
Photo Bloomberg News
Les actions des producteurs aurifères représentent une meilleure affaire que leur or, selon Jack Ablin, chef des investissements, de la Banque privée BMO à Chicago.
Selon ses calculs, le rapport entre l’indice Arca Gold Miners de la Bourse de New York et le prix de l’or sur le même marché, est présentement de 0,75, non loin de son bas de 0,70 atteint le 15 mai dernier. Le creux du printemps dernier se comparait lui-même à la marque touchée en novembre 2008 quand la crise immobilière américaine jeta par terre tant les actions que l’or.
«Prédire le juste prix de l’or est un marathon psychologique», écrit l’analyste américain dans une note reprise par l’agence Bloomberg. La demande, explique-t-il, va au delà des besoins industriels. Les joaillers et les compagnies de haute-technologie s’approprient environ 51% de la production, selon des données récentes du World Gold Council. Les producteurs de pièces et de lingots, les fonds d’investissement et les banques centrales accaparent le reste.
«Les producteurs miniers paraissent une façon prudente de jouer le métal précieux», affirme M. Ablin.
L’indice Arca de la Bourse de New York a reculé de 12% cette année après avoir largué 16% en 2011. Les mines et métaux sont de même en retrait de 9% depuis un an an à la Bourse de Toronto.
L’or est en baisse pour une deuxième journée à New York, ce matin. Le marché spécule sur la reprise de l’immobilier américain et un accord sur le budget au Congrès qui allègeraient la pression sur la Réserve fédérale. L’once d’or cote 1666,80$US, en baisse de 0,2% par rapport à mardi. Il a touché 1662$ en séance hier, son plus bas niveau depuis le 31 août.
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