
QXM sur 12 mois. Graphique fournie par la Bourse de Toronto
Pas besoin d’aller bien loin ni de payer très cher en gestion pour obtenir du rendement en Bourse. Un fonds négocié en Bourse (FNB) axé sur les compagnies québécoises a généré un rendement total de plus de 14% depuis sa création, il y a un peu plus d’un an.
Le fonds FNB Morningstar Québec Banque Nationale (QXM) inscrit à la Bourse de Toronto le 7 février dernier au prix de 9,96$ l’action a touché un sommet de 11,26$ vendredi dernier. S’ajoute un rendement en dividendes indiqué de 1,8% pour cette période, moins 0,5% de frais de gestion, pour un rendement net de 14,3%. En comparaison, l’indice global S&P TSX affiche un rendement de moins de 3% pour cette période.
Le QXM est le premier FNB qui reflète la performance des compagnies québécoises en Bourse. Il a été créé pour permettre aux gens d’investir dans leur propre jardin suivant une vieille règle en placement consiste à investir dans des sociétés qu’on connaît bien et qu’on apprécie.
On y retrouve 54 entreprises dont le véritable siège social est au Québec. Les 10 plus importantes constituantes du portefeuille sont Saputo (5,7%), Metro (5,3%), Alimentation Couche-Tard (5,3%), Corporation Power Financière (5,3%), SNC-Lavalin (5,3%), Power Corporation (5,2%), Valeant Pharmaceuticals (5,2%), Banque Nationale (5,1%), CN (5,1%) et BCE (4,8%). Celles-ci composent 52% du portefeuille.
Le fonds est mieux diversifié que l’indice de la Bourse de Toronto, qui est très concentré en ressources naturelles. Ici, le secteur commercial domine avec 18% du portefeuille suivi par les sociétés financières (17%) et les industrielles (14%).
Le fonds, qui cumule un actif de 31 millions$ seulement, est toutefois relativement peu liquide. Les initiateurs espéraient recueillir 100 millions de dollars en 12 mois dans le fonds.
Les frais de gestion annuels sont de 0,5% (1,25% pour les investisseurs qui l’achètent par l’entremise d’un conseiller en placement). C’est pratiquement cinq fois moins élevé que les frais des quelques fonds communs de placement qui se concentrent sur le Québec, notamment le fonds Altamira croissance Québec ou encore le fonds Desjardins Équilibré Québec.

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anti-ch_primaire
18 février 2013
12h09
Des bandits, des casseurs de syndicats, des banques et… Power Corporation en prime!
Pas pour moi, merci.
chip
18 février 2013
12h11
C’est Mas’me Marois qui va être contente!.. même si elle n’y est pour rien, je gage qu’elle va tenter de récupérer ça.
elvince
18 février 2013
12h32
“Les frais de gestion annuels sont de 0,5% (1,25% pour les investisseurs qui l’achètent par l’entremise d’un conseiller en placement). ”
Holy Schmolly, comme ils disent. C’est pas donné un “conseiller” en placement. Dire qu’il va y en avoir qui vont conseiller ça à des p’tites vieilles et ramasser leurs frais pendant des années sans rien faire…
seb.b
18 février 2013
12h34
Il y a d’excellentes opportunités pour investir dans des entreprises québécoises. Surtout, comme dit M.Buffett, il faut toujours investir dans des entreprises que l’on connait et que l’on comprend.
vieuxbouc
18 février 2013
13h01
Bien ça prouve un chose point n’est nécessaire d’avoir son siège social à Toronto pour être bien diversifié pour ces sociétés dans leur développement, et même je dirais que tous ceux qui y investissent ne sont pas tous québécois, donc pas mal loin des anglos qui menacent de quitter le Québec si le gouvernement touche à la loi 101.
Moi-même j’y suit comme investisseur dans ce fond et tout comme dans Desjardins Équilibré Québec. Pour deux raisons, les deux c’est québécois d’abord, et la 2è bien ça fait travailler des québécois qui paient leurs impôts au Québec.
basel
18 février 2013
15h46
@vieuxbouc
L’argument anti-souveraineté qui dit que les entreprises vont quitter si le Québec se sépare est risible. Cela fait longtemps que les espaces économiques ne sont presque plus influencés par les espaces politiques. Le marché Québecois ne changera pas peu importe qui gagne une élection ou un référendum. Ca sera encore et toujours un marché nord-américain avec 7 millions de consommateurs. Les politiques publiques n’influence que très peu, par la fiscalité, l’économie.
Y a surement des bonnes raisons de rester dans le Canada. L’économie n’en est pas une.
grandschtroumpf
18 février 2013
15h57
SVP nous donner les rendements après les frais des trois fonds mentionnés. Est ce que 14% c est meilleur ou moins bon que les autres fonds?
Est ce que l omission des rendements est du à sa sous performance par rapport au autres fonds?
Merci
pdurivage
18 février 2013
17h03
@grandschtroumpf: Les frais de gestion sont de 2,0% pour Altamira Croissance Québec et de 2,2% du côté du Fonds Équilibré Québec de Desjardins. Le premier affiche un rendement impressionnant de près de 16% sur un an, tandis que Desjardins montre un rendement de 5% seulement pour 2012.
grandschtroumpf
19 février 2013
09h45
Merci.
Je ne sais pas si les rendements sont après les frais de gestion mais dans le cas du fond Altamira Croissance Québec il semble que qu’il offre une valeur ajouté et probablement un historique de performance qui peut, ou pas, justifier son achat par rapport à un produit à rabais qui n’a pas encore d’historique.
gillesmenard
19 février 2013
13h37
Le futur du Québec doit se concentrer sur le développement d’une économie Verte.
Plein de potentiel pour l,avenir dans les ressources ”renouvelables”,le recyclage,la récupération,la transformation des résidus du passé,le nettoyage,la remise en valeur,le reboisement,les cultures bio à moindre échelle avec plus d’intervenants,Des milliers de petits éleveurs à la place de méga porcheries,construction de logements sociaux en ville et village et installation de mini fermes sociales en campagne,transport collectif accru,aménagement d’espaces verts sur des sites contaminés qui auront été nettoyés,enfin la liste peut être très longue mais j’ai confiance dans la créativité d,une jeunesse grandissante ayant à coeur plus que nous le respect de notre environnement vital.
bassin
21 février 2013
15h22
Investir dans un ETF qui comprend des entreprises publiques dont le siège social est situé au Qc peut en effet se démarquer du rendement du TSE puisque le rendement de ce dernier est fortement dérivé de l’activité minière et de l’énergie. Ces dernières n’ayant pas de siège sociaux au Qc.
En passant, je demande si sur les 8000+ ETF américains, si on en retrouve dont le déterminant est la location du siège social, Manhattan ou l’Alabama par exemple?