Le blogue immobilier

Lundi 4 mars 2013 | Mise en ligne à 11h40 | Commenter Commentaires (2 570)

À cet été!

Photo Reuters

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Chers lecteurs, ce blogue prendra un temps d’arrêt jusqu’à la fin de l’été.

La Presse lance un nouveau bureau à Paris, où des journalistes de la salle de rédaction se relaieront tous les quatre ou cinq mois pour couvrir l’actualité européenne.

J’ai la chance de lancer ce bureau dès le mois d’avril, avec toute la préparation que cela implique.

Je garderai un oeil distant sur le marché immobilier canadien –et les nombreux rebondissements qu’on peut y anticiper.

C’est toujours un plaisir de vous lire, et je vous remercie pour votre participation soutenue.

Vous pouvez toujours me suivre sur Twitter sous le pseudonyme “maxbergeron”.

On se retrouve à la fin de l’été!

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Vendredi 1 mars 2013 | Mise en ligne à 11h15 | Commenter Commentaires (111)

Condos: 100 projets… et de gros rabais

Photo Reuters

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“Électros en inox inclus”; “25 000$ de rabais sur les unités sélectionnées”; “25 000$ pour meubler son condo”.

Les cahiers immobiliers du week-end, dans les journaux montréalais, regorgent depuis quelques semaines de promotions du genre.

La multiplication des mégaprojets de condos provoque une concurrence jamais vue entre les promoteurs, tout cela au moment où le marché s’assouplit.

C’est dans ce contexte de frénésie mâtinée d’incertitude que se tiendront ce week-end les “visites libres” dans une centaine de projets neufs à Montréal.

Un moyen comme un autre, pour les promoteurs, de faire connaître leurs produits.

Dans la même veine, le groupe Broccolini a réuni hier soir une centaine de courtiers immobiliers au pavillon des ventes de son projet L’Avenue, à côté du Centre Bell.

“C’était pour créer un buzz, une connaissance du projet auprès de la communauté des courtiers”, m’a expliqué ce matin le promoteur Michael Broccolini.

Parmi les moyens utilisés pour générer un “buzz”, le groupe offrira au courtier qui génère le plus de ventes la location d’une Mercedes pendant deux ans.

Malgré cette tactique de promotion, Broccolini assure que les ventes de la tour de 50 étages sont “au-delà” de ses attentes.

Quelque 60% des unités seraient vendues, et il se dit assuré que la construction ira de l’avant. Il prévoit lancer les travaux avant la fin de l’année.

Un autre promoteur –DevMcGill– semble connaître un bon succès avec ses récents projets.

En entrevue la semaine dernière, Louis Conrad Migneault, vice-président marketing du groupe, m’a montré une série de courriels de confirmation des ventes récentes dans les différents projets du groupe.

Les transactions sont encore nombreuses, dans toutes les gammes de prix, selon ces documents.

“Dans l’ensemble, notre chiffres annualisés sont équivalents à ceux de l’année dernière”, a-t-il affirmé.

S’il juge tout à fait “normale” la multiplication des projets de condos à Montréal, M. Migneault prévoit que certains projets n’iront pas de l’avant.

“Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas le consommateur qui paie les coûts (d’un projet abandonné) et c’est normal. Le marché va trouver sa place.”

Dans quelle mesure le marché s’ajustera-t-il? Les paris sont ouverts.

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Mercredi 27 février 2013 | Mise en ligne à 11h55 | Commenter Commentaires (73)

La SCHL dans l’embarras (AJOUT)

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est dans l’embarras.

Selon le Financial Post, l’organisme fédéral demande depuis plusieurs mois aux courtiers du pays de ne plus divulguer si une propriété est une reprise de finance.

Cette requête pour le moins inusitée a fait sourciller la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), qui représente plus de 14 000 courtiers.

Selon les règlements québécois, un courtier est obligé de divulguer à l’acheteur lorsqu’une maison est une saisie bancaire. Une exigence morale pour l’agent immobilier, et un important outil de négociation.

Et voilà que la SCHL demande de camoufler cette information!

Dans une note récente envoyée à tous ses membres, la FCIQ expose cette nouvelle politique surprenante de la SCHL.

La FCIQ souligne que celle-ci “va à l’encontre des règles déontologiques qui stipulent que les courtiers immobiliers ont l’obligation de publier des renseignements véridiques et vérifiés sur une propriété”.

Une question cruciale se pose: pourquoi la SCHL demande-t-elle aux associations de courtiers de tout le pays de cacher une information aussi importante?

L’organisme cherche d’abord à protéger ses arrières, croient plusieurs observateurs.

La SCHL, comme plusieurs le savent, est un important assureur de prêts hypothécaires. La valeur de tous ses prêts assurés frôle les 600 milliards de dollars.

Or, les maisons reprises par les banques se vendent souvent beaucoup moins cher que les résidences traditionnelles. On peut encore le constater avec les millions de foreclosures aux États-Unis, offertes pour une bouchée de pain.

Si le marché immobilier canadien devait chuter de façon marquée –avec le tsunami de reprises bancaires que cela suppose–, les pertes pourraient se calculer en milliards pour la SCHL. Et éventuellement pour les contribuables.

D’où l’intérêt de la SCHL à vouloir camoufler l’existence-même des reprises de finance au Canada, croient plusieurs.

Voir ici le texte du Financial Post, auquel la SCHL n’a pas réagi.

Votre interprétation?

AJOUT:

La SCHL a réagi dans une lettre envoyée au rédacteur en chef du National Post, qui nous a aussi été envoyée cet après-midi.

“Il n’existe aucune disposition qui exige du vendeur de divulguer dans une inscription la raison pour laquelle la propriété est mise en vente”, écrit Mark McInnis, vice-président, souscription, lignes de conduite et administration de l’assurance

” La SCHL n’a pas donné instructions à ses agents d’enfreindre une quelconque règle de droit ou norme éthique”, poursuit-il.

L’organisme reconnaît néanmoins que dans le but “d’obtenir le meilleur prix possible et de réduire au minimum les pertes, la SCHL demande aux courtiers de ne pas indiquer dans l’inscription de la propriété qu’il s’agit d’une saisie”.

L’information voulant que la SCHL soit le vendeur est toutefois indiquée aux acheteurs éventuels “qui envisagent de faire une offre sur la propriété”, affirme M. McInnis.

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