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  • Paul Durivage

    J'aime le stock-picking, les poids lourds sous-évalués comme les petites valeurs négligées. Les gros dividendes et ceux en croissance. Inutile de dire que j'ai les banques à l'oeil et les minières en joue.
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    Mardi 15 janvier 2013 | Mise en ligne à 14h33 | Commenter Commentaires (13)

    Facebook: pétard mouillé ?

    Mark Zuckerberg. Photo Reuters

    Mark Zuckerberg. Photo Reuters

    graphe [gYaf] n. m.

    • 1926; du gr. graphein « écrire »

    ¨ Math., log. Ensemble des couples d’éléments vérifiant une relation donnée.

    Facebook aura au moins le bénéfice de relancer une acception peu connue du mot «graphe» avec le dévoilement aujourd’hui du nouvel outil de recherche communautaire «Graph Search» ou «Recherche dans le graphe» en français.

    Le nouvel outil de recherche lancé aujourd’hui permettra de faire des recherches croisées sur le grand réseau social. Comme demander qui parmi nos amis ou les amis de nos amis jouent au tennis et organiser un match plus ou moins amical.

    La nouvelle fonction intègrera aussi des résultats de Bing, le moteur de recherche de Microsoft, Facebook renforçant ainsi sa coopération avec le puissant groupe informatique.

    Voilà pour la conférence de presse, grandement attendue, où le président et cofondateur Mark Zuckerberg promettait de faire le point sur les travaux de son entreprise.

    Pour ce qui de percer le modèle d’affaire de l’entreprise ou d’apprendre comment elle monétisera davantage sa gigantesque base d’un milliard d’usagers, et surtout comment elle peut tirer un meilleur profit des connexions mobiles à son site, il faudra encore attendre.

    Les marchés boursiers n’ont guère apprécié. Après valse-hésitation, le titre a dévissé de 1,5% dans l’heure. Il termine la séance à 30,10$, en baisse de 2,7% sur la veille et 21% en dessous de son prix d’introduction de 38$ en mai dernier. Google, qui pourrait être vue comme la première cible de l’opération Graphe, s’est au contraire appréciée de 1,68$ à 724,93$.

    Emportées par des spéculations de toutes sortes, les actions de FB avaient gagné plus de 9% la semaine dernière, après la convocation des médias à rencontrer le président. La rumeur évoquait notamment un téléphone intelligent développé avec un groupe électronique, une initiative dans la publicité ou encore un développement dans le commerce électronique.

    Le marché paraît peu favorable aux valeurs technologiques,  avec les inquiétudes concernant les ventes de l’iPhone 5. Apple a fracassé le seuil psychologique des 500$US par action ce matin. Le titre finit la séance à 485,92$, indépendamment du fait que Facebook n’est pas venu lui mettre de bâtons dans les roues avec un nouveau téléphone multi-fonctions ou un système d’exploitation concurrent à l’ios.


    • Le problème de Facebook c’est d’être un réseau social. C’est pour ca que je n’aime pas ce titre.

      Ce n’est pas comme Amazon. Amazon c’est un vrai commerce. Les gens vont sur le site, sortent leurs cartes de crédits et dépensent. Ils achètent une kindle et ils dépensent encore plus.

      Google c’est encore bon, il y a trop de cerveaux et d’expertise dans cette entreprise pour se planter.

      Chez Apple la baloune se dégonfle tranquillement. Ils ne font plus rien d’innovateur depuis un bout temps et ca ne risque pas de changer.

      Leurs services web sont très faibles et des applications comme ITunes et App Stores roulent encore sur WebOjects. Un vieux framework qui date d’il y a 20 ans.

      Malgré tout Apple a encore un avantage majeur, ils ont des tonnes de fric. La question c’est de savoir qu’est-ce qu’ils vont faire avec? Acheter Twitter?

    • Une drôle de comparaison m’est venue à l’idée en écoutant les entrevues de Zuckerberg et les citations de son élocution aujourd’hui. FB est comme Apple si elle avait été gérée par Steve Wozniak… un ingénieur, programmeur mais pas un PDG…

      Je crois que le social graph search est une excellente idée mais ça reste une mauvaise gestion des attentes des investisseurs… La priorité en terme de monétisation pour FB reste le “mobile” et les données préliminaires sont positives sur cet angle.

      Il est beaucoup trop tôt pour comparer FB à Google en terme de recherche mais la différence fondamentale est que Google tentera toujours de deviner ce que vous cherchez et est très bon à le faire mais les infos que FB détient et les liens qui peuvent en être déduit donne à FB la chance de deviner ce que vous allez chercher et ça c’est le rêve d’un VP marketing! Par exemple: FB peut savoir (et non deviner) que vous avez un nouveau chien, que vous vous êtes marié et qu’un petit s’ajoutera à votre famille il peut donc déduire que vous cherchez peut-être une maison. En plus il sait ou habite vos amis, où vous travaillez et par le fait même possiblement combien vous gagner. De l’information exceptionnellement importante pour un agent d’immeuble ou DuProprio.com .

