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  • Paul Durivage

    J'aime le stock-picking, les poids lourds sous-évalués comme les petites valeurs négligées. Les gros dividendes et ceux en croissance. Inutile de dire que j'ai les banques à l'oeil et les minières en joue.
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    Mercredi 6 mars 2013 | Mise en ligne à 6h42 | Commenter Commentaires (20)

    La crise financière est effacée

    Le record a été fracassé dès l'ouverture. AP Photo/Mark Lennihan

    Le record a été fracassé dès l'ouverture. AP Photo/Mark Lennihan

    Il aura fallu moins de cinq ans et demi à la Bourse de New York pour effacer les traces de la dernière crise financière. Porté par un regain d’optimisme des investisseurs, l’indice Dow Jones a établi un nouveau record absolu à 14 253,77, hier, s’affichant bien au-dessus des 14164,53 points atteints le 11 octobre 2007 avant l’effondrement des cours.

    Pour sa part, l’indice global Standard & Poor’s 500 Index, à 1539,79 est à 1,6% de son record historique, atteint le même jour que le Dow. Nombre de spécisalistes et investisseurs gardent d’ailleurs le champagne au frais en attendant que se démarque cet indice nettement plus représentatif du marché.

    Pour le marché boursier canadien,, l’histoire est toute autre. Lesté par les pétrolières et autres titres liés aux ressources naturelles, il lui faut encore gagner 16% pour retrouver son sommet de 2008. L’indice composé S&P TSX a gagné 28,6 points à 12736, hier.

    Le Dow Jones efface en moins de 65 mois toutes les pertes subies depuis l’éclatement de la bulle immobilière américaine et l’effondrement des banques qui s’ensuivit. Il lui avait fallu un an de plus pour se relever de l’éclatement de la bulle Internet au début des années 2000.

    Le Dow Jones poursuit une incroyable remontée depuis quatre ans. Il a plus que doublé de valeur depuis le creux du printemps 2009. American Express, Caterpillar et Home Depot ont mené la reprise avec des gains de plus de 275%. Les banques restent à la traîne.

    Et dépasser le record «n’est pas qu’un événement médiatique», assure Gregori Volokhine, de la société de gestion privée Meeschaert New York. «C’est bon pour le moral des ménages» dans un pays comptant nombre d’investisseurs individuels, souligne ce gérant de portefeuilles.

    Les marchés restent portés par la politique ultra accommodante de la Réserve fédérale américaine. La vice-présidente de la Banque centrale des États-Unis, Janet Yellen, pressentie comme l’une des éventuelles remplaçantes de Ben Bernanke, a plaidé pour que la Fed continue à plein régime ses injections massives de liquidités sur le marché. Les investisseurs se réjouissent également d’un arrangement des républicains permettant de financer l’État fédéral américain jusqu’à fin septembre et d’éviter ainsi la crise qu’aurait suscité une fermeture des services publics non essentiels le 27 mars.

    La Bourse de New York demeure 20% moins élevée qu’à son sommet précédent en terme de ratio prix/bénéfices. Le S&P 500 représente un multiple de 15 fois les profits affichés l’an dernier, lesquels ont surpassé toutes les attentes, comparé à un multiple de 17,5 lors du sommet boursier d’octobre 2007.

    Les optimistes croient que cela laisse de la place pour plus d’appréciation tandis que les pessimistes y voient un manque de confiance dans la croissance de l’économie et de la rentabilité des entreprises.

    Quoi qu’il en soit, les profits des compagnies devraient continuer de doper le marché. Les analystes projettent une croissance de 9,2% cette année et de 9% l’an prochain. À plus de 120$US l’action, le bénéfice tiré du panier de titres du S&P 500 l’an prochain double le produit de 2008.

    Les investisseurs sont notamment attirés par la généreuse redistribution de ces profits. Les 30 compagnies composant le Dow Jones rapportent 2,5% en dividendes alors que les bons du Trésor de 10 ans rapportent moins de 2%.


    • Oui, maintenant c`est la crise des dettes publiques qui sera probablement suivi par une crise de l`inflation.

    • Une «balounne» boursière et Pfuiiittt!, disparue la crise..?

      Pense pas…

      Toute cette spéculation ne se fait que sur du vent.
      Rien de tangible dans les statistiques manufacturières, de l’emploi, de la consommation ne justifie le Dow Jones, donc c’est bel et bien du vent.

      Ce n’est qu’une question de temps avant que la «balounne» pète.

    • Bar open pour tous les courtiers et les spéculateurs, avec la bénédiction des politiciens!

      Prochaine crise pour bientôt, avec pour thème de fond des gens qui s’enrichissent pendant que la majorité des citoyens perdent leur emploi et maison.

    • Tant pis pour les optimistes… Pour moi, c’est le signe qu’il faut maintenant se préparer à une sacrée douche froide.

      Depuis quand devient-on plus riche à mesure que l’on s’endette davantage ? Ce sont les liquidités des banques centrales qui nous valent ce dopage éhonté des marchés. À force de demander et d’obtenir sa dose, monsieur le Marché court à sa perte à vitesse grand V, et il va sans l’ombre d’un doute dans mon esprit se planter d’une formidable «overdose». Reste à savoir quand, exactement… Les paris sont ouverts.

      Attention à la descente !

    • Une baloune qui en remplace une autre… Celle-là va crever en causant une catastrophe comme toutes celles qui sont venues avant.

