003, Maxime Bergeron a fait ses premières armes au Soleil de Québec après des études en journalisme à l’UQAM. Ses reportages l’ont mené des alumineries d’Arvida aux bidonvilles d’Accra, en passant par les gratte-ciels de Dubaï et les manifestations de Moscou. En parallèle à ses dossiers sur une panoplie de sujets économiques, il entretient depuis des années un vif intérêt pour l’immobilier.
  • Lire la suite »

    Mardi 26 juillet 2016 | Mise en ligne à 13h47 | Commenter Commentaires (17)

    Taxe de 15%: pas demain la veille à Montréal

    Le gouvernement de Colombie-Britannique a créé la surprise ce lundi en annonçant une nouvelle taxe de 15% destinée aux étrangers qui achèteront un bien immobilier à Vancouver.

    Cette décision, que plusieurs espéraient sans oser y croire, vise à freiner l’ascension stratosphérique des prix. Lesquels, rappelons-le, ont grimpé de 32% depuis un an.

    Source: Association canadienne de l'immeuble

    Source: Association canadienne de l'immeuble

    Les acheteurs doivent maintenant débourser 918 000$ en moyenne pour acquérir une propriété dans la région métropolitaine de Vancouver.

    Pour ce qui est des maisons à deux étages, il est devenu bien difficile de trouver quoi que ce soit en bas de 2 millions de dollars.

    Plusieurs estiment maintenant que l’Ontario pourraient adopter une politique similaire, afin de freiner la croissance marquée des prix à Toronto.

    Ils ont grimpé de presque 13% pendant la dernière année, dont 8% au cours des trois derniers mois.

    ***

    Une telle mesure devrait-elle aussi être adoptée à Montréal?

    Certainement pas à court terme, ont fait valoir les économistes à qui j’ai parlé depuis le début de la semaine (plus de détails mercredi dans La Presse+).

    D’une part, le nombre d’investisseurs étrangers semble moins élevé que ce à quoi on aurait pu s’attendre dans la métropole, révèlent des données récentes de la SCHL.

    D’autre part, le marché recommence tout juste à montrer une certaine vigueur, après un passage à vide de trois ans.

    L’indice des prix des propriétés MLS a progressé de seulement 1,9% depuis un an à Montréal… soit 16 fois moins qu’à Vancouver.

    La valeur moyenne tourne autour de 310 000$ dans la métropole.

    Source: Association canadienne de l'immeuble

    Source: Association canadienne de l'immeuble

    Le marché montréalais ne souffre par ailleurs d’aucune pénurie de propriétés à vendre ou de logements à louer, comme c’est le cas à Vancouver. Cette relative abondance contribue à restreindre la croissance des prix.

    Quoi qu’il en soit, Montréal pourrait devenir tout à coup plus séduisante pour les investisseurs étrangers si d’autres villes canadiennes imitent Vancouver. Et voir ses prix repartir à la hausse.

    Dans un tel cas, le gouvernement québécois devrait lui aussi étudier l’idée d’imposer une taxe, croit Doug Porter, économiste à la BMO.

    Lire les commentaires (17)  |  Commenter cet article

     

    Mardi 12 juillet 2016 | Mise en ligne à 15h53 | Commenter Commentaires (242)

    Augmenter la mise de fonds à 10%, une bonne idée?

    Alors que l’explosion des prix se poursuit à Vancouver et Toronto, plusieurs économistes ont plaidé récemment pour faire passer de 5% à 10% la mise de fonds minimale pour acheter une propriété.

    Cette suggestion inquiète au plus haut point la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

    “Une telle mesure affecterait durement l’accession à la propriété”, résume Paul Cardinal, économiste à la FCIQ.

    Le vieux routier de l’immobilier rappelle que le taux de propriétaires s’élève à seulement 61% au Québec, contre plus de 70% dans les autres provinces.

    Le marché québécois commence tout juste à se rétablir, après des années au neutre.

    Selon Paul Cardinal, la flambée récente des prix ne peut être attribuée aux premiers acheteurs, qui seraient toutefois les premiers pénalisés par le rehaussement de la mise de fonds minimale.

    “Ce ne sont certes pas eux qui stimulent la demande pour des maisons détachées dont les prix dépassent 1 000 000 $ (à Vancouver et Toronto), avance l’économiste. D’ailleurs, l’assurance prêt hypothécaire n’est déjà plus disponible depuis 2012 pour les propriétés dont le prix d’achat surpasse ce seuil.”

