Le blogue des marchés

Archive du 18 décembre 2012

Mardi 18 décembre 2012 | Mise en ligne à 15h17 | Commenter Commentaires (5)

Bombardier d’hier à aujourd’hui

 Photo REUTERS/Alessia Pierdomenico

Photo REUTERS/Alessia Pierdomenico

Les actions de Bombardier se transigent à des multiples rarement vus même dans ses pires moments des années 2000, malgré l’amélioration remarquable de sa performance à plusieurs égards et notamment au niveau du carnet de commandes.

C’est la conclusion à laquelle arrive l’analyste Steve Hansen, de la firme Raymond James, qui a remonté le temps pour retrouver des moments de semblables déchéances boursières pour la multinationale montréalaise.

M. Hansen calcule que le cours actuel de Bombardier représente 7,7 fois seulement le bénéfice prévu pour 2013, alors qu’il se méritait tout de même un multiple de 9,7 fois les bénéfices escomptés pour l’année suivante, dans une précédente période de faiblesse boursière, il y a trois ans. Un multiple de 9,5 fois, qui demeure dans la fourchette inférieure de son historique des dix dernières années, vaudrait à Bombardier une valeur par action de 4,25$ comparativement à moins de 3,50 $ ces derniers jours.

Entre temps, Bombardier a nettement amélioré sa position notamment dans l’industrie du transport aérien avec 449 commandes (nettes des annulations) obtenues ces douze derniers mois, dont les mégas contrats de VistaJet pour des jets d’affaires Globals et de Delta pour des avions commerciaux CRJ. En juillet 2009, le carnet, marqué de plusieurs rayures, ne cumulait que 45 commandes nettes.

Seul point à s’être dégradé durant cette période, la dette au bilan est deux fois plus lourde qu’à l’époque. Bombardier a néanmoins tout le capital et les liquidités nécessaires pour mener à bien ses programmes de développement, incluant celui du nouveau jet CSeries, souligne l’analyste de Raymond James.

«Il n’est pas rare que le marché devienne étroitement axé sur un problème particulier d’une entreprise, souvent au détriment du portrait global de l’industrie. Les arbres cachent la forêt aux investisseurs. Dans le cas de Bombardier, son produit phare, le CSeries, est devenu un sujet dominant avec le report récent de son premier vol d’essai, suscitant l’inquiétude quant aux flux de trésorerie disponibles et au bilan», écrit l’analyste de la firme albertaine selon qui les risques relatifs au CSeries, des risques bien réels, sont gérables.

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Mardi 18 décembre 2012 | Mise en ligne à 10h39 | Commenter Commentaires (3)

Orbite: bientôt l’heure de vérité

Richard Boudreault, président d'Orbite Aluminae. Photo La Presse

Richard Boudreault, président d'Orbite Aluminae. Photo La Presse

La construction de la première usine d’alumine de haute pureté (HPA) d’Orbite Aluminae va comme prévu et les investisseurs sauront bientôt si cette technologie fonctionne et est viable à grande échelle.

Les travaux de construction de l’usine située à Cap-Chat, au Québec, sont en grande partie complétés et que tout l’équipement essentiel est en place. L’inspection préopérationnelle est en cours et la mise en service dans plusieurs sections de l’usine a commencé comme prévu, affirme l’entreprise dans un rapport d’étape émis ce matin.

Le rapport semble plaire aux investisseurs puisque le titre, qui fait l’objet d’un grand «buzz» populaire, a bondi jusqu’à 2,91$ ce matin, un gain de 8%, dans un fort volume. Malgré son petit prix, Orbite est loin d’être un titre junior puisqu’il pèse plus d’un demi-milliard de dollars en Bourse.

«Le début de la mise en service est un jalon important pour l’usine de HPA. Cela nous permet d’atteindre une production initiale à court terme et une production commerciale, comme prévue, pour le début du deuxième trimestre 2013. Une fois en exploitation commerciale, l’usine HPA devrait démontrer pleinement les processus de l’usine d’alumine métallurgique», a déclaré Richard Boudreault, président et chef de la direction d’Orbite.

L’équipe d’ingénieurs suit un plan détaillé de 720 étapes pour compléter la vérification préopérationnelle et la mise en service. La capacité initiale de production de l’usine HPA devrait progressivement passer de moins d’une tonne par jour de HPA 4N à 6N au début du 1er trimestre 2013 à 3 tonnes par jour d’ici la mi-2013 et à 5 tonnes par jour d’ici la fin de 2013. Une partie de l’équipement de l’usine a déjà une capacité de production de 5 tonnes par jour.

L’alumine de haute pureté sert principalement a la fabrication de saphirs industriels, qui peuvent être utilisés comme substrats dans les lumières DEL, les écrans DEL et les circuits intégrés. Le HPA est également utilisé dans les capteurs de l’automobile et d’autres applications.

Orbite prévoit également la production d’oxydes de gallium et de scandium, des terres rares, lorsque le circuit de récupération sera terminé à l’usine HPA vers la mi-2013.

Orbite a par ailleurs obtenu de Munich Re une couverture d’assurance pour sa propriété intellectuelle, qui comprend son portefeuille de brevets, secrets industriels et ses marques de commerce. Ceci protège notamment Orbite contre des réclamations pour contrefaçon par des tierces parties et rembourse les frais de litiges entamés par Orbite pour poursuivre des tiers qui contreviennent à sa propriété intellectuelle. Orbite possède 14 familles de propriété intellectuelle portant sur divers aspects de sa technologie et a déjà reçu un brevet pour la première famille de PI au Canada, aux États-Unis et en Australie.

«Cette assurance va nous fournir une défense supplémentaire contre d’éventuels contrefacteurs à notre propriété intellectuelle à travers le monde, ce qui donne une valeur accrue à nos actionnaires», a déclaré Richard Boudreault. Il n’y a présentement aucun litige concernant les brevets d’Orbite, confirme une porte-parole.

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