    • La bourse repose et reposera toujours sur la vente et le fait est que pessimiste vend mal…

    • “La crise financière est effacée”… jusqu’à la prochaine.

    • Elle ne fait que poindre à l’horizon la véritable crise financière… le reste n’est que charabia pour calmer les petits investisseurs, mais surtout les petits consommateurs, qui peuvent toujours s’en mettre dans les poches lorsqu’ils sont avisés… crise ne veut-elle pas dire opportunités? mais certes pas pour la majorité… C’est fascinant de voir la quantité de milliardaires qui s’érigent pendant que la majorité s’enlise. Et l’écart se creusant entre les “have all” et ” nothing”.

    • Mon plan le plus profitable a la bourse depuis 4 ans c est d avoir, ma femme et moi, cotiser au CELI aux max et le tout sur les actions

    • La crise financière est effacée!
      Le Dow des industrielles est à son sommet, et la rentabilité des entreprise itou mais pas l’immobilier ni l’emploi.
      Le Dow est à son sommet pcq il n’y a pas d’autre alternative d’actifs financiers où il est rentable d’investir.
      La bourse est dopée par une politique accommodante jamais vue par la FED!
      Vous est-il rassurant de savoir que le HFT génère environ 70% du volume des transactions boursières aux E-U et que ces acteurs sont indifférents à voir le Dow monter ou descendre?

    • Effacée vous dites ??? Virtuellement et artificiellement peut-être mais dans la vie de tous les jours NON !!! Honte à ce système pourri artificiel et matriciel, rien à voir avec la vraie force économique sur le terrain, celle des humains !!!

    • Une crise financière effacée sous-entend-t-il qu’un Lehman Event ne se reproduira pas?

    • Rien n’est effacé, on vient seulement d’assister au plus grand détournement de fonds de l’histoire. Alors que les Corporations pataugent dans le fric gratuit imprimé par la FED, la dette américaine atteint des sommets(106% du PIB vs environ 60% avant la crise de 2008). On a sauvé des banques et des corporations alors que des individus eux ont perdu leurs maisons ou se voient maintenant offrir des jobs à salaire nettement moindre(je pense à l’industrie automobile). Les gens qui vivent sur revenus fixes ont subit un appauvrissement sans précédent depuis 4 ans. Bernanke, drapé derrière la noble cause de sauver l’économie, a permis le transfert de trillions de $ de la classe moyenne ou moins nantis vers les plus riches.

    • Après la crise de liquidité, la crise de solvabilité du modèle économique actuel. Heureusement , les stéroïdes de la Fed tiennent toujours le schéma de Ponzi.
      Mais à quel prix?

    • La Bourse…

      Qu’est-ce qui s’passe quand un endroit «exclusif» se trouve soudain envahi par le petit peuple..?
      Quand ce merveilleux lieu de vacances, fréquenté par le «jet set», est découvert par la plèbe et est envahi par des hordes de touristes de la classe moyenne..?

      Eh bien les pleins d’cash s’en vont ailleurs !

      La Bourse est envahie depuis 20 ans par les petits boursicoteurs, madame Beaudoin pis son chien, qui achètenet des action aux courtiers à escompte ou par internet. La plèbe quoi!

      Devinez ce qu’ont fait les riches et ceux qui savent, le «jet set» de la finance ?

      ILS SONT ALLÉS JOUER AILLEURS !!!

      La Bourse, ce n’est plus que le «paradis de vacances» abandonné à la classe moyenne, par les «jetsetters» de la finance.

      Y’a pu une cenne à faire là, et si tous les petits boursicoteurs persistent à se rendre dans ce paradis «cheap» et démodé, ils vont y laisser leur chemise, leur peau et probablement leurs os aussi.

      C’est pas compliqué, quand tout l’monde pis son chien se «garroche» dans la même «gammick», c’est le signe évident qu’y a pu une cenne à faire là.

      Restez là, Nortel vous attend…

    • Pour que ca soit vraiment efface, considerons que la crise n’aille jamais eue leiu, le DOW serait a 16 000 points minimum.

    • Pour les requin$ de la $péculation, peut-être mais pas pour les travailleurs payeurs de taxes et d’impôts.

    • Je salue la lucidité des intervenants. Le côté factice de cette bulle boursière n’a échappé à personne et l’épilogue de cette triste histoire est déjà écrit. La seule question qui reste: quand arrivera l’évènement Lehman qui fera s’écrouler ce château de cartes.

    • Tant qu’il sera possible d’acheter des produits dérivés qui procurent une protection en or contre l’éclatement des bulles spéculatives, de même que de s’assurer contre les pertes boursières, les financiers de la planète utiliseront la bourse pour créer des bulles dans le seul but de les faire éclater puisqu’ils gagent sur les dégringolades pour passer au “cash”. L’éclatement de la bulle technologique en 2000, celle des sub-primes en 2008 devraient nous avoir appris à se méfier des financiers spéculateurs qui ont fait main basse sur le capitalisme et l’ont perverti. Après nous avoir assoiffé de rendement au cours des cinq dernières années, les financiers voudraient nous voir entrer sur le marché en grand nombre pour pouvoir nous racheter à rabais ensuite lorsqu’ils feront éclater la bulle. La prudence est de mise.

    • Les americains sont passes maitres dans l’art d’imprimer de l’argent ,mais ils sont impuissant a effacer leur dette gonflees aux steroides par une nation en declin et a l’orgueil demesure’ qui a su se faire detester de par le vaste monde.

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