      Google vous donnerait possiblement de meilleurs résultats de recherche si vous tappiez semi-détaché Saint-Lambert que FB pourrait le faire mais le niveau de précision disponible à un agent de placement de pub serait quand même meilleur sur FB et de là la “monétisation”. Ceci étant dit Zuck lui même l’a dit, nous avons définitivement l’intention… un jour de générer des revenus d’un tel outil. Zuckerberg est très clair: Nous améliorons l’expérience de Facebook et un jour se dévouement générera des profits et non voici l’expérience limite que nos utilisateurs toléreront et générera le plus grand profit possible. Le débat est ouvert à savoir quelle approche saura satisfaire les investisseurs. À long terme j’aime mieux la première option!

    • _renaud: désolé, je suis obligé d’intervenir vu que vous mentionnez WebObjects… Donc, à cause qu’un blogueur a mentionné ça, vous dites « Leurs services web sont très faibles et des applications comme ITunes et App Stores roulent encore sur WebOjects. Un vieux framework qui date d’il y a 20 ans. » (votre phrase ressemble drôlement à une traduction mot à mot du fameux blogue).

      J’ai une petite nouvelle: Cocoa est encore plus vieux que WebObjects (la base de Cocoa a commencé en… 1987, WebObjects en… 1995), et pourtant personne ne tape sur Cocoa. Tiens, encore mieux, UNIX ça date des années 70, et personne ne dit que c’est vieux.

      Contrairement au blogueur qui ne sait de quoi il parle, j’ai de l’expérience avec WebObjects (pire que ça: j’organise une conférence à propos de WebObjects depuis 2007, conférence qui se déroule à Montréal depuis 2010). WebObjects est mis à jour à l’interne chez Apple, la preuve est que Apple passe son temps à « nous piquer » des membres de la communauté pour les employés. Donc oui WebObjects a été conçu il y a 18 ans, mais son design fait en sorte qu’il a passer à travers le temps.

      Bon, pour Apple, le problème est c’est le retour de la confusion des modèles. Pourquoi Apple continue de vendre le iPad 2 malgré la sortie du iPad Mini? C’est le genre de chose que Jobs n’aurait jamais voulu faire. Sans compter la confusion à propos du nom (iPad pour la première génération, iPad 2 pour la deuxième, et on revient à iPad pour la troisième!). Moi aussi je commence à avoir la chienne. Bon, ce n’est vraiment pas la même situation qu’au début des années 90 (les premiers Performa 5×00, ça c’était de la cochonnerie).

    • Je me demande pourquoi tout le monde reproche à Apple son manque d’innovation alors que ce n’est pas le cas pour les autres sociétés du secteurs qui offrent sensiblement tous la même chose. Également, personne ne semble prendre en compte le fait qu’Apple à un payout ratio de 6% et plus de 100 milliards en encaisse. En sachant que la croissance du dividende se traduit à long terme en croissance du prix de l’action, Apple possède d’autres moyens de se rendre attrayable au yeux des investisseurs. C’est d’autant plus vrai quand on sait que la bulle obligataire va éclater tôt ou tard et que plusieurs chercheurs de revenus fixes vont se réfugier dans les titres à dividende comme Apple.

      Finalement, un split de l’action pourrait attirer les petits épargnants qui ne trouveront plus le prix de l’action “trop élevé”. C’est niaiseux à dire, mais il y en a encore qui pensent qu’il y a une différence entre détenir 5 titres pour une valeur totale de 5000$ et 500 titres pour la même valeur.

    • @elvisrobert

      J’ai publié le lien du blog en question a quelques reprises. Loin de moi l’idée de vouloir prendre le crédit.

      Pour WebObjects vous semblez très connaisseur, je ne m’obstinerai pas avec vous.

      Disons seulement qu’Apple semble perdre un peu de sa magie. Depuis quelques temps ils n’offrent que des déclinaisons de leurs produits et c’est vrai que leurs services web sont assez ordinaires.

    • _Analyste_ : le problème est qu’Apple a sorti trop de « vrais » nouveautés entre 1998 et 2007, mais ça c’est calmé de façon toute à faire normale par la suite. Perso, ma crainte est que Apple se fit trop au design. Prenons exemple sur le nouveau iMac: sa seule vraie nouveauté est sa minceur, et en fait c’est presque un « downgrade » parce qu’on ne peut même plus changer la mémoire vive soi même avec le modèle 21″. On verra cette année si le nouveau MacPro sort, et si la fameuse télé Apple voit le jour (acheter une télé est rendu plus compliqué que d’acheter un ordi: 3D ou non? LED, ACL ou plasma? Smart ou non?).

