
Mise en vente de l'iPad mini. Photo AP
Non, la pomme n’est pas pourrie.
Alors que les actions d’Apple sont en disgrâce sur le marché électronique du Nasdaq, Carl Simard, président de la firme de Medici gestion de portefeuille stratégique invite les investisseurs à revenir aux fondamentaux afin d’éviter le piège de l’émotivité.
Voici quelques-unes de ses observations:
— Les attentes de croissance de la part des analystes sont raisonnables et Apple devrait les battre. La communauté financière table en effet sur un bénéfice par action de 50$ en 2013, comparé aux 44,15$ engrangés en 2012, une progression de seulement 13 %. Pour le dernier trimestre terminé en décembre, une croissance de plus de 9,8% suffirait à confondre les analystes.
— L’entreprise de Cupertino a une situation financière des plus enviables pour affronter l’adversité advenant le cas, avec 130 milliards $ (NDLR: ce sont bien des milliards et non des millions) en encaisse, aucune dette et des politiques comptables très conservatrices.
— Le modèle d’affaires légué par Steve Jobs est très pur, très intégré et un des meilleurs écosystèmes.
— Le cours actuel du titre, soustraction faite de la valeur de l’encaisse, représente un multiple de seulement 9,6 fois les bénéfices prévus de 2013. Le ratio cours-bénéfice des profits à venir est généralement de 13 fois en Bourse et atteint même habituellement 15 fois dans le cas des sociétés technologiques.
Selon le gestionnaire de Medici, dont on sait les investissements financiers dans Apple, le titre peut compter sur plusieurs catalyseurs de croissance comme le iPhone bas de gamme (NDLR: une rumeur infirmé, selon TheStreet), les minitablettes, le marché des entreprises et de l’éducation encouragés par la conversion des BlackBerry en iPhone, l’Apple TV et la négociation d’une entente de commercialisation avec l’opérateur China Mobile.
Selon M. Simard, il est possible que les résultats du dernier trimestre de 2012 déçoivent le marché en raison notamment des problèmes de fabrication du iPhone. «Mais le marché a déjà pas mal anticipé le pire», ajoute-t-il.
Et de conclure concernant la chute de 25% des actions d’Apple depuis leur sommet de septembre: «Je crois malheureusement que c’est une dérive du marché comme cela arrive de temps en temps. Comment expliquer sinon la montée de Facebook de 20 $ à 30 $ avec un ratio d’évaluation de 70 fois les profits futurs?».
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