Le blogue immobilier

Mardi 24 mars 2015 | Mise en ligne à 11h42 | Commenter Commentaires (253)

Ville c. banlieue

Photo Reuters

Photo Reuters

Avez-vous été coincé dans un bouchon sur l’autoroute 15 récemment? Sur le pont Champlain? La Métropolitaine?

Nul besoin de statistiques élaborées pour constater que les limites géographiques de Montréal sont toujours plus étendues –avec tout ce que cela implique en matière de congestion routière.

Un nouveau sondage* publié mardi matin par la Banque TD confirme l’attrait indéniable de la banlieue chez les Québécois.

Selon l’étude, à peine 19% des Québécois préfèrent la ville.

Une majorité favorise la banlieue (37%) ou encore les petites villes de région (39%).

Pourquoi un si faible attrait de la ville?

Ironiquement, 50% des répondants au sondage de la TD blâment la congestion routière urbaine pour justifier leur amour de la banlieue.

Parmi les autres raisons exprimées, on compte le bruit (49%), le manque d’espaces extérieurs (48%), les espaces de vie trop petits (46%) et les prix trop élevés (38%).

Le bilan migratoire de la région montréalaise démontre parfaitement cette tendance.

Montréal a encore perdu des résidents l’an dernier (14 981) au profit des banlieues:

Capture d’écran 2015-03-24 à 11.12.35

La tendance dure depuis plusieurs années:

Source: ISQ

Source: ISQ

Les jeunes familles sont prêtes à s’installer de plus en plus loin, pour profiter de prix plus bas. La forte croissance des Laurentides en témoigne.

Signe de l’explosion des banlieues, on apprenait en 2012 que celles-ci comptent désormais plus d’habitants (1 937 740) que l’île de Montréal (1 886 481). Du jamais vu.

Ce développement effréné fait disparaître de nombreuses terres agricoles. Et il suscite des inquiétudes dans des petites villes des 3e et 4e couronnes, comme Bromont, qui craignent d’être transformées en simple banlieues de Montréal.

*Le sondage commandé par la TD a été mené par Environics Research Group auprès d’un sous-groupe de 4455 parents et futurs parents, parmi un échantillon de 6149 Canadiens, entre le 20 janvier et le 8 février.

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Lundi 16 mars 2015 | Mise en ligne à 16h35 | Commenter Commentaires (236)

Des prix « escargots » depuis 2012 à Montréal

Le Fonds monétaire international (FMI) le répétait encore la semaine dernière: le marché immobilier risque la surchauffe dans plusieurs grandes villes canadiennes, dont Toronto et Vancouver.

Le portrait est toutefois bien différent à Montréal.

Selon le FMI, les valeurs de revente ont légèrement baissé dans la métropole depuis le sommet atteint au troisième trimestre de 2012.

Nous avons demandé à l’économiste Hélène Bégin, de Desjardins, de vérifier ces affirmations, en tenant compte de l’inflation.

Le résultat de son analyse démontre plutôt une trèèèèèès légère hausse des prix en termes réels, depuis 2012:

Capture d’écran 2015-03-16 à 16.06.16

Dans ce contexte, plusieurs Montréalais qui ont acheté au sommet de 2012 doivent se résoudre à encaisser une légère perte lorsqu’ils revendent aujourd’hui. De nombreux cas m’ont été rapportés récemment.

Preuve de ce revirement, le marché immobilier est tombé à la faveur des acheteurs dans la majorité des secteurs du Grand Montréal. Ce changement de dynamique favorise une négociation musclée au moment de la revente.

***

La comparaison des statistiques de février 2015 à celles de février 2012 permet de constater la perte d’entrain du marché.

Selon la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM), il s’est vendu 3281 propriétés le mois dernier, contre 4415 en février 2012. Il s’agit d’une baisse de 35%.

Les ventes de condos –le marché le plus saturé– ont reculé encore plus, soit 44%

Pendant ce temps, le nombre de propriétés à vendre par des courtiers a grimpé de 27%, passant de 28 804 à 36 476 dans la région métropolitaine.

En somme, l’offre a explosé, la demande s’est fortement repliée… et les prix se sont maintenus.

Quelle sera la suite?

(NOTE: Une erreur s’est glissée dans la section immobilière de La Presse+, samedi dernier, où ce même sujet était abordé. La baisse globale des ventes depuis février 2012 est bien de 35%, et non 63% comme il avait été indiqué.)


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Mardi 10 mars 2015 | Mise en ligne à 11h30 | Commenter Commentaires (77)

Le FMI s’inquiète (encore) du marché canadien

La déconvenue du marché albertain et la stagnation des prix au Québec ont rendu le sujet un peu moins brûlant d’actualité.

Mais pour le Fonds monétaire international (FMI), la trajectoire du marché immobilier canadien constitue encore et toujours une source de vive inquiétude.

Dans une entrée de blogue publiée lundi, le FMI estime qu’Ottawa n’est pas allé assez loin pour freiner les ardeurs d’un marché en surchauffe.

À preuve, selon l’organisme, les prix ont continué à croître de façon spectaculaire à Toronto, Vancouver et Calgary depuis 2012. (Notons que les impacts de la baisse du prix du pétrole commencent tout juste à se faire sentir en Alberta.)

Source: FMI

Source: FMI

Le FMI rappelle que les prix de l’immobilier ont bondi de plus de 60% au pays depuis 2000. Et que le taux d’endettement des ménages canadiens dépasse celui de la plupart des autres pays industrialisés.

L’organisation s’inquiète aussi du fardeau que représente les assurances hypothécaires de la SCHL pour les contribuables canadiens. Les sommes en jeu se calculent en centaines de milliards de dollars.

Pour rendre le marché immobilier –et par ricochet le marché bancaire– plus sains au Canada, le FMI suggère quelques pistes de solutions.

Le groupe propose entre autres de centraliser la supervision du marché immobilier, aujourd’hui éparpillé entre le ministère des Finances, le Bureau du surintendant des institutions financières, la SCHL, notamment.

La création d’une telle “super-agence” permettrait d’avoir une meilleure vue d’ensemble du marché, et de mieux prévoir les risques, plaide le FMI.

L’analyse complète du FMI ici.

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