    • _renaud : c’est un peu normal, Apple offre des services Web et des logiciels que pour vendre du matériel (dans les dernières années de NeXT, c’était devenu strictement logiciel et services), tandis que Amazon et Google, c’est l’inverse, ils offrent du matériel pour vendre des services et publicités.

      Apple a eu l’occasion d’offrir des services Web (ou des apps de conception Web) à plusieurs occasions: WebObjects, Dashboard, iWeb, et Gianduia (le concepteur de Gianduia est parti de Apple pour créer Montage, voir http://montagejs.org/), mais le management du haut s’en fout (sauf pour WebObjects dans les premières années).

    • Dans le domaine des réseaux sociaux, LinkedIn continue sa montée, tranquillement pout pout pout.

      Les gens sont prêt à payer pour avoir des services “plus”. Je doute que ça arrive un jour avec facebook.

      LinkedIn est à suivre…

    • @cddb

      LinkedIn a également un PE de 766 et ce n’est pas comme si nous avions assisté à une progression incroyable de ses profits depuis son entrée en bourse il y a 18 mois.
      Disons que ce n’est pas une aubaine.

    • FB c’est la meme vague que apple “nouveau” vague qui s’essouffle et qui se renouvelle plus , le probleme de FB c’est que sa seule richesse c’est son data user , et ces utilisateurs rechignent de plus en plus a etre la vache a lait d’un milliardaire et avoir a spammer sa liste de contact continuellement , FB se targue de millions / milliards d’utilisateurs , mais combiens de ces comptes sont inactif depuis des mois voir des annees ? certains disent 20% meme plus , difficile voir impossible a verifier pour un investisseur ou meme un publiciste.
      en totu cas ca fait tres passeiste informatique , et je ne vois pas FB remonter la pente avec leur strategie commerciale actuelle

    • Les médias et les investisseurs comprennent ce qu’est un téléphone et ils sont prêts à y investir, tant qu’il y a un hype. Mais ils ne comprennent pas les algorithmes.

      Bref, c’est peut-être le temps d’acheter du FB.

      En espérant que personne ici n’ait de parts dans HMV.

    • @-alexandre-

      Ce n’est effectivement pas une aubaine, mais en comparaison avec facebook, son potentiel à moyen et long terme est beaucoup plus élevé pour 2 raisons:

      1 – Facebook gère de l’information que les gens veulent conserver privée. Une tentative mal planifiée de gérer cette information pourrait leur faire perdre 1/5 de leurs utilisateurs, comme pour le cas instagram.

      LinkedIn gère de l’information publique que ses utilisateurs veulent partager afin de se faire un nom dans leur domaine et peut-être décrocher un emploi de meilleur qualité.

      2 – Facebook a de la difficulté à amener les gens à sortir leur carte de crédit pour acheter des services, LinkedIn est capable d’amener les gens à payer pour “upgrader” leur services, surtout les recruteurs qui représentent maintenant + de 50% des revenus. Les “Premium subscription” forment 20% des revenus, qui augmentent toujours un peu aussi. Je doute que facebook soit capable un jour à amener 20% de ses utilisateurs à payer 30 ou 40$/mois pour plus de service sur le site.

      LinkedIn fait beaucoup plus d’argent par heure passée sur le site par ses utilisateur que facebook. Un autre indicateur d’intérêt à long terme.

    • «Le problème de Facebook c’est d’être un réseau social. C’est pour ca que je n’aime pas ce titre.» _renaud

      Cela peut paraître intangible, mais je crois que c’est spécifiquement parce que c’est un réseau social que ce titre pourrait assurer sa pérennité. Les humains sont des bestioles grégaires, mais non seulement sont-elles grégaires, mais la notion éthérée de ce que nous appelons le bonheur réside dans l’interaction avec la communauté. Et c’est exactement là que se situe Facebook. Facebook est au centre de ce qui se rapproche le plus d’une «nouvelle religion» si vous me permettez l’abus de langage pour décrire le phénomène. Les gens ont beau ridiculiser ces interactions, elles ne sont ni pires, ni meilleures que n’importe quelles autres interactions avec ses semblables. En fait, elles peuvent être même meilleures tout dépendant de l’usage et des usagers. Les rapports sociaux sont aussi vitaux pour les humains que la nourriture.

      Maintenant, reste à rentabiliser tout ça, tout en assurant la sécurité des usagers qui est essentielle au succès du réseau. Parfois ces intérêts sont divergents. Mais, faire une évaluation que l’entreprise ne vaut pas grand chose parce qu’il s’agit d’un réseau social, je crois que c’est une mauvaise façon de voir les choses.

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