
Les installations de Nexen à Fort McMurray, Alberta. Photo AP
La fête est finie pour les titres pétroliers canadiens, maintenant que le gouvernement de Stephen Harper a resserré les règles pour les fusions et acquisitions étrangères après avoir laissé passer Nexen et Progress Energy Resources.
Grande gagnante de la matinée, la pétrolière Nexen, promise à la société chinoise Cnooc contre 15,1 milliards $, a bondi de 14% à l’ouverture des marchés. Progress, qui passera dans le giron de la société malaisienne Petroliam Nasional Bhd dans une transaction de 5,2 milliards, gagne de même 13%. Le marché corrige ainsi ses attentes trompées alors que ces deux titres étaient en retrait d’environ 6%, vendredi, dans l’attente de la décision du fédéral.
Par contre, les autres pétrolières qui doivent faire une croix sur toute prime d’acquisition sont en léger retrait. Athabasca Oil abandonne ainsi près de 4% de sa valeur maintenant que le gouvernement Harper a restreint les prochaines acquisitions par des sociétés d’État étrangères dans les sables bitumineux aux seules «circonstances exceptionnelles.» MEG Energy et Connacher Oil & Gas, deux autres pétrolières de Calgary, sont aussi en retrait.
«Compte tenu de la nouvelle définition des entreprises publiques qui inclut les entreprises sur lesquelles des gouvernements étrangers ont une influence directe ou indirecte, certaines des plus grandes compagnies énergétiques dans le monde qui auraient été les acquéreurs les plus logiques pour les grands sables bitumineux canadiens, se trouvent exclues du processus d’acquisitions directes au Canada», note ce matin le service de recherche de RBC Dominion Valeurs mobilières.
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