    La FCIQ pointe plutôt les acheteurs spéculatifs, les investisseurs étrangers et l’offre insuffisante à Vancouver et Toronto pour expliquer la hausse marquée des prix.

    Capture d’écran 2016-07-12 à 15.25.27

    La FCIQ peut se rassurer –du moins un peu– avec les déclarations faites par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, le 23 juin dernier.

    Celui-ci a annoncé la mise sur pied d’un groupe de travail qui se penchera sur des mesures locales afin de freiner la hausse des prix à Toronto et Vancouver.

    Déjà, ce mardi, une première mesure a été annoncé à Vancouver, qui souhaite imposer une taxe spéciale sur les maisons vacantes.

    Le problème est endémique dans cette ville, où nombre d’investisseurs chinois préfèrent garder leurs maisons vides pendant des mois ou des années plutôt que de les louer. Cela contribue à accentuer la sévère pénurie de logements qui sévit à Vancouver.

    La mesure est jugée trop timide par certains, mais il s’agit néanmoins d’un premier pas.

    D’ici à ce que d’autres gestes soient posés (ou pas), on peut s’attendre à ce que la FCIQ et d’autres groupes, comme Altus, continuent à militer pour éviter un rehaussement pancanadien de la mise de fonds à 10%.

    Lire les commentaires (242)  |  Commenter cet article

     

    Mercredi 22 juin 2016 | Mise en ligne à 10h55 | Commenter Commentaires (192)

    Montréal reste (somme toute) abordable

    À chaque trimestre, les grandes banques du pays nous inondent d’une foule de rapport sur “l’abordabilité” ou “l’accessibilité” des propriétés.

    La dernière étude en lice –celle de RBC– dresse le portrait d’un marché à plusieurs vitesses.

    D’un côté, Vancouver et Toronto présentent des signes de plus en plus évidents de folie immobilière, tandis que Montréal, elle, affiche une timide reprise.

    L’exercice permet, en gros, de mesurer la part du revenu des ménages avant impôt nécessaire pour couvrir les versements hypothécaires, l’impôt foncier et le coût des services publics dans un marché donné.

    courbe can

    Avec un prix médian de 477 200$ au Canada –tous types de propriétés confondues–, la “mesure d’accessibilité RBC” s’est élevée à 47,1% au premier trimestre de 2016.

    Le ratio a augmenté de 2,4% depuis un an au pays, mais il demeure relativement proche de la moyenne établie depuis 1985, soit 42,6%.

    À Vancouver, on peut constater l’ascension vertigineuse des prix, qui a rendu l’accession à la propriété impensable pour bien des jeunes ménages.

    courbe van

    Selon la mesure RBC, les propriétaires doivent aujourd’hui consacrer 87,6% de leur revenu avant impôt (!) pour détenir une propriété à Vancouver. Il s’agit d’un bond de 14,8% depuis un an.

    La moyenne historique se situe plutôt à 59,2% dans la métropole de Colombie-Britannique.

    L’augmentation est aussi marquée, mais dans une moindre mesure, à Toronto.

    Le ratio RBC se situe à 60,6% dans la Ville-Reine, alors que la moyenne depuis 1985 est de 47,8%.

    courbe to

    Et qu’en est-il de Montréal? Le marché immobilier y connaît un redécollage raisonnable, résume RBC.

    Le nombre de transactions a progressé de 6% l’an dernier, et le regain des ventes s’élève à 10% au premier trimestre de 2016.

    Cette reprise a permis de resserrer quelque peu l’écart entre l’offre et la demande.

    courbe mtl

    Avec un prix médian de 373 200$ (en hausse de 3,4% sur un an), les ménages montréalais doivent consacrer 42,9% de leurs revenus pour posséder une propriété, indique RBC.

    Cela représente une faible hausse de 0,2% sur un an, et une légère progression par rapport à la moyenne de 39,9% affichée depuis 1985.

    Le segment des copropriétés demeure par ailleurs sujet à une pression “baissière” à Montréal, souligne RBC.

    À Québec, la mesure d’accessibilité RBC est restée stable, à 32,1%.

    Les conditions favorisent toujours les acheteurs dans la Vieille Capitale.

    courbe QC

    Enfin, un coup d’oeil sur les données détaillées d’un océan à l’autre:

    tab can

    Le rapport complet de RBC se trouve ici, avec une explication détaillée de la méthodologie en page 9.

    Lire les commentaires (192)  |  Commenter cet article

     

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    juillet 2016
    D L Ma Me J V S
    « juin    
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Archives