
Photo Reuters / China Daily
Un vent d’optimisme souffle sur les marchés financiers depuis le début de l’année. L’entente de dernière minute conclue pour éviter le mur fiscal aux États-Unis, une baisse des tensions financières en Europe et des résultats d’entreprise encourageants ont entraîné un bond de 12% de l’indice global américain S&P 500 tandis que le Dow Jones des industrielles marquait un nouveau sommet.
Dans ces circonstances, on aurait pu espérer une forte progression des prix des matières premières, en recul depuis deux ans. La hausse observée ces dernières semaines est toutefois bien modeste, les principaux indices de prix ayant progressé d’environ 2 %. Seul le pétrole a relativement bien tiré son épingle du jeu avec une progression d’environ 10 $ US le baril depuis la mi-décembre.
Que se passe-t-il ?
François Dupuis, vice-président et économiste en chef du Mouvement Desjardins risque une hypothèse dans le dernier bulletin du service d’analyse.
«La faiblesse de l’économie mondiale justifie une certaine prudence par rapport au marché des produits de base. Même si l’on peut maintenant écarter les pires scénarios, tout indique que la croissance économique mondiale demeurera modeste cette année, particulièrement dans les pays industrialisés. Le recul de l’activité dans plusieurs grandes économies à la fin de 2012 illustre à quel point l’environnement n’est pas propice à une flambée des prix des matières premières.»
Desjardins prévoit de légers gains des prix des métaux de base cette année alors que la production de la plupart des métaux devrait de nouveau dépasser la demande. Mais rien n’annonce un retour aux années folles du milieu des années 2000, alors que le PIB réel mondial progressait d’environ 5 % par année, prévient-on.
Quant à l’or, le prix du lingot pourrait remonter quelque peu si le sentiment des investisseurs devient moins favorable aux actifs risqués, écrit François Dupuis. Mais il devrait toutefois amorcer une tendance baissière durable d’ici quelques trimestres si une nouvelle crise financière d’importance est évitée et que les perspectives économiques mondiales continuent de s’améliorer, croit-il.

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12 février 2013
15h37
Insuffisance tendancielle de la demande.
Phénomène décrit autour de 1860. N’est plus étudié dans les facultés d’économie. Même notre ministre fédéral des finances reconnait cette réalité (il l’a mentionné une fois à ma connaissance), sans bien sur en citer le corollaire.
leguet
12 février 2013
18h58
Aujourd’hui le G7 dit craindre les mouvements brusques du yen et se dit contre une guerre de devises. Paroles creuses et hypocrites quand on sait que la FED et la Banque d’Angleterre impriment à bloc depuis 4 ans. Le Japon comme la BCE dans une moindre mesure, ne font qu’entrer dans la danse de la dépréciation des monnaies. La vérité serait de dire que c’est ok car c’est la seule façon qu’on a trouvé pour re-soufler les actifs(bourse, immo etc). Le G7 et bientôt le G20 diront donc à l’unisson qu’ils contrôlent la situation alors que c’est une guerre à finir pour s’approprier le peu de croissance qui reste et sauver sa peau !
http://www.reuters.com/article/2013/02/12/us-markets-global-idUSBRE88901C20130212
gillesmenard
12 février 2013
19h05
Imaginez vous il y a trente ans avec 35$ je faisais l’épicerie et pouvais me nourrir ma femme et mes deux enfants durant une semaine.
Aujourd’hui mon revenu a doubler mais tout me coûte 10-20 fois plus cher?????
C’est quoi cette dynamique à la con de ”croissance” à l’outrance jusqu’à ce que la baloune pète.
On appelle ça le suicide collectif.
Les seuls que ça intéressent ce sont ceux qui sont assez riches pour investir dans ce qu’on appelle le loyer de l’argent.Les investisseurs.Les destructeurs de l’humanité.
clark
12 février 2013
22h15
@gillesménard
Vous rêvez il n’y a pas d’inflation c’est Bernanke qui le dit.lol
favori
13 février 2013
17h13
L’insuffisance de la demande est le corolaire du “loyer de l’argent”.
L’ensemble des employés d’une unité de production ne peuvent acheter leur propre production parce qu’une partie de la richesse est utilisée pour payer le capital.
L’intérêt sur le capital est même interdit sur plus du 1/3 de la planète depuis plus de mille ans. Nos ancêtres se sont penchés sur la question probablement confrontés aux même problèmes. L’ensemble de la société ne peut donc pas acheter l’ensemble de ce qu’elle produit parce qu’une partie de la richesse sert à rémunérer le capital.
Inévitablement il se crée une impossibilité de vendre la production. Elle est donc exporté ou des capitaux sont importés pour équilibrer l’équation. Sources de beaucoup de guerres …
Une fois tous les marchés potentiels développés on retourne à l’insuffisance de la demande et à une crise de sur-production qui mène à un effondrement de l’économie.
On remet les compteurs à zéro on s’essuie et on recommence.
Historiquement, c’est toujours ce qui c’est passé. 19 fois sur 20. Et depuis l’invention du crédit.
Ici une lecture : http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100810530
Bon livre mais sans conclusion, même ces minutieux économistes sont incapables d’accepter la conclusion logique de leur propre recherche.
gillesmenard
13 février 2013
22h52
@favori
Merci pour ce lien de référence.Intéressant pour ”économie 101” d’un néophyte en la matière.