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  • Paul Durivage

    J'aime le stock-picking, les poids lourds sous-évalués comme les petites valeurs négligées. Les gros dividendes et ceux en croissance. Inutile de dire que j'ai les banques à l'oeil et les minières en joue.
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    Jeudi 14 mars 2013 | Mise en ligne à 5h27 | Commenter Commentaires (11)

    La face cachée du S&P 500

    AP Photo/Richard Drew

    AP Photo/Richard Drew

    Toute moyenne statistique a ses lacunes. Ainsi, à un cheveu de son record historique, l’indice global Standard & Poor’s 500 élude des performances sectorielles et individuelles beaucoup moins reluisantes.

    L’indice des 500 plus belles valeurs de Wall Street s’est approché davantage de son record de clôture du 9 octobre 2007, hier. À 1554,52, 11 points seulement le sépare de la cible. Cela pourrait survenir aujourd’hui ou demain si la tendance se maintient.

    Grandement attendu par les investisseurs qui n’ont pas été convaincus par le sommet de l’indice Dow Jones, jugé trop élitiste avec ses 30 composantes seulement pour refléter l’économie américaine dans sa globalité, le record du S & P 500 se veut nettement plus représentatif d’un marché haussier prêt à repousser les frontières. Il effacera avec assurance les traces de l’éclatement de la bulle immobilière et de la débandade financière qui s’ensuivit. Quant au Nasdaq, il est encore à près de 40 % en deçà du sommet atteint en mars 2000 avant l’explosion de la bulle Internet.

    Toutefois, des écarts énormes séparent ici gagnants et perdants. En y regardant de plus près, au-delà d’un roulement de secteurs, on constate une réelle mutation de l’indice global ces cinq dernières années.

    Certains sous-indices du S & P (on en compte 154 au total) ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. C’est le cas des sous-indices des fournitures de soins de santé, de l’assurance multirisque ainsi que celui de l’épargne et des prêts hypothécaires avec des pertes de valeur allant de 80 % jusqu’à 96 % depuis le 9 octobre 2007. Les secteurs de l’aluminium, des services éducatifs et du divertissement à domicile ainsi que les fiducies de revenus industrielles ont également effacé plus des trois quarts de leur valeur en 65 mois.

    En revanche, les sous-indices des établissements de soins de santé, des services internet, des produits chimiques spécialisés, des magasins de vêtements, de la distribution, les chemins de fer et les radiodiffuseurs ont plus que doublé ces dernières années. Le secteur des concessionnaires automobiles a pour sa part triplé de valeur. Même les chemins de fer et les radiodiffuseurs reviennent au goût du jour avec des hausses boursières de près de 94 %.

    Sous la loupe

    Parmi les titres vedettes, le service Netflix de cinéma à la carte et le voyagiste en ligne Priceline ont ainsi presque octuplé leur valeur depuis le dernier sommet du S & P 500, suivant en cela l’essor du commerce électronique. Les sociétés pharmaceutiques Perrigo et Alexion Pharma valent pour leur part cinq fois plus qu’il y a cinq ans et demi. Les détaillants à bas prix Ross Stores et Dollar Tree figurent également parmi les dix titres s’étant le plus appréciés depuis le dernier sommet du S & P 500. La hausse du Dow Jones depuis 2007 était pour sa part principalement attribuable à la performance d’IBM, McDonald’s, Home Depot et Wal-Mart.

    Ces succès cachent les misères persistantes des grands argentiers américains. Le géant de l’assurance American International Group, le courtier escompteur E*Trade et la banque d’affaires Citigroup sauvée de la faillite en 2008 ont perdu plus de 90 % de leur valeur depuis octobre 2007. La banque américaine Regions Financial et le géant financier Bank of America figurent aussi parmi les dix pires performeurs du club S & P.

    On peut aussi lire dans ce palmarès le déclin des producteurs de ressources naturelles, comme Alcoa et US Steel, avec la décroissance de la demande chinoise, les difficultés commerciales de certains magasins de grandes surfaces, à l’exemple de J.C. Penney, et les risques liés aux nouvelles technologies démontrés par First Solar et Advance Micro Device.

    Plusieurs des entreprises composant l’indice global de Wall Street, qui ne discrimine pas entre les valeurs de la Bourse de New York et de la Bourse électronique Nasdaq, avoisinent leur plus bas niveau des 52 dernières semaines. C’est le cas pour le promoteur immobilier AvalonBay Communities, le producteur aurifère Newmont Mining, la chaîne de magasins J.C. Penney citée plus haut et, bien entendu, le géant informatique Apple qui ne cesse de décevoir ses porteurs d’actions.

    L’indice S & P 500 affiche un rapport cours/bénéfices de 15,4 fois et un rendement en dividendes de 2,1 %. Les entreprises représentées s’apprêtent à verser plus de 300 milliards en dividendes cette année, 6 % de plus que l’an passé.

