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Archive du 7 janvier 2013

Lundi 7 janvier 2013 | Mise en ligne à 10h52 | Commenter Commentaires (2)

La revanche des détestables

Les magasins J.C. Penney ont confondu les vendeurs à découvert avec un bond de 27% après avoir touché leur plus bas niveau en trois ans. Photo AP

Les magasins J.C. Penney ont confondu les vendeurs à découvert avec un bond de 27% après avoir touché leur plus bas niveau en trois ans. Photo AP

Les vendeurs à découvert ont mordu la poussière avec le rebond des Bourses américaines à la fin de l’année dernière alors que les titres les plus détestés ont connu une reprise encore plus puissante.

Selon l’agence financière Bloomberg, les 20 titres du Standard & Poor’s 500 avec le plus fort ratio de ventes à découvert ont progressé en moyenne de 5,1% en décembre, comparativement à 0,7% pour tout le groupe.

Des compagnies honnies comme U.S. Steel Corp. et J.C. Penney Co. ont déjoué le marché. La chaîne de magasins de Plano au Texas a notamment confondu les vendeurs à découvert avec un bond de 27% de ses actions après avoir touché leur plus bas niveau en trois ans.

Les observateurs les plus optimistes diront que la capitulation des vendeurs à découvert témoigne d’une reprise de confiance dans la reprise américaine, bien que les dernières statistiques sur le moral des ménages américains disent le contraire. Les plus pessimistes y verront le résultat d’une vague d’achats généralisée alors que les estimations de bénéfices sont au plus bas.

Statistiquement, le marché des actions tend à monter quand les compagnies les plus détestées surperforment. En mars 2009, le panier des 20 «détestables» avait battu l’indice global du S&P par 8,1%. S’ensuivit le plus fort ralliement boursier en six ans.

Selon Tom Stringfellow, président de Frost Investment Advisors LLC, une firme de San-Francisco qui gère environ 9 milliards d’actif, le mouvement haussier général s’épuisera toutefois rapidement si le rebond des titres survendus repose essentiellement sur des rachats de couverture.

Les ventes à découvert sont un mécanisme spéculatif qui consiste à emprunter à son courtier un actif dont on pense que le prix va baisser et à le vendre, dans l’espoir de le racheter plus tard à un meilleur prix. Cette stratégie est employée par les investisseurs aguerris lorsqu’ils ont une opinion défavorable d’une entreprise ou de son secteur, ou encore pour protéger leurs gains contre une baisse potentielle. C’est généralement le signe qu’ils anticipent de mauvais résultats financiers. Cette pratique amplifie les mouvements de baisse et freine les élans haussiers. Les rachats aux fins de couverture ont l’effet contraire.

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