
L'iPad grand format. Photo Reuters
Apple a rapporté hier des résultats financiers mitigés pour le premier trimestre de son exercice financier décalé avec de quoi rassurer ses partisans tout en donnant des points à ses détracteurs. Les uns y voient des ventes solides de iPhone et iPad à fortes marges bénéficiaires, les autres soulignent la cannibalisation des produits et le manque d’innovations. Au total, le pessimisme semble l’emporter.
Le choeur des analystes financiers prévoit maintenant un prix cible de 657$US sur douze mois pour le titre qui dévisse ce matin à 450$.
Un des fervents partisans d’Apple, Brian J. White de la firme Topeka Capital Markets a lui-même abaissé sa cible de 1111$ à 888$, pour s’ajuster à la nouvelle réalité du marché. Cela équivaut à environ 15 fois le bénéfice prévu pour l’exercice de 2013 et demeure bien en dessous du multiple de 20 obtenu durant les années 2006 à 2010, note l’expert financier.
Des analystes d’UBS ont aussi abaissé leur prévision de prix, de 650$ à 600$. Citigroup mise sur 500$ et non plus 575$.
Pour sa part, Amit Daryanani de RBC Marchés des capitaux a abaissé sa cible de prix de 725$ à 600$. Ce dernier considère que Apple passe à une période de croissance plus normale. Il voit de possibles catalyseurs dans l’assouplissement des coûts de transition, l’exploitation de la chaîne d’approvisionnement et les nouveaux produits à venir.
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