    Tableau La Presse. Source Bloomberg

    Tableau La Presse. Source Bloomberg


    • C’est parce que la fed injecte 4 milliards par jour dans le circuit que les indices boursiers affichent de bon bilans parce qu’en réalité les volumes d’échanges sont au tier de la normal. La journée que la fed arrête les injections tout s’éffondre. Un acheteur et un vendeur, c’est pas vraiment ce que l’on peu appeler un marché.

    • @thorvis
      Et de l’autre côté ils coupent 80 milliards de dépenses gouvernementales qui allaient normalement directement à la consommation.

      ” Enwoye ! Tire encore sul l’astic, met le bien devant ton oeil et tire fort fort !!! ”

      A voir les limaces qui nous dirigent, peut-être que finalement il n’y a plus qu’une donné qui importe vraiment : quand ?

    • L’patient (Wall Street) est sur le respirateur artificiel (FED) depuis fin 2008. Lorsque la FED va tirer la “plogue”, le patient va mourir de sa belle mort. Quand (favori), c’est à voir …

    • Ahh ce fameux S&P 500 !! On le maintient à flot artificiellement en imprimant du cash comme si yavait pas de lendemain. Ensuite, on est tout fier de dire qu’on est sur le point de battre un record.

      Obama nous parle de 80 milliards de coupe, alors que le DÉFICIT (et non pas la dette) annuel est de 1000 milliards US$.

    • Je lisais presque les mêmes choses en 2003 après la chute des technos. Et puis, de 2004 à 2007, ça a triplé !

      Paul Béliard

    • de 2004 à 2007, ça a triplé ………..puis il y a eu la crise et les trillions pleuvaient de partout pour sauver le système(lire les riches car c’est eux qu’on a sauvé finalement). Ces trillions qui profitent à Wallstreet figurent maintenant au bilan du contribuable mais dans la colonne crédit. Le plus grand détournement de fonds de l’histoire aux profits de Corporate et de la ploutocratie !

    • @PD
      Afin de jauger ne sommet actuel du S&P 500, il serait intéressant de comparer les P/E et rendement courant c. ceux du précédent sommet en date du 9 octobre 2007?

    • @bassin: le rapport cours/bénéfices courus était de 17,5 le 9 septembre 2007, pour le S&P 500. C’est tout de même un peu plus que le ratio courant de 15,4. En passant, nous sommes présentement à moins de cinq points du record historique …

    • Merci Paul!
      Eu égard au niveau du P/E, on ne peut pas insinuer que le sommet actuel du S&P 500 est euphorique!
      D’autant qu’un manque d’alternative rentable aux actions pourrait justifier une expansion du multiple des bénéfices!

    • De rien …

      Oups c’est pas moi !

      Paul Beliard

    • Il n’y a rien d’anormal ni de surprenant dans la remontée du Dow Jones et particulièrement du S&P 500 qui ne fait que du rattrapage, ayant généré un rendement zéro dans la décennie 2000. Quant au TSX qui fût la meilleure bourse sur la planète durant la même période, la remontée est plus lente étant affaiblit par une faiblesse de la demande dans le secteur des ressources.

      Mais c’est avant tout le choix des titres à l’intérieur d’une bourse qui importe. Il y a les mauvais titres dans les bons indices et les bons titres dans les mauvais indices.

      Les bobos de l’Europe sont en grande partie anticipés par les marchés et le ralentissement de la croissance économique en Chine est à toute fin utile terminé. Lorsque les politiciens américains vont se réveiller et s’occuper sérieusement du problème de la dette, les gros investisseurs institutionnels vont sortir les feux d’artifices, eux qui dansent autour du feu depuis un bon bout de temps.

      La bourse ne carbure pas aux bons ratios cours/bénéfices, ni aux profits des entreprises, ni même à la planche à billets qui n’arrive même pas à être un catalyseur pour repartir la croissance économique sur des bases solides. Elle carbure à l’émotion et à la cupidité, et elle s’invente toutes sortes de raisons bonnes ou mauvaises pour satisfaire sa soif insatiable d’argent. Les petits investisseurs qui ne sont pas nés de la dernière pluie ont compris cela depuis longtemps. Pas pour rien qu’ils font des rendements respectables à long terme. Il y en a même qui font un rendement dans les deux chiffres depuis le début de l’année.

      J’anticipais une bonne année 2013 mais pas une montée aussi rapide après seulement une dizaine de semaines. On ne s’en plaindra pas. La question qui tue maintenant. Prendre ses profits ou continuer la «ride». J’ai comme l’impression que la cupidité va l’emporter, même si elle est souvent mauvaise conseillère.

      Les petits investisseurs qui attendent les conditions idéales pour investir en bourse ne feront jamais d’argent. Ceux qui ont appris à naviguer dans les soubresauts conjoncturels sans se faire déconcentrer par les bruits extérieurs et qui ont compris les motivations de la nature humaine face à l’argent, s’en tirent très bien en bourse. Un cours de psychologie 101 peut être parfois plus utile en bourse qu’une maîtrise en économie.

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