
PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Groupe SNC-Lavalin a recouvré ces derniers mois toute la valeur perdue en Bourse depuis l’éclatement des premiers scandales qui ont entaché sa respectabilité, il y a presque un an maintenant.
Les actions du premier groupe canadien d’ingénierie ont clôturé à 49,65$, hier, un gain de 3,8 % sur le cours de fermeture de la veille et de 44% depuis le creux de 34,36$ inscrit le 4 septembre 2012, dans la controverse soulevée par la nomination à la tête de l’entreprise de l’unilingue anglophone Robert Card, haut dirigeant de CH2M Hill Companies. Le titre, déjà sur terrain glissant, cotait encore à 48,37$, le 27 février dernier.
Force est d’avouer que la venue de l’ancien sous-secrétaire de l’Énergie aux États-Unis a permis de redorer le blason de l’entreprise. Celui-ci s’est assuré en priorité que SNC conserve son droit de pratique au Québec. Il a aussi amené du sang neuf à la direction. Il plaira encore plus aux actionnaires en regroupant en une nouvelle entité, prête à être essaimée, les filiales de l’entreprise dans différentes infrastructures.
«Bob Card fait ce qu’il faut», commente l’analyste Trevor Johnson de la Financière Banque Nationale, en entrevue à l’agence de presse Bloomberg. «Les investisseurs sautent dans le train», ajoute Maxim Sytchev, de AltaCorp Capital.
Le consensus des analystes financiers cible une valeur de 51,60$ sur douze mois pour le titre, pour un potentiel de gain d’encore 3,8%. Huit en recommandent l’achat, cinq suggèrent de le conserver et un est vendeur.
SNC possède pour 3,4 milliards $ d’infrastructures, selon RBC Capital. Sa participation minoritaire dans l’autoroute à péage 407 en Ontario lui vaudrait à elle seule 1,5 milliard. Son avoir dans le transporteur albertain d’électricité AltaLink est de même estimé à 1,1 milliard.
Ces éléments d’actif sont l’objet d’une réflexion stratégique en haut lieu et aucune décision n’a encore été annoncée. Le fonds activiste torontois West Face Capital met cependant de la pression.
«Les investisseurs commencent à s’exciter à l’idée de voir SNC monétiser ces avoirs», poursuit Trevor Johnson de la Financière Banque Nationale.

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pensezy
13 février 2013
11h15
“…du sang neuf à la direction” Bob Card met les vidanges au chemin. Ça semble élémentaire mais plusieurs n’y pensent même pas.